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samedi 8 mai 2021

Tout ce qui est sur terre doit périr de Michel Bussi

Retour cette semaine sur un auteur que j'apprécie tout particulièrement : Michel Bussi !

Bien que Tout ce qui est sur terre doit périr ne soit pas son roman le plus récent et que ma lecture en date un peu (en retard sur mes chroniques, moi ?), j'en ai le souvenir toujours aussi vivace. Laissez-moi vous faire découvrir cette petite pépite parmi la longue liste des merveilleux romans de Michel Bussi.

En préambule, un peu de contexte sur Tout ce qui est sur terre doit périr. Michel Bussi, à travers ce livre, nous fait prendre de nouveaux chemins littéraires, en marge de ses habituels polars, comme il l'a par ailleurs déjà fait avec ses contes pour enfants et sa nouvelle série Néo à destination des adolescents. Avec ce roman, Michel Bussi signe un thriller ésotérique, dans la droite lignée d'un Dan Brown, s'attaquant à un grand mystère de l'humanité, celui de l'arche de Noé.

Pour la petite anecdote, en 2017, quand il publie La dernière licorne (son titre original), bien plus noir et violent que ses romans habituels, il le fait sous le pseudo de Tobby Rolland pour ne pas désorienter ses lecteurs fidèles. 

A l'époque, le roman rencontre un certain succès et, à l'occasion de sa sortie en poche sous son nouveau titre Tout ce qui est sur terre doit périr, Tobby Rolland rend sa place à Michel Bussi. 


Titre : Tout ce qui est sur terre doit périr - La dernière licorne

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : octobre 2019

Editeur : Pocket

Genre : thriller ésotérique


Résumé : une masse sombre, inexpliquée, prise dans les glaces millénaires du mont Ararat. Un livre inédit, gardé sous clé dans l'enfer du Vatican. Un animal de bois, enigmatique, portant au front une corne unique. Les indices sont là, éparpillés. Un gigantesque puzzle à reconstituer pour remonter à l'origine de toutes les religions du monde. De Bordeaux à Hong Kong, en passant par l'Arménie, Zak Ikabi n'a qu'une obsession : en réunir toutes les pièces lui permettant de trouver l'arche de Noé. Embarquée malgré elle dans cette quête incensée, la glaciologue Cécile Serval, aussi érudite que volcanique, se voit bientôt confrontée à un déluge de questions. Et de balles... car pour garder le secret, certains sont prêts à tout.

Mon avis : avec ce roman au style bien différent de ses précédents, Michel Bussi, qui selon moi commençait à trop user de vieilles ficelles pouvant parfois lasser, s'offre ici un second souffle. Et je dois avouer que ce nouveau genre lui va plutôt bien ! le roman est extrêmement bien documenté, finement construit, et on est happé tout du long dans une intrigue dont le rythme est d'une intensité folle. En effet, comme il l'admet lui-même, le roman est plus sombre et violent que ses polars traditionnels, mais c'est un vrai délice pour les amateurs de thrillers. On y retrouve tous les bons ingrédients du genre : une course poursuite, du mystère, des gens prêts à tuer pour garder le secret, une histoire d'amour... sans oublier le coeur du sujet, l'arche de Noé, un très bon point d'accroche pour ce type de roman, et que je n'avais jamais eu l'occasion de découvrir en tant que sujet clé d'un thriller. J'ai adoré toutes les anecdotes et l'histoire développée autour de ce sujet. Tout tient la route, à l'exception du twist final, que j'ai trouvé un peu capillotracté, laissant au roman un goût d'inachevé.



samedi 24 avril 2021

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R. J. Ellory

Cette semaine, je vais vous parler d'un livre découvert totalement par hasard, sur une étagère. J'ai été tentée pour 2 raisons : son auteur, R. J. Ellory, romancier de talent, et son titre intriguant. Le jour où Kennedy n'est pas mort. 

La promesse d'une uchronie. Une uch... quoi ? En faisant le choix de ce roman, j'ai succombé à un genre particulier, dont je découvrais le terme pour la première fois, l'uchronie. Le récit d'événements fictifs à partir d'un point de départ historique. L'auteur d'une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l'issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. 

Quelques exemples de séries uchroniques récentes : The man in the High Castle, adaptée du roman de Philip K. Dick, qui décrit un monde alternatif dans lequel l'Allemagne nazie, le japon et l'Italie fasciste ont remporté la Seconde guerre mondial. La série For all mankind, quant à elle, imagine le cosmonaute russe Alexeï Leonov marcher sur la lune avant le premier américain... 

Je pense que vous avez saisi le concept. Dans le cadre de ce roman, le postulat de départ était le suivant : et si J. F. Kennedy n'avait pas été assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas ? Le tout sur fond d'enquête policière... la R.J. Ellory's touch !


