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mercredi 17 avril 2019

Intimidation - Harlan Coben

Autre auteur de best sellers que je prends plaisir à emporter dans mes valises de vacances : Harlan Coben. Des polars plutôt bien construits, faciles à lire et une plume qui nous tient en haleine... des petits bouquins parfaits pour décompresser l'été avant de reprendre le train train quotidien à la rentrée. 

D'une manière générale, les romans d'Harlan Coben, très plaisants, ne sont pas les polars les mieux ficelés que je connaisse (je déteste deviner la fin d'un roman en plein milieu de celui-ci), mais le style est très souvent diablement efficace et l'ensemble fonctionne. De là à ériger l'auteur au rang de Dieu du polar et vendre ses romans une vingtaine d'euros, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, mais télécharger un petit roman de cet auteur au format ebook pour le lire tranquillement en sirotant un bon mojito fait parfaitement l'affaire. 
J'apprécie tout particulièrement ses romans ne mettant pas en scène son protagoniste Myron Bolitar, car l'auteur se permet un peu plus de liberté et sort de son confort (l'univers sportif) pour nous proposer, en général, quelque chose d'autre, qui change, et qui n'est pas déplaisant, à l'image de son très connu Ne le dis à personne.

C'est le cas d'Intimidation, que j'emportais donc sur ma liseuse pour l'été. Après Levy et Musso, il était temps de rattraper mon retard accumulé sur Harlan Coben...


Titre : Intimidation

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : octobre 2016

Éditeur : Belfond

Résumé : Adam Price semble vivre une vie parfaite avec sa femme, Corinne, et ses 2 enfants. Jusqu'au jour où il se fait aborder dans un bar par un inconnu qui lui souffle que Corinne lui cache un secret... elle lui a menti sur sa dernière grossesse. Une révélation suffisamment détaillée pour qu'Adam se mette à douter. De retour chez lui, il questionne sa femme qui lui donne un début d'explication mais lui demande un peu de temps pour tout lui expliquer dans le détail... avant de disparaître mystérieusement. 

Mon avis : pas le meilleur Harlan Coben, et de loin. Encore un auteur qui a cédé aux sirènes du "un roman par an", pour le meilleur et pour le pire. Ici, pour le pire. L'histoire est tirée par les cheveux, grotesque. Les ficelles sont énormes et on voit venir de loin le dénouement, un brin bâclé. Les retournements de situation et les différentes intrigues dans l'intrigue laissent perplexes. Harlan Coben nous livre un scenario conçu à la truelle, loin de ce qu'il a l'habitude de nous proposer. La construction est toujours la même, mais sans le génie de ses autres romans.
On peut néanmoins lui reconnaître sa plume qui reste efficace, l'auteur sait mieux que personne nous faire enchaîner les chapitres les uns après les autres et nous tenir en haleine tout au long du roman, mais nous laisse au final avec un sentiment d'inachevé avec cette Intimidation, tant le scénario est alambiqué. 
En résumé : c'est un roman sympa pour lire vite fait entre 2 gares routières, mais si vous avez le choix, prenez-en un autre de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher 22 euros (ou un peu moins de 10 maintenant qu'il est sorti en Poche) pour celui-ci alors qu'Harlan Coben en a écrit des bien meilleurs. Je ne dis pas qu'on passe un mauvais moment en le lisant... juste qu'on peut passer son temps à autre chose.







samedi 29 juillet 2017

Tu me manques - Harlan Coben

L'été dernier, de passage chez ma tante à La Rochelle (enfin, Nieul-sur-Mer, mais pour quelques kilomètres, je ne vais pas faire ma maline), je récupère quelques romans policiers qu'elle allait jeter à la poubelle, faute d'avoir réussi à les revendre dans des vide-greniers...

Parmi ceux-ci, des Jean-Christophe Grangé (dont Le vol des cigognes, commenté en janvier sur ce blog), et de nombreux vieux - très vieux - Harlan Coben, dont celui-ci, Tu me manques. Aussi, ne vous étonnez pas si dans les prochaines semaines, il pleut des critiques d'Harlan Coben sur mon blog, j'en ai un petit stock à écluser 😉

En même temps, vu que je mets près d'un an à les commenter... ça peut aussi arriver au compte-goutte.

