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samedi 27 juin 2020

L'été circulaire de Marion Brunet


Encore une auteure que j'ai découvert au hasard du Salon du livre de Saint Maur des Fossés. Conseillée par ma belle-mère. Une jolie rencontre avec une romancière encore étonnée d'être là et d'être félicitée par ses lecteurs. Une personne douce, humble, souriante. Ça m'a donné envie d'acheter son livre et de découvrir. 


Titre : L'été circulaire

Auteur : Marion Brunet

Date de parution : avril 2019

Éditeur : Albin Michel



Résumé : Jo et Céline sont 2 soeurs, adolescentes. Elles ont 15 et 16 ans et vivent une vie de fêtes foraines, de centres commerciaux et de descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues du Midi. Mais très vite, cette vie faite d'insouciance s'envole en éclats. Céline est enceinte. Elle ne veut pas dire qui est le père. Son paternel, sanguin, est prêt à en découdre, quitte à commettre l'irréparable...


Mon avis : une jolie plume, mais une histoire bien trop sombre. Un drame qui a vocation à montrer les gens, nus, tels qu'ils sont dans leur ignorance et leur fierté, à travers leurs destins tragiques. Des enfants qui reproduisent la vie de leurs parents. Une vie qu'ils faisaient tout pour fuir. Le soleil chaud et réconfortant du Lubéron laisse place à un récit noir, glaçant, qui éteint toute la candeur du début du roman. C'est un récit sur les petites gens. C'est un roman sur des vies ratées. 
Ce livre m'a laissé un sentiment plutôt mitigé car, de par son fond éminemment social, je n'y ai pas trouvé l'évasion recherchée, mais plutôt un profond sentiment de malaise. Une déception aussi de par la classification du roman : considéré comme un policier, nous sommes plutôt ici dans le drame sociale et je n'y ai donc pas trouvé mon compte. 
En conclusion, un style très prometteur, mais un univers qui n'est clairement pas le mien





samedi 28 mars 2020

T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi

D'un côté, mon amour inconditionnel pour Michel Bussi. De l'autre, ma sainte horreur du format "nouvelles"... 

Aussi, quand Michel Bussi a annoncé la sortie d'un recueil de nouvelles, mon coeur balançait. En effet, je trouve ce format court peu propice aux beaux développements, aux histoires construites, à un maintien en haleine... surtout en ce qui concerne les romans policiers, qui nécessitent plus que les autres une construction sans faille, un fil développé petit à petit, sur la durée, pour entretenir le mystère et le suspense propre au genre...

Sans compter que sur ses tentatives de nouvelles dans les recueils des Restos du coeur 13 à Tables, le romancier ne m'avait pas transportée, à l'inverse d'autres auteurs plus aboutis dans ce genre littéraire, comme Maxime Chattam ou Bernard Werber.

C'est pourquoi j'entamais la lecture de T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles avec défiance et circonspection.


Titre : T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : Janvier 2018

Éditeur : Pocket


Résumé : sur un coup de tête, Ariane a tout quitté pour s'installer avec sa fille Anaïs à Veules-les-Roses, charmant petit village normand, où vivent les parents de son ex-compagnon, le père d'Anaïs. Cette fuite n'est pas sans rappeler celle, plus d'un siècle plus tôt, d'Anaïs Aubert, fameuse actrice de la comédie française, qui, dit-on, vint cacher dans ce havre de paix un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison...
Trois autres nouvelles, plus courtes, complètent le recueil : L'armoire normande, Vie de grenier et Une fugue au paradis. 

Mon avis : la première nouvelle, trop longue (une centaine de pages), ne m'a pas particulièrement happée. Si j'admets qu'elle est bien construite et que l'intrigue est in fine intéressante et bien pensée, je me suis un peu ennuyée. Le texte est trop long pour une nouvelle, trop court pour un roman. Michel Bussi s'y perd un peu et s'y mélange les styles. L'entrée en matière, avec T'en souviens-tu, mon Anaïs ? était donc un peu décevante, même si le dénouement était plutôt bien imaginé et les références à Victor Hugo intéressantes. Des références qui confèrent, d'ailleurs, à cette nouvelle une certaine profondeur.
Les 3 nouvelles suivantes m'ont plutôt bien plues, bien qu'un peu courtes, ce qui a pu donner à celles-ci le sentiment d'un traitement expéditif. J'ai beaucoup aimé l'approche de L'armoire normande et d'Une fugue au paradis, qui nous baignent dans l'univers et le style propres à Bussi, et pour lesquelles l'auteur semble avoir trouvé une partie des clés de construction d'une bonne nouvelle. Toutefois, avec un sentiment de trop peu. 
En conclusion, des nouvelles inégales : certaines savoureuses, d'autres plus fades. Je ne suis pas conquise par ce recueil, qui dessert pour moi l'oeuvre de Michel Bussi.





mercredi 17 avril 2019

Intimidation - Harlan Coben

Autre auteur de best sellers que je prends plaisir à emporter dans mes valises de vacances : Harlan Coben. Des polars plutôt bien construits, faciles à lire et une plume qui nous tient en haleine... des petits bouquins parfaits pour décompresser l'été avant de reprendre le train train quotidien à la rentrée. 

