samedi 5 août 2017

Le lecteur de cadavres - Antonio Garrido


Ce roman-ci me vient d'une suggestion de ma belle-soeur Audrey, toujours de très bon conseil quand il s'agit de lectures. Pas forcément le roman vers lequel j'aurais été attirée de moi-même - l'histoire d'un médecin légiste dans la Chine du XIIIème siècle - mais au final une très belle découverte, et j'aurais été très bête de passer à côté.


Aussi, cher lecteur, n'hésite pas à me proposer des idées de romans. Je prends tout, du moment que c'est un roman (polar, science-fiction, fantasy, historique, à l'eau de rose, biographie... amuse-toi !) Ma seule condition : accepter que j'en fasse une critique honnête, que j'ai aimé ou non le livre que tu m'as conseillé. Au pire, ce sera une bonne occasion d'en débattre ensemble 😉


Titre : Le lecteur de cadavres

Auteur : Antonio Garrido

Date de parution : 2014

Résumé : Inspiré d'un personnage réel, Ci Song est un jeune garçon d'origine modeste qui voit la vie lui retirer tout ce qu'il a de plus cher le jour où son frère est arrêté et accusé de meurtre, et que ses parents et sa maison sont détruits par un incendie. Sans rien et recherché par la police, il est contraint de fuir avec sa jeune soeur malade. Afin de survivre à Lin'an, la capitale de l'Empire, il est contraint de devenir fossoyeur et devient bientôt l'un des meilleurs. Grâce à ses talents pour "lire" les cadavres et deviner les causes de leurs décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming et est très vite convoqué par l'Empereur lui-même pour enquêter sur une série d'assassinats qui sèment le trouble dans la capitale. S'il réussit, la belle vie et une place au sein du Conseil du Châtiment s'offrent à lui ; s'il échoue, c'est la mort. Ainsi, Ci Song devient, un peu malgré lui, le premier médecin légiste de tous les temps. 

Mon avis : au départ dans ce livre, rien de bien excitant. Une couverture un peu poussiéreuse, un thème - la médecine légale - à vouloir laisser les morts là où ils sont, et un pays qui n'est pas ma tasse de thé vert... Mais comme je suis toujours les bons conseils de Dame Audrey, pourquoi baisser les bras avant d'avoir tenté ma chance ? Et finalement, au bout du compte, laissons tomber les préjugés : c'est un excellent roman. Et même l'un des meilleurs que j'ai lu cette année, si vous voulez mon humble avis.
Si vous aimez les romans historiques, vous n'allez pas être déçus. Au-delà de capitaliser sur un pays et sur une époque totalement méconnus de ma petite personne, le sujet du roman, la médecine légale, a le mérite de nous surprendre. Le sujet n'est pas banal, et le traitement en est admirable. On ressort grandi et cultivé de ce roman, qui distille le savoir et les anecdotes de main de maitre. Comme souvent, on apprend qu'avec bien peu de moyens, les avancées scientifiques de nos ancêtres étaient remarquables d'intelligence. 
En outre, la plume est parfaite, et et le roman dégage une atmosphère inégalable. Il combine la noirceur du polar avec l'exotisme et le rigorisme chinois. L'auteur place au coeur de son enquête des codes qui nous échappent, pour encore plus de mystère et de suspense. 
En conclusion, on apprend tout en se divertissant, qualité première d'un roman historique. Les personnages sont captivants, et le roman se transforme vite en polar médiéval avec une fin absolument sublime, à couper le souffle. Les 600 pages sont passées tellement vite... on aimerait que tous les romans soient aussi bien ficelés. Tout invite au voyage dans ce roman digne des plus grands. Un coup magistral !






samedi 29 juillet 2017

Tu me manques - Harlan Coben

L'été dernier, de passage chez ma tante à La Rochelle (enfin, Nieul-sur-Mer, mais pour quelques kilomètres, je ne vais pas faire ma maline), je récupère quelques romans policiers qu'elle allait jeter à la poubelle, faute d'avoir réussi à les revendre dans des vide-greniers...