Le hic, avec Harlan Coben, c'est que souvent, je ne me souviens plus de l'intrigue au moment de vous les commenter. Si c'est vrai que je les dévore, c'est également vrai que je les oublie aussi vite que je les ai lus... Alors un an après... remue-méninges pour me rappeler de quoi pouvait bien parler ce satané roman 😉


Titre : Tu me manques

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : 2014

Résumé : Kat Donovan est flic à New York. Alors que son amie Stacy l'inscrit sur un site de rencontres, elle y découvre Jeff, son premier amour, qui l'a quittée sans un mot juste après le meurtre de son père, près de 20 ans plus tôt. Alors qu'elle essaye de renouer le contact, Jeff ne semble pas la reconnaître. En parallèle, elle est contactée par Brandon, un ado qui prétend que sa mère a disparu. Alors que cette dernière devait prendre le large sous le soleil avec son nouveau compagnon, elle n'a cependant pas donné de ses nouvelles à son fils, qui commence sérieusement à s'inquiéter...

Mon avis : comme tous les Harlan Coben, je l'ai dévoré en quelques jours. Le style est délectable, on se laisse happer et, une fois le roman commencé, il n'y a plus moyen de s'arrêter. Les personnages sont toujours attachants, le style est toujours tranchant et redoutablement efficace... bref, j'aime bien ! Autre fait sympathique dans ce roman-ci, c'est l'appel d'air que constitue le fait qu'il ne fasse pas partie de la saga des Myron Bolitar, le personnage fétiche de Coben. Il peut ainsi se lire de manière indépendante et c'est plutôt agréable. Après, comme pour tous les Harlan Coben, même si la fin est bien amenée, on la voit venir d'assez loin et le suspense n'est pas à couper le souffle. Néanmoins, je réitère mon verdict sur cet auteur : on lit ses romans pour le voyage, qui est excellent, non pour la ligne d'arrivée (pour prendre une métaphore sportive chère à cet auteur), qui nous laisse souvent sur notre faim. Normal donc d'avoir oublié ce livre aussi vite qu'il a été lu. Pas d'effet waou, mais néanmoins un bon feeling global. Un bon crû à emmener en vacances sur la plage !







samedi 26 août 2017

Rupture de contrat - Harlan Coben

Rupture de contrat, c'est le tout premier roman d'Harlan Coben qui met en scène son personnage fétiche, Miron Bolitar. 

Comme je l'ai évoqué dans certains récents billets, je suis tombée sur la poule aux oeufs d'or dans les cartons de vieux livres de ma tante. L'occasion de remettre les pendules à l'heure sur la série des Myron Bolitar, puisque je les ai toujours lus complètement dans le désordre.
Bon, entre nous, je n'avais même pas remarqué que c'était le premier de la saga, c'est dire à quel point l'ordre dans lequel on les lit importe peu.

Dans tous les cas, mes lectures des romans d'Harlan Coben sont toujours un bon moment de passé, donc je n'ai pas tardé à le lire une fois chipé dans le vieux carton de ma tante... et je n'ai pas été déçue !


Titre : Rupture de contrat

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : roman traduit en français en 2003 (paru en 1995 aux Etats-Unis)

Résumé du roman : Myron Bolitar est l'agent sportif de Christian Steele, un footballeur américain dont la petite amie, Kathy Culver, a disparu 18 mois plus tôt dans des circonstances troublantes. Alors que le père de Kathy est retrouvé assassiné, la question se pose de savoir si ce meurtre a un lien avec la disparition de sa fille. Dans le même temps, Christian appelle Myron : il vient de recevoir de manière anonyme une revue coquine dans laquelle Kathy apparait nue. Est-ce un canular ? Kathy est-elle vivante ? Que s'est-il réellement passé il y a 1 an et demi ? L'enquête est officiellement relancée...

Mon avis : un bon Harlan Coben. C'est marrant, mais quand je construis mes critiques pour le blog, une fois rédigée, j'aime bien aller voir ce qu'en ont pensé les autres blogueurs. Histoire de comparer. Et là, ce que j'ai lu m'a amené à repenser ma critique, de manière réactive. Car force est de constater que les autres blogueurs et moi n'avons pas vraiment le même avis sur ce roman. 
Ce que je reproche à Harlan Coben, c'est que c'est souvent un peu téléphoné. Si je plonge à chaque fois extrêmement vite dans ses romans, tant c'est bien écrit, je suis aussi très souvent déçue par leur fin, que je devine extrêmement vite. Or dans celui-ci, j'ai comme toujours très vite accroché avec le style d'écriture, mais j'ai surtout été assez surprise par le dénouement, que je n'ai pas vraiment vu venir. Les dernières pages sont plutôt magistrales dans la façon d'amener le coupable à se dévoiler et, jusqu'au bout, le suspense était bien présent.
En conclusion, beaucoup de lecteurs ont trouvé que ce n'était pas le meilleur Harlan Coben. A mon niveau, au contraire, Rupture de Contrat est l'un des romans de l'auteur que j'ai pris le plus de plaisir à lire. On dit que les romans de jeunesse sont les moins bons, j'ai trouvé à l'inverse que Coben avait pris plus le temps de le peaufiner et que le résultat était à la hauteur de la réputation de l'auteur.