D'une manière générale, les romans d'Harlan Coben, très plaisants, ne sont pas les polars les mieux ficelés que je connaisse (je déteste deviner la fin d'un roman en plein milieu de celui-ci), mais le style est très souvent diablement efficace et l'ensemble fonctionne. De là à ériger l'auteur au rang de Dieu du polar et vendre ses romans une vingtaine d'euros, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, mais télécharger un petit roman de cet auteur au format ebook pour le lire tranquillement en sirotant un bon mojito fait parfaitement l'affaire. 
J'apprécie tout particulièrement ses romans ne mettant pas en scène son protagoniste Myron Bolitar, car l'auteur se permet un peu plus de liberté et sort de son confort (l'univers sportif) pour nous proposer, en général, quelque chose d'autre, qui change, et qui n'est pas déplaisant, à l'image de son très connu Ne le dis à personne.

C'est le cas d'Intimidation, que j'emportais donc sur ma liseuse pour l'été. Après Levy et Musso, il était temps de rattraper mon retard accumulé sur Harlan Coben...


Titre : Intimidation

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : octobre 2016

Éditeur : Belfond

Résumé : Adam Price semble vivre une vie parfaite avec sa femme, Corinne, et ses 2 enfants. Jusqu'au jour où il se fait aborder dans un bar par un inconnu qui lui souffle que Corinne lui cache un secret... elle lui a menti sur sa dernière grossesse. Une révélation suffisamment détaillée pour qu'Adam se mette à douter. De retour chez lui, il questionne sa femme qui lui donne un début d'explication mais lui demande un peu de temps pour tout lui expliquer dans le détail... avant de disparaître mystérieusement. 

Mon avis : pas le meilleur Harlan Coben, et de loin. Encore un auteur qui a cédé aux sirènes du "un roman par an", pour le meilleur et pour le pire. Ici, pour le pire. L'histoire est tirée par les cheveux, grotesque. Les ficelles sont énormes et on voit venir de loin le dénouement, un brin bâclé. Les retournements de situation et les différentes intrigues dans l'intrigue laissent perplexes. Harlan Coben nous livre un scenario conçu à la truelle, loin de ce qu'il a l'habitude de nous proposer. La construction est toujours la même, mais sans le génie de ses autres romans.
On peut néanmoins lui reconnaître sa plume qui reste efficace, l'auteur sait mieux que personne nous faire enchaîner les chapitres les uns après les autres et nous tenir en haleine tout au long du roman, mais nous laisse au final avec un sentiment d'inachevé avec cette Intimidation, tant le scénario est alambiqué. 
En résumé : c'est un roman sympa pour lire vite fait entre 2 gares routières, mais si vous avez le choix, prenez-en un autre de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher 22 euros (ou un peu moins de 10 maintenant qu'il est sorti en Poche) pour celui-ci alors qu'Harlan Coben en a écrit des bien meilleurs. Je ne dis pas qu'on passe un mauvais moment en le lisant... juste qu'on peut passer son temps à autre chose.







samedi 4 août 2018

Le retour de Jules - Didier Van Cauwelaert

Deux ans après son très bon roman Jules, Didier Van Cawelaert revient avec Le retour de Jules. Rappelez-vous, il nous avait fait découvrir en mai 2015 ce chien d'aveugle prêt à tout pour retrouver sa maitresse qui avait recouvré la vue et n'avait plus besoin de ses services... jusqu'à aller chercher le petit vendeur de macarons de l'aéroport qui semblait être tombé amoureux de la jeune femme lors de son embarquement... Une très belle histoire, touchante et juste écrite comme il faut.

C'était donc une évidence pour moi de lire la suite. Où en étaient Zibal, le vendeur de macaron, et Alice, la jeune femme ayant recouvré la vue ? Jules le chien assistait-il toujours les enfants épileptiques ? Je n'avais pas vraiment besoin de le savoir, le précédent roman se terminant tout juste comme il devait s'achever. 
Mais curiosité oblige, on adore s'imaginer ce qu'il se passe après l'histoire, ce qui se cache dans le " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant "... 

En ayant toutefois peur d'être déçu si on nous donne la réponse.
Allai-je être déçue ?


Titre : Le retour de Jules

Auteur : Didier Van Cawelaert 

Date de parution : mai 2017


Résumé : Zibal et Alice. Quelques temps plus tard, la romance bat sérieusement de l'aile. 
Jules. Le chien d'aveugle, devenu chien d'assistance aux épileptiques, semble avoir retrouvé sa raison de vivre et même être tombé amoureux de la chienne Victoire. 
Mais soudain, tout bascule. Zibal et Alice vont devoir se retrouver, car Jules vient de commettre l'irréparable. Il a mordu un enfant et est, de ce fait, condamné à mort. Une course contre la montre s'engage alors pour Zibal et Alice qui doivent à tout prix sauver le chien qui les avait réunis...

