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samedi 25 avril 2020

"Le livre ou le film ? n°13" : Le Concile de pierre de Jean-Christophe Grangé

Comme je l'ai déjà évoqué, en matière d'auteurs de best-sellers, j'ai encore quelques trous dans la raquette et je suis bien souvent passée à travers certaines célébrités. C'est le cas de Jean-Christophe Grangé, dont je n'ai découvert le Vol des cigognes que sur le tard, cédant à l'insistance de mon mari, grand amateur de l'auteur. 

Il faut dire que de Grangé, je ne connaissais que les films, et je n'avais jamais vraiment été conquise par le peu que ceux-ci m'avaient donné à voir (dont L'empire des loups, Les rivières pourpres...). 
Surtout que, récemment, j'avais eu l'occasion de le rencontrer  au Salon du livre de Saint Maur en Poche, où j'avais été lui demander un autographe pour mon mari. J'en étais repartie avec une perception en demi-teinte (de Jean-Christophe Grangé, pas de mon mari), voire carrément négative : pas aimable, désabusé, une participation à un Salon qui semblait le "gonfler" pour rester polie... Du coup, j'avais une perception de l'auteur assez mitigée : "je suis célèbre, donc je vous emmerde", en quelques mots... Le genre qui me fait fuir radicalement.

Mais comme je suis tombée sur par hasard sur le Concile de pierre dans la PAL (Pile À Lire) de ma tante, et que je n'aime pas m'arrêter à une première impression, j'ai persévéré. Comme j'avais plutôt bien aimé le Vol des cigognes, bien que très - voire trop - glauque, je me suis dit "pourquoi ne pas retenter ?". 

Entrons donc à nouveau dans l'antre de M. Grangé... mais ne nous y attardons pas trop. 



Titre : Le Concile de pierre

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Date de parution : août 2000

Éditeur : Albin Michel


Quelques infos sur le film :
  • De : Guillaume Nicloux
  • Avec : Monica Bellucci, Sami Bouajila, Moritz Bleibtreu, Elsa Zylberstein et Catherine Deneuve
  • Date de sortie : 2006






De quoi ça parle ?

Diane Thiberge adopte un enfant dans un orphelinat thaïlandais. Le petit Lu-Sian, dit Lucien. Elle ne se doute pas alors que sa vie va profondément changer, mais pas dans le sens où elle aurait pu l'imaginer. Une série de meurtres se produit dans son entourage et qui sont liés au petit garçon. Alors que Lu-Sian est enlevé, sa nouvelle mère se lance à sa recherche. Une recherche qui va la conduire sur les traces des ancêtres de l'enfant, en Mongolie, où une effroyable vérité l'attend. 



Le livre ou le film ?

En ce qui concerne le livre, le style est à la hauteur de l'image que je m'étais faite du bonhomme. Plutôt de bonne facture - tout ce qu'il faut pour faire un best-seller -, mais glauque et suffisant à souhait. Tout ce que le personnage m'avais laissé comme impression malaisante sur le Salon du livre de Saint Maur se retrouve disséminé dans ses écrits. 
Oui, Monsieur Grangé, le style est bon. Mais vous écrivez un peu toujours la même chose de la même manière, et vos histoires alambiquées sont finalement peu crédibles. Sans compter un fond désagréable et qui met mal à l'aise le lecteur, sans savoir vraiment quoi. Il parait que c'est le but... 
Grangé semble adorer l'entre deux : ici, le passage du thrilleur au fantastique. Pas moi. C'est un réel parti pris, mais qui rend l'ensemble un peu grossier et  m'a fait perdre le fil du roman.  

Néanmoins, ne jetons pas le Concile de Pierre à ce pauvre Grangé, car il y a bien pire : le film. Il est vrai que ce dernier partait sur un terrain tellement glissant, que je ne vois pas comment l'adaptation cinématographique aurait pu donner quoi que ce soit. Et inévitablement, ce film n'est vraiment pas une grande réussite, loin de là ! Il pointe du doigt une vérité propre à Jean-Christophe Grangé : ses adaptations sont ratées.  

En conclusion, si vous le souhaitez, vous pouvez lire le livre, qui se lit, mais qui - disons-le franchement -  ne changera pas votre vie !






samedi 14 mars 2020

Criminal Loft d'Armelle Carbonel

Parce que je ne fais pas que lire mais que je m'intéresse aussi à ce que lisent les autres, j'avais pu voir sur les réseaux sociaux que ma belle-soeur Audrey venait de terminer Criminal Loft. 

Au-delà du nom du roman, qui me plaisait plutôt pas mal, et du bon goût d'Audrey en matière de lectures, c'est la couverture du livre qui m'avait initialement attiré l'oeil sur facebook. 

