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samedi 30 mai 2020

Capitaine Frites d'Arnaud Le Guilcher

D'Arnaud Le Guilcher, j'avais déjà lu En moins bien, un OVNI littéraire comme on n'en avait plus vraiment fait depuis Fantasia chez les ploucs. Même genre. Décalé. Caustique. Cynique. Poilant.
Je n'avais pas autant accroché à ce premier roman que mon père et mon frère, mais il fallait avouer qu'il avait du style, le jeune auteur. 

Et puis j'étais passée à autre chose. Je n'avais pas vraiment prévu d'y revenir. Pas que je n'avais pas aimé, mais j'étais passée à autre chose et je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de relire un Arnaud Le Guilcher. Jusqu'à l'an dernier. 

Remettons-nous dans le contexte. Salon du livre Saint Maur en Poche. Un beau week-end ensoleillé. J'avais convaincu mon père de faire une virée à Saint-Maur-des-Fossés, pour nous rendre à cet incroyable Salon littéraire de plein air 100 % gratuit. Avec des auteurs accessibles et des montagnes de livres de poches. Le paradis, en somme. J'avais mes auteurs, mon père avait les siens. On s'est échangé les bons plans, et je suis repartie avec une tonne de bons bouquins. Dont Arnaud Le Guilcher. Capitaine frites. Dédicacé. 
J'ai adoré la personne. Aussi intéressante et tourmentée que ses romans. D'une générosité à toute épreuve. J'ai adhéré à l'homme, j'ai ramené un des ses bouquins à la maison. 

J'espère qu'il sera là l'année prochaine, je dévaliserai son stand ;) Ça tombe bien, il me reste un certain nombre de ses romans à dévorer.


Titre : Capitaine frites

Auteur : Arnaud Le Guilcher

Date de parution : août 2016

Éditeur : Robert Laffont


Résumé : Arthur vient de divorcer. Un divorce qui pourrait se qualifier de cauchemardesque, et ça reste un euphémisme. Alors il décide de fuir. Loin. Très loin de Paris. À Yabaranga, capitale chaotique du Konghia, un pays imaginaire d'Afrique centrale. C'est là que tout part en vrille. Il se retrouve pris entre un Président totalitaire domicilié dans une immense tour jamais achevée, une bande de rastas blancs, des tamanoirs envahissants, et des envies d'élevages du plus grand poisson d'eau douce jamais recensé. Alors qu'il commence à se faire à cette nouvelle vie burlesque mais pas désagréable, une ombre vient noircir le tableau : son ex-femme débarque...

Mon avis : sur le papier, Capitaine frites ne casse pas trois pattes à un canard. La quatrième de couverture, bien que sympathique, ne m'avait pas fait sauter au plafond, et ce n'est que quelques mois plus tard que je me décidais à lire ce roman. Et j'ai pris une vraie claque. L'écriture est magistrale, le garçon a un vrai talent. C'est improbable, insolite, ubuesque... du rarement vu. Cynique, mais désopilant. Qu'est-ce qu'on rigole ! Dopez vos zygomatiques avant de commencer le livre, sinon vous aurez des crampes de première classe. Qu'est-ce qu'on est bringuebalé dans ce bouquin, mais qu'est-ce qu'on se délecte ! Un vrai petit bijou. Une cure de bonne humeur. On ne lâche pas le roman du début à la fin, fin qui arrive un peu trop vite, d'ailleurs. On aurait bien demandé un peu de rab. Bref, un roman à l'image de son auteur : cynique, un peu paumé, mais réconfortant et empreint de générosité. Moi, perso, j'achète, et plutôt deux fois qu'une !!





samedi 30 mars 2019

L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis - Jonas Jonasson

L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis est le troisième roman de Jonas Jonasson, après Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et L’analphabète qui savait compter.
Le premier avait ouvert le bal de mes billets de blog le 23 février 2013 (déjà !) et avait reçu la note maximale, tant le coup de cœur avait été grand.
Le second m'avait beaucoup plu également, avec une très bonne note sur ce blog, même si j'avais trouvé le style - très caractéristique de Jonas Jonasson - et la trame narrative un peu répétitifs en comparaison avec le Vieux et que j'avais peur de vite me lasser de l'auteur (ma critique de l'époque : "ça fonctionne à merveille, mais avec un soupçon de déjà-vu. Dans 2 ou 3 romans, saura-t-il se renouveler ?")

Néanmoins, ne jugeons pas à la hâte : j'achetai vite ce troisième roman de l'auteur suédois, dont la quatrième de couverture était très alléchante. De quoi vérifier si l'auteur tenait la route dans la durée et si ce style caustique au comique par l'absurde si particulier finissait, à la longue, par lasser le lecteur. 
D'autant plus que depuis quelques années, pléthore de romanciers se sont emparés de ce style littéraire, avec plus ou moins de succès, gavant les modestes lecteurs que nous sommes jusqu'à l'indigestion... d'où un risque bien réel d'overdose et un impératif pour Jonas Jonasson de se renouveler tout en conservant la substantifique moelle de son succès. A mon sens, le plus grand risque avec ce type d'auteur est de finir par nous bâcler un roman par an pour faire plaisir à l'éditeur. Or ici, à mon humble avis, le challenge est trop important pour cette poule aux œufs d'or du roman comique nordique et chaque nouveau livre devra donc désormais être mûri et réfléchi pour éviter la déception.