Mon avis : on est très loin de ce qui m'a plu dans Jules. Ce Retour de Jules sent le réchauffé et on perd la beauté et la fraicheur du premier roman. Sans compter le synopsis, complètement ubuesque.
Le livre en soi n'est pas désagréable à lire, mais n'est pas exceptionnel. On marche en terrain connu et l'effet de surprise n'y est plus. Je regrette personnellement de ne pas en être restée au premier tome. Les personnages qui étaient si touchants nous sont montrés avec un autre visage, celui de l'adultère, et j'ai eu beaucoup de mal à adhérer à cette proposition. Je préfère définitivement m'arrêter à " ils vécurent heureux " que de commencer un roman par " sur les ruines de leur bonheur, je battis mon histoire ". Surtout si cette histoire est écrite à l'arrachée, sans style et sans âme.
Auteurs, arrêtez de vouloir trop en faire, vous dénaturez vos chefs d'oeuvres et les entachez d'une suite qu'ils ne méritent pas.







samedi 28 mai 2016

L'évangile de Jimmy - Didier van Cauwelaert

Après avoir lu et apprécié Hors de moi, Thomas Drimm - La fin du monde tombe un jeudi, et Jules, j'avais envie de lire d'autres romans de Didier van Cauwelaert. C'est pourquoi j'ai ajouté le nom de l'auteur dans ma liste de Noël. 

C'est ainsi qu'Audrey, ma très grande lectrice de belle-sœur, m'a offert L'évangile de Jimmy.

Après 5 mois de pause lecture (congé maternité et bébé accaparant oblige), j'ai donc sauté sur le bouquin. Un peu ardu pour une reprise...



Titre : L'évangile de Jimmy

Auteur : Didier van Cauwelaert

Date de parution : octobre 2004

Résumé : Jimmy, 32 ans, est un simple nettoyeur de piscine orphelin... jusqu'au jour où le gouvernement vient le chercher pour lui annoncer ses vraies origines : il est en fait le clone du Christ, créé à partir du Suaire de Turin... Jimmy va-t-il assumer son rôle ? Manipulé par l'Etat, l'Eglise et la communauté scientifique, sa foi va être mise à rude épreuve !

Mon avis : une très grande promesse, mais aussi une belle déception. Autant j'ai adoré ses autres livres, autant j'ai trouvé celui-ci un cran en dessous. Au départ, tout est alléchant dans ce roman : le concept (grandiose), la personnalité de Jimmy (un looser patenté, obèse et à côté de ses pompes), les questions soulevées (cyniques et sulfureuses)... tout laissait présager un roman de haut vol comme Didier van Cauwelaert sait si bien les faire. Mais au final, le roman peine à décoller et on ne compte plus les longueurs avant que l'intrigue ne débute réellement. Seule la manipulation des grandes instances pour s'accaparer Jimmy est intéressante et aborde de manière vraiment profonde le rapport des institutions à la foi. Mais à force, cet aspect du roman est un peu longuet. Sans compter le dénouement plutôt mal amené et un peu bancal. Bref, je n'ai pas été séduite comme je le suis habituellement par l'auteur. Dommage, ça présentait bien.


Ma note : 5/10

samedi 30 avril 2016

Comment devenir un connard (guide à l'usage de tous les abrutis) - Franck Zerbib

Ce livre là, je l'ai acheté dans le cadre de mon travail. Et oui, vous ne rêvez pas, c'est bel est bien vrai ! 
Je me suis même donné pour mission de le lire en moins de 24h pour en faire un compte rendu à l'un de mes clients, qui souhaitait en connaître le contenu. 

A priori, pas trop difficile ! Je trouvais le titre accrocheur et j'avais bien envie de me procurer l'ouvrage pour en savoir un peu plus sur la connardise aigüe. Donc, dans l'équipe, c'est moi qui m'y suis collée. 

En plus, il faut savoir que l'auteur, Franck Zerbib, est l'ancien chanteur du groupe Les Wriggles, qui nous a composé quelques chansons pleines d'humour. 

Donc me voilà avec mon Comment devenir un connard sous le bras, pour en apprendre toujours plus sur la connerie humaine et me former à devenir une belle connasse... 

Finalement, après quelques pages seulement, c'était déjà mal parti car, selon le bouquin, le connard est obligatoirement masculin.... je n'avais pas lu la moitié du livre que ça commençait à se gâter... et dire que le reste était du même acabit !