Titre : Le jour où Kennedy n'est pas mort

Auteur : R.J. Ellory

Date de parution : juin 2020

Editeur : Sonatine

Genre : thriller uchronique


Résumé : le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse, Jackie, saluent la foule, quand soudain... quand soudain rien : le Président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean boyd, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qu'il s'est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s'aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le coeur sombre de la politique américaine. Sexe et manipulations, mensonges et assassinats... dans cette histoire alternative, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

Mon avis : Le jour où Kennedy n'est pas mort est un thriller plutôt correct, facile à lire. On ne décroche pas. Au-delà du mystère sur la mort de Jean Boyd, on découvre les coulisses du pouvoir et la face cachée de Kennedy. On apprend beaucoup en lisant, et notamment sur l'envers de la légende Kennedy, un Président à l'image largement édulcorée par les médias. Et qui, du fait d'un assassinat précoce, est auréolé depuis des décennies d'une image immaculée. Pourtant, drogué aux médicaments du fait de nombreux problèmes de santé, collectionneur de femmes, derrière le charme et l'image de gendre idéal qu'il nous a laissé avec le temps, se cache un autre JFK plus méconnu et plus sombre. Sur ce point, pari réussi pour R. J. Ellory.

Mais le problème d'une uchronie, c'est que si l'on ne maîtrise pas l'histoire de base, on a du mal à en comprendre les subtilités, les écarts, les références historiques... et c'était mon cas. Je suis trop jeune pour avoir vécu la saga Kennedy en "live" et les Etats-Unis sont encore trop éloignés de la France pour qu'on en explore les détails historiques à l'école. De ce fait, j'ai eu du mal à avoir le recul nécessaire pour apprécier le roman, avec une certaine limite à distinguer le vrai du faux, générant une certaine frustration à la lecture. 

Par ailleurs, si l'on se pose deux secondes sur l'intérêt de faire de ce roman une uchronie, je n'y ai pas vu l'intérêt. Le Jour où Kennedy n'est pas mort n'a d'uchronique que le synopsis de base. On aurait tout à fait pu imaginer la même histoire du vivant du Président.  L'uchronie n'apporte ici pas grand chose au roman, et c'est bien dommage. 

Concernant le volet "polar", l'histoire est sympathique, mais on se perd dans les tergiversations amoureuses du protagoniste et la conclusion ne nous fait pas sauter au plafond. Roman sympathique, donc, mais pas exceptionnel. 









samedi 27 juin 2020

L'été circulaire de Marion Brunet


Encore une auteure que j'ai découvert au hasard du Salon du livre de Saint Maur des Fossés. Conseillée par ma belle-mère. Une jolie rencontre avec une romancière encore étonnée d'être là et d'être félicitée par ses lecteurs. Une personne douce, humble, souriante. Ça m'a donné envie d'acheter son livre et de découvrir. 


Titre : L'été circulaire

Auteur : Marion Brunet

Date de parution : avril 2019

Éditeur : Albin Michel



Résumé : Jo et Céline sont 2 soeurs, adolescentes. Elles ont 15 et 16 ans et vivent une vie de fêtes foraines, de centres commerciaux et de descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues du Midi. Mais très vite, cette vie faite d'insouciance s'envole en éclats. Céline est enceinte. Elle ne veut pas dire qui est le père. Son paternel, sanguin, est prêt à en découdre, quitte à commettre l'irréparable...


Mon avis : une jolie plume, mais une histoire bien trop sombre. Un drame qui a vocation à montrer les gens, nus, tels qu'ils sont dans leur ignorance et leur fierté, à travers leurs destins tragiques. Des enfants qui reproduisent la vie de leurs parents. Une vie qu'ils faisaient tout pour fuir. Le soleil chaud et réconfortant du Lubéron laisse place à un récit noir, glaçant, qui éteint toute la candeur du début du roman. C'est un récit sur les petites gens. C'est un roman sur des vies ratées. 
Ce livre m'a laissé un sentiment plutôt mitigé car, de par son fond éminemment social, je n'y ai pas trouvé l'évasion recherchée, mais plutôt un profond sentiment de malaise. Une déception aussi de par la classification du roman : considéré comme un policier, nous sommes plutôt ici dans le drame sociale et je n'y ai donc pas trouvé mon compte. 
En conclusion, un style très prometteur, mais un univers qui n'est clairement pas le mien





samedi 2 mai 2020

Tu tueras l'ange de Sandrone Dazieri

Après Tu tueras le père, thriller classique mais efficace de l'italien Sandrone Dazieri, que j'avais bien aimé mais sans plus, j'ai décidé de lire son second roman.

Une deuxième chance pour un style que j'avais trouvé plutôt bon, mais glauque (en fait, je pense que je n'aime pas trop les thrillers) et sans réelle surprise. Un roman dans la veine de la majorité des thrillers, en somme.

Peut-être que ce second roman, tout autant loué par les libraires, me séduirait-il plus, me disais-je.