Parmi ceux-ci, des Jean-Christophe Grangé (dont Le vol des cigognes, commenté en janvier sur ce blog), et de nombreux vieux - très vieux - Harlan Coben, dont celui-ci, Tu me manques. Aussi, ne vous étonnez pas si dans les prochaines semaines, il pleut des critiques d'Harlan Coben sur mon blog, j'en ai un petit stock à écluser 😉

En même temps, vu que je mets près d'un an à les commenter... ça peut aussi arriver au compte-goutte.

Le hic, avec Harlan Coben, c'est que souvent, je ne me souviens plus de l'intrigue au moment de vous les commenter. Si c'est vrai que je les dévore, c'est également vrai que je les oublie aussi vite que je les ai lus... Alors un an après... remue-méninges pour me rappeler de quoi pouvait bien parler ce satané roman 😉


Titre : Tu me manques

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : 2014

Résumé : Kat Donovan est flic à New York. Alors que son amie Stacy l'inscrit sur un site de rencontres, elle y découvre Jeff, son premier amour, qui l'a quittée sans un mot juste après le meurtre de son père, près de 20 ans plus tôt. Alors qu'elle essaye de renouer le contact, Jeff ne semble pas la reconnaître. En parallèle, elle est contactée par Brandon, un ado qui prétend que sa mère a disparu. Alors que cette dernière devait prendre le large sous le soleil avec son nouveau compagnon, elle n'a cependant pas donné de ses nouvelles à son fils, qui commence sérieusement à s'inquiéter...

Mon avis : comme tous les Harlan Coben, je l'ai dévoré en quelques jours. Le style est délectable, on se laisse happer et, une fois le roman commencé, il n'y a plus moyen de s'arrêter. Les personnages sont toujours attachants, le style est toujours tranchant et redoutablement efficace... bref, j'aime bien ! Autre fait sympathique dans ce roman-ci, c'est l'appel d'air que constitue le fait qu'il ne fasse pas partie de la saga des Myron Bolitar, le personnage fétiche de Coben. Il peut ainsi se lire de manière indépendante et c'est plutôt agréable. Après, comme pour tous les Harlan Coben, même si la fin est bien amenée, on la voit venir d'assez loin et le suspense n'est pas à couper le souffle. Néanmoins, je réitère mon verdict sur cet auteur : on lit ses romans pour le voyage, qui est excellent, non pour la ligne d'arrivée (pour prendre une métaphore sportive chère à cet auteur), qui nous laisse souvent sur notre faim. Normal donc d'avoir oublié ce livre aussi vite qu'il a été lu. Pas d'effet waou, mais néanmoins un bon feeling global. Un bon crû à emmener en vacances sur la plage !







samedi 22 juillet 2017

La vérité sur l'affaire Harry Quebert - Joël Dicker

S'il y a bien un livre qu'on a vu partout, c'est celui-là ! En tête de gondole, dans les transports, à la TV... et comme le roman a reçu le Grand Prix du roman de l'Académie Française et le Prix Goncourt des Lycéens, il était impossible de passer à côté !

Quant à moi, le Prix Goncourt des Lycéens, j'en avais plutôt une très bonne opinion, surtout après l'excellentissime, le génialissime, le merveilleux Charlotte de David Foenkinos (et à l'inverse du Prix Goncourt tout court ou Prix du Somnifère littéraire), j'avoue que j'étais plutôt tentée. Un Goncourt des Lycéens, et qui plus est pour un polar... que demande le peuple ? Et bien le livre, figurez-vous. 

Si on m'avait plusieurs fois conseillé de l'offrir, ce que je m'étais empressée de faire, je ne me l'étais pas acheté personnellement, et j'ai dû patiemment attendre qu'on me le prête pour le lire. D'où une critique sur ce blog peut-être tardive, mais qui a néanmoins le mérite d'exister ;)


Titre : La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Auteur : Joël Dicker
Né à Genève en 1985, Joël Dicker est un écrivain suisse romand. 