Titre : L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis

Auteur : Jonas Jonasson

Date de parution : 18 février 2016

Éditeur : Presses de la cité

Résumé : Per Persson est réceptionniste dans un hôtel miteux. Parmi les occupants de l'établissement, Dédé le Meurtrier, qui comme son nom l'indique n'est pas un modèle de sainteté. Ensemble, et avec Johanna Kjellander, une femme prêtre qui n'a jamais cru en Dieu, ils montent un business crapuleux de tabassage de mafieux et malfrats en tout genre contre finances. Très vite, ils amassent un joli pactole. Jusqu'au jour ou Dédé, leur tabasseur et principal atout, découvre Dieu et la foi. Alors que les commandes continuent de pleuvoir, Dédé renonce à la violence et refuse de respecter les contrats. L'heure est à la fuite, mais les avides Per et Johanna ne comptent pas en rester là et trouvent une nouvelle combine pour amasser des gros billets, cette fois-ci en accord avec la foi nouvelle de Dédé : ils montent une église d'un nouveau genre...

Mon avis : une jolie perle, comme l'ensemble des romans de Jonas Jonasson. On change un peu de décor avec ce troisième livre, en suivant des malfrats qui s'assument (et non des malfrats malgré eux comme dans ses autres romans), même si on reste complètement dans l'épopée burlesque qui a fait la renommée de l'auteur. Les personnages sont attachants et très bien amenés : Jonas Jonasson a décidément un don pour arriver à nous passionner pour ce type de protagonistes à moitié débiles mais tellement touchants. 
Avec L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis, il monte encore d'un cran dans l'absurde, il ose tout. Bien sûr, même si ceux qui comme moi on déjà lu les 2 opus précédents profiteront nettement moins de l'effet de surprise propre à ce romancier, il est à souligner que pour un troisième bouquin qu'on attend au tournant et dont on connait déjà le style et le type d'histoire, Jonas Jonasson arrive encore à nous surprendre. Et plus on pense que le roman va loin, plus l'auteur continue dans l'absurdité. A croire qu'il n'y a pas de fond à son imagination fertile. Pour le coup, je dis bravo l'artiste, car peu d'auteurs arrivent à se renouveler et à faire mouche dans un style aussi marqué. 
Après, certains passages sont un peu (voire beaucoup) tirés par les cheveux et un lecteur aguerri pourrait se lasser ou trouver les ficelles un peu (voire très) grosses (on est à la limite de ce qu'on peut craindre sur ce type de roman)... Mais sérieusement, si on se prend au jeu et qu'on oublie la vraisemblance, on jubile !




samedi 2 septembre 2017

La mère parfaite est une mytho - Virginie Duplessy

Ce bouquin là est dans la même lignée que La femme parfaite est une connasse... comme j'avais plutôt apprécié le livre et comme je venais d'avoir un petit garçon, bébé Jules pour les intimes, quand je suis tombée sur le titre du livre sur Internet, je l'ai immédiatement mis sur ma liste d'anniversaire.

C'est vrai quoi... avoir un premier enfant, c'est tellement une claque dans la figure, accompagnée d'un milliard de questions permanentes (comment on fait ? suis-une bonne mère ? pourquoi il pleure ? est-ce que je dois aller voir un médecin ? etc.), que je me suis dit qu'un bouquin décomplexant les mères imparfaites serait une bouffée d'oxygène.

La femme parfaite est une connasse m'avait déjà redonné un peu d'optimisme en me montrant que je ne devais pas avoir honte d'aimer Lara Fabian, de ne pas faire de sport pendant la pause déjeuner ou de choisir l'éclair au chocolat le midi à la place de la salade de fruit.... pourquoi pas un bouquin qui nous explique qu'avoir des vergetures après l'accouchement, que ne pas tout cuisiner maison avec un baby cook et que donner un kinder à son fils pour qu'il nous laisse regarder notre série... c'est tout à fait normal ? C'est vrai quoi, on n'est pas tout le temps des mères indignes !!
Celles qui disent le contraire, c'est simple, sont toutes des grosses mythos !