samedi 13 janvier 2018

Ne le dis à personne - Harlan Coben

Ne le dis à personne
Harlan Coben
Cet article, c'est le billet classique de la fille qui découvre qu'un livre qu'elle a lu il y a longtemps a été adapté au cinéma ou qui se décide enfin à lire un roman dont elle a vu l'adaptation cinématographique par le passé.  

Dans mon cas, Ne le dis à personne, fait partie de la seconde catégorie, puisque j'ai vu au moins 3 fois le film ces dernières années en rediffusion à la TV avant de tomber sur le roman dans la caisse de bouquins que ma tante avait prévu de mettre à la benne... Comme j'aime bien Harlan Coben, je me suis dit que ce serait l'occasion de faire un comparatif pour vous, fidèles lecteurs. 


Titre : Ne le dis à personne

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : 2001 aux éditions Belfond


Quelques infos sur le film :
  • De : Guillaume Canet
  • Avec, entre autres : François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussolier, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort, Guillaume Canet...
  • Date de sortie : 1er novembre 2006



Ne le dis à personne 
Bande-annonce du film de Guillaume Canet


De quoi ça parle ?

Alex et sa femme, Margot, passent un week-end dans la maison de famille, au bord d'un lac. A l'occasion d'un bain de minuit, Margot est sauvagement assassinée. Huit ans plus tard, Alex reçoit un mystérieux mail anonyme contenant une vidéo retransmise en temps réel. Dans celle-ci, il aperçoit Margot au milieu d'une foule. Serait-elle vivante ?
Ne le dis à personne est le 3ème Roman d'Harlan Coben à ne pas faire partie de la série  'Miron Bolitar'. 

Mon avis 

Un roman très efficace, sans doute l'un des meilleurs de Harlan Coben. Superbement ficelé, une ligne directrice extrêmement bien construite, un final grandiose (en tout cas la première fois qu'on le découvre)... Quelques composantes de l'intrigue sont un peu tirées par les cheveux, mais comme toujours, le style inimitable d'Harlan Coben fait qu'une fois commencé, on ne lâche pas le roman. Et cette fois-ci, le dénouement est à la hauteur du reste.  

Le livre ou le film ?

J'ai commencé par le film, que je trouve très bon. Guillaume Canet à la réalisation et François Cluzet en protagoniste d'exception arriveraient presque à nous faire oublier que ce film est français, fait assez rare, surtout dans un registre dramatique. C'est en tout cas un film qui donne envie de lire le roman... roman qui, vous l'aurez compris, est tout aussi bon. Alors j'ai envie de dire...  faites selon vos préférences !

Sauf qu'une fois la fin dévoilée, pas de retour en arrière. Posez-vous bien la question, avant de commencer, de savoir si vous préférez être surpris par le dénouement d'un film ou d'un roman. Pour ma part, comme le film ne dure que 2h11, je préconise plutôt de faire durer le plaisir en lisant le roman !





samedi 19 mai 2018

Balle de match - Harlan Coben

Poursuivons dans le polar et avec Harlan Coben. Il n'est jamais trop tard pour rattraper ses lectures de vieux romans. 
Une nouvelle fois, je me suis lancée dans un livre que ma tante avait promis à un destin tragique : la poubelle

Pour ce polar sauvé des eaux, retour sur les aventures du plus célèbre des agents sportifs d'Harlan Coben. Enfin, à l'époque de ce roman (1996), pas si célèbre, puisque Balle de match n'est que le second opus des romans mettant en scène Myron Bolitar.

Pour cette fois, l'auteur délaisse le basket ball pour explorer l'univers du tennis à l'occasion de l'US Open. Un petit bol d'air frais dans l'univers du polar. 