Titre : Comment devenir un connard (guide à l'usage de tous les abrutis)

Auteur : Franck Zerbib

Date de parution : septembre 2015 

Résumé : "Je suis né dans une famille d'Abrutis. Mes parents étaient fonctionnaires, mon frère était un crétin et mon chien ne ramenait jamais la baballe. Autant dire que j'étais mal parti pour réussir dans la vie... Aujourd'hui, je suis devenu un des plus gros Connards de ma génération. Comment en suis-je arrivé là ? Fais-je partie de ces génies que l'humanité ne produit qu'une fois par siècle ? Ou bien existe-t-il une recette, un chemin, qui puisse ouvrir la voie du bonheur à n'importe quel blaireau de la Terre ? Les Abrutis du monde entier m'ont supplié de livrer mon secret. Évidemment, je ne pouvais rester insensible au potentiel commercial d'une telle détresse. C'est pour cette raison que j'ai écrit ce livre. Vous qui vous faites toujours piquer votre dessert à la cantine. Vous qui admirez notre incroyable facilité à vous aplatir la tronche sans complexe. Ce guide est fait pour vous ! "

Mon avis : un peu dans la même lignée que La femme parfaite est une connasse, dans Comment devenir un connard, tout est dans le titre. Sorti de là, ça fait sourire, parfois un peu rire, mais ce n'est pas le bouquin du siècle. J'attendais plus de Franck Zerbib mais, me direz-vous, si ses chansons me font sourire, elles ne sont par pour autant exceptionnelles non plus. Donc tout est là, dans un entre-deux sympathique, mais aussi vite oublié qu'il est lu ! 


Ma note : 4/10




samedi 23 janvier 2016

Le prince des ténèbres Tome 1 : la mort dans l’âme - Jeaniene Frost

Retour à mes vieilles amours : les vampires, avec un livre que m’a prêté ma copine Charline. Je vous avoue que celui-là, je l’ai commencé il y a un bail, mais j’ai eu un mal fou à dépasser le premier chapitre, qui laissait présager d’un roman de seconde zone à la Twilight. J’ai dû le relire au moins 3 ou 4 fois, avec plusieurs semaines d’intervalle entre chaque tentative, sans me résoudre à aller plus loin. En fait, une fois commencé, je l’ai lu assez vite et me suis laissée prendre au jeu de ce roman de vampires pour ados en manque de sensations.

Evidemment, cela ne vaut pas un bon vieux Bram Stocker ou un classique Anne Rice, mais avec tout ce qu’on lit comme daubes sur les vampires de nos jours, pas évident de trouver de dignes successeurs à ces grands auteurs du genre.

Cela ne m’empêche en rien d’essayer… et voici ma critique du premier tome de cette nouvelle saga vampirique…


Titre : Le prince des ténèbres Tome 1 : la mort dans l’âme

Auteur : Jeaniene Frost

Date de parution : août 2013

Résumé : depuis toute jeune, Leila possède un pouvoir. Elle peut deviner les plus sombres secrets des personnes qu'elle touche ou dont elle touche un objet leur ayant appartenu. C'est pour cette raison que des créatures de la nuit l'enlèvent : pour qu'elle leur révèle où se trouve le vampire le plus vieux et le plus connu de tous les temps, Dracula. Alors qu'elle tente d'identifier sa location, Dracula sent sa présence. Naît ainsi entre eux une relation télépathique, seule option de sortie des griffes de ses ravisseurs pour la jeune fille. Lorsque enfin elle rencontre Dracula en "chair et en os", une passion dévorante voit le jour entre les 2 protagonistes... mais l'ennemi rôde toujours, bien déterminé à se débarrasser d'eux...

Mon avis : j'ai eu un mal fou à entrer dans le roman. Les premiers chapitres laissent en effet présager un mauvais Twilight bis. Un roman mièvre pour ados boutonneux. Au final, quand on entre dans l'histoire, le livre est assez plaisant. Très "ados", c'est certain, mais pas si mal construit ni écrit. Bon, entre nous, ça ne vaut pas un bon Bram Stocker, et certains auteurs devraient arrêter de nous vendre de la romance draculesque à toutes les sauces, mais ce roman n'est pas le plus mauvais du genre, loin de là. Il faut juste laisser son cerveau au placard et ne pas s'attendre à être surpris par cette lecture. Je ne lirai sans doute pas le tome 2, mais j'ai passé un moment plutôt sympa en compagnie de ce premier tome. 



