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samedi 12 août 2017

Dune - Frank Herbert

Sur cette critique, c'est certain, je ne vais pas me faire des amis

Dune, ce chef d'oeuvre de science-fiction dont personne ne parle sans des trémolos dans la voix... 
Dune, ce précurseur du genre...
Dune, sans lequel la science-fiction même ne serait pas. ..
Dune, le roman de science-fiction le plus vendu au monde...

Ouai, bof !
Déjà, ça partait mal : j'avais vu le film. Alors, m'a-t-on dit, il ne faut surtout pas se fier au film, même s'il est de David Lynch ! Celui-ci ne rend absolument pas hommage au livre, le trahit complètement, bla bla bla... 
Enfin bon, personnellement, ce film, je n'en avais pas été au bout, tant l'atmosphère était glauque et les personnages hideux, voire repoussants. Je connais peu de films m'ayant fait cet effet répulsif là, à part peut-être Mad Max (et ce malgré le Mel Gibson de l'époque), mais Dune en fait clairement partie. Je vous avais prévenus, vous n'allez décidément pas aimer cette critique !

Il faut dire que le film, c'était ça :

Dune- David Lynch
6 février 1985
Avec Kyle MacLachlan, Francesca Annis, Jürgen Prochnow...


Avouez que vous non plus, vous ne seriez pas séduits... et là, je ne vous parle pas uniquement du vieillissement naturel du film  !

Bon, après, je voulais bien essayer de faire abstraction de l'adaptation, vu que, bien souvent, le film n'a rien à voir avec le roman d'origine. Je me suis donc lancée dans la lecture de Dune, non sans a priori, mais avec une confiance absolue en mon père, pour qui (comme pour beaucoup de monde apparemment) ce livre est l'un des meilleurs romans de science-fiction de tous les temps... 
Je vous la fais courte : je ne suis pas d'accord du tout avec cette analyse !


Titre : Dune

Auteur : Frank Herbert

Date de parution : 1965


Résumé : incapable de vous résumer ce roman, je vous livre ici un quatrième de couverture trouvé sur internet... une fois n'est pas coutume 😉
" Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ? "

Mon avis : vous n'avez rien compris au résumé ? Moi non plus. Et je n'ai pas non plus compris de quoi parlait ce roman. On est propulsé dès les les premiers chapitres dans une telle violence de termes compliqués sortis de nulle part et de personnages aux grades (races ?) tellement tirés par les cheveux qu'il est difficile de résister au choc. On se rapproche ici d'un univers de Fantasy, sauf que là où l'Heroic Fantasy nous détaille sous toutes les coutures un monde et ses personnages sur 900 pages, ce premier tome de Dune en fait timidement 300. Du coup, marche ou crève. Si tu n'entres pas dans le moule, tout t'échappe. Tu tentes vainement de t'accrocher, mais personnellement, j'étais complètement larguée. En plus, ça parle de guerres fratricides, ce dont j'ai horreur. Mon dernier argument ? Je n'ai pas du tout aimé le style d'écriture, qui complique encore plus les choses. J'ai quand même essayé de tenir jusqu'à la fameuse attaque du " ver géant ", parce que " tu verras, c'est extraordinaire "... mouai, personnellement, je me suis ennuyée, je n'ai rien compris et je n'ai clairement pas été transportée. Ce livre, ou ça passe ou ça casse. Pour moi, ça casse. Aucun intérêt. Vous voulez lire de la vraie SF compréhensible et qui vous emporte littéralement sans avoir besoin de décodeur ? Lisez Asimov (Fondation, par exemple) ! Alors là, oui, vous allez connaître la meilleure SF de tous les temps. Dune ? Un ramassis de verbiage pour initiés... désolée, mais je passe mon tour !

Nota bene : je lis sur Wikipedia, en faisant mon article, que dans son édition française, le roman est parfois divisé en 2 tomes, Dune I et Dune II. N'en aurais-je lu que la moitié ? Cela expliquerait-il donc pourquoi j'ai trouvé que le roman était trop brumeux, ne laissant pas le temps de comprendre les rouages de l'univers si particulier de Dune ? Pour autant, laisserais-je le bénéfice du doute à ce roman ? Bof... Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de poursuivre l'aventure en fait... et je n'ai pas le tome 2 dans mes rayonnages. Donc NEXT !