Petite recherche pour en savoir plus... et je tombe sur la chronique vidéo de Gérard Collard, que je décide de regarder pour me faire un avis. Et là, le synopsis, qui me donne une envie furieuse de lire ce bouquin. Un polar français, en plus, qui a l'air du feu de Dieu... j'achète, comme dirait l'autre !


Titre : Criminal Loft

Auteur : Armelle Carbonel

Date de parution : septembre 2015

Éditeur : Fleur Sauvage


Résumé : 8 criminels dans le couloir de la mort. Ils ont tous commis des horreurs effroyables. Un producteur de télévision. Une idée insensée pour faire de l'audience. Le Loft. Comme Loft Story, mais version " maison de l'angoisse " : un ancien sanatorium rouvre ses portes pour devenir le Criminal Loft. Le gagnant parmi les 8 condamnés à mort, c'est-à-dire celui qui ne sera pas éliminé à la fin du show par les téléspectateurs, aura la vie sauve. Raconté à la première personne, le narrateur sortira-t-il vivant de ce jeu de l'horreur ?

Mon avis : un superbe idée, vraiment originale, et une belle plume. On entre dès la 4ème de couv' dans l'univers de cette auteure bien de chez nous que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam, mais qui a des beaux jours devant elle et qui va sans aucun doute se faire un grand nom dans le polar. Dès le pitch de départ, on est happé et impossible de reposer le bouquin. Un vrai thriller comme on les aime. Mais en plus, avec de la profondeur : à travers ce roman, Armelle Carbonel nous livre une belle critique de la télé réalité et de la société moderne dans tout ce qu'elle fait de moche, en l'exploitant dans son visage le plus sombre. 
Après, très glauque, le roman ne plaira pas à tous tant il est noir et malsain. Le dénouement est un peu tiré par les cheveux, ce qui fait que l'on peut facilement décrocher à un certain stade de lecture. L'ensemble est un peu prévisible aussi, mais cela n'enlève en rien au plaisir global de la lecture de Criminal Loft.

En conclusion, une vraiment belle découverte, dont je recommande la lecture ! 



samedi 27 avril 2019

On la trouvait plutôt jolie - Michel Bussi

Retour à mes amours littéraires avec On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi. Et comme il n'est jamais trop tard pour commenter un bon bouquin, zoom sur cet excellent polar sorti en librairie en 2017. 

Dans ce roman-ci, Michel Bussi délaisse une nouvelle fois la Normandie chère à son cœur pour nous emmener sur les terres marseillaises. Pourquoi pas. 
Je suis moins fan de ses romans qui cherchent le soleil, à l'instar de Ne lâche pas ma main (Réunion) ou encore Le temps est assassin (Corse), mais rien que son titre, qui comme beaucoup de ses romans est inspiré d'une chanson française, me donnait l'eau à la bouche. 

On la trouvait plutôt jolie, quelle merveilleuse référence à la superbe chanson de Pierre Perret, Lily. Une très belle interprétation des obstacles à l'immigration en France, d'une actualité toute redoutable malgré une chanson datant de 1987 ! Et justement, le roman de Michel Bussi parle de ça. De Leyli, une immigrée africaine à Marseille. Entre autres. Un très bel hommage, malgré un univers bien différent de ce à quoi l'auteur normand nous avait habitué. Quoiqu'il en soit, ce changement de cadre n'était pas pour me déplaire, l'auteur commençant à devenir moins novateur au fil de ses romans... ou peut-être est-ce juste parce que je commence à en connaître trop parfaitement certaines ficelles à force de le dévorer ?

Du coup, mon amour immodéré pour Pierre Perret oblige, je me mets en condition pour écrire ce billet. Direction Deezer pour une petite écoute de Lily (suivie du reste d'un best of de ce parolier d'exception, tantôt grave, tantôt pitre, un mélange savamment dosé de perfection). Lily : cette chanson est tellement belle qu'elle m'inspire et sera ma muse pour cette nouvelle critique littéraire. 
Je vous invite d'ailleurs à l'écouter si vous ne la connaissez pas, cette chanson est un véritable bijou !


Titre : On la trouvait plutôt jolie

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : octobre 2017 


Résumé : Leyli, jeune migrante malienne, élève seule ses 3 enfants, Alpha, Bamby et Tidiane. Elle vit dans un tout petit appartement d'une cité HLM de Marseille. Femme de ménage dans des hôtels de la région, le CDI qu'elle vient de décrocher devrait lui permettre d'enfin pouvoir prétendre à l'attribution d'un appartement plus grand pour sa famille. En parallèle, le corps sans vie d'un employé d'une association d'aide aux migrants est retrouvé dans un hôtel miteux. Très vite, les soupçons se portent vers Bamby, la fille de Leyli...