Titre : Balle de match

Auteur : Harlan Coben

Date de publication : 1996

Résumé : Alors que Valérie Simpson, jeune joueuse de tennis, projette de faire de Myron Bolitar son agent sportif, elle est assassinée pendant le tournois de l'US Open. Myron Bolitar, qui était présent dans l'enceinte à l'occasion de cette manifestation sportive, mène l'enquête, dans une affaire qui semble désigner aux yeux de la police Duane Richwood, jeune espoir du tennis. Pour Myron, ce n'est pas si simple. Et s'il y avait un lien entre ce meurtre et celui, 6 ans plus tôt, d'Alexander Cross, fiancé à l'époque à Valérie Simpson ?

Mon avis : si, sur le papier, cette incursion dans le monde du tennis avait de quoi donner envie, dans les fait ce polar est loin d'être le meilleur de l'auteur. Roman de jeunesse, il est à prendre comme tel. Pas assez abouti, tant au niveau de l'intrigue que des personnages. Harlan Coben nous a habitués à mieux. Néanmoins, on prend toujours autant de plaisir à lire ses romans, l'auteur étant imbattable pour nous faire rentrer dans ses livres et nous donner envie d'y rester. La plume fait l'affaire, dommage que le fond ne suive pas. A mon sens, c'est un bon roman pour débuter Harlan Coben, mais qui peut s'avérer décevant si on en a déjà lu de plus récents.




samedi 18 octobre 2014

Demain - Guillaume Musso

Environ 5 jours avant la fin des vacances d'été en Espagne, j'avais déjà atomisé mon stock de bouquins. Normalement, j'avais un plan B, à savoir que j'avais emmené ma tablette avec tous mes e-books. Sauf que mon mari Kévin, qui avait terminé son énorme tome 2 de Game of Thrones, avait préféré commencer le tome 3 sur ma tablette plutôt que de lire l'un des nombreux romans papier que j'avais apportés.

Autant dire que si j'attendais qu'il le termine pour récupérer ma tablette, je n'avais pas fini d'attendre (il fait plus de 1 000 page, le bazar). Du coup, je suis passée au plan C : aller acheter un bouquin pas trop compliqué à la librairie espagnole. Arrivée au magasin, je me suis rendue compte que j'avais été bien optimiste : la librairie du centre commercial ne faisait pas vraiment dans le "pas trop compliqué". La grande majorité des romans faisait en moyenne 600 pages (je parle bien espagnol, mais quand même) et étaient des romans d'auteurs pas franchement de mon niveau (Grabiel Garcia Marquez, Carlos Ruiz Zafon...). J'avais à la base misé sur un Harlan Coben, mais point de Coben dans la boutique. Le bouquin le plus abordable était un nouveau roman de loups-garous écrit par Anne Rice, mais à 35€ le bouquin, j'étais vraiment en train de déchanter.

Du coup, place au plan D : trouver un bouquin jeunesse à Carrefour. Et là, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur un Musso, et en en Français qui plus est ! J'avoue, à ce moment-là, mes bonnes résolutions de lecture en espagnol se sont envolées, j'ai cédé à la facilité. Avec un légère appréhension néanmoins, car mon premier Musso m'avait fort déçu...


Titre : Demain

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : février 2013

Résumé : Mathiew, un trentenaire bostonien, célibataire depuis qu'il a perdu sa femme dans un terrible accident, achète un ordinateur portable dans un vide-grenier New yorkais. Alors que le disque dur de l'ordinateur est censé avoir été vidé, il découvre sur celui-ci des photos d'une jeune femme, Emma. Il lui envoie alors un mail pour lui proposer de récupérer les photos avant qu'il ne les supprime de l'ordinateur. Après de nombreux échanges de mails, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien, histoire de faire plus ample connaissance. Mais si chacun pousse la porte du restaurant et s'installe à la table qu'ils ont réservée, ils ne se croiseront pourtant jamais... Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Emma et Mathiew vont vite lever le voile sur un mystère qu'ils n'auraient jamais pu soupçonner.