Nota bene 2 : j'ai perdu combien de fidèles lecteurs, après ce ce billet ? 😜







samedi 22 octobre 2016

L'horizon à l'envers - Marc Levy

Echaudée par le cuisant échec de son dernier roman, Elle et Lui, j’ai longuement hésité à acheter le nouvel opus de Marc Levy, L’horizon à l’envers. En effet, j’avais peur d’une énième histoire à l’eau de rose, bâclée sous le coup du « il faut absolument sortir un roman par an, donc j’écris n’importe quoi n’importe comment ». C'est un peu le sentiment que m'avait laissé Elle et Lui. Un roman facile, sans intérêt. Pas nul, mais complètement fade.

Autant je peux comprendre que les auteurs soient soumis à la pression de leur éditeur, autant c’était vraiment la première fois que je ressentais un réel manque de préparation et d’entrain chez un auteur de best-sellers. 
J’ai donc été d’autant plus exigeante lors de ma lecture de L'horizon à l'envers, que j'ai un peu entamée à reculons... d'autant plus que le résumé ressemblait fortement à celui de l'un des tous premiers romans de Gilles Legardinier : L'exil des anges.  


Titre : L’horizon à l’envers

Auteur : Marc Levy

Date de publication : février 2016 chez Robert Laffont

Catégorie : romance

Résumé du roman : Hope, Josh et Luke sont 3 étudiants travaillant sur un projet de recherche scientifique dans le cadre de leur cursus universitaire. Où se situe notre conscience ? Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ? C'est ce qu'ils tentent de découvrir. Alors, quand Hope tombe malade, leur projet est plus que jamais à l'ordre du jour... Ensemble, ils décident de tenter l’impossible pour sauver Hope. 

Mon avis : le roman est un peu long à démarrer, mais pas si mal construit, et on finit par se prendre au jeu et à plonger dans l'histoire. La fin et plutôt bien amenée, pleine d'émotions, et Marc Levy arrive même à nous tirer une petite larme digne d'une série américaine. 
Mon sentiment sur le roman, c'est que l'auteur a fini par revenir aux sources et ça fait plaisir. On retrouve ici le Marc Levy de Et si c'était vrai ou de Sept jours pour une éternité, et on aime ça. C'est avec ce genre d'histoire qu'on avait commencé à l'apprécier et c'est donc avec ce genre d'histoire qu'on aime le retrouver. Un soupçon de science-fiction, une poignée de bons sentiments... le tout fonctionne plutôt bien et la mayonnaise prend. 
Après, en toute honnêteté, l'intrigue n'est pas réellement novatrice et l'ensemble est sans surprise. Finalement autant dans l'approche littéraire que dans le scenario, on est très proche de L'exil des Anges de Gilles Legardinier, comme je le craignais. Quand on en a lu un, il n'est pas forcément nécessaire de lire les 2, mais on apprécie néanmoins le voyage. 




samedi 28 mai 2016

L'évangile de Jimmy - Didier van Cauwelaert

Après avoir lu et apprécié Hors de moi, Thomas Drimm - La fin du monde tombe un jeudi, et Jules, j'avais envie de lire d'autres romans de Didier van Cauwelaert. C'est pourquoi j'ai ajouté le nom de l'auteur dans ma liste de Noël. 

C'est ainsi qu'Audrey, ma très grande lectrice de belle-sœur, m'a offert L'évangile de Jimmy.

Après 5 mois de pause lecture (congé maternité et bébé accaparant oblige), j'ai donc sauté sur le bouquin. Un peu ardu pour une reprise...



Titre : L'évangile de Jimmy

Auteur : Didier van Cauwelaert

Date de parution : octobre 2004

Résumé : Jimmy, 32 ans, est un simple nettoyeur de piscine orphelin... jusqu'au jour où le gouvernement vient le chercher pour lui annoncer ses vraies origines : il est en fait le clone du Christ, créé à partir du Suaire de Turin... Jimmy va-t-il assumer son rôle ? Manipulé par l'Etat, l'Eglise et la communauté scientifique, sa foi va être mise à rude épreuve !

