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samedi 28 octobre 2017

Autour du polar français : une table-ronde animée par Michel Goujon, avec Michel Bussi et Sandra Alves

Le 18 octobre dernier avait lieu une table-ronde Autour du polar français à l'auditorium de la bibliothèque de Viroflay (78). 

Une table-ronde alléchante, animée par l'éditeur Michel Goujon et en présence des auteurs de polars Michel Bussi, que je ne présente plus sur ce blog, et de Sandra Alves, que je vais vous faire découvrir très prochainement.

L'occasion de faire un point sur les fondamentaux du polar et ses évolutions au fil des siècles. Je vais essayer de vous en faire un bref résumé de mémoire, n'ayant pas réellement pris de notes, plus occupée à écouter qu'à faire le gratte-papier ;)


Le polar, c'est quoi ? Quels en sont les origines et fondamentaux ?


Pour Michel Goujon, le premier fondement du polar, c'est avant tout la police. Créée au XVIIIème siècle, c'est donc là que le polar prend toute sa signification. Le polar, ou roman policier, c'est avant tout un meurtre et des policiers ou détectives qui enquêtent sur ce meurtre. Ce qui distingue ce genre littéraire, entre autre, du thriller...


Le second fondement, c'est une certaine lutte des classes, la mise en avant des bas-fonds. La révolution industrielle, en ce qu'elle a exacerbée la séparation entre élites et couches basses de la population, a encouragé un climat d'ambiance menant à la révolte, au banditisme, au meurtre, etc.

Mais, comme le rappelle Michel Bussi, le polar c'est aussi l'astuce. L'auteur, dans un roman policier, joue avec le lecteur et, par un twist, une pirouette littéraire, une astuce de romancier, l'amène à jouer un jeu commun, vers la résolution d'une énigme. On retrouve cette astuce chez tous les grands auteurs de romans policiers... Agatha Christie, Maurice Leblanc, Gaston Leroux... et Michel Bussi lui-même !


Quelles tendances observe-t-on dans le polar ?



Selon Michel Goujon, les grandes tendances actuelles sont au nombre de 3 :


  1. La mondialisation du polar, avec l'émergence ces dernières années d'auteurs suédois, norvégiens, islandais... et même chinois.
  2. La féminisation du polar, tant par ses auteurs (Agatha Christie, Mary Higgins Clark... Sandra Alves ;), que par ses personnages (Miss Marple...), mais aussi ses lecteurs qui sont aujourd'hui trustés par des lectrices !
  3. La diversification des genres littéraires : polars, thrillers, policiers historiques, romans noirs, polars fantastiques, romans d'espionnage, policiers humoristiques... Le genre littéraire est l'un des plus prolifique au monde !


Ensuite, dans une seconde partie de la table-ronde, les 2 auteurs ont été amenés à s'exprimer, non pas sur leur dernier roman (ils n'en ont pas eu le temps), mais sur leur perception du polar. Très percutante, cette intervention changeait des questions qui sont systématiquement posées à ce type d'auteur et dont on connait déjà les réponses.
J'ai vraiment apprécié ce moment, et encore plus l'incroyable découverte que j'y ai faite.


Une incroyable découverte ou comment découvrir un auteur qu'on connaissait sans le savoir



Si en effet, ne nous le cachons pas, je venais avant tout pour voir et surtout entendre Michel Bussi, que j'affectionne tout particulièrement (comme vous le verrez dans mon prochain billet dédié à son dernier roman On la trouvait plutôt jolie), Sandra Alves m'était jusque là inconnue au bataillon... Néanmoins, étant une auteur de polar, elle avait déjà ma sympathie et mon attention.


Lors des présentations, j'apprends que cette dernière est un auteur issu de l'auto édition, ou plutôt une auteur qui a réussi à se faire publier grâce au site Nouvelles Plumes (http://www.nouvellesplumes.com/),  un éditeur qui permet à des lecteurs bénévoles de noter des manuscrits encore non publiés par des éditeurs traditionnels et qui publie chez France Loisirs les mieux notés d'entre eux.