Mon avis : si j'étais restée un peu frustrée à la lecture de 7 ans après, à mon sens complètement bâclé sur la fin, pour le coup, j'ai trouvé que Demain était un roman fort sympathique : bien construit, très agréable à lire, et plutôt abouti. L'idée de base est vraiment bonne et, même si on s'attend à la fin, l'ensemble est assez plaisant. 
Après, je l'avoue, j'ai eu le sentiment déroutant de lire un roman de Marc Levy. Un copier-coller de ses romans de jeunesse (ceux que j'aime plutôt bien), tels que Et si c'était vrai ou 7 jours pour une éternité. L'auteur utilise exactement les mêmes ficelles : une note de romantisme chewing gum sur un fond de "paranormal". On m'aurait mis le nom de Marc Levy sur la couverture, je n'aurais pas douté une seconde que ce fut l'un de ses romans. Il ne manquait que l'inspecteur Pilguez pour y croire. En tout cas, les amateurs de Marc Levy devraient savourer ce roman. C'est un livre que l'on pourrait qualifier de "facile" (à écrire, à lire, à vendre...), mais franchement, pour se détendre, il n'y a rien de mieux.  

Ma note : 7,25/10

samedi 21 juin 2014

7 ans après - Guillaume Musso

Alors voilà, on y est... mon premier Musso. Ce n'est pas sans une grande émotion que j'écris ces lignes, m'attaquant ici à un monstre sacré de la littérature française, avec Marc Lévy et Ana Gavalda, bien entendu !

En vrai, mon histoire avec Guillaume Musso remonte à il y a quelques  semaines, lors de mon voyage de noces en croisière sur la méditerranée. Alors que je m'étais décidée, avec une force de caractère que je ne me connaissais pas, à aller 2 jours de suite à la salle de gym, j'essayais de trouver un livre facile à lire tout en pédalant sur leurs vélos automatiques. J'avais avec moi pour seul compagnon de lecture, ma tablette, avec une centaine de livres que Kévin m'y avait chargés. Parmi eux, un Musso.
Un seul...

Je me suis alors dit que c'était parfait pour un tour en vélo sur la méditerranée ! Position semi allongée, ma tablette posée sur le petit réceptacle qui me disait que, de toute façon, je ne brulerai jamais assez de calories pour me satisfaire (je les compte en Tic-Tac - seulement 2 calories - pour me remonter le moral : yeaaah j'ai brulé une boite de Tic-Tac !!!)...  j'étais parée. En 2 fois 10 kilomètres, j'avais lu le bouquin !


Titre : 7 ans après

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : 2012

Résumé : Sébastien et Nikki, 2 parents qui ne se sont pas vu ni parlé depuis 7 ans, vont soudain devoir se retrouver quand leur fils, Jérémy, disparait subitement. Découvrant que ce dernier avait une bonne dose de cocaïne dans une boite de poker volée, ils comprennent qu'il a certainement été enlevé par un cartel de la drogue sud américain et s'envolent pour Paris, puis le Brésil, pour tenter de le sauver...

Mon avis : au début du livre, j'ai eu l'impression de lire un Harlan Coben. Pas dans le style, mais dans l'histoire. Une copie conforme de Sans un mot (2008). Je me disais que si le bouquin de Musso n'était pas si mal que ça, il était vraiment trop proche du Coben pour vraiment me plaire. Très honnêtement, le livre manquait d'originalité. Et puis, on la voit grosse comme une maison, la fin où les parents vont se réconcilier parce que l'amour est plus forte que la haine et j'en passe... Quoi qu'il en soit, contre toute attente, avec toutes les mauvaises critiques que j'avais lues, je ne le trouvait pas si mauvais que ça, le Musso. Toujours ce fameux effet "contraire". Quand on te dit qu'un roman est génial, tu es déçu, et quand on te détruit un auteur, tu es souvent agréablement surpris. Là, c'était vraiment ça. Pas le livre du siècle, mais un bon rythme, des personnages attachants et, finalement, un bon moment de lecture, sans prise de tête. Une note pas si mauvaise que ça, donc, mais c'était sans compter la fin totalement bâclée, sans queue ni tête et absolument pas crédible. Pourquoi installer une histoire pendant 300 pages et torcher l'épilogue en moins de 10... ? Mystère, mais je suis restée complètement sur ma faim... Dommage, le livre était plutôt prometteur !


Ma note : 5/10


samedi 20 janvier 2018

Le Figaro : les dix romanciers français qui ont vendu le plus de livres en 2017 sont...


Chaque année, Le Figaro publie son classement exclusif des auteurs français qui ont vendu le plus de romans. Et chaque année, je saute dessus pour en faire un petit billet sur ce blog.