Ma note : 5/10

samedi 3 octobre 2015

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel - Romain Puértolas

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel est le second roman de Romain Puértolas.
Souvenez-vous, son premier roman, L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, m'avait beaucoup plu et avait récolté la belle note de 9/10 à l'époque sur ce blog. Un livre que j'avais alors acheté sur un coup de tête, fan de son titre et de sa couverture ! Du coup, quand j'ai vu qu'il publiait un nouveau roman, avec un titre tout aussi alléchant, je me suis dit qu'il fallait que je le lise !
Comme j'ai beaucoup de chance, ma belle-sœur Audrey avait reçu le livre en cadeau. J'ai alors sauté sur l'occasion. pour le lui emprunter.. ou presque, car mon père était passé par là avant moi, et l'avait déjà en sa possession. Sauf que, jour après jour, voyant que mon père n'avançait pas dans la lecture du roman, j'ai fini par le lui subtiliser. J'aurais dû me douter que s'il avait du mal à avancer, c'est qu'il y devait y avoir une bonne raison...
Titre : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel
Auteur : Romain Puértolas
Date de parution : janvier 2015
Résumé : Providence a rencontré la petite Zahera, atteinte de mucoviscidose, suite à un séjour dans un hôpital marocain et, jour après jour, s'est épris d'elle. Quelques années plus tard, alors qu'elle doit se rendre à Marrakech pour aller chercher la petite fille fraichement adoptée, elle est malheureusement retenue contre son gré à l'aéroport. Pour cause d'éruption d'un volcan islandais entraînant un nuage de cendres sans précédent, le trafic aérien au départ de la France vers le Maroc est en effet totalement interrompu. Parce que les heures de la petite Zahera sont comptées et que l'amour d'une mère donne des ailes, Providence décide d'apprendre à voler...
Mon avis : un très mauvais second roman, ou comment recycler les ficelles d'un premier roman à succès à outrance et sans finesse. Ce qui faisait le charme du Fakir, à savoir des tournures de style plutôt humoristiques qui portaient l'histoire avec brio (même si on sentait que le roman s'inspirait très - trop -  fortement du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire), font aujourd'hui la lourdeur de ce second roman. Dans chacune de ses phrases, Romain Puértolas tente d'inclure un jeu de mot, un trait d'esprit ou une tournure décalée... mais qui finissent par plomber la lecture et le plaisir qu'on en a. Et comme le thème de ce livre reste la maladie, il m'est d'avis qu'il n'était vraiment pas nécessaire d'ajouter à la lourdeur de l'histoire celle d'un style qui s'écoute mais n'écoute pas le lecteur. Ce qui s'annonçait comme une aventure légère et aérienne s'avère être indigeste... dommage !
Ma note : 4,25/10

samedi 14 février 2015

"Livre ou film ? n°4" : Odette Toulemonde

Il y a des livres comme ça, on les achète en tombant dessus par hasard en librairie... et parce qu'on est tombée amoureuse du film.

Odette Toulemonde, c'est une très belle découverte faite chez ma copine Ally. 
Ally, pour ceux qui la connaissent, adore les films bien franchouillards. Ceux dont, a priori, je ne suis pas friande. Pour moi, rien ne vaut la castagne et le charme ravageur d'un bellâtre américain du type Harrison Ford ou Hugh Jackman (Han Solo et Wolverine, mes héros !) 

Parce que :
  • les mythomanes dépressifs et cocaïnomanes, 
  • et Kad Merad, 
je n'ai vraiment rien contre, mais c'est moins mon délire, surtout à 12€ la place de cinéma.

Mais comme je suis polie, à l'époque, j'ai dit à Ally : "allons-y pour Odette Toulemonde". Catherine Frot et Albert Dupontel dans un film se déroulant à Charleroi en Belgique, pourquoi pas ?
Le film commençait à peine que je me demandais ce que j'avais été faire dans cette galère... mais à peine 2 minutes plus tard, j'étais déjà absolument conquise et ne lâchai plus le film jusqu'à la fin. 

Alors si Eric-Emmanuel Schmitt écrit et réalise de tels chefs d'oeuvre au cinéma, forcément, j'avais hâte de lire le recueil de nouvelles tiré du film (si si, le recueil est bien tiré du film... comme quoi, quand on ne veut pas faire comme tout le monde...;)


Titre : Odette Toulemonde et autres histoires

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt

Date de parution : 2006


De quoi ça parle ?


Dans le recueil de nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt offre les portraits de huit femmes qui tentent, envers et contre tout, de trouver le bonheur.
Odette Toulemonde est clairement la nouvelle phare du recueil. Odette, c'est une femme simple. Vendeuse au rayon cosmétiques d'un grand magasin le jour et plumassière la nuit, elle vit par procuration, en s'abreuvant des romans de Balthazar Balzan, un auteur populaire à succès. Alors, quand il se rend en Belgique pour une séance de dédicaces, Odette se prépare à cette rencontre avec le plus grand soin, et lui écrit une lettre, pour lui dire tout le bien qu'elle pense de lui. C'est juste après, alors que le nouveau roman de Balthazar est descendu par l'ensemble des critiques, que l'auteur décide de prendre le large. Retrouvant la lettre d'Odette, il se rend à l'improviste chez la plumassière... 
Commence alors une belle thérapie du bonheur.


Alors, le livre ou le film ?

Pour une fois, l'auteur a d'abord écrit le film avant d'en tirer un livre, et cela se ressent.
Il n'y a pas photo, c'est vraiment le film qui sublime l'histoire. Même si le film et la nouvelle sont extrêmement proches, l'ensemble du recueil de nouvelles est assez fade. Schmitt a une très belle plume, mais après avoir vu/lu Odette Toulemonde, on s'attend à plus de poésie, et le reste des nouvelles semble finalement bien terne. La recherche du bonheur est certes le fil rouge du recueil de nouvelles, et si celui-ci reste agréable à lire, il comporte néanmoins trop peu d'envolées lyriques par rapport à ce à quoi on pourrait s'attendre.