Petite anecdote : entre le moment où j'ai lu le roman et où je publie ce billet, j'ai eu la chance de rencontrer Sandrone Dazieri lors du Salon du livre Saint-Maur en Poche (encore et toujours ce merveilleux Salon littéraire). Après Jean-Christophe Grangé, j'en viens à me demander si tous les auteurs de polars sont aussi bizarres et renfermés. Pour Sandrone, cela peut certainement s'expliquer par la barrière de la langue, mais j'ai eu cette impression étrange qu'il n'a semblé s'ouvrir qu'après lui avoir dit que je ferai la chronique de son roman sur mon blog... un brin commercial comme approche, non ?





Titre : Tu tueras l'ange

Auteur : Sandrone Dazieri

Date de parution : mai 2017

Éditeur : Robert Laffont



Résumé : lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, une macabre découverte est faite par la police : tous les passagers de la classe affaires sont morts. Alors que l'enquête s'oriente vers la piste de l'attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, que nous avons découvert dans Tu tueras le père, est persuadée du contraire. Pour l'aider dans ses investigations, elle fait appel une nouvelle fois au nez fin de son acolyte Dante Torre. Ensemble, ils découvrent que le massacre du train n'est autre que l'énième épisode d'une longue série de meurtres perpétrés par une étrange figure féminine qui ne laisse aucune trace. Giltiné, l'ange des morts...



Mon avis : en préambule à cette critique, un petit conseil : si vous n'avez pas lu Tu tueras le père, commencez par là. Ça vous évitera les spoilers d'une part, et le premier tome est quand même bien meilleur !

Si l'entame de ce second roman est brillante et nous fait entrer dans le livre avec passion, force est de constater qu'au cours du thriller, l'élan s'essouffle. Sur ce point, le personnage de Giltiné n'y est pas pour rien. Antipathique, dérangeant, il n'a pas réussi à me captiver. Le roman tient essentiellement aux 2 protagonistes, Colomba et Dante, que l'on retrouve avec grand plaisir et qui sont encore une fois dépeints avec talent. Seulement cette fois-ci, nous les connaissons déjà et l'auteur n'a d'autre choix que de développer plus ce personnage de Giltiné, ce qui pèse sur l'ensemble. Se livre se laisse lire, j'ai trouvé le scénario un peu tordu et on est vite déçu, même si on ne lâche curieusement rien jusqu'au bout. Heureusement, le final, à la hauteur, donne malgré tout envie de découvrir le 3ème opus de cette trilogie, Tu tueras le roi, qui depuis le salon Saint-Maur en Poche, se trouve dans ma Pile à Lire.
En résumé, un thriller efficace, dans le pur style des thrillers noir que nous connaissons tous, mais un personnage central, Giltiné, auquel on accroche... ou pas...






samedi 14 mars 2020

Criminal Loft d'Armelle Carbonel

Parce que je ne fais pas que lire mais que je m'intéresse aussi à ce que lisent les autres, j'avais pu voir sur les réseaux sociaux que ma belle-soeur Audrey venait de terminer Criminal Loft. 

Au-delà du nom du roman, qui me plaisait plutôt pas mal, et du bon goût d'Audrey en matière de lectures, c'est la couverture du livre qui m'avait initialement attiré l'oeil sur facebook. 

Petite recherche pour en savoir plus... et je tombe sur la chronique vidéo de Gérard Collard, que je décide de regarder pour me faire un avis. Et là, le synopsis, qui me donne une envie furieuse de lire ce bouquin. Un polar français, en plus, qui a l'air du feu de Dieu... j'achète, comme dirait l'autre !


Titre : Criminal Loft

Auteur : Armelle Carbonel

Date de parution : septembre 2015

Éditeur : Fleur Sauvage


Résumé : 8 criminels dans le couloir de la mort. Ils ont tous commis des horreurs effroyables. Un producteur de télévision. Une idée insensée pour faire de l'audience. Le Loft. Comme Loft Story, mais version " maison de l'angoisse " : un ancien sanatorium rouvre ses portes pour devenir le Criminal Loft. Le gagnant parmi les 8 condamnés à mort, c'est-à-dire celui qui ne sera pas éliminé à la fin du show par les téléspectateurs, aura la vie sauve. Raconté à la première personne, le narrateur sortira-t-il vivant de ce jeu de l'horreur ?

Mon avis : un superbe idée, vraiment originale, et une belle plume. On entre dès la 4ème de couv' dans l'univers de cette auteure bien de chez nous que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam, mais qui a des beaux jours devant elle et qui va sans aucun doute se faire un grand nom dans le polar. Dès le pitch de départ, on est happé et impossible de reposer le bouquin. Un vrai thriller comme on les aime. Mais en plus, avec de la profondeur : à travers ce roman, Armelle Carbonel nous livre une belle critique de la télé réalité et de la société moderne dans tout ce qu'elle fait de moche, en l'exploitant dans son visage le plus sombre. 
Après, très glauque, le roman ne plaira pas à tous tant il est noir et malsain. Le dénouement est un peu tiré par les cheveux, ce qui fait que l'on peut facilement décrocher à un certain stade de lecture. L'ensemble est un peu prévisible aussi, mais cela n'enlève en rien au plaisir global de la lecture de Criminal Loft.