Mon avis : un très bon Michel Bussi. Si la problématique grave de l'immigration que l'auteur exploite dans ce livre surprend au départ, on se laisse très vite prendre par la plume du maestro. On s'attache à Leyli, on tremble pour Bamby, on se questionne sur qui est qui et qui a fait quoi. On comprend bien la difficulté pour la pauvre Leyli d'élever ses enfants dans un pays étranger et on s'émeut de cette volonté farouche de faire que ça marche après les épreuves endurées. Et il y a ce secret. Le secret de Leyli, qui pourrait tout éclairer. Comme toujours, Michel Bussi joue avec les mots et l'intrigue pour une nouvelle fois nous surprendre. On se demande où le roman va nous conduire. Et on n'est pas déçus du résultat.

Ce roman est somme toute assez déroutant pour les amateurs de Michel Bussi. À deux niveaux.
Le premier, le ton du roman. On la trouvait plutôt jolie est grave. On sort de la légèreté habituelle de l'auteur pour entrer dans l'univers rude et impitoyable des migrants. Le roman laisse un goût un peu amer sur la situation de ces gens qui font ce qu'ils peuvent mais qui partent avec un sacré handicap dans la vie. Il évoque avec humanisme ceux - très attachants, à l'instar du délicieux personnage de Ruben dans ce livre - qui rendent leur vie plus belle : il dépeint avec douceur la France, qui peut aussi et encore être une chaleureuse terre d'accueil. Tout en n'oubliant pas ceux qui profitent et s'enrichissent sur le dos des désespérés... Un écho glaçant et beau à la fois à la terrible actualité.
Le second, la construction du roman. Pas de situation initiale inextricable, comme dans Un avion sans elle par exemple, ou N'oublier jamaisOn est finalement, par ce roman, assez proche de Nymphéas noirs, mon préféré de l'auteur. Une lenteur dans le développement qui nous laisse le temps d'apprécier la gravité du propos, mais un final qui nous laisse bouche bée, avec un twist final assez magistral. Je ne vais pas vous mentir, encore une fois je n'ai rien vu venir. Même si la ficelle avait plus ou moins déjà été exploitée (vous comprendrez en lisant le roman), impossible de deviner vers où Michel Bussi nous emmène. Ce polar est une nouvelle fois admirablement construit et le dénouement, comme toujours, fait mouche. 
Si vous lisez Michel Bussi pour la première fois avec ce roman, vous risquez d'être époustouflés (un délicieux risque, vous en conviendrez). Si comme moi vous en être à plus de 10 romans de l'auteur, il est possible que vous soyez un peu plus blasés, mais vous serez forcés de reconnaître que cet homme là a du talent ! Un talent fou !!



mercredi 24 avril 2019

L'ombre du caméléon - Minette Walters

Encore un auteur et un roman découverts par hasard, ma mère et ma tante faisant tourner les polars qu'elles lisent. Une occasion de faire connaissance avec Minette Walters, romancière anglaise multi-primée et adaptée dont je n'avais jamais entendu parler jusque-là. 

A première vue, L'ombre du caméléon semblait un polar assez noir, en lien avec les traumatismes d'un soldat revenu de l'enfer de la guerre... un livre qu'il me tardait de lire, moi qui adore les bons polars et qui suis passée en école militaire : ce roman faisait donc écho à mon univers et m'intriguait. 

Le tout était de trouver le temps de le lire, ce roman étant perdu dans la multitude de livres qui s'accumulent dans ma bibliothèque, entre les auteurs à succès dont je ne peux m'empêcher d'acheter les nouveautés et la tonne de romans que l'on me prête tout au long de l'année et qui commencent à s'entasser dans toute la maison. 


Après Tu tueras le père, j'étais dans une veine romans noirs... autant continuer sur ma lancée avant de reprendre des lectures un peu plus légères. J'attaquais donc L'ombre du caméléon avec grande curiosité.



Titre : L'ombre du caméléon

Auteur : Minette Walters

Date de parution : 2008

Éditeur : Robert Laffont 

Résumé : Charles Acland, jeune soldat britannique tout juste rapatrié d'Irak, se réveille amnésique et défiguré dans un lit d'hôpital. Il apprend qu'il est le seul rescapé de son unité. Lui d'habitude si doux, sociable et communicatif est devenu irritable et violent, ce qui ne manque pas d’inquiéter son psychiatre, et ce encore plus lorsqu'il agresse violemment et sans raison sa fiancée quelques jours avant sa sortie de l'hôpital. Le médecin se demande en effet si ce comportement n'est dû qu'à un syndrome post-traumatique de la guerre en Irak ou bien si les causes sont plus profondes. Une interrogation qui va resurgir lorsque, peu après la sortie de l'hôpital du jeune soldat, des anciens combattants anglais sont retrouvés assassinés à leur domicile, le crâne défoncé. Tous fréquentaient des milieux gays.