Mon avis : une très grande promesse, mais aussi une belle déception. Autant j'ai adoré ses autres livres, autant j'ai trouvé celui-ci un cran en dessous. Au départ, tout est alléchant dans ce roman : le concept (grandiose), la personnalité de Jimmy (un looser patenté, obèse et à côté de ses pompes), les questions soulevées (cyniques et sulfureuses)... tout laissait présager un roman de haut vol comme Didier van Cauwelaert sait si bien les faire. Mais au final, le roman peine à décoller et on ne compte plus les longueurs avant que l'intrigue ne débute réellement. Seule la manipulation des grandes instances pour s'accaparer Jimmy est intéressante et aborde de manière vraiment profonde le rapport des institutions à la foi. Mais à force, cet aspect du roman est un peu longuet. Sans compter le dénouement plutôt mal amené et un peu bancal. Bref, je n'ai pas été séduite comme je le suis habituellement par l'auteur. Dommage, ça présentait bien.


Ma note : 5/10

samedi 8 août 2015

Une longue marche dans la nuit - Bob Shaw

Une longue marche dans la nuit, c'est un peu comme Le petit Prince. Tu as beau l'avoir déjà lu, en connaître l'histoire et même certains passages par cœur, quand tu retombes dessus, c'est un vrai plaisir de le relire. 

C'est l'un des rares romans, de science-fiction qui plus est, que j'ai lu 3 fois et dans lequel je me replonge avec bonheur quand je ne suis pas inspirée niveau lectures. Il faut dire que, pour un livre de 1976, il n'a pas pris une ride et est toujours autant dans l'air du temps. 

Et puis ce qu'il y a de bien avec la science-fiction, c'est que certains passages sont tellement irréels que, d'une lecture à l'autre, je les ai oubliés. Ainsi, d'une fois sur l'autre, j'ai toujours l'impression de redécouvrir des morceaux du livre !


Titre : Une longue marche dans la nuit

Auteur : Bob Shaw

Date de parution : 1976 

Résumé : Sam Tallon est un espion terrien envoyé sur la planète Emm Luther. Rapidement, il est fait prisonnier par la police locale qui lui crève les 2 yeux. Privé de sa vue, il est envoyé au bagne. Sur place, à l'atelier, il se fabrique alors des prothèses oculaires qui vont lui permettre de voir par l’intermédiaire d'un tiers, homme ou animal. C'est armé d'un oiseau perché sur son épaule et accompagné d'un camarade prisonnier qu'un beau jour, il s'échappe. Cela marque pour lui le début d'une longue errance pour rejoindre la Terre et échapper à Emm Luther. 

Mon avis : un très bon roman de science-fiction, très original dans son approche. Le protagoniste ne voit que par les yeux des autres, successivement par le biais d'un oiseau, d'un chien, d'humains ou encore d'un rat, une singularité qui donne une atmosphère unique au roman. Notamment, la fuite du bagne dans les marécages avec comme seule perspective la vision d'un rapace est à couper le souffle. Si la fin souffre un peu de longueurs, c'est vraiment un roman de qualité, que j'ai trouvé plutôt crédible et bien rythmé. Selon moi il est meilleur que certains ouvrages un peu surfaits ou dépassés de grands auteurs du genre.


Ma note : 8/10



samedi 27 décembre 2014

Un bonheur insoutenable - Ira Levin

Parfois, ça ne fait pas de mal de se replonger dans les classiques. Vous savez, ces bouquins qui datent mais qu'il ne fait pas de mal de découvrir, même si on est un peu à la traine. Il y a quelques semaines, je redécouvrais ainsi, totalement par hasard, dans mon local à poubelles, Le meilleur des mondes.

Cette fois-ci, je suis partie un peu moins loin dans le temps, mais suis restée dans les livres de science-fiction, avec Un bonheur insoutenable, paru en 1970.
J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de ce roman, ce qui, en tant que grande fan de science fiction, m'étonnait. 