En conclusion, une vraiment belle découverte, dont je recommande la lecture ! 



samedi 20 avril 2019

Tu tueras le père - Sandrone Dazieri


Avec ce nouveau billet, on plonge dans l'univers glauque et angoissant du thriller italien... première exploration pour moi, avec un  genre littéraire que je n'avais jamais lu jusque là. 
Pas le thriller, hein.. ça j'avais déjà lu ! Je vous parle bien entendu du thriller italien. Bon, en même temps, je ne suis même pas certaine d'avoir déjà lu un auteur italien auparavant, à l'exception de Primo Levi et de son Si c'est un homme. Donc j'avais un peu de retard à rattraper sur ce point.


Alors, comment en suis-je arrivée à découvrir ce roman, me demanderez-vous ? En lisant une très bonne critique de ce livre par Gérard Collard (librairie La Griffe Noire) sur facebook. Pourquoi pas, me disais-je alors en lisant son petit texte... et hop, aussitôt pensé, aussitôt acheté. Une bonne occasion d'élargir mes horizons littéraires sans prendre trop de risques.


Titre : Tu tueras le père

Auteur : Sandrone Dazieri

Date de parution : 2015 en France

Éditeur : Robert Laffont

Résumé : Le commissaire Colomba Caselli enquête en sous-marin sur la mort mystérieuse d'une femme retrouvée décapitée dans une clairière. Le mari, errant hagard sur le bord de la route, signale alors aux policiers la disparition de leur fils de 8 ans, qui semble avoir été kidnappé. Si tout le monde croit à la culpabilité du mari, Colomba n'est pas convaincue par cette théorie du drame familial et décide de faire appel à Dante Torre, un misanthrope spécialiste des disparitions d'enfants. Il a lui-même été kidnappé étant enfant et a grandi plusieurs années enfermé dans un silo à grains par un mystérieux geôlier qui se fait appeler "le Père" avant de réussir à s'échapper miraculeusement. Dans cette nouvelle affaire, la signature du kidnappeur ne laisse pour lui aucune place au doute : le Père est de retour...

Mon avis : un thriller plutôt classique mais efficace. Équivalent italien de notre Franck Thilliez national, Sandrone Daizieri sait bien mettre le lecteur mal à l'aise et le plonger dans une atmosphère assez effroyable. L'auteur maîtrise assurément les codes traditionnels du thriller et arrive à nous embarquer dans son univers sordide et malaisant. Croyez-moi, vous n'allez pas bien dormir tant que vous serez plongés dans ce roman glaçant. Surtout que l'auteur sait nous prendre aux tripes avec un rythme extrêmement soutenu, rendant le roman assez difficile à lâcher une fois commencé. Si vous êtes comme moi, vous allez dévorer ce thriller de près de 700 pages en moins d'une semaine... mais cela fait tout de même une semaine durant laquelle vous n'allez pas vraiment dormir sur vos deux oreilles !
Cela étant dit, Sandrone Dazieri ne réinvente pas la poudre et l'ouvrage est assez attendu si on est amateur de thrillers. Le succès de ce best-seller tient avant tout aux personnages, principaux comme secondaires, très intéressants. Le profil de la commissaire Caselli est assez classique mais apporte la traditionnelle figure du flic au roman et le mariage de ce profil classique avec celui plus marginal de Dante, mi traqueur - mi traqué, complètement névrosé, fait mouche. C'est là tout l'intérêt de ce roman qui mérite qu'on le découvre, même s'il ne laisse pas une trace indélébile.


mercredi 17 avril 2019

Intimidation - Harlan Coben

Autre auteur de best sellers que je prends plaisir à emporter dans mes valises de vacances : Harlan Coben. Des polars plutôt bien construits, faciles à lire et une plume qui nous tient en haleine... des petits bouquins parfaits pour décompresser l'été avant de reprendre le train train quotidien à la rentrée. 

D'une manière générale, les romans d'Harlan Coben, très plaisants, ne sont pas les polars les mieux ficelés que je connaisse (je déteste deviner la fin d'un roman en plein milieu de celui-ci), mais le style est très souvent diablement efficace et l'ensemble fonctionne. De là à ériger l'auteur au rang de Dieu du polar et vendre ses romans une vingtaine d'euros, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, mais télécharger un petit roman de cet auteur au format ebook pour le lire tranquillement en sirotant un bon mojito fait parfaitement l'affaire. 
J'apprécie tout particulièrement ses romans ne mettant pas en scène son protagoniste Myron Bolitar, car l'auteur se permet un peu plus de liberté et sort de son confort (l'univers sportif) pour nous proposer, en général, quelque chose d'autre, qui change, et qui n'est pas déplaisant, à l'image de son très connu Ne le dis à personne.

C'est le cas d'Intimidation, que j'emportais donc sur ma liseuse pour l'été. Après Levy et Musso, il était temps de rattraper mon retard accumulé sur Harlan Coben...