Mon avis : un bon polar, correctement amené et construit, plutôt plaisant à lire. Le roman ne révolutionne pas le genre et les éléments de l'intrigue sont déjà vus. Néanmoins, la plume est fluide, on entre bien dans le livre et on ne le lâche pas. Pas de réelle surprise, l'ensemble est assez égal mais sans briller. Certains ressorts de l'histoire sont assez tirés par les cheveux, mais si on se laisse porter, on passe un bon moment. Disons que le suspense n'est pas insoutenable - l'intrigue portant sur l'interrogation autour de la culpabilité de notre soldat étant relativement facile et fade -, mais ici l'auteur entend miser sur les ressorts psychologiques en lien avec la thématique du syndrome poste-traumatique... rien de révolutionnaire cependant, le sujet n'est pas non plus novateur sur ce point là. 
Ce n'est peut-être pas le meilleur roman de Minette Walters, mais je pense que, si j'en ai l'occasion, j'en lirai un autre d'elle pour étoffer mon opinion sur cette auteur, d'autant qu'elle a été primée à plusieurs reprises. Lire l'un de ses polars récompensé pourrait donc me permettre de me faire une juste idée de ce que vaut la romancière. À ce stade, elle me fait l'effet d'un auteur sympathique, sans être exceptionnelle. 




mercredi 17 avril 2019

Intimidation - Harlan Coben

Autre auteur de best sellers que je prends plaisir à emporter dans mes valises de vacances : Harlan Coben. Des polars plutôt bien construits, faciles à lire et une plume qui nous tient en haleine... des petits bouquins parfaits pour décompresser l'été avant de reprendre le train train quotidien à la rentrée. 

D'une manière générale, les romans d'Harlan Coben, très plaisants, ne sont pas les polars les mieux ficelés que je connaisse (je déteste deviner la fin d'un roman en plein milieu de celui-ci), mais le style est très souvent diablement efficace et l'ensemble fonctionne. De là à ériger l'auteur au rang de Dieu du polar et vendre ses romans une vingtaine d'euros, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, mais télécharger un petit roman de cet auteur au format ebook pour le lire tranquillement en sirotant un bon mojito fait parfaitement l'affaire. 
J'apprécie tout particulièrement ses romans ne mettant pas en scène son protagoniste Myron Bolitar, car l'auteur se permet un peu plus de liberté et sort de son confort (l'univers sportif) pour nous proposer, en général, quelque chose d'autre, qui change, et qui n'est pas déplaisant, à l'image de son très connu Ne le dis à personne.

C'est le cas d'Intimidation, que j'emportais donc sur ma liseuse pour l'été. Après Levy et Musso, il était temps de rattraper mon retard accumulé sur Harlan Coben...


Titre : Intimidation

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : octobre 2016

Éditeur : Belfond

Résumé : Adam Price semble vivre une vie parfaite avec sa femme, Corinne, et ses 2 enfants. Jusqu'au jour où il se fait aborder dans un bar par un inconnu qui lui souffle que Corinne lui cache un secret... elle lui a menti sur sa dernière grossesse. Une révélation suffisamment détaillée pour qu'Adam se mette à douter. De retour chez lui, il questionne sa femme qui lui donne un début d'explication mais lui demande un peu de temps pour tout lui expliquer dans le détail... avant de disparaître mystérieusement. 

Mon avis : pas le meilleur Harlan Coben, et de loin. Encore un auteur qui a cédé aux sirènes du "un roman par an", pour le meilleur et pour le pire. Ici, pour le pire. L'histoire est tirée par les cheveux, grotesque. Les ficelles sont énormes et on voit venir de loin le dénouement, un brin bâclé. Les retournements de situation et les différentes intrigues dans l'intrigue laissent perplexes. Harlan Coben nous livre un scenario conçu à la truelle, loin de ce qu'il a l'habitude de nous proposer. La construction est toujours la même, mais sans le génie de ses autres romans.
On peut néanmoins lui reconnaître sa plume qui reste efficace, l'auteur sait mieux que personne nous faire enchaîner les chapitres les uns après les autres et nous tenir en haleine tout au long du roman, mais nous laisse au final avec un sentiment d'inachevé avec cette Intimidation, tant le scénario est alambiqué. 
En résumé : c'est un roman sympa pour lire vite fait entre 2 gares routières, mais si vous avez le choix, prenez-en un autre de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher 22 euros (ou un peu moins de 10 maintenant qu'il est sorti en Poche) pour celui-ci alors qu'Harlan Coben en a écrit des bien meilleurs. Je ne dis pas qu'on passe un mauvais moment en le lisant... juste qu'on peut passer son temps à autre chose.







samedi 13 avril 2019

Un appartement à Paris - Guillaume Musso

Un autre auteur cher à mes périodes estivales, et non des moindres car il est l'auteur français le plus vendu dans l'hexagone : j'ai nommé Guillaume Musso.