Titre : La mère parfaite est une mytho

Auteur : Virginie Duplessy

Date de parution : mai 2015 aux éditions de L'opportun

Résumé de l'essai : tu viens d'accoucher ? Tu es dépassée par les événements ? Pas de stress, dis-toi que la mère parfaite n'existe pas. C'est une super mytho. Si tu l'écoutes, tu apprendras que son accouchement s'est passé du feu de Dieu en 2 heures top chrono, qu'elle n'a pas de vergetures, que son gamin a fait ses nuits en 3 jours, qu'elle a repris une activité sexuelle 1 mois après l'accouchement, que sa nounou est super, qu'au boulot c'est comme avant et qu'elle n'est pas du tout fatiguée... bla bla bla. MYTHO !!

Mon avis : autant, avec La femme parfaite est une connasse, on avait l'attrait de la nouveauté, autant cet essai, même s'il n'est pas désagréable à lire, sent le pompage à plein nez. Comment se faire du fric en reprenant l'idée des autres ? Sérieusement, je me demande si l'écriture a pris plus d'une semaine à l'auteur... C'est un peu court, un peu bâclé, et je suis restée sur ma faim. Bon, après, on sourit. On ne rit pas, mais on sourit. On se reconnait parfois, souvent. Ca fait du bien de savoir que bon, on n'est pas parfaite mais qu'on fait de notre mieux et c'est bon pour le moral de lire un livre qui se moque des mères qui osent te juger et te critiquer dans ton nouveau rôle de maman. Ca ne mange pas de pain. Foncièrement, ce n'est pas un mauvais livre, mais peut mieux faire. Il y a un tome 2... peut-être que réunir les 2 tomes pour donner plus de corps au concept aurait été plus judicieux. Payer 10 euros pour un livre lu en moins de 2 heures, je ne suis jamais très fan.
Mais se le voir prêter est plutôt une bonne idée, pour le lire pendant la sieste de bébé... 




samedi 30 avril 2016

Comment devenir un connard (guide à l'usage de tous les abrutis) - Franck Zerbib

Ce livre là, je l'ai acheté dans le cadre de mon travail. Et oui, vous ne rêvez pas, c'est bel est bien vrai ! 
Je me suis même donné pour mission de le lire en moins de 24h pour en faire un compte rendu à l'un de mes clients, qui souhaitait en connaître le contenu. 

A priori, pas trop difficile ! Je trouvais le titre accrocheur et j'avais bien envie de me procurer l'ouvrage pour en savoir un peu plus sur la connardise aigüe. Donc, dans l'équipe, c'est moi qui m'y suis collée. 

En plus, il faut savoir que l'auteur, Franck Zerbib, est l'ancien chanteur du groupe Les Wriggles, qui nous a composé quelques chansons pleines d'humour. 

Donc me voilà avec mon Comment devenir un connard sous le bras, pour en apprendre toujours plus sur la connerie humaine et me former à devenir une belle connasse... 

Finalement, après quelques pages seulement, c'était déjà mal parti car, selon le bouquin, le connard est obligatoirement masculin.... je n'avais pas lu la moitié du livre que ça commençait à se gâter... et dire que le reste était du même acabit !



Titre : Comment devenir un connard (guide à l'usage de tous les abrutis)

Auteur : Franck Zerbib

Date de parution : septembre 2015 

Résumé : "Je suis né dans une famille d'Abrutis. Mes parents étaient fonctionnaires, mon frère était un crétin et mon chien ne ramenait jamais la baballe. Autant dire que j'étais mal parti pour réussir dans la vie... Aujourd'hui, je suis devenu un des plus gros Connards de ma génération. Comment en suis-je arrivé là ? Fais-je partie de ces génies que l'humanité ne produit qu'une fois par siècle ? Ou bien existe-t-il une recette, un chemin, qui puisse ouvrir la voie du bonheur à n'importe quel blaireau de la Terre ? Les Abrutis du monde entier m'ont supplié de livrer mon secret. Évidemment, je ne pouvais rester insensible au potentiel commercial d'une telle détresse. C'est pour cette raison que j'ai écrit ce livre. Vous qui vous faites toujours piquer votre dessert à la cantine. Vous qui admirez notre incroyable facilité à vous aplatir la tronche sans complexe. Ce guide est fait pour vous ! "

Mon avis : un peu dans la même lignée que La femme parfaite est une connasse, dans Comment devenir un connard, tout est dans le titre. Sorti de là, ça fait sourire, parfois un peu rire, mais ce n'est pas le bouquin du siècle. J'attendais plus de Franck Zerbib mais, me direz-vous, si ses chansons me font sourire, elles ne sont par pour autant exceptionnelles non plus. Donc tout est là, dans un entre-deux sympathique, mais aussi vite oublié qu'il est lu ! 


Ma note : 4/10




samedi 27 février 2016

Un stagiaire presque parfait - Shane Kuhn

Un stagiaire presque parfait fait partie des romans que j'ai acheté sur un coup de tête, pour son titre, en parcourant les allées d'une librairie.

A la base, j'étais venue acheter 1 ou 2 bons polars ésotériques pour l'anniversaire de mon père, quand je suis tombée sur ce roman en tête de gondole.