Si vous suivez mon blog, vous savez donc que je suis une lectrice Nouvelles Plumes. Tout de suite, je tendais l'oreille. C'est alors que j'ai compris : j'avais lu et noté son manuscrit !! Sous un autre pseudonyme et sous un autre titre (le titre initial étant déjà déposé, elle avait dû en changer), ce qui fait que je n'avais pas fait le lien... mais je l'avais lu ! J'avais même commencé à lire son second manuscrit, qui est ou qui va bientôt être publié. 

Non seulement je l'avais lu, mais je l'avais extrêmement bien noté (9/10), ce qui fait que si elle a été éditée, j'en suis en partie responsable. Quelle fierté ! Du coup, j'ai été retrouver ma fiche de lecture de l'époque sur son premier roman, Traque Mortelle. En conclusion, j'avais mis " Le meilleur roman téléchargé sur Nouvelles Plumes. Bravo ! "

Le monde est vraiment petit. J'ai donc pu acheter le roman, pour le relire en version non PDF et le faire dédicacer. 

Pour l'anecdote : Sandra Alves m'a indiqué lors de la dédicace que presque rien n'avait changé par rapport au manuscrit initial, à part l'orthographe... Dans ma notation de l'époque j'avais indiqué "Encore quelques pétouilles d'orthographe qui restent." Comme quoi... on a toujours été en phase avec cet auteur géniale !

La bonne nouvelle : maintenant qu'elle est éditée, je vais pouvoir en parler officiellement sur mon blog, ce que je ne pouvais pas faire avant. Cela devrait ravir la charmante personne de Nouvelles Plumes avec qui j'en ai parlé ce soir-là ! Hip hip hip, hourra !!


Une dernière anecdote ? Hier soir, ayant terminé le livre de Michel Bussi, je décide de relire Traque Mortelle de Sandra Alves. 
J'ouvre le livre, et là...












mercredi 15 juin 2016

Et si vous vous laissiez tenter par Saint-Maur en Poche ?

Petit update du blog… 

Cher lecteur, je sais que je te délaisse un peu, mon rythme de lecture et mon temps pour écrire sur le blog s’amenuisant comme peau de chagrin, avec ce petit Jules, prunelle de mes yeux, qui occupe quand même sacrément mes jours (et mes nuits…)

Avant de reprendre mes critiques littéraires (le nouveau Michel Bussi… il faut que j’en soigne la critique, à celui-là, je ne peux pas le prendre à la légère)… un petit focus sur un Salon littéraire qui se déroule ce week-end en région parisienne : Saint-Maur en Poche.

A l’initiative notamment de Gérard Collard, libraire de la fameuse Griffe Noire (vous l’avez peut-être vu dans Le Magazine de la Santé sur France 5 ou aux côtés de Valérie Expert dans Les Coups de cœur des libraires sur LCI ? Toujours le bon conseil lecture, sympathique et jovial avec sa houppette à la tintin et ses lunettes rondes ?), ce Salon mérite que l’on s’y arrête, et ce pour plusieurs raisons :
  • C’est un Salon littéraire. Et devinez quoi ? Il y aura des livres ! Si si, des vrais, manuscrits, avec des mots, des pages et des couvertures !
  • Le Salon est 100% gratuit ! Comment, on n’a pas à payer 15€ pour avoir le droit d’acheter des livres ? Mais c’est tout bonnement délicieux ! 
  • Il compte plusieurs centaines d’auteurs présents en dédicace, aussi bien romanciers essayistes qu’auteurs de polars ou de livres pour enfants, avec une thématique autour de l’Angleterre pour cette année. J’ai noté, entre autres, dans mon agenda, les présences des très bons David Foenkinos, Michel Bussi, Tonino Benacquista,  Marc Lavoine, Jean-Christophe Grangé, Grégoire Delacourt, R.J Ellory… du lourd, je vous dis !
  • On peut apporter son propre livre pour le faire dédicacer. Et ouai, prends ça le Salon du Livre de Paris ! Y en a qui en ont dans la caboche, en ce bas monde !!
  • Il y aura des ateliers pour les plus jeunes et des foodtrucks pour les accompagnateurs.
  • Et enfin, Saint-Maur en Poche organise un concours de chapeaux en hommage à l’Angleterre et sa célèbre Reine… l’occasion de décorer votre compte Instagram de très beaux clichés.