Titre : Intimidation

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : octobre 2016

Éditeur : Belfond

Résumé : Adam Price semble vivre une vie parfaite avec sa femme, Corinne, et ses 2 enfants. Jusqu'au jour où il se fait aborder dans un bar par un inconnu qui lui souffle que Corinne lui cache un secret... elle lui a menti sur sa dernière grossesse. Une révélation suffisamment détaillée pour qu'Adam se mette à douter. De retour chez lui, il questionne sa femme qui lui donne un début d'explication mais lui demande un peu de temps pour tout lui expliquer dans le détail... avant de disparaître mystérieusement. 

Mon avis : pas le meilleur Harlan Coben, et de loin. Encore un auteur qui a cédé aux sirènes du "un roman par an", pour le meilleur et pour le pire. Ici, pour le pire. L'histoire est tirée par les cheveux, grotesque. Les ficelles sont énormes et on voit venir de loin le dénouement, un brin bâclé. Les retournements de situation et les différentes intrigues dans l'intrigue laissent perplexes. Harlan Coben nous livre un scenario conçu à la truelle, loin de ce qu'il a l'habitude de nous proposer. La construction est toujours la même, mais sans le génie de ses autres romans.
On peut néanmoins lui reconnaître sa plume qui reste efficace, l'auteur sait mieux que personne nous faire enchaîner les chapitres les uns après les autres et nous tenir en haleine tout au long du roman, mais nous laisse au final avec un sentiment d'inachevé avec cette Intimidation, tant le scénario est alambiqué. 
En résumé : c'est un roman sympa pour lire vite fait entre 2 gares routières, mais si vous avez le choix, prenez-en un autre de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher 22 euros (ou un peu moins de 10 maintenant qu'il est sorti en Poche) pour celui-ci alors qu'Harlan Coben en a écrit des bien meilleurs. Je ne dis pas qu'on passe un mauvais moment en le lisant... juste qu'on peut passer son temps à autre chose.







samedi 13 avril 2019

Un appartement à Paris - Guillaume Musso

Un autre auteur cher à mes périodes estivales, et non des moindres car il est l'auteur français le plus vendu dans l'hexagone : j'ai nommé Guillaume Musso.

Découvert sur le tard, je vous avoue que je prends désormais un certain plaisir à lire son nouveau roman chaque été sur le bord de la piscine. Pas prise de tête, divertissant... tous les ingrédients du traditionnel roman de plage. 

Avec le temps, j'opte cependant pour le format ebook, pour éviter de payer un prix démentiel pour un roman lu en 2 jours et de me trimbaler une valise qui pèse un âne mort tout l'été... dommage que la technologie, le sable et l'eau ne fassent pas bon ménage, car j'ai un peu peur qu'un beau jour mon bel ebook ne se noie. 
Quoiqu'il en soit, à l'été 2017, c'était le tour d'Un appartement à Paris. Pas encore totalement convaincue à l'époque par la plume de Guillaume Musso, mais de moins en moins fâchée avec l'auteur, j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner son nouveau roman. Il faut dire que le précédent, La fille de Brooklynn, était plutôt un bon cru, avec une fin qui, pour la première fois dans mon expérience mussoesque, tenait la route. Alors, pourquoi pas ?


Titre : Un appartement à Paris

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : 2017

Éditeur : XO Éditions 

Résumé : À Paris, Madeline, jeune flic londonienne, a loué un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante pour s'y reposer et s'isoler. A la suite d'une méprise, elle y voit débarquer Gaspard, un écrivain américain misanthrope venu y écrire dans la solitude et avec lequel elle va devoir cohabiter quelques jours dans cet ancien atelier ayant appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, le peintre est mort un an auparavant, laissant derrière lui 3 tableaux aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie et son destin funeste, Madeline et Gaspard décident de collaborer pour retrouver les toiles disparues, réputées extraordinaires, au sein d'une enquête qui les mènera au plus profond de l'horreur.

Mon avis : un roman plutôt sympathique à lire. De toute évidence, Guillaume Musso s'améliore et semble avoir trouvé son style en allant vers le polar. Pas étonnant qu'il reste l'auteur préféré des Français, car il monte en puissance et ses romans, autrefois bancals et bâclés sur la fin, sont aujourd'hui mieux construits, plus rythmés et réfléchis / pensés pour vendre. Ce n'est certes pas l'auteur du siècle, mais on y trouve son compte pour un tête à tête estival. Guillaume Musso a clairement trouvé la recette du succès et semble, dans son genre, arriver à se renouveler et à tenir un rythme de publication annuelle sans entièrement rogner sur la qualité de ses livres. Après, pour être tout à fait honnête, si je me souviens avoir apprécié ce nouveau roman, je dois avouer ne pas en garder un souvenir très précis... ce genre littéraire - prenant sur le moment - ne me laisse jamais une trace indélébile. 
Je me souviens cependant des impressions laissées, ce Musso étant plus noir et intense que les autres, loin des standards du roman estival traditionnel que j'attendais de ce roman avant d'en entamer la lecture. Force est de constater néanmoins que si le final nous glace et m'a clairement fait son petit effet, l'ensemble reste tiré par les cheveux. L'intrigue policière n'est pas vraiment ficelée avec le brio d'une Agatha Christie ou, plus proche de nous, d'un Michel Bussi, mais le rythme effréné et le final inattendu ont eu raison de mes réticences, d'autant plus que par rapport à ses romans précédents, Musso essaye de nous construire le dénouement sur 200 pages et non plus sur 10 pages comme dans certains de ses premiers livres. Bref, je le redis, Musso s'améliore. Ce n'est pas encore la panacée, mais c'est toujours sympa à lire entre 2 romans plus denses, histoire de se changer un peu les idées. 