Déjà, j'ai adoré la couverture. Jaune, comme la collection Masque, au vitriol, avec une grosse tête de mort. Mon regard a été attiré par la couleur et le dessin, dans un premier temps, mais le titre a fini de faire le travail.

En période de stagiaires difficiles au bureau (et oui, sacrées générations Y, et Z... que nous réserve la suite de l'alphabet ?), le titre m'a fait sourire. Il parait qu'à lecteur qui sourit, travail presque accompli (ça marche pour tout, même dans mon travail)... c'est vrai ! 

Pour en savoir plus, j'ai quand même lu la quatrième de couverture : l'histoire d'un tueur à gage qui se fait passer pour un stagiaire dans le but de remplir ses contrats et de supprimer dirigeants et cadres supp'. J'ai trouvé l'idée absolument géniale ! Ainsi, je suis repartie avec le roman sous le bras. Je n'ai pas été déçue !


Titre : Un stagiaire presque parfait

Auteur : Shane kuhn

Date de parution : mars 2015

Editeur : 10/18

Résumé : John Iago enchaîne les stages en entreprises. C'est pour mieux camoufler sa véritable activité, celle de tueur à gage. Partant du principe qu'un stagiaire est l'élément le plus insignifiant de l'entreprise, il considère qu'il a ainsi toute latitude pour accomplir ses contrats sans se faire prendre. Il s'occupe donc régulièrement des patrons et cadres dirigeants qu'on le charge de supprimer. Alors qu'il est stagiaire au sein d'un cabinet d'avocats New-yorkais pour son tout dernier contrat avant la retraite dorée qu'il attend depuis des années, rien ne va se passer comme prévu...

Mon avis : un très bon bouquin, totalement inattendu ! Très bien écrit, sur une idée de génie. J'ai adoré. On ne s'attend pas aux nombreux rebondissements de l'intrigue et une fois commencé, impossible de lâcher le livre. Les personnages sont tous intéressants avec des caractères qui ont su me séduire : tout dans ce livre est décalé, à l'image du personnage principal, auto-suffisant et tellement cynique. J'ai adoré cette ambiance au vitriol. Si vous aimez l'humour noir, foncez ! Je suis plus que ravie d'avoir acheté le roman sur un coup de tête et m'autoriserai d'autant plus à l'avenir quelques achats compulsifs pour motif de titre ou de couverture plaisants !
Bref, un roman original, bien construit, bien écrit, bourré d'humour noir... j'ai adoré ! Vous pouvez y aller, vous ne devriez pas être déçus !


Ma note : 8,5/10







samedi 12 décembre 2015

Comment braquer une banque sans perdre son dentier ? - Catharina Ingelman-Sundberg

Ce qui est bien avec les auteurs suédois, c'est qu'ils ne manquent pas d'imagination ! Après le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson, Céline m'a fait découvrir Comment braquer une banque sans perdre son dentier ? de Catharina Ingelman-Sundberg. Un titre très prometteur, comme vous pouvez en juger par vous même. 

Après la noirceur du roman de Franck Thilliez, j'ai pensé qu'un peu de légèreté retrouvée ne ferait pas de mal... et je me suis lancée dans la lecture de ce roman aussi insolite que déjanté ! 
Ou comment un gang de retraités décide de jouer les malfrats pour tuer le temps. Un synopsis très prometteur de prime abord... mais ce roman allait-il être à la hauteur de mes attentes ?


Titre : Comment braquer une banque sans perdre son dentier ?

Auteur : Catharina Ingelman-Sundberg

Date de parution : mars 2014

Résumé : Martha s'ennuie à la maison de retraite. Depuis que l'établissement a été racheté, son Directeur fait plus attention à ses dépenses qu'au bien-être de ses pensionnaires : nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes... Alors que l'octogénaire se rend compte, en regardant un documentaire à la télévision, que la vie en prison devient meilleure que celle qu'elle mène désormais, elle décide de proposer à ses amis de galère un plan pour améliorer leur confort de vie. Avec Stina, Anna-Greta, le Génie et le Rateau, elle met sur pied une nouvelle vie versée dans le grand banditisme. Ensemble, ils ont un seul objectif : amasser un magot qui, à leur sortie de prison, leur assurera la belle vie ! Et ce ne sont plus quelques années derrière les barreaux qui les effrayent, puisque la vie y semble somme toute plus supportable que celle qu'ils ont actuellement... Sauf que rien ne va se passer comme prévu, évidemment ! 