Découvert sur le tard, je vous avoue que je prends désormais un certain plaisir à lire son nouveau roman chaque été sur le bord de la piscine. Pas prise de tête, divertissant... tous les ingrédients du traditionnel roman de plage. 

Avec le temps, j'opte cependant pour le format ebook, pour éviter de payer un prix démentiel pour un roman lu en 2 jours et de me trimbaler une valise qui pèse un âne mort tout l'été... dommage que la technologie, le sable et l'eau ne fassent pas bon ménage, car j'ai un peu peur qu'un beau jour mon bel ebook ne se noie. 
Quoiqu'il en soit, à l'été 2017, c'était le tour d'Un appartement à Paris. Pas encore totalement convaincue à l'époque par la plume de Guillaume Musso, mais de moins en moins fâchée avec l'auteur, j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner son nouveau roman. Il faut dire que le précédent, La fille de Brooklynn, était plutôt un bon cru, avec une fin qui, pour la première fois dans mon expérience mussoesque, tenait la route. Alors, pourquoi pas ?


Titre : Un appartement à Paris

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : 2017

Éditeur : XO Éditions 

Résumé : À Paris, Madeline, jeune flic londonienne, a loué un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante pour s'y reposer et s'isoler. A la suite d'une méprise, elle y voit débarquer Gaspard, un écrivain américain misanthrope venu y écrire dans la solitude et avec lequel elle va devoir cohabiter quelques jours dans cet ancien atelier ayant appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, le peintre est mort un an auparavant, laissant derrière lui 3 tableaux aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie et son destin funeste, Madeline et Gaspard décident de collaborer pour retrouver les toiles disparues, réputées extraordinaires, au sein d'une enquête qui les mènera au plus profond de l'horreur.

Mon avis : un roman plutôt sympathique à lire. De toute évidence, Guillaume Musso s'améliore et semble avoir trouvé son style en allant vers le polar. Pas étonnant qu'il reste l'auteur préféré des Français, car il monte en puissance et ses romans, autrefois bancals et bâclés sur la fin, sont aujourd'hui mieux construits, plus rythmés et réfléchis / pensés pour vendre. Ce n'est certes pas l'auteur du siècle, mais on y trouve son compte pour un tête à tête estival. Guillaume Musso a clairement trouvé la recette du succès et semble, dans son genre, arriver à se renouveler et à tenir un rythme de publication annuelle sans entièrement rogner sur la qualité de ses livres. Après, pour être tout à fait honnête, si je me souviens avoir apprécié ce nouveau roman, je dois avouer ne pas en garder un souvenir très précis... ce genre littéraire - prenant sur le moment - ne me laisse jamais une trace indélébile. 
Je me souviens cependant des impressions laissées, ce Musso étant plus noir et intense que les autres, loin des standards du roman estival traditionnel que j'attendais de ce roman avant d'en entamer la lecture. Force est de constater néanmoins que si le final nous glace et m'a clairement fait son petit effet, l'ensemble reste tiré par les cheveux. L'intrigue policière n'est pas vraiment ficelée avec le brio d'une Agatha Christie ou, plus proche de nous, d'un Michel Bussi, mais le rythme effréné et le final inattendu ont eu raison de mes réticences, d'autant plus que par rapport à ses romans précédents, Musso essaye de nous construire le dénouement sur 200 pages et non plus sur 10 pages comme dans certains de ses premiers livres. Bref, je le redis, Musso s'améliore. Ce n'est pas encore la panacée, mais c'est toujours sympa à lire entre 2 romans plus denses, histoire de se changer un peu les idées. 





mercredi 3 avril 2019

"Livre ou film ? n°11" : Un avion sans Elle

Quelques mois après mon billet comparant Maman a tort de Michel Bussi avec son adaptation TV, c'est désormais au tour de Un avion sans Elle de passer sur le grill. 
Il faut dire que Michel Bussi, désormais sur le podium des auteurs français les plus lus et populaires, soulève les foules de l'adaptation avec rien de moins que 3 téléfilms réalisés ou en cours de réalisation et 2 déclinaisons en bandes dessinées sur 2018 et 2019... de quoi rendre jaloux ses concurrents directs.

Hier donc s'achevait sur M6 le téléfilm en 4 épisodes d'Un avion sans Elle, le roman multi récompensé et multi traduit qui avait fait décoller l'auteur en 2012. Celui par lequel je découvrais Michel Bussi pour la toute première fois... nostalgie, quand tu nous tiens !