samedi 9 décembre 2017

Glacé - Bernard Minier

Cette critique-là, j'aurais mis du temps à l'écrire... 
✓ parce qu'au boulot, on est entré dans un bon grand tunnel de "c'était pour hier", 
✓ car j'aime prendre le temps d'écrire les critiques des livres que j'ai le plus aimés, 
✓ parce qu'entre le moment où j'ai lu le roman et le moment où je me suis décidée à écrire mon billet, France TV en a décliné un téléfilm... et qu'il fallait que je le regarde pour vous en faire un joli comparatif livre versus série. 

Tout cela fait que j'ai pris un sacré retard sur mon article et qu'aujourd'hui, je ne sais plus vraiment par quel bout prendre ce thriller. En effet, au final, j'ai ressenti beaucoup d'émotions contradictoires, entre un livre vraiment génial et une série soporifique, ce qui fait que je n'arrive pas à avoir une vision d'ensemble claire de cette oeuvre...


Titre : Glacé

Auteur : Bernard Minier

Date de parution : 2011 aux éditions Xo


Quelques infos sur le téléfilm : 

  • Série en 6 épisodes de Laurent Herbié
  • Avec : Charles Berling, Julia Piaton, Nina Meurisse, Pascal Greggory...
  • Date de diffusion : 2017




Résumé : Pyrénées profondes... en haut d'un télésiège menant à une centrale hydroélectrique, est retrouvé un corps de cheval sans tête. Le premier d'une longue liste, puisque très vite des corps humains sont retrouvés dans la vallée gelée. Le commandant Servaz mène l'enquête. Une enquête qui le mène tout droit au centre psychiatrique de haute sécurité de la vallée : l'Institut Wargnier. 

Mon avis : un excellent thriller qui ne saurait mieux porter son nom, tant il nous fait plonger dans une atmosphère... glacée ! Le roman dérange, le roman glace les sangs... il possède tous les ingrédients du bon thriller : de l'ambiance à l'intrigue, en passant par des personnages torturés... à l'extrême. La localisation de l'action, en pleines Pyrénées au sein d'un asile d'aliénés, renforce ce sentiment d'insécurité qui ne nous quitte plus tout le long du roman. L'écriture est merveilleusement mise au service de cette ambiance plombée des plus inquiétantes. Je ne connaissais pas l'auteur, mais cette première découverte me ravit. C'est un excellent roman, qui mérite d'être lu !
De là, pourquoi l'avoir dénaturé en en déclinant une série des plus plates ? Le scénariste a voulu lier tous les personnages, mais ça ne prend pas. Tout est tiré par les cheveux, le scénario fait du sur-place. L'ambiance est loin d'être glacée, sauf si on considère que rester sans bouger 6 épisodes devant un écran de TV enneigé est glaçant... Car il s'agit bien de cela. Il ne se passe rien, tout est lent et on s'ennuie profondément. Je me suis arrêtée au deuxième épisode, malgré ma volonté de vous faire un vrai compte rendu comparatif livre/film... Je n'ai malheureusement pas pu tenir, je m'endormais à chaque épisode. Le seul point positif : les acteurs, plutôt bons. Dommage, car le téléfilm ne leur rend pas hommage.

Le livre ou la série ?

Sans aucun suspense : le livre, et deux fois plutôt qu'une !!



samedi 28 janvier 2017

Le vol des cigognes - Jean-Christophe Grangé

Jean-Christophe Grangé... encore un auteur connu que je n'avais jamais lu jusqu'à maintenant. Et ce n'est certainement pas parce que je n'en avais pas sous la main, vu que c'est l'un des auteurs préférés de mon mari et que notre bibliothèque est pleine de ses romans.

Mais à chaque fois que je voulais en lire un, il me disait : " les derniers, ce ne sont pas les meilleurs. Je te conseille ses premiers, comme par exemple Le vol des cigognes... qui sont plus fidèles à son univers ". 
Ca c'est la théorie. Sauf que dans la pratique, les premiers romans de Jean-Christophe Grangé sont toujours entreposés dans la bibliothèque de ses parents et que je ne les avais pas à disposition pour les lire. 

J'ai donc repoussé, repoussé, repoussé ma découverte de l'auteur... jusqu'au jour où ma tante, qui se débarrassait de vieux bouquins, m'a proposé de jeter un oeil pour voir si je voulais en récupérer quelques uns avant de s'en débarrasser... L'occasion fait le larron... l'heure était enfin venue de mettre mon nez dans un Grangé !