Alors que le film, quel art ! Quelle poésie !
Catherine Frot est remarquable et nous donne, à nous aussi, des leçons de bonheur. Quand elle est heureuse, elle vole. Ça m'a rappelé mon livre préféré de Christian Bobin, Tout le monde est occupé. A croire que le "Tout le monde" réussit à faire rêver. 
Balthazar Balzan, incarné par Albert Dupontel, est un très bon écrivain populaire à la Levy ou à la Musso et qui, accablé par la critique, passe du mec hautain à l'homme sensible qui comprend que le bonheur tient à peu de choses. Que l'on peut être plumassière mais heureuse. Que l'on peut être écrivain, vivre dans un très beau duplex à Paris, mais passer à côté de la vie...
Ce que le livre décrit avec des mots, le film le sublime en image et en émotions. Et puis, définitivement, la pétillante, la généreuse, la superbe Catherine Frot nous émeut et nous fascine... tout tient par elle et pour elle.

Mes notes ?

5/10 pour le livre.
9/10 pour le film.






samedi 15 novembre 2014

Le grand voyage - Franck Thilliez

De bon matin, un jour dans le train, au moment de m'asseoir, j'ai découvert sur mon siège un petit livre de poche intitulé "Les petits polars du Monde : Le grand voyage de Franck Thilliez". 
Surprise, j'allais le tendre à mon voisin d'en face, pensant que le livre lui appartenait, quand j'ai remarqué, sur la couverture, une pastille qui indiquait "SNCF vous offre un moment d'émotion". 

Ça, j'adore !! Moi qui passe mes heures de train à lire, me voir offrir un petit recueil par la SNCF, j'avais l'impression d'être récompensée pour ma fidélité et ma bonne humeur quotidienne (je trouve que mon calme face aux grèves ou face aux jeunes et leurs MP3 trop sonores mérite en effet d'être récompensé ;)

En gros, j'ai trouvé le concept absolument génial : tu trouves une nouvelle sur ton siège, tu la lis, et tu la transmet au voyageur suivant. Cette année, apparemment, l'oppération était rééditée pour la 3ème année consécutive, avec les polars à l'honneur : 13 auteurs pour 13 nouvelles inédites voyageant à travers rails et stations de transilien. 

Je suis donc tombée, pour ma part, sur une nouvelle de Franck Thilliez : Le grand voyage
Une occasion en or de découvrir cet auteur, que je ne connaissais pas.


Titre : Le grand voyage

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : juillet 2012

Résumé : Alors que Gilda et son fils, Jérémy, ont enfin réussi à s'offrir des vacances rêvées à bord d'un paquebot de croisière, ils découvrent un rouge-gorge qui s'est laissé enfermer dans la cale du navire. Quelques heures plus tard, en plein milieu de la nuit, le paquebot s'arrête soudainement et les passagers se retrouvent enfermés dans leurs compartiments. Certains commencent à ressentir de premiers malaises...

Mon avis : cette petite nouvelle a tout d'une nouvelle. Un début d'histoire alléchant, une promesse qui tient la route... mais un goût de trop peu. Je le redis, mais le format "nouvelle", pour moi, ne permet pas de développer correctement une intrigue, ce qui est le cas ici, tout au long des 40 pages du récit. Si l'écriture est plaisante et l'idée de base plutôt bonne, j'ai trouvé la fin complètement abrupte. Il semblerait que la sensation d'angoisse profonde qu'on éprouve en lisant ce livre est propre à l'auteur (j'avoue flipper, du coup, d'en lire quelques 300 pages). Après, les livres et films catastrophes ne sont pas vraiment ma tasse de thé, je leur préfére de loin des happy ending. En bref, je n'ai pas été totalement séduite... si ce n'est pas le concept des Petits polars du Monde, que je trouve remarquable.


Ma note : 5/10

samedi 21 juin 2014

7 ans après - Guillaume Musso

Alors voilà, on y est... mon premier Musso. Ce n'est pas sans une grande émotion que j'écris ces lignes, m'attaquant ici à un monstre sacré de la littérature française, avec Marc Lévy et Ana Gavalda, bien entendu !

En vrai, mon histoire avec Guillaume Musso remonte à il y a quelques  semaines, lors de mon voyage de noces en croisière sur la méditerranée. Alors que je m'étais décidée, avec une force de caractère que je ne me connaissais pas, à aller 2 jours de suite à la salle de gym, j'essayais de trouver un livre facile à lire tout en pédalant sur leurs vélos automatiques. J'avais avec moi pour seul compagnon de lecture, ma tablette, avec une centaine de livres que Kévin m'y avait chargés. Parmi eux, un Musso.
Un seul...

Je me suis alors dit que c'était parfait pour un tour en vélo sur la méditerranée ! Position semi allongée, ma tablette posée sur le petit réceptacle qui me disait que, de toute façon, je ne brulerai jamais assez de calories pour me satisfaire (je les compte en Tic-Tac - seulement 2 calories - pour me remonter le moral : yeaaah j'ai brulé une boite de Tic-Tac !!!)...  j'étais parée. En 2 fois 10 kilomètres, j'avais lu le bouquin !