C'est une collègue, Gaëlle, qui m'a prêté ce roman avec, au passage, l'apprentissage d'une nouvelle expression pour moi : "roman dystopique".
Il semblerait que tous les jeunes connaissent ce mot depuis la sortie d'Hunger games au cinéma, mais pour ma part, je n'en avais jamais entendu parler. Coup double donc pour ce roman : découverte d'un auteur de science-fiction qui m'était inconnu, et découverte d'une nouvelle expression !

Si vous êtes comme moi et que le mot "dystopie" ne vous dit absolument rien, pour ne pas vous laisser dans l'ignorance, voici la définition Wikipedia de ce mot, qui vous en dira un peu plus sur le roman d'Ira Levin. Un roman dystopique, donc, au même titre que Le meilleurs des mondes
"Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. L'auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque".

En gros, la majorité des romans de science-fiction que j'ai lus sont des romans dystopiques ;)


Titre : Un bonheur insoutenable

Auteur : Ira Levin

Date de parution : 1970

Résumé : le roman se passe dans un futur plus ou moins lointain. Le monde a été unifié et est dirigé par un ordinateur dénommé Uni. Uni décide de tout : l'affectation des individus, les traitements (pour l'uniformisation) que chacun reçoit, la procréation... De ce fait, la violence a disparu de la surface de la terre, et l'humanité connaît un état de bonheur quasi parfait. Seulement, dans ce monde, l'homme est dépourvu de libre-arbitre. Si les individus n'en ont absolument pas conscience, il semblerait néanmoins, selon une "légende urbaine", que certains membres de la communauté soient déviants et qu'ils vivent reclus quelque part. Cependant, personne n'a jamais été capable de le confirmer. 
Dans ce monde heureux mais aseptisé, Copeau, notre héros, est "éveillé" par d'autres membres marginaux comme lui, et en vient à haïr le monde qu'il a toujours connu et dans lequel, certes, il ne connaît pas la souffrance, mais dans lequel il n'est pas libre de lui-même. Pour lui, retrouver là où se cachent les autres comme lui devient une obsession...


Mon avis : au départ, ce roman propose une trame très classique pour une œuvre de science-fiction. Si vous êtes comme moi et que vous avez lu 1984 ou Le meilleur de monde, on part de la même base. Mais cela étant, très vite l'histoire, tout comme le style d'écriture, prennent. On entre très facilement dans ce très bon roman du genre. Si l'on devine plus ou moins la fin, quelques rebondissements sont vraiment plaisants. J'ai adoré aussi, contrairement au Meilleur des mondes, l'absence de fatalisme dans l'histoire. Ici, tout n'est pas noir ou blanc, chaque monde a sa part d'avantages et d'inconvénients, c'est à l'homme de choisir ce qui lui convient le mieux. Le petit bémol du roman, à mon sens, c'est qu'à force de faire des rebondissements, l'auteur a tendance à trainer un peu et se perdre dans son histoire. Enfin, si vous êtes fan du genre, vous devriez aimer.

Ma note : 6,75/10


samedi 6 septembre 2014

Il est de retour - Timur Vermes

On y est... le compte-rendu des mes lectures de l'été. 
Et cette année, j'ai été carrément prolixe ! Ayant beaucoup bullé autour de la piscine, j'ai descendu pas moins de 6 ou 7 livres en 3 semaines. Et le cru 2014 fut bon
Vous allez donc pouvoir puiser la bonne inspiration dans les billets des semaines à venir.

Le premier roman que j'ai lu cet été fut vraiment un coup de cœur littéraire : Il est de retour, de Timur Vermes.

Vous en avez peut-être entendu parlé, le livre a fait un peu de vagues dans les médias, surtout outre-Rhin. Il est de retour imagine pas moins que le retour d'Hitler, de nos jours... 

Avec une couverture que je trouve excellente et une idée de base qui m'a vraiment intriguée, je n'ai pas pu m'empêcher de l'ajouter à mes derniers achats juste avant le grand départ estival, malgré un prix un peu moins sympa, le livre n'existant toujours pas en poche...