Si Maman a tort n'était pas mon roman préféré de l'auteur et, par conséquent, j'avais de moins fortes attentes quant à son adaptation télévisée, Un avion sans Elle étant pour moi comme une madeleine de Proust Bussienne, je redoutais nettement son adaptation, que j'avais peur de trouver décevante. Il faut dire que j'avais vraiment adoré le roman, dont vous pourrez relire la critique de l'époque ici.


Titre : Un avion sans Elle

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : 2012

Éditeur : Presses de la cité

Prix : Prix Maison de la Presse et Prix du Roman Populaire, décembre 2012


Quelques infos sur le téléfilm :
  • De : Jean-Marc Rudnicki, Nicolas Durand-Zouky
  • Avec : Bruno Solo (Jacques Monod), Pénélope-Rose Lévèque (Emilie Vitral), Yaniss Lespert (Marc Vitral), Anne Consigny (Mathilde Carville), Margaux Chatelier (Nina Passard), Didier Bezace (Henri Carville), Agnès Soral (Nicole Vitral), Anne-Elisabeth Blateau (Solen Martineau), Foëd Amara (Karim Bouazi)...
  • Date de diffusion : 26 mars et 2 avril 2019
  • Chaîne de diffusion : M6
  • Nombre d'épisodes : 4 d'une cinquantaine de minutes chacun



De quoi ça parle ?

Un avion sans Elle, c'est l'histoire d'un vol Istanbul-Paris qui s'écrase sur le Mont Terrible, dans le Jura, ne laissant aucun survivant, à l'exception d'un nouveau né... une petite fille réclamée par 2 familles, les Carville et les Vitral. Alors que la justice tranche en faveur des Vitral, le détective engagé par les Carville fait, 20 ans plus tard et juste avant d'être sauvagement assassiné, une découverte qui va tout changer...


Le livre ou le film ?

Sans grande surprise, le livre. De ce roman, je me souviens surtout, au-delà de son épilogue grandiose, de son rythme effréné, une course contre la montre qui nous tient en haleine de la toute première à la toute dernière page. Environ 200 pages de suspense à couper le souffle avec peu d'espace pour respirer. C'est ce rythme que j'avais plébiscité lors de ma découverte de l'auteur et qui faisait de ce livre un très grand livre, sans compter bien évidemment la clé de l'énigme... ce petit twist final tellement évident mais tellement introuvable si on n'a pas "le truc". Du pur génie "made in Bussi" ! Or, vouloir faire de ce roman 4 épisodes (vous me direz, c'est toujours 2 de moins que l'adaptation de Maman a tort) est une erreur. Un film de 2 heures ou un téléfilm de 2 épisodes aurait largement suffit à retranscrire l'intensité de ce policier haletant.

Autrement, c'est une bonne adaptation dans l'ensemble. L'intrigue est plutôt bien respectée : une fidélité que je n'avais pas autant retrouvé dans l'adaptation de Maman a tort. Pour ceux qui n'ont pas lu le roman, cette mini-série respecte l'oeuvre d'origine dans son ensemble et ne trahit pas la trame de l'intrigue. 
On y retrouve les mêmes ingrédients, avec pour autant une certaine fadeur dans le traitement, due en partie à un jeu d'acteurs et une manière de filmer "à la française" qui ralentissent l'ensemble. J'ai trouvé l'actrice incarnant Emilie Vitral assez terne, un peu à côté d'un rôle qu'elle aurait pu rendre beaucoup plus intense et profond, là où à l'inverse, l'actrice jouant Nina Passard est une belle révélation.

Certains détails m'ont également gênée. Les scénaristes de ce type d'adaptations ne peuvent pas s'empêcher de modifier de petites choses des romans qu'ils déclinent, parfois sans grand intérêt pour la série mais qui trahissent l'oeuvre originale aux yeux de ceux qui connaissent bien son auteur.
Pourquoi placer l'intrigue en grande partie dans les Hauts de France au lieu de la Normandie ? Les plages calaisiennes sont-elles réellement plus belles que les plages dieppoises ? Quand on sait l'attachement de Michel Bussi pour la Normandie, quel intérêt ? 
Dans le même ordre d'idée, pourquoi renommer Crédule Grand Duc Jaques Monod ? Cette recherche de noms singuliers chère à l'auteur devait-elle obligatoirement être foulée au pied ? Croyez-moi, je me souviens peu des noms des personnages des romans que je lis, mais concernant Crédule Grand Duc, qui n'a pas été frappé par ce nom improbable en lisant le roman Un avion sans Elle ? Pourquoi ne pas le conserver ? Est-ce un patronyme si ingrat pour le grand Bruno Solo ? 
Des détails, certes. Mais qui bafouent le talent et la signature de Michel Bussi et qui m'ont dérangée.