Titre : Le vol des cigognes

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Date de parution : septembre 1994

Adaptation : Le vol des cigognes a été adapté pour la télévision et diffusé sur Canal+ en 2013. Ce téléfilm français en 2 parties de 90 minutes a été réalisé par Jan Kounen, et compte à son casting Harry Treadaway, Perdita Weeks et Rutger Hauer.
Je ne l'ai pas vu, mais voici une idée de téléfillm à regarder si je tombe dessus. Entre vous et moi, mon mari me dit que cette adaptation est réellement très mauvaise... mais pas le choix ! Je vais me faire un devoir de la regarder pour vous, chers lecteurs, afin de vous en faire un compte rendu en bonne et due forme.



Résumé du roman : depuis quelques saisons, les cigognes des pays de l'Est ne sont pas revenues de leur migration. Louis Antioche, jeune docteur en histoire, est alors missionné par un ornithologue ami de ses parents adoptifs pour suivre lesdites cigognes. Alors que l'ornithologue est retrouvé mort, le coeur arraché, dans un nid de cigognes, Louis Antioche décide de mener à bien sa mission malgré tout, en suivant les oiseau  durant leur parcours. De l'Europe à l'Afrique, en passant par Israël, il va tenter de découvrir les raisons de leur mystérieuse disparition. C'est alors que les ennuis commencent... jonché de morts, de coeurs arrachés et de multiples dangers, son périple l'amène à faire la plus incroyable des découvertes... il est au coeur d'un trafic d'une ampleur sans précédent.

Mon avis : mon tout premier Grangé. Pour ma part, je ne connaissais que ses adaptations audiovisuelles (Les Rivières Pourpres, qui m'avait laissé un goût de déjà vu, et le Concile de Pierre, que j'avais trouvé vraiment tarabiscoté), et je n'avais pas été franchement séduite par celles-ci. Il parait que c'est normal... 
Ce que j'avais bien en tête néanmoins, c'est que pour chacune des adaptations, les atmosphères étaient pesantes et glauques. J'imaginais bien retrouver ça dans ses romans. Et chez moi, ça passe ou ça casse. Tout dépend de la plume et de l'intrigue. 
Et pour ce roman, je n'ai pas été déçue. L'intrigue est particulièrement bien ficelée. Si on s'immerge bien tout le long du roman et qu'on arrive bien à comprendre où nous mène l'auteur, on reste néanmoins surpris par les multiples péripéties qui jalonne le livre. Les idées de fonds de l'histoire sont particulièrement bien trouvées. Crédibles ? Je n'en sais rien, mais on se laisse prendre au jeu du scenario machiavélique imaginé par Jean-Christophe Grangé. Les ficelles sont incroyablement bien pensées et impeccablement déroulées. Après, je ne vais pas vous mentir, ce qu'il a mis en scène est macabre et donne la nausée. Il faut avoir le coeur bien accroché (si j'ose dire...) pour accepter de plonger dans l'horreur sans nom et dans les méandres de la cruauté humaine qui font toute la trame du roman. Ames sensibles, s'abstenir !






samedi 17 décembre 2016

La chambre des morts - Franck Thilliez

Après avoir découvert et beaucoup apprécié l'an dernier L'anneau de Moebius de Franck Thilliez, j'avais ajouté quelques romans de l'auteur sur ma liste de Noël. Un beau cadeau de la part de ma belle-soeur Audrey, qui m'a offert un double roman contenant, entre autres, La chambre des morts. 

1 an après, je me plonge donc dans ce roman, qui est bien loin de l'univers fantastique et fantasmagorique de L'anneau de Moebius, mais qui conserve cette ambiance si particulière à Franck Thilliez

Si vous cherchez des romans qui vous empêchent de dormir, vos frappez à la bonne porte avec cet auteur ! C'est dérangeant, c'est noir, c'est angoissant... Tous les ingrédients du thriller sont exploités à leur paroxysme. 

Je vous laisse découvrir ma critique de ce polar qui ne laisse pas indifférent.


Titre : La chambre des morts

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : septembre 2005

Prix : Prix des lecteurs Quai du Polar 2006, Prix SNCF du polar français 2007

Adaptation : le roman a été adapté au cinéma en 2007 par Alfred Lot, avec Mélanie Laurent dans le rôle principal. Le film a été interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
Je n'ai pas encore vu le film mais ne manquerai pas de vous donner mon avis dès que ce sera fait ;) En attendant, en voici la bande-annonce :



Résumé : en pleine nuit, dans le Nord de la France, deux informaticiens au chômage renversent un homme surgi de nulle part. A ses côtés, un sac rempli de billets : 2 millions d'euros... et aucun témoin ! Ils décident de se débarrasser du corps et de partir avec les billets... sans se douter qu'il s'agit de la rançon d'un kidnapping d'enfant, dont le corps sans vie est retrouvé quelques heures plus tard. Alors que la police mène l'enquête sur cette mort mystérieuse, une autre enfant, diabétique, est enlevée à son tour. Commence ainsi une course contre la montre pour retrouver la petite fille avant qu'elle ne vienne à manquer d'insuline. La police fera-t-elle le lien entre les 2 histoires ?