J’espère vous avoir au moins un peu convaincus ?

Pour en savoir plus, voici quelques détails pratiques sur le Salon :

Quand est-ce que ça se déroule ?
Le samedi 18 juin, de 10h à 19h, et le dimanche 19 juin, de 10h à 18h.

Où ?
Place des Marroniers à Saint-Maur-des-Fossés
  • Ligne A du RAR, gare Le Parc Saint-Maur
  • Bus 317 et 107
  • A 17 km de Paris sur l'Autoroute A4, sortie Saint-Maur, Parking gratuit (mais qu'est-ce qu'ils sont biens ces petits, je vous dis !)


Au programme de la journée :

Et bientôt… ne ratez pas mon résumé de la journée ;)

Bisous mes lecteurs favoris, à très vite !

samedi 4 juin 2016

Le mystère Henri Pick - David Foenkinos

Nouvelle année, nouveau roman de David Foenkinos. Après l'incroyable Charlotte, je ne savais pas s'il était très prudent de se remettre dans Foenkinos, au risque d'être déçue. 

Mais séance de dédicace oblige, j'ai acheté Le mystère Henri Pick pour l'occasion. Déjà, parce que ça ne se fait pas de faire signer un kleenex... et, ensuite, parce que quoiqu'il en soit, même si le soufflet Charlotte risquait de retomber, un Foenkinos reste un Foenkinos et procurera toujours un grand plaisir de lecture. 

Me voilà donc dans la librairie Le Divan, avec Charline, pour la séance de dédicaces. Charline, comme à son habitude, avait déjà dévoré le roman. Moi, de mon côté, je ne savais pas qu'il existait avant que Charline ne me parle de la séance de dédicaces. Rien que d'habituel, donc.

Arriva notre tour, et Charline dit à David tout le bien qu'elle avait pensé du roman. Commença alors un échange qui piqua ma curiosité. "Surtout, ne raconte pas la fin", disait David à Charline. Des fois que les autres lecteurs de la file, comme moi, n'aient pas encore lu le roman. "Parce que si on raconte la fin, c'est gâcher le livre". 

Du coup, forcément, j'avais envie de lire le roman, et vite. Ça m'a poussé à terminer L'évangile de Jimmy, sur lequel je trainais depuis un moment. Et voilà : programme de lecture bouleversé, le Foenkinos passerait en premier !


Titre : Le mystère Henri Pick

Auteur : David Foenkinos

Date de parution : avril 2016

Résumé : En Bretagne, à Crozon, il existe une bibliothèque qui dédie l'un de ses rayons aux manuscrits refusés par les grands éditeurs. Delphine, éditrice chez Grasset et en vacances à Crozon avec son compagnon, tombe alors sur ce fameux rayonnage des  refusés. Et l'un d'eux, signé d'un certain Henri Pick, se trouve être une petite pépite de littérature. Mais qui est donc Henri Pick ? Un pizzaiolo sans histoire, qui n'a a priori rien à voir avec l'écriture... sauf qu'il semble avoir bel et bien avoir écrit un roman extraordinaire ! Quand a-t-il bien pu trouver le temps ? Après cette découverte, Delphine n'a plus qu'une idée en tête : publier le roman chez Grasset et surfer sur la vague du mystère Henri Pick pour propulser le roman parmi les best sellers. Mais c'est sans compter sur Jean-Michel Rouche, un critique littéraire désavoué, qui compte bien prouver au monde que le mystère Henri Pick n'est qu'une imposture...