Titre : Il est de retour

Auteur : Timur Vermes

Date de parution : 2012

Résumé :  
2011 : Hitler se réveille dans un terrain vague, à Berlin. Pour lui, on est toujours en 1945. La situation de l'Allemagne est critique, mais il est décidé à se battre jusqu'au bout pour sa cause. Il trouve étrange l’accoutrement des jeunes squatteurs qu'il croise dans ce terrain vague et, plus encore, il est scandalisé qu'ils ne lui rendent pas son salut nazi. Tout se perd... Par ailleurs, Berlin semble en excellent état, malgré la guerre qui fait rage... Hitler est un peu déboussolé, et il n'a aucun moyen de joindre son quartier général, certainement enfermé dans un bunker. 
Voici la trame de base de ce roman : le retour d'Hitler de nos jours, mais avec le regard de l'homme de 1945, créant un décalage narratif très intéressant. 
Repéré par une chaine de télé, Hitler se voit offrir une émission TV et devient le comique numéro 1 en Allemagne. Une Allemagne qui ignore que les idées vantées par son idole sont bien loin d'être des blagues, pour lui... Et si le nazisme pouvait revenir aujourd'hui ?

Mon avis : un excellent roman, très bien écrit, décalé et vraiment très drôle. Avec le recul du lecteur, on s'émerveille de la façon dont l'auteur amène les idées d'Hitler dans notre monde contemporain. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le roman est absolument crédible. Au-delà du côté humoristique du roman, certains passages font absolument froid dans le dos et nous interrogent vraiment sur la montée du nazisme dans les années 30 et leur potentielle réplique aujourd'hui. 
Beaucoup de médias Français se sont posés la question de savoir si l'on peut rire avec Hitler. Pour ma part, à la lecture du roman, je dirais oui. Car l'auteur soulève, au-delà du rire, des questions fondamentales sur le nazisme et sa portée aujourd'hui. Le fond est vraiment là. 
A mon sens, ce livre plaira beaucoup ou ne plaira pas du tout. Pour ma part, c'est l'un des coups de cœur de cette année, et je vous recommande vivement de vous y essayer !
Je suis juste un peu plus réservée sur la fin du roman : 2 partis-pris s'offraient à Timur Vermes pour finir son roman. Je n'aurais pas choisi le sien...


Ma note : 8,25/10

vendredi 2 mai 2014

1Q84 - Haruki Murakami

C'est vrai que quand on lit, on arrive en général à tisser des liens avec les autres lecteurs. Même si on ne lit pas le même genre de livres, quelque chose nous relie. J'imagine que c'est pareil pour les amateurs de sports. 

Ça a été le cas avec la mère de mon amie Émilie. Dans l'ensemble, on lit le même genre de romans (des policiers, de la science-fiction) même si, curieusement, on ne lit pas les mêmes livres. Ainsi, au cours d'un long week-end chez Émilie à Wimereux, on en est donc venu à parler de nos goût littéraires pendant un long moment. Finalement, je suis repartie de ce week-end avec les 3 tomes de 1Q84 sous le bras.

Ça m'a énormément touchée. En effet, je dois voir Émilie 2 ou 3 fois par an (et encore, entre mon boulot et ses études, c'est parfois malheureusement devenu un peu moins) et, du coup, me prêter 3 gros romans en étant certaine de les récupérer bien plus tard, c'est une belle preuve de confiance.

J'ai donc commencé 1Q84 assez vite. Le premier tome, du moins. 
J'avoue que la période pour découvrir ce roman était assez mal choisie. Je suis particulièrement fatiguée et il semble que ce genre de roman est loin d'être aussi facile d'accès qu'un roman de plage. Il m'a donc fallu un certain temps pour rentrer dedans, d'où mes chroniques littéraires un peu plus espacées ces derniers temps. Quant aux prochains tomes de 1Q84, je pense que je les lirai après des vacances reposantes...