Mon avis : le livre s'annonçait plein d'humour et rocambolesque. De ce point de vue, il tient plutôt ses promesses, même si je suis souvent restée sur ma faim. L'histoire peine un peu à démarrer, et la cocasserie des situations dans laquelle se retrouvent nos 5 vieux reste un large cran en dessous de celles des romans de Jonas Jonasson. C'est qu'à force, on s'habitue à l'excellence. 
Ne vous méprenez pas, vous passerez un très bon moment avec ce livre, mais il est comme un très beau plat. Une fois que vous vous êtes fait le film dans votre tête à partir du visuel de couverture, vous avez plus de chances d'être déçus si la cuisson est un peu juste ou l'assaisonnement un peu plus fade que prévu. C'est ce qu'il s'est passé pour moi avec ce livre. Dans l'ensemble, il est bien foutu, mais les ficelles sont un peu grosses et on est un peu moins transporté par le roman dans son entier que ce qu'on pouvait s'imaginer avant de le lire. Quoiqu'il en soit, il m'a quand même bien plu, on passe un bon moment et, une fois lancé, il est très plaisant de suivre les péripéties de ces octogénaires complètement dingues. Un bon bouquin pour passer le temps et se divertir, je le recommande aux amateurs du genre. 
Après les polars noirs, les suédois nous démontrent désormais qu'il faut aussi compter sur eux en ce qui concerne l'humour ! 


Ma note : 7/10



samedi 3 octobre 2015

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel - Romain Puértolas

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel est le second roman de Romain Puértolas.
Souvenez-vous, son premier roman, L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, m'avait beaucoup plu et avait récolté la belle note de 9/10 à l'époque sur ce blog. Un livre que j'avais alors acheté sur un coup de tête, fan de son titre et de sa couverture ! Du coup, quand j'ai vu qu'il publiait un nouveau roman, avec un titre tout aussi alléchant, je me suis dit qu'il fallait que je le lise !
Comme j'ai beaucoup de chance, ma belle-sœur Audrey avait reçu le livre en cadeau. J'ai alors sauté sur l'occasion. pour le lui emprunter.. ou presque, car mon père était passé par là avant moi, et l'avait déjà en sa possession. Sauf que, jour après jour, voyant que mon père n'avançait pas dans la lecture du roman, j'ai fini par le lui subtiliser. J'aurais dû me douter que s'il avait du mal à avancer, c'est qu'il y devait y avoir une bonne raison...
Titre : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel
Auteur : Romain Puértolas
Date de parution : janvier 2015
Résumé : Providence a rencontré la petite Zahera, atteinte de mucoviscidose, suite à un séjour dans un hôpital marocain et, jour après jour, s'est épris d'elle. Quelques années plus tard, alors qu'elle doit se rendre à Marrakech pour aller chercher la petite fille fraichement adoptée, elle est malheureusement retenue contre son gré à l'aéroport. Pour cause d'éruption d'un volcan islandais entraînant un nuage de cendres sans précédent, le trafic aérien au départ de la France vers le Maroc est en effet totalement interrompu. Parce que les heures de la petite Zahera sont comptées et que l'amour d'une mère donne des ailes, Providence décide d'apprendre à voler...
Mon avis : un très mauvais second roman, ou comment recycler les ficelles d'un premier roman à succès à outrance et sans finesse. Ce qui faisait le charme du Fakir, à savoir des tournures de style plutôt humoristiques qui portaient l'histoire avec brio (même si on sentait que le roman s'inspirait très - trop -  fortement du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire), font aujourd'hui la lourdeur de ce second roman. Dans chacune de ses phrases, Romain Puértolas tente d'inclure un jeu de mot, un trait d'esprit ou une tournure décalée... mais qui finissent par plomber la lecture et le plaisir qu'on en a. Et comme le thème de ce livre reste la maladie, il m'est d'avis qu'il n'était vraiment pas nécessaire d'ajouter à la lourdeur de l'histoire celle d'un style qui s'écoute mais n'écoute pas le lecteur. Ce qui s'annonçait comme une aventure légère et aérienne s'avère être indigeste... dommage !
Ma note : 4,25/10

samedi 25 juillet 2015

Giulio Callegari & Adrien Gingold - Les perles de la presse

De retour de vacances, pendant lesquelles j'ai lu une montagne de livres, je vous propose de démarrer cette nouvelle vague de critiques littéraires par un recueil léger, histoire de se remettre tranquillement dans le bain ou de partir en vacances avec de la lecture facile et divertissante.

Ce petit livre, Les perles de la presse, m'a été offert par ma copine Séverine, qui l'avait déniché à la Fnac, où elle travaille. Mon mari, lui, s'est vu offrir un couteau à fromages. Chacun se nourrit de ce qu'il veut ;)

En tout cas, ce petit recueil m'a égayée et donné une sacrée patate... sans compter que cette nourriture là peut se dévorer sans modération !


Titre : Les perles de la presse

Auteurs : Giulio Callegari & Adrien Gingold 
Journalistes à Radio Nova, ils ont créé en  le site "A juste titre", qui recense les gros titres des petites affaires. L'ouvrage en est un extrait.