Mon avis : un vrai petit roman policier comme je les aime. Une très belle idée de départ que cette bibliothèque des refusés. Un vrai mystère qui nous tient en haleine tout au long du roman. Sans compter la plume de David Foenkinos, incomparable. En gros, je n'ai absolument pas été déçue par Le mystère Henri Pick, malgré mes craintes premières. Certes il ne vaut pas Charlotte, mais c'est pour moi l'un des meilleurs que j'ai lu de l'auteur. Tout en poésie, en fraîcheur, en douceur... bref, ce qui caractérise le style "Foenkinos". Et puis, l'incroyable traitement du battement médiatique que l'on peut faire autour d'un roman, j'ai adoré. En tant qu'attachée de presse, cela fait écho à mon quotidien. Comment transformer une simple information en buzz intersidéral ? C'est le graal de toute attachée de presse qui se respecte. Les mécanismes bien huilés décrits dans le romans m'ont donc énormément parlé ! 
Un seul bémol ? En grande fan de romans policiers que je suis, je l'avais devinée, moi, cette fameuse fin... depuis un moment ! Mais rassurez-vous, cela ne nuit en rien à la qualité littéraire et au plaisir de lecture de ce roman !


Ma note : 8/10

Dédicace de David Foenkinos à la librairie Le Divan, toujours aussi attachant et sympathique !

samedi 21 mars 2015

Pourquoi je n'irai pas au Salon du livre de Paris ?

Le Salon du livre de Paris, on m'y a vu une fois (hors boulot), on ne m'y reprendra plus. J'étais venue pour accompagner Charline à la dédicace de David Foenkinos, et je me suis retrouvée dans une bétaillère attrape-couillons. C'est d'ailleurs un peu le travers de tous les Salons aujourd'hui : on paye plus de 10€ pour pouvoir... entrer dans un supermarché géant. Ainsi, pour le Salon du Livre, on paye 12€ pour accéder à... la Fnac. Ni plus ni moins. On y trouve les mêmes livres commerciaux, sauf qu'on s'acquitte d'un droit d'entrée pour avoir le droit d'acheter. Pareil pour le Salon du chocolat, la Foire de Paris, la Japan Expo... Autant aller directement chez le chocolatier ou le libraire... Car on y trouve autant de livres, voire plus. En effet, le Salon du Livre est vraiment la foire aux gros éditeurs et on peut aisément s'en passer.

Bon, me direz-vous, il y a aussi les dédicaces. Oui, ben là, je vous arrête tout de suite, il y a un monde de fous, souvent des adolescentes gonflées aux hormones, et franchement, mieux vaut rencontrer les auteurs lors d'une séance de dédicaces plus intime dans une librairie plus confidentielle que de supporter une séance de dédicace sur le Salon du Livre. Surtout que ce sont principalement des têtes d'affiches qui viennent sur le Salon, et va te vanter auprès de tes collègues d'avoir une signature de Marc Lévy ou Amélie Nothomb... ça ne vend pas du rêve !

En parlant de Marc Lévy justement... voilà une parfaite transition avec une étude publiée par Le Figaro à l'occasion de cette nouvelle édition du Salon du Livre. Une étude qui avait pour but de déterminer les auteurs préférés des Français, dans 2 catégories : les classiques (les morts) et les vivants. 

Parmi les vivants, les plus populaires sont : Marc Lévy (25%), Jean D'Ormesson, Guillaume Musso. Suivent Max Gallo, Amélie Nothomb, Michel Houellebecq, Fred Vargas, Anna Gavalda, Alexandre Jardin, Eric-Emmanuel Schmitt et Khaterine Pancol.

Parmi les morts, on compte : Victor Hugo (36%), grand gagnant, Marcel Pagnol et Jules Verne. Emile Zola et Guy de Maupassant suivent. 