C'était néanmoins une adaptation plutôt réussie, mais au vu de la qualité du roman, préférez-lui l'original, vous ne serez pas déçus. A moins que l'adaptation en BD, prévue pour l'année prochaine, soit à la hauteur de l'oeuvre et satisfasse les plus pressés.




samedi 23 mars 2019

Traque mortelle / Alias Thanatos - Sandra Alves

Bonjour à tous, ravie de vous retrouver après une longue période de pause, liée à une activité intense au travail.

Aujourd'hui, je profite de mon congé maternité tout frais pour vous retrouver et vous présenter un auteur coup de cœur : Sandra Alves.
Rappelez-vous, je l'avais rencontrée un peu par hasard en 2017 lors d'une table-ronde sur le polar où j'avais été à la rencontre de Michel Bussi. Et lors de cette table-ronde, en écoutant Sandra Alves parler de son premier roman, édité sur la plateforme de lecteurs bénévoles Nouvelles Plumes, je m'étais rendue compte qu'en tant que membre, j'avais eu l'occasion de lire son premier roman, de le noter, et certainement de participer à sa publication.

Lors de la séance de dédicace post table-ronde, j'avais découvert un auteur sensible et très proche de ses lecteurs. J'avais très envie de découvrir son second roman, tout fraîchement sorti de presse... que je m'empressais d'acheter à cette occasion.



Voici donc une critique, complètement à retardement, de ces 2 petites perles du polar français.


Titre : Traque mortelle

Auteur : Sandra Alves

Date de parution : mai 2015

Maison d'édition : Nouvelles Plumes

Résumé : Judith, Commandant de police au 36 Quai des Orfèvres, et Magali, sa coéquipière, enquêtent sur une série d'assassinats perpétrés par un serial killer qui s'inspire des grandes scènes de meurtres de films célèbres. Sur chaque scène de crime, il laisse aux 2 enquêtrices un indice sur le prochain meurtre : des objets leur appartenant...

Mon avis : pour un premier roman, c'est bluffant. Je me souviens qu'en découvrant le manuscrit sur le site Nouvelles Plumes, je m'étais dit que parmi tous ceux déjà lus, c'était un des meilleurs. On sent, au début du roman, le style encore un peu jeune et hésitant de l'auteur, doté de quelques maladresses, mais très vite, on est happé par l'intensité de l'intrigue et des personnages. L'idée des références à des classiques cinématographiques du genre est classique mais excellente, on se délecte de deviner vers lequel d'entre eux les indices nous portent. Le travail sur les personnages, très "nature peinture", confère une aspérité et un relief inédits au roman et on s'attache aux 2 femmes qu'on prendra plaisir à retrouver dans le second roman de l'auteur, Alias Thanatos. En grande fan de polar que je suis, j'avais deviné le dénouement du livre, mais c'est finalement secondaire car on plonge à corps perdu dans l'oeuvre et ce n'est pas vraiment le dénouement du roman qui fait qu'on l'apprécie... et ce quelles que soient les maladresses de jeunesse qu'on peut y retrouver. Dès le second ou le troisième chapitre, tout est oublié, on ne lâche plus le bouquin. Quant au style, inspiré des dialogues de cinéma, il est peu rédigé, peu descriptif, ce qui apporte au rythme de l'ensemble, confère une certaine singularité au polar et rend le tout extrêmement facile à lire.



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Titre : Alias Thanatos

Auteur : Sandra Alves

Date de parution : février 2018

Maison d'édition : Nouvelles Plumes

Résumé : de retour au 36 Quai des Orfèvres après la terrible affaire qui l'a occupée dans Traques Mortelle, Judith se penche sur un nouveau cas. Une petite fille est retrouvée morte sur la Place de la Bastille, son corps embaumé. Ce meurtre sera le premier d'une longue série, qui se poursuit avec le père de la fillette, loin d'être innocent, et qui met en lumière la profondeur de l'âme humaine.

Mon avis : ce roman est l'aboutissement de ce que Sandra Alves avait initié dans Traque mortelle. On retrouve les personnages qu'on a tant aimés dans son premier roman, qu'il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour lire et apprécier ce nouvel opus, avec un style qui s'est vraiment affirmé. L'auteur confie qu'elle a eu beaucoup de mal à abandonner le style du premier livre, sous forme de dialogue du début jusqu'à la fin, pour ajouter du descriptif, du rédactionnel plus appuyé. Cela ne se ressent pas, et on est clairement monté en gamme entre les 2 romans.
Si le thème du second livre me faisait moins rêver que le premier, l'histoire est vraiment bien amenée et on accroche tout de suite. Et cerise sur le gâteau, l'auteur s'est permise des rebonds dans le scénario auxquels je ne m'attendais pas du tout, ajoutant un réel piment au roman, ce que j'avais moins ressenti dans le premier. Bref, Sandra Alves s'affine, grandit et déploie ses ailes, et j'ai hâte de voir ce que donnera son prochain polar, car si elle poursuit sur sa lancée, ça sera jouissif !


samedi 23 juin 2018

"Livre ou film ? n°10" : Maman a tort


Ce billet va être relativement court. En effet, il s'agit pour moi de vous parler à nouveau de Maman a tort, roman de Michel Bussi. Roman dont je vous ai déjà livré ma critique, très bonne au demeurant, et que vous pouvez relire ici.