Titre : 1Q84

Auteur : Haruki Murakami

Date de sortie : août 2011

Résumé : ce roman narre 2 histoires se déroulant au Japon, en 1984. 
D'un côté, celle d'Aomamé, une jeune femme qui tue les hommes qui ne respectent pas les femmes. Un jour, lors de l'une de ses missions meurtrières, elle se retrouve dans un embouteillage. Ne pouvant pas se permettre de rater son rendez-vous avec la mort, elle s'impatiente. Son chauffeur de taxi lui propose alors de quitter la voie express par un mystérieux escalier caché. Depuis ce jour, elle s'aperçoit que des choses imperceptibles changent dans son quotidien. Elle qui a tendance à avoir une mémoire extrêmement développée, elle se rend alors compte que des choses la dépassent, que des événements du passé ne sont plus tels qu'elle les avait en tête. Elle appelle ce monde légèrement modifié 1Q84. 
De l'autre, celle de Tengo. Ce professeur de mathématique et jeune écrivain à ses heures perdues se voit confier une mission bien particulière. Son éditeur lui demande de réécrire un roman reçu dans le cadre d'un Prix de jeunes lecteurs : La chrysalide de l'air, un roman où il est question de créatures appelées les Little People. La réécriture du manuscrit s'avère être un succès, mais il semblerait que cela ne soit pas du goût de tous...

Mon avis : J'ai entendu beaucoup de choses positives sur ce roman avant de le lire : "un vrai best-seller", "un bouquin formidable"... ce genre de choses là. Et la critique est quasi unanime. J'ai regardé par curiosité les critiques des médias et des autres blogs : il en ressort un engouement général. Alors forcément, je plaçais la barre haute.
Cependant, pour moi, ce roman est fidèle à l'image que je me faisais d'un roman japonais : il est excessivement lent. Pour un esprit fatigué comme le mien, ça n'a pas été un roman très évident à lire. Les 2 histoires évoluent en parallèle sans, pour ce premier tome, de vrai lien évident entre les 2. Tout est extrêmement long à se mettre en place et la fin m'a laissé pantoise. Je ne sais pas si c'est que j'ai des goûts vraiment différents des gens, mais je n'ai pas été emballée par ce premier tome, que j'ai trouvé long, difficile à lire et très complexe. C'est un livre vraiment loin de mon univers littéraire. 
Bon, ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. On m'a dit qu'une fois que les 2 histoires se rejoignent, le roman devient vraiment passionnant. Alors, comme on dit : "wait and see". Je vais lire les 2 tomes suivants pour me faire mon avis. D'ici-là, mon avis sur le sujet restera neutre...

Note : 5/10


vendredi 7 mars 2014

Le meilleur des mondes - Aldous Huxley

Il est des livres cultes qu'on n'a jamais ouverts. Il faut croire qu'ils sont passés entre les gouttes des livres qu'on vous oblige à lire à l'école. Pour moi, c'est le cas d'un grand nombre de Maupassant, Flaubert, Balzac ou même Zola. 
Quant aux livres d'anticipation, déjà qu'on nous en fait lire très peu à l'école (je dois admettre qu'à l'âge du collège, ça nous en dégouterai plus qu'autre chose), il faut croire que je suis en plus passée à travers les plus connus : Jules Verne et son De la terre à la lune, George Orwell et son 1984... et surtout, Aldous Huxley et son Meilleur des mondes !

Malgré mon goût très prononcé pour la science-fiction et l'énorme bibliothèque science-fictive de mes parents, j'ai découvert très tard Philip K. Dick, Isaac Asimov ou encore Roger Zelazny. Et quant aux plus connus de tous, je ne les ai donc tout simplement pas lus. Il fallait que ça change.

Et finalement, ce sont eux qui sont venus à moi, par le plus grand des hasards, et par Kévin, un peu. Un soir qu'il allait vider les poubelles à la cave (chose que je ne fais presque jamais, il fait bien trop noir, je pourrais tomber sur un zombie...), il avise une énorme pile de livres jetés aux ordures. 
Connaissant mon amour immodéré des belles histoires, il me presse de descendre voir de quoi il retourne (il avait juste remonté pour lui, au vu de son amour immodéré à lui pour la bonne bouffe, une encyclopédie complète de recettes de cuisine).