Mon avis sur ce sondage est moins horrifié que celui que j'ai pu lire dans la plupart des médias. Et oui, Marc Lévy arrive premier. A sondage populaire, gagnant populaire, ça me semble très logique. Alors, il manque certes de très bons auteurs populaires qui, selon moi, mériteraient leur place dans le top 20, tels que les excellents Michel Bussi, David Foenkinos ou Bernard Werber, mais je ne suis pas choquée d'y retrouver Lévy, Musso ou Nothomb. Au contraire, ils sont les plus vendus en France, normal qu'ils soient les préférés des Français. 

Par contre, Marcel Pagnol ou Jules Vernes, là, j'étais plus sceptique. Hugo, je comprends déjà mieux. Quand on demande au Français lambda de citer un écrivain mort, j'imagine que Victor Hugo restant l'auteur classique le plus connu des Français, ils n'ont, pour la plupart, été capables de citer que celui-là. Je serai curieuse de savoir combien ont réellement lu un Victor Hugo dans leur vie. Et encore plus, combien ont lu Marcel Pagnol ou Jules Verne ! Beaucoup de médias ont essayé de comprendre comment les Français pouvaient plébisciter à la fois Marc Lévy et Victor Hugo. Il n'y a rien à comprendre. Ils ont lu le premier et citent le second de nom uniquement. Notoriété spontanée de Victor Hugo : 36% sans (presque) aucun marketing ! Le boss des boss de la littérature classique !

Voilà, ce chapitre sur le Salon du livre se referme et franchement, nous ne perdons pas grand chose à bouder ce Salon complètement commercial et franchement inintéressant. Mon seul pincement au cœur est de rater la présence, cette année, de Michel Bussi sur l’événement. Mais je devrais bien arriver à me rattraper lors de la venue prochaine de l'auteur dans une jolie librairie de quartier. 

Sur ce, vous qui avez désormais du temps et de l'argent pour faire autre chose de votre week-end, filez acheter un bon bouquin à lire au coin du feu. Ça coûtera moins cher et ça vous procurera infiniment plus de joie.

mardi 10 mars 2015

Maman a tort, le nouveau Michel Bussi programmé le 7 mai

Quelle joie de découvrir ce midi le résumé du nouveau roman de Michel Bussi, Maman a tort, dont la sortie est programmée le 7 mai prochain.

Le résumé me donne l'eau à la bouche, je suis dans les starting blocks !!


"Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent.
Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?"



vendredi 7 juin 2013

"Edition Originale", une belle opération de communication littéraire par Samsung

L'autre jour, je me suis prise par la main, et j'ai décidé de classer mon énorme stock de pubs de parfums. 

Et oui, à part lire, je suis un peu psychopathe sur les bords : je collectionne les publicités de parfums parues dans les magazines (féminins, people...). Je les découpe, les trie par ordre alphabétique et les range dans 5 énormes classeurs qui trônent glorieusement en bas de ma bibliothèque. De A, comme Armani, à Z, comme Zegna, ça fait 15 ans que les images publicitaires de parfum n'ont plus de secret pour moi, jusqu'à en faire le thème principal de mon mémoire de fin d'études.

C'est en découpant des pubs dans le dernier Cosmo (ou Elle, ou Grazia... va savoir), que je suis tombée sur une publicité qui a attiré mon attention. Une publicité pour le Galaxy Note 8.0. Non pas que je sois passionnée de téléphonie mobile, mais l'annonce évoquait la publication de 5 nouvelles gratuites, uniquement disponibles au format ebook, sur le Galaxy Note 8.0 : Marc Lévy, Maxime Chattam, Françoise Bourdin, Irène Frain et Joël Dicker figuraient au rang des auteurs ayant contribué à l'initiative.