Titre : 7 ans après

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : 2012

Résumé : Sébastien et Nikki, 2 parents qui ne se sont pas vu ni parlé depuis 7 ans, vont soudain devoir se retrouver quand leur fils, Jérémy, disparait subitement. Découvrant que ce dernier avait une bonne dose de cocaïne dans une boite de poker volée, ils comprennent qu'il a certainement été enlevé par un cartel de la drogue sud américain et s'envolent pour Paris, puis le Brésil, pour tenter de le sauver...

Mon avis : au début du livre, j'ai eu l'impression de lire un Harlan Coben. Pas dans le style, mais dans l'histoire. Une copie conforme de Sans un mot (2008). Je me disais que si le bouquin de Musso n'était pas si mal que ça, il était vraiment trop proche du Coben pour vraiment me plaire. Très honnêtement, le livre manquait d'originalité. Et puis, on la voit grosse comme une maison, la fin où les parents vont se réconcilier parce que l'amour est plus forte que la haine et j'en passe... Quoi qu'il en soit, contre toute attente, avec toutes les mauvaises critiques que j'avais lues, je ne le trouvait pas si mauvais que ça, le Musso. Toujours ce fameux effet "contraire". Quand on te dit qu'un roman est génial, tu es déçu, et quand on te détruit un auteur, tu es souvent agréablement surpris. Là, c'était vraiment ça. Pas le livre du siècle, mais un bon rythme, des personnages attachants et, finalement, un bon moment de lecture, sans prise de tête. Une note pas si mauvaise que ça, donc, mais c'était sans compter la fin totalement bâclée, sans queue ni tête et absolument pas crédible. Pourquoi installer une histoire pendant 300 pages et torcher l'épilogue en moins de 10... ? Mystère, mais je suis restée complètement sur ma faim... Dommage, le livre était plutôt prometteur !


Ma note : 5/10


vendredi 2 mai 2014

1Q84 - Haruki Murakami

C'est vrai que quand on lit, on arrive en général à tisser des liens avec les autres lecteurs. Même si on ne lit pas le même genre de livres, quelque chose nous relie. J'imagine que c'est pareil pour les amateurs de sports. 

Ça a été le cas avec la mère de mon amie Émilie. Dans l'ensemble, on lit le même genre de romans (des policiers, de la science-fiction) même si, curieusement, on ne lit pas les mêmes livres. Ainsi, au cours d'un long week-end chez Émilie à Wimereux, on en est donc venu à parler de nos goût littéraires pendant un long moment. Finalement, je suis repartie de ce week-end avec les 3 tomes de 1Q84 sous le bras.

Ça m'a énormément touchée. En effet, je dois voir Émilie 2 ou 3 fois par an (et encore, entre mon boulot et ses études, c'est parfois malheureusement devenu un peu moins) et, du coup, me prêter 3 gros romans en étant certaine de les récupérer bien plus tard, c'est une belle preuve de confiance.

J'ai donc commencé 1Q84 assez vite. Le premier tome, du moins. 
J'avoue que la période pour découvrir ce roman était assez mal choisie. Je suis particulièrement fatiguée et il semble que ce genre de roman est loin d'être aussi facile d'accès qu'un roman de plage. Il m'a donc fallu un certain temps pour rentrer dedans, d'où mes chroniques littéraires un peu plus espacées ces derniers temps. Quant aux prochains tomes de 1Q84, je pense que je les lirai après des vacances reposantes...


Titre : 1Q84

Auteur : Haruki Murakami

Date de sortie : août 2011

Résumé : ce roman narre 2 histoires se déroulant au Japon, en 1984. 
D'un côté, celle d'Aomamé, une jeune femme qui tue les hommes qui ne respectent pas les femmes. Un jour, lors de l'une de ses missions meurtrières, elle se retrouve dans un embouteillage. Ne pouvant pas se permettre de rater son rendez-vous avec la mort, elle s'impatiente. Son chauffeur de taxi lui propose alors de quitter la voie express par un mystérieux escalier caché. Depuis ce jour, elle s'aperçoit que des choses imperceptibles changent dans son quotidien. Elle qui a tendance à avoir une mémoire extrêmement développée, elle se rend alors compte que des choses la dépassent, que des événements du passé ne sont plus tels qu'elle les avait en tête. Elle appelle ce monde légèrement modifié 1Q84. 
De l'autre, celle de Tengo. Ce professeur de mathématique et jeune écrivain à ses heures perdues se voit confier une mission bien particulière. Son éditeur lui demande de réécrire un roman reçu dans le cadre d'un Prix de jeunes lecteurs : La chrysalide de l'air, un roman où il est question de créatures appelées les Little People. La réécriture du manuscrit s'avère être un succès, mais il semblerait que cela ne soit pas du goût de tous...