Première impression, première déception... Cette année, les romanciers étrangers sont relégués au second plan. Alors que le classement 2016 avait innové en intégrant les auteurs internationaux pour proposer un Top 20, cette année Le Figaro a décidé de revenir à sa vieille formule et à son traditionnel Top 10, en ne conservant que les romanciers français dans son classement. En regardant bien, un petit encadré est dédié aux auteurs étrangers, mais sans vraiment faire partie de l'analyse globale. Dommage...

Passé cette première lecture rapide de l'article publié ce matin, que retenir de ce palmarès 2017 ?


1/ Que les ventes de romans français sont en baisse. 

Tous les auteurs du Top 10 ont vu leurs ventes baisser depuis l'année dernière. La faute  à qui ? A la crise du livre ? A la lassitude des lecteurs de voir toujours les mêmes têtes ? Au style qui commence à s'épuiser pour des auteurs de best sellers contraints à rythme de publication effréné  d'au minimum un livre par an ? Va savoir... 

2/ A l'inverse, les les auteurs américains cartonnent ! 

Harlan Coben, Elena Ferrante, Stephen King, Mary Higgins Clark, Paula Hawkins, Danielle Steele ont tous vu leurs ventes augmenter en 2017. Autre nouveauté outre Atlantique : Audrey Carlan truste le classement avec ses publications mensuelles de Calendar Girl. Comme quoi, la new romance, c'est de l'industriel, mais ça marche !

3/ Guillaume Musso - le pénible - truste toujours la première place du classement.

Même s'il n'a vendu - le pauvre - qu'1,5 millions de livres en 2017 contre 1,8 l'an dernier... Quoiqu'il en soit, il occupe toujours un siège de leader dans lequel il est bien installé et qu'il ne semble pas vouloir laisser de sitôt à ses confrères.

4/ Après, sur le classement, tout va à vau l'eau... 

Marc Levy - le drame - n'est plus sur le podium, Michel Bussi perd une place et - celle-là on ne l'avait pas vue venir - l'auteur de livres de développement personnel Raphaëlle Giordano arrache la deuxième place, avec plus d'un million de ses oeuvres vendues en 2017.

5/ Le grand gagnant du classement, c'est le livre de poche.

Il représente en effet 40 à 90% des ventes des éditeurs. Normal, on n'est plus vraiment prêts à investir une blinde dans des best sellers écrits à la va-vite histoire de débiter du volume... Sinon, et si l'an prochain on analysait aussi les ventes d'e-book ?

6/ Où sont-ils ? 

Exit cette année du Top 10 les romanciers Laurent Gounelle, Maxime Chattam, David Foenkinos et Agnès Ledig... dommage !


Et pour rappel, le classement 2016 est à (re)découvrir ici

dimanche 3 novembre 2013

Les éditions Nouvelles Plumes

Lorsque j'ai commencé à rédiger les billets de ce blog, Céline, une amie, m'a conseillé de m'inscrire au club de lecture Éditions Nouvelles Plumes. 

Le principe de ce club de lecture est très simple et m'a beaucoup plu. En partant du constat que de nombreux auteurs inconnus voient leurs manuscrits rejetés par les circuits de l’édition classique, les éditions Nouvelles Plumes permettent aux lecteurs comme vous et moi de devenir les lecteurs de ces premiers romans et de révéler les meilleurs d'entre eux. Ceux-ci seront publiés chez France Loisirs, puis en librairies traditionnelles.

Je ne vous cache pas que 9 mois après mon inscription, je me suis fait une raison. Je n'entre pas dans les critères de sélection pour faire partie du club. Vu que ça ne m'empêche pas de lire, ce n'est pas non plus la fin du monde, mais j'étais quand même un peu déçue de ne pas avoir de nouvelles. 
Quelle n'a pas été ma surprise, la semaine dernière, de recevoir un e-mail du site m'expliquant que je devenais officiellement lectrice pour Nouvelles Plumes. Ils ne sont pas pressés, mais mon profil les intéressait. Quelle joie ! Aussitôt après avoir reçu le mail, je me suis connectée sur le site pour télécharger un premier manuscrit. Au hasard. A partir d'une catégorie de romans, d'un titre et d'un bref résumé, j'ai choisi, un peu au pif, un thriller au titre accrocheur, évoquant une confrérie secrète (n'ayant pas le droit d'en parler, je reste volontairement évasive).