Je décide alors de prendre mon courage à deux mains et descends à l'étage des poubelles pour faire une petite inspection en règle.
Je commence à fouiller dans l'énorme pile laissée là mais, pour le coup, cette famille qui jetait des livres aux ordures n'y avait mis que des classiques purs, pas vraiment à mon goût : les fameux Maupassant, Flaubert et Balzac, que je n'aime pas beaucoup. 
J'allais abandonner et remonter dans mon home sweet home sans zombies, quand soudain, au milieu de tous ces classiques du XIXème, j'aperçois Le meilleur des mondes. Comme je suis vraiment une fan de science-fiction convaincue, c'était le moment où jamais de le lire...


Titre : Le meilleur des mondes

Auteur : Aldous Huxley

Date de sortie : 1931

Synopsis : Demain, le bonheur sera universel, et obligatoire ! C'est la philosophie de Ford. Ainsi, l'histoire commence dans un monde de bonheur pur et nous transporte dès les premières pages dans un centre de fécondation. En effet, la reproduction telle que nous la connaissons n'existe plus. Chaque enfant est conçu en laboratoire et est affecté, dès l'état embryonnaire, à une tâche et une caste bien spécifique. Pour s'assurer que les castes du bas soient heureuses d'être en bas et que les castes du haut soient heureuses de ne pas avoir à trainer avec les castes du bas, le futur a inventé l'hypnopédie : des années et des années de messages hypnotiques ressassés pendant le sommeil. Ainsi, tout le monde pense comme tout le monde, pour le bonheur de tous. Il est conseillé de changer régulièrement de partenaire sexuel, et ce depuis le plus jeune âge, car la monogamie créée la famille et l'instabilité. Les notions de père et de mère n'existent donc plus. La science ne progresse plus non plus, car c'est la science qui a permis la bombe et autres horreurs. En cas de doute sur la société et les règles, une drogue appelée Somma permet de retrouver cet état de bonheur parfait. In fine, les gens sont conditionnés, mais heureux. Le reste n'est que le prix à payer pour accéder au bonheur. Un monde parfait... sauf si un grain de sable vient enrayer la machine...

Mon avis :
  • Les plus : ce livre d'anticipation est, comme la plupart des romans d'anticipation, extrêmement bien vu. Presque prémonitoire. C'est un livre qui fait réfléchir sur les potentielles dérives de la société, sur la quête du bonheur à tout prix. Finalement, pour vivre heureux, vivons cachés, au risque de ne plus voir ce qui compte vraiment dans nos vies. Tout ce qui ne correspond pas à un idéal établi est banni de la société, rendant les gens uniformes et sans saveur. A mon sens, dans ce livre, ce qui nuit au bonheur (la peur, la colère, la science...) est pourtant ce qui rend notre bonheur si palpable, si appréciable quand on l'a. Comment reconnaître et apprécier le bonheur si on n'a jamais connu le malheur ? Un livre qui, pour son apport à ce style de littérature d'anticipation, mérite d'être lu au moins une fois.
  • Les moins : une fois, mais pas plus. Le style a indéniablement vieilli. Si le livre est brillant pour son époque, il a prix un certain coup de vieux. Au-delà de son apport à la postérité, ce livre m'a sacrément dérangée, mise mal à l'aise. C'est le but, me direz-vous ? Sauf que, du coup, je n'en ai pas apprécié la lecture. Quant à la fin, elle est comme celle de la plupart des livres d'anticipation : décevante. Elle laisse sur sa faim.

Note : 5/10

samedi 7 septembre 2013

"Livre ou film ? n°1" : Deuxième variété vs Planète hurlante

Chers lecteurs, comme je lis actuellement un livre qui, je pense, va me durer un certain temps, et que je ne veux pas vous abandonner, j'ai décidé de créer une nouvelle rubrique.

Cette rubrique s'intitule "Battle" et a pour vocation de faire le parallèle entre un livre et son adaptation cinématographique.