Date de parution : 2013

Résumé : Les perles de la presse regroupe les titres de journaux (principalement de la presse quotidienne régionale, mais pas que...) les plus surprenants, bizarres, graveleux, étonnants, absurdes, loufoques, maladroits... et toujours drôles !
Quelques exemples pour se mettre dans l'ambiance et vous mettre l'eau à la bouche
  • "Un chauffeur de bus agressé par un passager endormi"
  • "Accident mortel : plus de peur que de mal"
  • "Annie Cordy annule son concert à la fête des moules"
  • "Il se tire une balle dans le dos par accident"
  • "Un ado meurt : ses jours ne sont pas en danger"
etc. etc. etc.

Mon avis : un très bon bouquin de divertissement qui, à coup sûr, vous fera bien rire. Évitez de le lire dans le train,vous risquez de passer pour un dingo. En revanche, dans vos toilettes, ce livre bien drôle ravira vos convives et vous donnera une bonne base de discussion avec mamie Josette et tonton Jean-Claude. Plein de petites anecdotes à partager et à découvrir et redécouvrir sans aucune modération. Rire fait du bien, alors n'hésitez pas à vous procurer ce petit recueil ou à visiter le site A juste titre !


Ma note : 7/10

samedi 21 février 2015

Le koala tueur - Kenneth Cook

J'ai une  grande histoire d'amour avec les koalas. Elle me vient très certainement de l'un de mes plus anciens doudous, baptisé Koalou (comme ce koala de dessin animé avec sa salopette rouge), et qui me suit partout depuis mon plus jeune âge. 

Ainsi, il dort avec nous la nuit et part en vacances avec nous. De moins en moins, ceci dit : depuis qu'il fuit de la mousse de son entrejambe, je n'ose plus le sortir de trop.
C'est aussi pour ça que la famille s’agrandit, pour assurer la relève. Koalou s'est marié avec Koalette, et ont eu une fille et un garçon : Kalinou et Kalinette. Après, je n'avais plus d'idées de noms, mais j'ai eu plein d'autres koalas, pour le plus grand malheur de Kévin. 

J'ai un Koala très moche qui a un jour été nommé, mais dont j'ai totalement oublié le petit nom. J'ai une bouillotte Koala avec un bébé dans la poche, qui n'ont jamais été baptisés. Et j'ai Kiki, surnommé Raymond pour sa ressemblance avec le personnage de Scènes de ménages, qui dort sur la plage avant de ma voiture et est chargé de la surveiller lorsque je la laisse au parking de la gare. En théorie, parce qu'en pratique, quand on m'a pété les vitres avant pour me voler mes lunettes gratuites Carglass, il n'a pas moufté, le kiki. Je le soupçonne même de leur avoir filé de lui-même les lunettes pour avoir la vie sauve...

En tout cas, voilà, j'aime les koalas. Parce que c'est mignon et pas trop chiant. 
C'est pour ça que ce Noël, Charline m'a offert Le koala tueur. Juste pour le titre. Juste pour le clin d’œil. Et cela m'a beaucoup touchée.


Titre : Le koala tueur et autres histoires du Bush

Auteur : Kenneth Cook

Date de parution : 1986 (2009 en France)

Résumé : Avec ses redoutables crocodiles, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Kenneth Cook a réuni dans ce recueil, peu avant sa disparition, 15 nouvelles inspirées par ses tribulations à travers l'Australie.

Mon avis : que l'Australie ait boudé l'auteur ne me surprend guère. Ce recueil pourrait tout aussi bien s'intituler "comment nous faire détester l'Australie en 15 leçons". Il parait que le livre est hilarant. A moi, il m'a laissé un arrière-goût amer. Je me doute bien que le Bush est bien différent de l'Australie terre de rugby que je connais, mais je préfère l'imaginer comme dans le film Australia que comme vu par cet auteur ! J'avais déjà été heurtée par la vision qui m'en était proposée dans Cul-de-sac, cet horrible roman de Douglas Kennedy. Je ne comprends pas comment on peut autant mettre en avant les horreurs de son propre pays. Parce que si on en  croit ces 2 auteurs, le Bush est rempli de dégénérés et d'animaux tueurs ! Dans le livre de Kenneth Cook, les hommes se font piquer par des scorpions, enlever par des chameaux, attaquer par des chats (ce qui renforce mon amour des chats, au passage), dévorer par des crocodiles... et même attaquer par des koalas tueurs ! De quoi vous donner envie de visiter, non ? Déjà, un auteur qui commence sa nouvelle par "je n'aime pas les koalas" ne peut pas être honnête. Encore moins mon ami, même si cette nouvelle est finalement la plus amusante du recueil. Après, je pense qu'il faut prendre le livre au second degré et aimer l'humour noir pour apprécier le bouquin. Mais je n'ai pas d'humour et le livre ne m'a pas transportée.


Ma note : 3,5/10

samedi 6 septembre 2014

Il est de retour - Timur Vermes

On y est... le compte-rendu des mes lectures de l'été. 
Et cette année, j'ai été carrément prolixe ! Ayant beaucoup bullé autour de la piscine, j'ai descendu pas moins de 6 ou 7 livres en 3 semaines. Et le cru 2014 fut bon
Vous allez donc pouvoir puiser la bonne inspiration dans les billets des semaines à venir.