Date de parution : septembre 2012

Résumé du roman : Marcus est un jeune écrivain new-yorkais dont le premier roman est un énorme succès. Mais victime de la panne sèche au moment d'écrire un second roman, et son éditeur le menaçant de procès s'il ne livre pas les feuillets rapidement, il se retire chez son ami Harry Quebert, son ancien professeur et un auteur reconnu dans le monde entier pour son succès Les origines du mal, qui l'invite à venir passer quelques mois au vert chez lui, à Aurora. C'est alors que le passé les rattrape. Harry est soudainement arrêté pour le meurtre de la petite Nolla Kellergan, une jeune fille disparue mystérieusement en 1975 à Aurora, et dont on retrouve le cadavre dans le jardin d'Harry, ses Origines du mal entre les mains. Convaincu de l'innocence de son ami, Marcus mène l'enquête et trouve dans le même temps l'inspiration pour son second roman... établir la vérité sur l'affaire Harry Quebert.

Mon avis : un très bon roman policier. J'ai adoré l'idée originale de l'auteur d'inclure un roman dans le roman, une histoire ancienne dans l'histoire actuelle... La construction est plutôt talentueuse, et une fois dedans, on ne lâche plus le bouquin. C'est indéniable, moi qui aime les polars, j'ai été servie. J'ai pris énormément de plaisir à dévorer ce livre et à tenter d'en comprendre les ficelles, même si on devine assez aisément certains ressorts de l'histoire principale (et c'est dommage). Emportée par l'élan, j'ai marché, d'autant que d'autres aspects de l'histoire, plus ou moins secondaires, arrivent à nous surprendre au moment où on s'y attend le moins. Tout cela fait qu'au final, ce livre est une belle découverte et mérite d'être lu. Si vous aimez les polars et que vous ne l'avez pas lu, foncez, vous allez adorer. Par contre, un Prix Goncourt, même des lycéens, me parait beaucoup trop d'honneur pour un tel roman. Quand on voit la différence abyssale entre ce roman et Charlotte, on se demande encore comme La vérité sur l'affaire Harry Quebert, bien que très bon, a pu recevoir le même Prix...






samedi 28 janvier 2017

Le vol des cigognes - Jean-Christophe Grangé

Jean-Christophe Grangé... encore un auteur connu que je n'avais jamais lu jusqu'à maintenant. Et ce n'est certainement pas parce que je n'en avais pas sous la main, vu que c'est l'un des auteurs préférés de mon mari et que notre bibliothèque est pleine de ses romans.

Mais à chaque fois que je voulais en lire un, il me disait : " les derniers, ce ne sont pas les meilleurs. Je te conseille ses premiers, comme par exemple Le vol des cigognes... qui sont plus fidèles à son univers ". 
Ca c'est la théorie. Sauf que dans la pratique, les premiers romans de Jean-Christophe Grangé sont toujours entreposés dans la bibliothèque de ses parents et que je ne les avais pas à disposition pour les lire. 

J'ai donc repoussé, repoussé, repoussé ma découverte de l'auteur... jusqu'au jour où ma tante, qui se débarrassait de vieux bouquins, m'a proposé de jeter un oeil pour voir si je voulais en récupérer quelques uns avant de s'en débarrasser... L'occasion fait le larron... l'heure était enfin venue de mettre mon nez dans un Grangé !


Titre : Le vol des cigognes

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Date de parution : septembre 1994

Adaptation : Le vol des cigognes a été adapté pour la télévision et diffusé sur Canal+ en 2013. Ce téléfilm français en 2 parties de 90 minutes a été réalisé par Jan Kounen, et compte à son casting Harry Treadaway, Perdita Weeks et Rutger Hauer.
Je ne l'ai pas vu, mais voici une idée de téléfillm à regarder si je tombe dessus. Entre vous et moi, mon mari me dit que cette adaptation est réellement très mauvaise... mais pas le choix ! Je vais me faire un devoir de la regarder pour vous, chers lecteurs, afin de vous en faire un compte rendu en bonne et due forme.