Mon avis : un bon thriller. Question ambiance, j'ai été servie : on nage en plein cauchemar ! Le roman est glauque jusqu'à la moelle. Et ce d'autant plus que Franck Thilliez met en scène des personnages auxquels on n'a pas l'habitude de toucher : des enfants. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai mis tant de temps à lire La chambre des morts. J'ai plusieurs fois suspendu ma lecture tant l'atmosphère devenait insoutenable... moi qui viens d'avoir un petit garçon, autant vous dire que ça a été très dur ! Je ne sais pas si ce sont les hormones ou mon coté finalement très humain qui sont entrés en jeu, mais j'ai eu du mal à lire certains chapitres.
Par ailleurs, au-delà de l'ambiance véritablement macabre du roman, la grandeur de cette oeuvre tient dans le fait que l'horreur n'est pas seulement là où on l'imagine. Alors que le roman évoque en toile de fond un tueur en série, c'est finalement les personnages de premier plan qui se sont révélés les plus redoutables. Et c'est aussi cet aspect qui dérange, qui bouscule. Je tremble encore de ce roman dépeint de main de maitre. 
Après, en soi, l'histoire n'est pas mal construite, mais reste sans grande surprise. Tout réside dans l'atmosphère, clairement le point fort de Franck Thilliez. D'ailleurs, j'imagine assez bien que c'est ce qu'il pourrait manquer au film... je me ferai mon avis sur ce point...





samedi 5 décembre 2015

L'anneau de Moebius - Franck Thilliez

Après le léger et le facile (Levy, Musso, Legardinier...), passons à un roman plus noir. 

Grande amatrice de polars et autres thrillers, je ne pouvais pas ne pas en emmener un en vacances cet été. 
Avec l'offre 1 offert pour 2 achetés, j'ai donc opté pour un Franck Thilliez pour l'exemplaire gratuit. 

En plus, rappelez-vous, cet auteur était dans mes bonnes résolutions de lectures 2015, parmi les auteurs à succès que je ne connais que très peu. En effet, je n'avais lu jusque là que 2 nouvelles de cet auteur, qui ne m'avaient d'ailleurs que très moyennement plu, mais je suis coriace et voulais voir ce que donnait Franck Thilliez en format roman
Un peu comme Maxime Chattam, sauf que, dans son cas à lui, j'adorais ses nouvelles et que j'avais été très déçue par le roman que j'avais lu.

Ici, ça a été l'effet totalement l'inverse. Franck Thilliez m'a séduite en format roman : c'est clairement un auteur qui excelle dans l'art de développer ses histoires pour nous en faire apprécier toute l'atmosphère et qui ne tolère que très mal le format nouvelle ! 

J'avais donc pris en magasin l'Anneau de Moebius complètement au pif, et il s'est avéré que le roman est l'un des plus sympas que j'ai lu cet été !


Titre : l'Anneau de Moebius

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : octobre 2008

Résumé : Stéphane est un créateur de monstres pour le cinéma. Depuis toujours, il a des visions et, depuis peu, il fait des cauchemars qui ont tendance à être prémonitoires. Or, ceux-ci le mettent en scène avec les mains en sang, au cœur d'une affaire de meurtre d'une rare violence. L'a-t-il commis ? C'est ce qu'il tente de comprendre... alors qu'en parallèle Victor, jeune policier arrivé récemment à la criminelle, est chargé d'enquêter sur le meurtre d'une actrice porno. Une affaire qui va l’amener à croiser la route de Stéphane, dans les tréfonds de l'horreur et de la monstruosité humaine...

Mon avis : un excellent thriller fantastique ! Tout ce que j'aime. Autant je n'étais pas séduite par les nouvelles que j'avais lues de cet auteur, autant il excelle dans le roman, où il déploie son histoire de façon magistrale. L'atmosphère, d'un glauque assez rare, sert parfaitement une intrigue très bien ficelée, qui mêle l'horreur du regard des gens sur la monstruosité humaine, le fantastique d'une course contre la montre pour tenter de contrer un destin qui semble inévitable, et la complexité d'une enquête policière parfaitement construite. Je ne suis absolument pas déçue par le roman et Franck Thilliez a tout parfaitement travaillé, pour ne rien laisser au hasard : le style, l'histoire, l'ambiance, ses personnages torturés... On en redemande et je pense bien lire très rapidement d'autres thrillers de cet auteur, car la barre est déjà haute ! Je vous recommande ce très bon roman, en particulier si le fantastique vous botte ! Car ici, il est avant tout question de visions prémonitoires et de la capacité - ou non - de pouvoir éviter que le futur inéluctable ne se produise. Fatalité, quand tu nous tiens aux tripes...


Ma note : 8/10