Comme je l'ai récemment vu à la télévision, j'ai décidé de consacrer mon premier numéro au film Planète hurlante, adapté de la nouvelle Deuxième variété, de Philip K. Dick.
Pour les grands fans de l'auteur, c'est vrai que Deuxième variété n'est pas forcément la nouvelle à laquelle on pense tout de suite, surtout quand on parle d'adaptation de Philip K.Dick. C'est vrai : les films Blade Runner, Total Recall ou encore Minority report sont bien plus connus. N'en déplaise, je commence par le plus frais dans ma mémoire et, promis, je me pencherai un jour sur les autres.

Philip K. Dick, c'est un auteur de science fiction un peu barré. Ou même beaucoup. On pourra se rappeler que l'auteur était totalement paranoïaque (en attestent ses nouvelles), et ce en partie à cause de sa consommation de drogues. Mais, comme c'est souvent le cas, Philippe K. Dick était aussi un visionnaire, un passionné par la modification et la manipulation de la réalité.

Pour ma part, si je trouve en général que la thématique de ses nouvelles frôle le génie, je n'ai jamais été emballée par le style littéraire de Philip K. Dick, auquel je préfère de loin des auteurs comme Asimov, Zelazny, ou Franck Herbert.
Mais Philip K. Dick a été respectivement plus adapté au cinéma. Plus ou moins bien, mais souvent pas si mal, et je dois reconnaître que ça vaut quand même le coup faire un billet dessus.
Ainsi, contrairement à beaucoup d'adaptations cinématographiques, les nouvelles de Philip K. Dick sont plutôt très bien adaptées... même si leur durée, frôlant souvent les 2H30, est souvent excessive compte-tenu du fait que les nouvelles adaptées font, en général, seulement une trentaine de pages. D'où certaines longueurs.

Quand j'ai commencé à visionner le film Planète Hurlante, je ne me faisais pas d'illusion. Deuxième variété n'est pas la nouvelle la plus brillante que j'ai lue de ma vie, et j'avais imaginé en la lisant, un film un peu daté, passé. Un peu à la Total Recall, mais sans la base scénaristique qui va bien.
Et j'avais vu assez juste.

Mais de quoi ça cause ?

Deuxième variété
Dans un futur proche, Américains et Russes se livrent une guerre sans merci. Les Américains ont construit des robots - les griffes - dont le seul objectif est de tuer l'homme (en particulier des Russes), obligeant ces derniers à se terrer dans des bunkers. Face à cette menace, les Russes lèvent le drapeau blanc. Notre héros, un Américain bien sûr, part négocier. Mais il se rend vite compte que les robots qu'ils avaient conçus ont évolué et ont entrepris de créer de nouvelles griffes, redoutables. Celles-ci ont l'apparence humaine et ont pour unique but de tuer tout être humain, quel que soit son camp, considéré désormais comme l'ennemi. Qui est humain ? Qui est robot ? Tout vire à la paranoïa... d'autant plus que les robots eux-mêmes ignorent tout de leur condition.

Planète Hurlante
En gros, l'histoire est la même, sauf que l'action se passe sur la planète Sirius 6B. Suite à une guerre atomique, les habitants sont terrés dans les bunkers. Les Hurleurs remplacent les griffes, mais le résultat est le même, ils tuent tout humain qui bouge. Lorsqu'un soldat, mis en pièce par les Hurleurs, apporte un message de trêve, des émissaires de l'Alliance partent négocier. Le reste, à peu de choses prêts (la fin, par exemple), relève du copier-coller.

Alors, le film ou le livre ? 

L'un ou l'autre... comme les 2 sont extrêmement proches, choisissez-en un. Et ça suffira. 
Le livre, si vous voulez aller vite. 
Le film, si vous êtes plus "cinéma". 
Ensuite, vraiment si vous insistez, vous pourrez switcher, mais vous n'apprendrez rien de plus ou de moins. Pour le coup, l'adaptation est très fidèle dans l'esprit, et je ne suis pas certaine que de vous plonger dans les 2 soit indispensable. 
En plus, ça a quand même pris un sacré coup de vieux !
Le must : les effets-spéciaux, bien sûr ! ^^