Résumé du roman : depuis quelques saisons, les cigognes des pays de l'Est ne sont pas revenues de leur migration. Louis Antioche, jeune docteur en histoire, est alors missionné par un ornithologue ami de ses parents adoptifs pour suivre lesdites cigognes. Alors que l'ornithologue est retrouvé mort, le coeur arraché, dans un nid de cigognes, Louis Antioche décide de mener à bien sa mission malgré tout, en suivant les oiseau  durant leur parcours. De l'Europe à l'Afrique, en passant par Israël, il va tenter de découvrir les raisons de leur mystérieuse disparition. C'est alors que les ennuis commencent... jonché de morts, de coeurs arrachés et de multiples dangers, son périple l'amène à faire la plus incroyable des découvertes... il est au coeur d'un trafic d'une ampleur sans précédent.

Mon avis : mon tout premier Grangé. Pour ma part, je ne connaissais que ses adaptations audiovisuelles (Les Rivières Pourpres, qui m'avait laissé un goût de déjà vu, et le Concile de Pierre, que j'avais trouvé vraiment tarabiscoté), et je n'avais pas été franchement séduite par celles-ci. Il parait que c'est normal... 
Ce que j'avais bien en tête néanmoins, c'est que pour chacune des adaptations, les atmosphères étaient pesantes et glauques. J'imaginais bien retrouver ça dans ses romans. Et chez moi, ça passe ou ça casse. Tout dépend de la plume et de l'intrigue. 
Et pour ce roman, je n'ai pas été déçue. L'intrigue est particulièrement bien ficelée. Si on s'immerge bien tout le long du roman et qu'on arrive bien à comprendre où nous mène l'auteur, on reste néanmoins surpris par les multiples péripéties qui jalonne le livre. Les idées de fonds de l'histoire sont particulièrement bien trouvées. Crédibles ? Je n'en sais rien, mais on se laisse prendre au jeu du scenario machiavélique imaginé par Jean-Christophe Grangé. Les ficelles sont incroyablement bien pensées et impeccablement déroulées. Après, je ne vais pas vous mentir, ce qu'il a mis en scène est macabre et donne la nausée. Il faut avoir le coeur bien accroché (si j'ose dire...) pour accepter de plonger dans l'horreur sans nom et dans les méandres de la cruauté humaine qui font toute la trame du roman. Ames sensibles, s'abstenir !






mardi 24 janvier 2017

Le Figaro : et les plus gros vendeurs de romans en 2016 sont...


Le Figaro vient de publier son éternel classement annuel des plus gros vendeurs de livres en France (pour l'année 2016). 

Petite nouveauté au classement : l'intégration des auteurs internationaux, qui s'ajoutent au traditionnel top 10 des auteurs français... on passe ainsi d'un top 10 à un top 20.



Sur le podium 

Cette année 2016 fait de nouveau la part belle à Guillaume Musso, qui réussit encore une fois la prouesse de vendre en France près de 2 millions de romans, soit 200 000 exemplaires de plus qu'il y a 2 ans. 

Michel Bussi transforme l'essai. En effet, après avoir intégré le top 10 en 2014, où il figurait en 5ème position du classement, il monte cette année sur la seconde marche du podium, avec un peu plus d'1 million de romans vendus. Ainsi, grâce aux éditions au format poche de ses romans, il assure le premier podium de sa carrière. Néanmoins, il compte près de 700 000 ventes de moins que Guillaume Musso.

L'américaine Anna Todd vole la 3ème place à Marc Levy... qui prend la 4ème place du classement (il reste néanmoins 3ème en ce qui concerne les auteurs Français).

En revanche, Katherine Pancol, 2ème en 2014, disparait du palmarès.

Quant aux auteurs internationaux ? Ils sont assez logiques en fait : Harlan Coben, Mary Higgins Clark, Stephen King... rien que de plus attendu, finalement.