Le premier roman que j'ai lu cet été fut vraiment un coup de cœur littéraire : Il est de retour, de Timur Vermes.

Vous en avez peut-être entendu parlé, le livre a fait un peu de vagues dans les médias, surtout outre-Rhin. Il est de retour imagine pas moins que le retour d'Hitler, de nos jours... 

Avec une couverture que je trouve excellente et une idée de base qui m'a vraiment intriguée, je n'ai pas pu m'empêcher de l'ajouter à mes derniers achats juste avant le grand départ estival, malgré un prix un peu moins sympa, le livre n'existant toujours pas en poche...


Titre : Il est de retour

Auteur : Timur Vermes

Date de parution : 2012

Résumé :  
2011 : Hitler se réveille dans un terrain vague, à Berlin. Pour lui, on est toujours en 1945. La situation de l'Allemagne est critique, mais il est décidé à se battre jusqu'au bout pour sa cause. Il trouve étrange l’accoutrement des jeunes squatteurs qu'il croise dans ce terrain vague et, plus encore, il est scandalisé qu'ils ne lui rendent pas son salut nazi. Tout se perd... Par ailleurs, Berlin semble en excellent état, malgré la guerre qui fait rage... Hitler est un peu déboussolé, et il n'a aucun moyen de joindre son quartier général, certainement enfermé dans un bunker. 
Voici la trame de base de ce roman : le retour d'Hitler de nos jours, mais avec le regard de l'homme de 1945, créant un décalage narratif très intéressant. 
Repéré par une chaine de télé, Hitler se voit offrir une émission TV et devient le comique numéro 1 en Allemagne. Une Allemagne qui ignore que les idées vantées par son idole sont bien loin d'être des blagues, pour lui... Et si le nazisme pouvait revenir aujourd'hui ?

Mon avis : un excellent roman, très bien écrit, décalé et vraiment très drôle. Avec le recul du lecteur, on s'émerveille de la façon dont l'auteur amène les idées d'Hitler dans notre monde contemporain. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le roman est absolument crédible. Au-delà du côté humoristique du roman, certains passages font absolument froid dans le dos et nous interrogent vraiment sur la montée du nazisme dans les années 30 et leur potentielle réplique aujourd'hui. 
Beaucoup de médias Français se sont posés la question de savoir si l'on peut rire avec Hitler. Pour ma part, à la lecture du roman, je dirais oui. Car l'auteur soulève, au-delà du rire, des questions fondamentales sur le nazisme et sa portée aujourd'hui. Le fond est vraiment là. 
A mon sens, ce livre plaira beaucoup ou ne plaira pas du tout. Pour ma part, c'est l'un des coups de cœur de cette année, et je vous recommande vivement de vous y essayer !
Je suis juste un peu plus réservée sur la fin du roman : 2 partis-pris s'offraient à Timur Vermes pour finir son roman. Je n'aurais pas choisi le sien...


Ma note : 8,25/10

lundi 9 juin 2014

"Livre ou film ? n°3" : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Il y a environ 15 jours, j'ai appris que l'adaptation cinématographique du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, merveilleux roman de Jonas Jonasson (pour mémoire, mon tout premier billet sur ce blog, roman auquel j'avais donné la note de 10/10 : 
http://mesamismesamoursmeslectures.blogspot.fr/2013/02/le-vieux-qui-ne-voulait-pas-feter-son.html), allait enfin sortir au cinéma.

Ni une ni deux, je programme l'une de mes rares sorties ciné pour le week-end d'après. 
J'avais quand même un peu peur d'être déçue. C'est vrai que j'avais tellement adoré le roman, divinement loufoque et croquignolesque, que j'avais peur que le film soit un cran en dessous. Il faut dire que la promesse du livre était sacrément forte ! 
Finalement, la curiosité l'a emporté... à tel point que ne passant qu'en V.O. dans le coin, je me suis fendue du film en suédois... 

De quoi ça parle ?

Allan s'apprête à fêter son centième anniversaire, avec, pour l'occasion, tout le gratin local convié à la maison de retraite. Mais, pris d'un coup de folie, vêtu de son pyjama et de ses charentaises, il décide de passer par la fenêtre et de s'enfuir. Le lecteur suit ensuite Allan dans ses péripéties. Il vit avec lui sa course folle à travers la Suède, pour échapper à la police locale qui est à ses trousses ainsi qu'à quelques membres - un peu débiles - de la mafia locale (Allan a en effet quelque peu énervé quelques malfrats en subtilisant "par inadvertance" une valise pleine de billets de banques à la gare routière). 

Dans le même temps, on se délecte de bribes de la vie d'Allan, à travers un voyage improbable dans le temps. En effet, ancien artificier, il a rencontré malgré lui les plus grands de ce monde : Franco, Staline, Truman...