Mon avis : J'ai entendu beaucoup de choses positives sur ce roman avant de le lire : "un vrai best-seller", "un bouquin formidable"... ce genre de choses là. Et la critique est quasi unanime. J'ai regardé par curiosité les critiques des médias et des autres blogs : il en ressort un engouement général. Alors forcément, je plaçais la barre haute.
Cependant, pour moi, ce roman est fidèle à l'image que je me faisais d'un roman japonais : il est excessivement lent. Pour un esprit fatigué comme le mien, ça n'a pas été un roman très évident à lire. Les 2 histoires évoluent en parallèle sans, pour ce premier tome, de vrai lien évident entre les 2. Tout est extrêmement long à se mettre en place et la fin m'a laissé pantoise. Je ne sais pas si c'est que j'ai des goûts vraiment différents des gens, mais je n'ai pas été emballée par ce premier tome, que j'ai trouvé long, difficile à lire et très complexe. C'est un livre vraiment loin de mon univers littéraire. 
Bon, ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. On m'a dit qu'une fois que les 2 histoires se rejoignent, le roman devient vraiment passionnant. Alors, comme on dit : "wait and see". Je vais lire les 2 tomes suivants pour me faire mon avis. D'ici-là, mon avis sur le sujet restera neutre...

Note : 5/10


samedi 15 mars 2014

50 nuances plus sombres - E.L. James

Pour le Tome 2 des 50 nuances, je vais faire court, vu que j'ai déjà fait un billet sur l'opus précédent. Après le Tome 1, ma copine Céline m'a prêté les 2 Tomes suivants, normal, histoire que j'ai un aperçu global de la saga. Et comme ma boss lisait le Tome 2 et qu'elle est quand même un peu du genre à faire des spoilers (elle ne pourra qu’acquiescer, je pense), j'ai décidé de le lire avant elle, comme ça, c'est fait ;-)

Je vous laissais sur un Tome 1 un peu mi-figue mi-raisin, où je vous disais que la promesse érotique du livre était loin d'être tenue (le côté sado-maso chambre de la douleur n'en avait que le nom), mais que l'histoire était correcte... et où je craignais que le Tome 2 ne soit l'exact opposé de son prédécesseur : du cul en veux-tu en voilà, sans aucune histoire... j'étais malheureusement à côté de la plaque, avec un roman plat sur tous ces aspects.

Titre : 50 nuances plus sombres

Auteur : E.L. James

Date de sortie : avril 2012

Synopsis (ATTENTION, SPOILERS SUR LE TOME 1) : A la fin du premier Tome, Anna jetait Christian comme une vieille chaussette sado-maso. La fessée ? Plus jamais !! Ce nouvel opus commence donc sur une Ana malheureuse comme les pierres : fouet ou pas fouet, cet homme là, elle l'a dans la peau. Quand il propose de l'accompagner au vernissage de l'exposition photos de José, sa résistance se retrouve à l'état de guimauve, et elle accepte... Le couple se reforme avec, cette fois, un Christian qui tente de faire œuvre de pénitence et de trouver sa paix intérieure... finie la chambre rouge de la douleur : il veut avant tout garder Anna, sans qui la vie ne vaut pas d'être vécue. C'est sans compter sur Leïla, une ancienne soumise qui a juré de récupérer Christian, ni sur Mrs Robinson, qui veille sur l'âme sado-maso de son ancien élève...

Mon avis :
  • Les plus : contre toute attente, je m'étais trompée... pas de sado-masochisme à outrance, et une histoire qui se tient un peu plus que je ne l'avais imaginé. Du coup, ce roman était plus facile à lire que prévu. Et puis, c'est vrai, une fois commencé, on a tendance à le dévorer, malgré toutes les critiques qu'on peut en faire après.
  • Les moins : plus sombre ? Mais où ce livre est-il plus sombre ? On nous a clairement menti sur la marchandise car ce livre est d'une mièvrerie sans pareil. A part peut-être Leïla qui apporte une pointe (très légère) de piquant (quand va-t-elle frapper ? Où est-elle cachée ?), le boss d'Anna qui veut clairement lui sauter dessus (comment cela va-t-il finir ?) et Christian que l'on pense mort l'espace de 3 pages et demi... il n'y a pas de quoi fouetter une soumise ! De mémoire, le plus trash du roman, au point de vue érotisme, est un vibromasseur... à moins que ce ne soit un doigt ? Bref, plus sombre, vous dites ? Mouai, je ne suis pas convaincue. Non pas que je ne n'attendais que ça, mais je ne vois pas l'intérêt de lire un bouquin érotique pour se retrouver avec un tel tas de platitudes... Sans compter l'histoire totalement à l'eau de roses ! "Bébé ne me quitte pas", "Bébé je t'aime", "Veux-tu m'épouser ?", Veux-tu vivre avec moi ?", "Et si on faisait un enfant ?"... Vous l'avez compris, Mister baise a disparu des radars ! Dans ce roman, tout est plat... comme ma note.

Note : 4,5/10