Mon avis sur le classement :


  • C'est mérité : Je ne vais pas vous mentir, voir Michel Bussi à la 2ème place du classement me ravit, étant une fan inconditionnelle de l'auteur. Il méritait pour moi la 1ère place, mais cette second place confirme définitivement qu'il faut compter sur cet auteur qui a su faire sa place dans la littérature française. Après, j'aime moins, mais encore une fois Musso et Levy font figure de stars en France. Difficile de tirer à boulet rouge sur ces auteurs, car année après année, ils font la course en tête. C'est donc bien qu'ils savent comment plaire au plus grand nombre. Ce ne sont certes pas de grands auteurs, mais les chiffres parlent pour eux. 
  • C'est usurpé : les mêmes Musso et Levy. Ok, ils plaisent au plus grand nombre, mais je ne comprends toujours pas comment ils peuvent vendre autant, année après année. Surtout Musso, dont les chiffres de ventes croissent encore cette année. Quand je vois comment il bâcle ses romans (surtout la fin), je ne comprends pas comment on peut vouloir en acheter toujours plus... Certains auteurs du classement mériteraient d'être promus à sa place... 
  • C'est décevant : Gilles Legardinier qui, malgré un très bon dernier roman (Le premier miracle - critique à venir), perd 4 places (2 sans compter les auteurs étrangers), et David Foenkinos, qui n'a pas réussi, avec son Mystère Henri Pick, à transformer son merveilleux Charlotte (il passe de la 8ème à la 17ème place). 
  • Je ne les connais toujours pas : honte à moi... je m'étais fixé en 2014 de lire au moins 3 romans du top 10. J'ai bien lu Thiliez et Modiano, mais je n'ai toujours pas familiarisé avec Françoise Bourdin, Laurent Gounelle ou Agnès Ledig. Quant aux internationaux, je l'avoue, je ne connais pas du tout Anna Todd... prochain challenge ?
  • Les oubliés : Max Werber, Jean-Christophe Grangé... comme l'an dernier !



Pour rappel, le classement 2014 : 




samedi 17 décembre 2016

La chambre des morts - Franck Thilliez

Après avoir découvert et beaucoup apprécié l'an dernier L'anneau de Moebius de Franck Thilliez, j'avais ajouté quelques romans de l'auteur sur ma liste de Noël. Un beau cadeau de la part de ma belle-soeur Audrey, qui m'a offert un double roman contenant, entre autres, La chambre des morts. 

1 an après, je me plonge donc dans ce roman, qui est bien loin de l'univers fantastique et fantasmagorique de L'anneau de Moebius, mais qui conserve cette ambiance si particulière à Franck Thilliez

Si vous cherchez des romans qui vous empêchent de dormir, vos frappez à la bonne porte avec cet auteur ! C'est dérangeant, c'est noir, c'est angoissant... Tous les ingrédients du thriller sont exploités à leur paroxysme. 

Je vous laisse découvrir ma critique de ce polar qui ne laisse pas indifférent.


Titre : La chambre des morts

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : septembre 2005

Prix : Prix des lecteurs Quai du Polar 2006, Prix SNCF du polar français 2007

Adaptation : le roman a été adapté au cinéma en 2007 par Alfred Lot, avec Mélanie Laurent dans le rôle principal. Le film a été interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
Je n'ai pas encore vu le film mais ne manquerai pas de vous donner mon avis dès que ce sera fait ;) En attendant, en voici la bande-annonce :



Résumé : en pleine nuit, dans le Nord de la France, deux informaticiens au chômage renversent un homme surgi de nulle part. A ses côtés, un sac rempli de billets : 2 millions d'euros... et aucun témoin ! Ils décident de se débarrasser du corps et de partir avec les billets... sans se douter qu'il s'agit de la rançon d'un kidnapping d'enfant, dont le corps sans vie est retrouvé quelques heures plus tard. Alors que la police mène l'enquête sur cette mort mystérieuse, une autre enfant, diabétique, est enlevée à son tour. Commence ainsi une course contre la montre pour retrouver la petite fille avant qu'elle ne vienne à manquer d'insuline. La police fera-t-elle le lien entre les 2 histoires ?