Alors, le livre ou le film ?

Encore une fois, le livre, sans aucune hésitation ! Tout l'humour, la loufoquerie d'Allan, que j'aime comparer à un Forest Gump des temps modernes, est passée complètement à la trappe dans cette mièvre adaptation. Ce film qui ressemble bien plus à un film d'auteur un peu raté qu'à la comédie barrée qu'on pouvait attendre. 
Du coup, ce potentiel chef d’œuvre (qui aurait vraiment été classé au rang de chef d’œuvre s'il s'était un tant soit peu inspiré du grand Forest Gump), n'en est absolument pas un et m'a laissée complètement sur ma faim ! 
Si le film tente pourtant de rester fidèle à l'intrigue du livre, ce qui pourrait plaire à certaines personnes qui n'ont pas lu le roman, il manque complètement de profondeur et de nombreuses scènes ont été coupées, ce qui fait du film un pâle résumé sans âme du roman
Pour moi, les acteurs n'ont, en plus, pas du tout la carrure des personnages du livre (à part quelques seconds rôles, dont les méchants, plutôt bien campés). C'est notamment le cas d'Allan, le personnage principal qui, au lieu d'être un personnage totalement loufoque et un grand génie malgré lui, passe ici pour un alcoolique complètement paumé auquel on a du mal à adhérer. 

Du coup, vous l'aurez compris, évitez le film. Mais courrez chez votre libraire la plus proche acheter le bouquin : vous ne le regretterez pas !
 

vendredi 24 janvier 2014

Demain j'arrête ! - Gilles Lejardinier

Depuis quelques mois, dans le transilien, je vois tout le monde lire un livre avec un joli chat à chapeau sur la couverture.

Je dois l'avouer, cette couverture féline m'a tout de suite plu ! Aucune idée du contenu du livre mais, avec une telle couverture, j'étais certaine que ce bouquin aurait raison de mon porte-monnaie lors d'une future visite à la Fnac.
Heureusement pour moi, depuis quelques mois, mes visites à la Fnac s'étaient concentrées sur le rayon billetterie, et je ne suis donc jamais tombée sur le livre en question. OUF !

Finalement, après quelques semaines, j'étais passée à autre chose, surtout que plus personne ne lisait ce livre dans le train. Mais c'était sans compter sur ma collègue Mélanie, qui est arrivée un matin au bureau avec le livre à la main. Forcément, ma curiosité à de nouveau été piquée au vif ! Il fallait IMPÉRATIVEMENT que je le lise. Et comme Mélanie, elle est quand même drôlement chouette, elle me l'a prêté.

Ca a été une révélation. En 3 jours, j'avais dévoré le bouquin, qui a eu raison de moi. Encore un vrai coup de cœur, un roman à conseiller à toutes les filles qui lisent ce blog !


Titre : Demain j'arrête!

Auteur : Gilles Lejardinier

Date de sortie : avril 2013

Synopsis : Tout commence à une soirée, lorsque l'un des invités demande à Julie : "Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez jamais fait ?" Après avoir retourné la question maintes et maintes fois dans sa tête, elle nous raconte l'arrivée de son nouveau voisin dans l'immeuble, un voisin au nom vraiment marrant : Ricardo Patatras. Un nom qui lui donne tout de suite une furieuse envie d'en savoir plus sur lui, quitte à faire des choses complètement folles, comme coincer sa main dans la boite aux lettres de ce fameux voisin, prétendre être une grande sportive pour l'accompagner courir, ou encore bousiller son ordinateur pour qu'il le lui répare... tous les prétextes sont bons pour arriver à le croiser et à passer un peu de temps avec lui et, pourquoi pas, deviner quel est son mystérieux secret...

Mon avis :
  • Les plus : QUOI ??!! C'est un homme qui a écrit ce livre ? Mais comment est-ce possible ? Comment arrive-t-il si bien à se mettre dans la peau d'une nana ? Je suis bluffée ! Non seulement les réactions de Julie sont tout à fait des réactions que, nous autres, les filles, pourrions tout à fait avoir, mais il arrive, en plus de ça, à décrypter les comportements masculins avec un regard 100% féminin. C'est incroyable ! Bref, foncez : ce livre est une pépite. Drôle, mordant, et complètement décalé, il possède ce brin de folie qui détend l'atmosphère avec brio ! Les filles, je suis certaines que vous vous retrouverez en partie dans ce roman. Ne faites pas semblant, c'est obligé. Vous allez tout simplement vous poiler et prendre votre pied. A consommer sans modération.
  • Les moins : Les mecs, vous allez flipper... et oui, nous sommes comme ça, nous les filles ! Bon, en vrai, il n'y a aucune critique à faire sur ce livre, sauf si, comme moi, vous avez deviné la fin un peu trop tôt ;)

Note : 8/10