Alors pourquoi revenir dessus ? Parce que France 2 a eu la bonne idée de décliner ce livre en un téléfilm de 6 épisodes, tout juste diffusés sur la chaine.

Une série qui, outre être inspirée du roman d'un de mes auteurs préférés, avait fait parler d'elle puisque son actrice principale, Anne Charrier, a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine au Festival Séries Mania. Sans compter la présence de Pascal Elbé au générique, un acteur que j'apprécie tout particulièrement.

Sur le papier donc, même si je n'aime vraiment pas les séries françaises, celle-ci avait tout pour plaire. Je l'ai donc regardée dès sa diffusion sur le service public.

Titre : Maman a tort

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : mai 2015


Quelques infos sur le téléfilm :


  • De : François Velle
  • Avec : Anne Charrier (vue dans Maison Close), Pascal Elbé (vu dans Le Raid, L'amour aux trousses, Mes amis mes amours...), Samuel Theis, Camille Lou (vue dans les comédies musicales 1789 Les amants de la Bastille et La légende du Roi Arthur)...
  • Date de diffusion : mai-juin 2018





De quoi ça parle ?


Malone a 3 ans et demi. Lorsqu'il soutient à Vasile, son psychologue scolaire, que sa maman n'est pas sa vraie maman, ce dernier est bien le seul à le croire. Or, le temps lui est compté pour aider le petit Malone, dont la mémoire commence à s'effacer. A partir des souvenirs racontés par l'enfant, dont certains semblent sortis tout droit d'un conte de fée, il entreprend donc de retrouver la vérité. Qui est Malone ?

Le livre ou le film ?

Si le livre m'avait plutôt transportée, j'attendais le téléfilm au tournant. Difficile d'adapter le roman d'un auteur qui fait tout passer par les mots et les pirouettes littéraires et qui profite de l'absence d'images pour nous faire aller où il veut. Avec l'image, comment mettre en scène l'intrigue, le twist final ? A mon sens, le pari était osé. Surtout avec une réalisation à la française.
Autre challenge à relever : le rythme. Bussi nous impose très souvent une cadence haletante, qu'il me paraissait compliquée à porter sur 6 épisodes. 

Alors, verdict ? Le téléfilm tient la route. Il arrive bien à nous emmener sur des certitudes qui tombent les unes après les autres (mon mari qui n'avait pas lu le livre en atteste) et à jouer avec les apparences. Les acteurs sont plutôt bons. L'ambiance est respectée et cela tient beaucoup au fait que le livre se passe au Havre et que le réalisateur a su particulièrement bien retranscrire l'atmosphère de la ville. 
En vrai, le succès du téléfilm vient du fait que le scenario de base était sacrément bon, il n'y avait plus qu'à se laisser porter. 
Sinon, quand on a lu le roman, peu de surprise malheureusement, mais c'est le jeu du polar me direz-vous. Quoi qu'il en soit le téléfilm n'a pas vraiment à rougir, il est assez fidèle et bien fait. Il provoque les mêmes sensations, les mêmes surprises. Je ne peux pas vous en dire plus sans vous dévoiler le contenu du roman, mais j'ai été prise aux tripes aux mêmes moments que dans le bouquin.

En revanche, allez savoir pourquoi, les équipes n'ont pas été au bout de l'intrigue. Elles se sont arrêtés en route dans le scenario de Michel Bussi, qui pourtant tient du génie.  Pourquoi ? Le final était épatant et dévoilait une construction scénaristique tirée au cordeau. Tout était parfaitement pensé depuis les premières pages, et on découvre une machination infernale extrêmement bien ficelée, digne des plus grands. Je me demande encore pourquoi la série s'arrête en si bon chemin et n'a pas osé aller au bout du concept de Michel Bussi. Quelle déception !!
Sans compter que du coup, le final traine sacrément en longueur. Il y a clairement un épisode de trop, qui dure et qui dure... les 2 derniers épisodes sont d'une lenteur et d'un ennui sans nom, alors qu'ils devraient être l'apothéose de 4 épisodes géniaux. Dommage...

En conclusion, vous l'aurez compris : lisez le roman.
Eventuellement, jetez un oeil sur le téléfilm, mais le roman se suffit largement à lui même.

En attendant les adaptations d'Un avion sans elle et du Temps est assassin...