Petit problème : seuls les premiers arrivés reçoivent les manuscrits "papier". Comme je bosse, des fois, et même souvent, j'ai raté le coche et ai donc écopé du manuscrit en PDF. Dans le train, sur mon téléphone SIII Mini, j'ai donc chopé un super torticolis.

A part ça, pour un premier manuscrit, je suis tombée sur une perle. Un thriller haletant qui n'envie rien à Harlan Coben. A part de (trop) nombreuses fautes d'orthographe, je me dis que si tous les romans que je reçois sont de cette qualité, j'ai bien eu raison de m'inscrire au site. Bon, il faudra, par contre, que je dégaine plus vite la prochaine fois, pour recevoir les romans au format papier, ou que j'investisse dans une liseuse... au choix !

Bref, si vous souhaitez devenir lecteur, c'est par ici, et c'est plutôt bien : http://www.nouvellesplumes.com/index.php

Bonne lecture !


mardi 24 janvier 2017

Le Figaro : et les plus gros vendeurs de romans en 2016 sont...


Le Figaro vient de publier son éternel classement annuel des plus gros vendeurs de livres en France (pour l'année 2016). 

Petite nouveauté au classement : l'intégration des auteurs internationaux, qui s'ajoutent au traditionnel top 10 des auteurs français... on passe ainsi d'un top 10 à un top 20.



Sur le podium 

Cette année 2016 fait de nouveau la part belle à Guillaume Musso, qui réussit encore une fois la prouesse de vendre en France près de 2 millions de romans, soit 200 000 exemplaires de plus qu'il y a 2 ans. 

Michel Bussi transforme l'essai. En effet, après avoir intégré le top 10 en 2014, où il figurait en 5ème position du classement, il monte cette année sur la seconde marche du podium, avec un peu plus d'1 million de romans vendus. Ainsi, grâce aux éditions au format poche de ses romans, il assure le premier podium de sa carrière. Néanmoins, il compte près de 700 000 ventes de moins que Guillaume Musso.

L'américaine Anna Todd vole la 3ème place à Marc Levy... qui prend la 4ème place du classement (il reste néanmoins 3ème en ce qui concerne les auteurs Français).

En revanche, Katherine Pancol, 2ème en 2014, disparait du palmarès.

Quant aux auteurs internationaux ? Ils sont assez logiques en fait : Harlan Coben, Mary Higgins Clark, Stephen King... rien que de plus attendu, finalement.



Mon avis sur le classement :


  • C'est mérité : Je ne vais pas vous mentir, voir Michel Bussi à la 2ème place du classement me ravit, étant une fan inconditionnelle de l'auteur. Il méritait pour moi la 1ère place, mais cette second place confirme définitivement qu'il faut compter sur cet auteur qui a su faire sa place dans la littérature française. Après, j'aime moins, mais encore une fois Musso et Levy font figure de stars en France. Difficile de tirer à boulet rouge sur ces auteurs, car année après année, ils font la course en tête. C'est donc bien qu'ils savent comment plaire au plus grand nombre. Ce ne sont certes pas de grands auteurs, mais les chiffres parlent pour eux. 
  • C'est usurpé : les mêmes Musso et Levy. Ok, ils plaisent au plus grand nombre, mais je ne comprends toujours pas comment ils peuvent vendre autant, année après année. Surtout Musso, dont les chiffres de ventes croissent encore cette année. Quand je vois comment il bâcle ses romans (surtout la fin), je ne comprends pas comment on peut vouloir en acheter toujours plus... Certains auteurs du classement mériteraient d'être promus à sa place... 
  • C'est décevant : Gilles Legardinier qui, malgré un très bon dernier roman (Le premier miracle - critique à venir), perd 4 places (2 sans compter les auteurs étrangers), et David Foenkinos, qui n'a pas réussi, avec son Mystère Henri Pick, à transformer son merveilleux Charlotte (il passe de la 8ème à la 17ème place). 
  • Je ne les connais toujours pas : honte à moi... je m'étais fixé en 2014 de lire au moins 3 romans du top 10. J'ai bien lu Thiliez et Modiano, mais je n'ai toujours pas familiarisé avec Françoise Bourdin, Laurent Gounelle ou Agnès Ledig. Quant aux internationaux, je l'avoue, je ne connais pas du tout Anna Todd... prochain challenge ?
  • Les oubliés : Max Werber, Jean-Christophe Grangé... comme l'an dernier !



Pour rappel, le classement 2014 :