Mon avis : un bon thriller. Question ambiance, j'ai été servie : on nage en plein cauchemar ! Le roman est glauque jusqu'à la moelle. Et ce d'autant plus que Franck Thilliez met en scène des personnages auxquels on n'a pas l'habitude de toucher : des enfants. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai mis tant de temps à lire La chambre des morts. J'ai plusieurs fois suspendu ma lecture tant l'atmosphère devenait insoutenable... moi qui viens d'avoir un petit garçon, autant vous dire que ça a été très dur ! Je ne sais pas si ce sont les hormones ou mon coté finalement très humain qui sont entrés en jeu, mais j'ai eu du mal à lire certains chapitres.
Par ailleurs, au-delà de l'ambiance véritablement macabre du roman, la grandeur de cette oeuvre tient dans le fait que l'horreur n'est pas seulement là où on l'imagine. Alors que le roman évoque en toile de fond un tueur en série, c'est finalement les personnages de premier plan qui se sont révélés les plus redoutables. Et c'est aussi cet aspect qui dérange, qui bouscule. Je tremble encore de ce roman dépeint de main de maitre. 
Après, en soi, l'histoire n'est pas mal construite, mais reste sans grande surprise. Tout réside dans l'atmosphère, clairement le point fort de Franck Thilliez. D'ailleurs, j'imagine assez bien que c'est ce qu'il pourrait manquer au film... je me ferai mon avis sur ce point...





samedi 19 novembre 2016

L'instant présent - Guillaume Musso

Je poursuis, avec ce roman, mon tour des livres découverts à l'occasion de l'opération "2 poches achetés, 1 offert" proposée par la Fnac cet été. 

Alors, vous me direz que mon choix de bouquins est un peu trop orientée autour de Guillaume Musso en ce moment... et vous avez certainement raison ! Mais je profite toujours du livre gratuit pour choisir un roman que je n'aurais jamais acheté sans cela. 

Et puis, parfois, mettre son cerveau de côté, ça ne fait pas de mal. D'autant plus que le dernier Musso que j'avais lu, La fille de Brooklyn, était plus que correct et qu'au moment où j'ai entamé ce livre, j'étais dans ma période "romans faciles, pas prises de tête", histoire de me détendre. 

Un nouveau petit Musso me paraissait ainsi parfait pour décompresser, sans avoir besoin de réfléchir. 

Et puis il faut dire que la 4ème de couverture m'avait donné envie de livre le roman : un phare mystérieux, une porte à ne pas ouvrir, des conséquences terrifiantes... j'en salivais d'avance !


Titre : L'instant présent

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : mars 2015 chez Xo Editions

Catégories : suspense, romance

Résumé du roman : Lisa travaille dans un bar pour payer ses études. C'est là qu'elle rencontre Arthur, un jeune homme tout à fait normal. En apparence, du moins. Car depuis qu'Arthur a eu la drôle d'idée d'ouvrir la porte mystérieuse du phare dont il vient d'hériter, il ne mène plus du tout une existence comme les autres. Poursuivi par le sort, Arthur est en effet projeté dans une vie singulière, mouvementée et entrecoupée, qui ne lui permet pas de prendre attache. Son rapprochement avec Lisa va néanmoins lui donner une raison d'espérer... A eux 2, ils comptent bien lutter contre le plus impitoyable des ennemis : le temps.

Mon avis : comme toujours, c'est un roman facile à lire, pas trop mal construit, pas si mal écrit. On se laisse prendre au jeu et on embarque sans trop de mal dans l'intrigue qui, dans la première partie du roman, tient ses promesses. Mais très vite, le roman nous laisse un goût d'inachevé. L'auteur a préféré une fin facile, assez attendue et un peu bâclée, plutôt que de pousser son raisonnement jusqu'au bout. Et je vous avoue, je commence à en avoir un peu marre. A chaque fois, il nous promet monts et merveilles et nous laisse entrevoir un final à couper le souffle... pour laisser le tout se dégonfler à la manière d'un soufflé raté. 
Comme très souvent, il préfère terminer sur une pirouette facile plutôt que d'élaborer un vrai scenario... dommage, car on en attend beaucoup pour en recevoir trop peu... ce qui gâche le plaisir de lecture. 
Sans oublier que, passé la moitié du roman, on se retrouve avec une histoire un peu voire très répétitive. Même si c'est le but, le style s'en ressent et l'histoire en devient lourde... 
Bref, pas inintéressant, mais certainement pas son meilleur.