Ni une ni deux, je cherche comment me procurer ces 5 nouvelles. 
Je ne suis pas fan d'ebook, au contraire. J'aime encore trop la sensation du papier sous mes doigts quand je tourne les pages, l'odeur du vieux livre que je ressors de la cave, etc. 
Je ne suis pas non plus fan de nouvelles. En effet, j'aime quand une histoire dure et nous prends aux tripes pendant plusieurs jours, qu'on est pressé d'être au lendemain pour savoir la suite, quand l'intrigue est construite. Une nouvelle va trop vite, j'ai plus de mal à me laisser envahir par elle. 

Mais avec de tels auteurs, j'étais quand même intriguée. Intriguée de voir comment ils avaient embrassé le style. Et surtout, quoi de mieux pour découvrir certain auteurs "archi-connus" que je n'avais jamais lus (et non, je n'ai jamais lu Maxime Chattam) que de commencer avec une nouvelle courte, juste pour se faire une idée ?

Sauf qu'avec mon Samsung S3 Mini, je n'étais pas certaine d'avoir accès à l'application. Mais miracle, j'ai quand même réussi à la trouver et à la télécharger sur le Play Store. 

Et j'ai découvert 5 nouvelles, plus ou moins égales, que j'ai pris plaisir à lire, un matin, lors de mon trajet transilien quotidien.



Marc Levy - Accords nus

Emilie est belle, imprévisible, drôle. L'auteur la rencontre dans le bus. Il tombe sous le charme de cette fille qui lit des livres aux pages blanches, qui joue du piano seins nus et qui débarque toujours chez lui à l'improviste. 

Mon avis : sensible et touchante, cette nouvelle m'a embarquée. En moins de 20 pages, j'ai réussie à être séduite par la poésie de la nouvelle.




Maxime Chattam - Crime parfait : une question de rangement

Liz est retrouvée dans une chambre fermée de l'intérieure, en état de choc, auprès de son mari tailladé. Qui l'a tué ? Liz ? Mais où est l'arme du crime ? Quelqu'un d'autre ? Mais comment est-il sortie de la pièce sans laisser de traces de sang dans la maison ?

Mon avis : une nouvelle très bien construite. Un bon policier, résumé en moins de 20 pages. Redoutablement efficace ! 




Françoise Bourdin - A qui le tour ?

Antonin est un peu limité. Dans la vie, il recueille les chiens errants et prends soin d'eux, pendant que son oncle et tuteur, Jean-Marie, joue au loto et s'occupe de lui. Un soir, un mystérieux visiteur frappe à la porte...

Mon avis : une jolie nouvelle, tout en douceur. Un peu plus "simpliste" que les autres nouvelles proposées. Peut-être qu'elle gagnerait à être développée sous forme de roman, par exemple. Le format est ici un peu court pour entrer pleinement dans l'histoire.



Irène Frain - Coup de chaud

Inès étouffe. Son père vient de mourir, et il fait décidément très chaud dans la maison. Profitant du fait que ses frères et sœurs soient sortis avec sa tante pour prendre l'air, elle se réfugie, comme à son habitude, dans le grenier. Elle découvre alors, laissée à son attention par son père, une série de lettres évoquant le passé. 

Mon avis : l'une des plus jolies nouvelles parmi les 5 proposées. Une histoire parfaitement adaptée pour le format. Touchante et très bien écrite. 



Joël Dicker - Faux espoirs

Jos est un hockeyeur canadien. Il dispute son premier match en pro. Retour sur les espoirs et désillusions de Jos.

Mon avis : bien que plutôt pas mal écrite, c'est la nouvelle avec laquelle j'ai le moins accroché. Peut-être parce que le monde du hockey sur glace ne me parle pas du tout...




Note de l'application : 7/10


Pour lire ces 5 nouvelleshttp://www.samsung.com/fr/galaxynote8/edition-originale.html


dimanche 24 mars 2013

Salon du Livre 2013 - Porte de Versailles

Hier, première visite au Salon de Versailles en tant que visiteur (l'année dernière, j'étais en back up du Prix Solidarité, et je n'avais pas réellement eu le temps de trainer dans les allées). 

Un samedi à 14H30, nous nous attendions à voir du monde. Ce fut le cas. 
A la base, on était surtout venues pour la dédicace de David Foenkinos, car ma copine Charline avait encore un ou deux livres qui n'étaient pas encore dédicacés. Ladite dédicace étant à 16H30, nous avions donc un peu de temps pour flâner. 

Première étape : Marc Lévy
Nous ne sommes pas restées très longtemps. Impossible de franchir l'entrée du stand, les fans s’agglutinant pour recueillir leur précieux sésame.
Après une petite photo de l'auteur, histoire de dire qu'on y était, on a ipso facto fait demi tour. 

Marc Lévy


Seconde étape : le rayon BD
La bande dessinée, j'adore ça. Mais le gros problème du Salon du Livre, et a fortiori un samedi, ce sont les séances de dédicaces incessantes. Comme nous sommes arrivées en plein milieu de l'une d'entre elles, impossible d'entrer dans le moindre stand... 
Du coup, on a dû jouer un peu des coudes pour s'extirper de la foule... et avons rencontré - incroyable ! - Iron Man, en fer et en os ;)

Iron Man, le vrai !


Quelques mètres plus loin, nous avons découvert l'un des stands les plus sympas du Salon, celui de Legend Distribution. A priori, il s'agit d'une entreprise qui vend des t-shirt et autres accessoires (réveils, glaçons, etc.) inspirés de films et séries à la mode. 
Reçues par un Trooper de Star Wars et par Superman "himself", nous nous sommes laissées charmer par un t-shirt "Bazinga !" (les fans comprendront). 

Et bim, quelques dizaines d'euros en moins !


Le Trooper de Legend Distribution 
Superman

T-shirt Bazinga ! en référence à la très bonne série "Big Bang Theory"


Troisième étape : en attendant David Foenkinos...

Poursuivant notre tour du Salon, nous zigzaguons entre les allées, au rythme effréné des célébrités. Rien de bien passionnant à dire. Nous n'avons de toute façon pas pu accéder à une seule rangée de livres avant 18H, quand les big stars ont enfin décampé.
D'ici là, nous avons fait comme tout le monde : des photos des "people" présents. 

Tour d'horizon. 

Jean-Pierre Coffe, heureux d'être là
Un monde fou pour Amélie Nothomb, juste avant le passage de Bernard Werber (très bel auteur, que nous n'avons même pas eu le courage d'attendre, vu le monde...)


Amélie Nothomb

Mais la palme du nombre de curieux revient (après Marc Lévy, je pense - je n'ai pas compté dans le détail) à Raymond Domenech
Il semblerait que les personnes les plus détestées sont aussi les plus aimées !
Raymond Domenech



Quatrième étape : Davis Foenkinos
Enfin, vers 16H, nous pointons le bout de notre nez chez David Foenkinos. Il y avait du monde aussi, David comptant désormais parmi les 10 auteurs français les plus vendus (Le Figaro - 2012). Un moment très sympa, un auteur très attachant ! J'en ai profité pour acheter son dernier ouvrage, que je vous commenterai très prochainement. 

David Foenkinos


Dernière étape : le Saint Graal retrouvé
Et c'est au moment de partir que je me dis que, quitte à être là, autant en profiter pour demander à Gallimard s'ils avaient en rayon l'ouvrage "Tout le monde est occupé" de Christian Bobin. 
Je vous parlerai plus longuement de ce fabuleux auteur dans un prochain billet... Christian Bobin est pour moi la plus belle plume au monde. Auteur de cœur de mon Papa, j'ai dû lui abandonner à regret les livres de Christian Bobin quand j'ai quitté le nid familial... et je ne m'en suis jamais remise. D'autant plus qu'il m'a été depuis impossible de retrouver "Tout le monde est occupé", merveille des merveilles, livre par lequel j'ai découvert l'auteur. 

Cette année, le Salon du Livre a été pour moi le moyen de trouver la perle des perles. Je suis repartie, heureuse et rêveuse, avec mon ouvrage sous le bras !