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samedi 28 mars 2020

T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi

D'un côté, mon amour inconditionnel pour Michel Bussi. De l'autre, ma sainte horreur du format "nouvelles"... 

Aussi, quand Michel Bussi a annoncé la sortie d'un recueil de nouvelles, mon coeur balançait. En effet, je trouve ce format court peu propice aux beaux développements, aux histoires construites, à un maintien en haleine... surtout en ce qui concerne les romans policiers, qui nécessitent plus que les autres une construction sans faille, un fil développé petit à petit, sur la durée, pour entretenir le mystère et le suspense propre au genre...

Sans compter que sur ses tentatives de nouvelles dans les recueils des Restos du coeur 13 à Tables, le romancier ne m'avait pas transportée, à l'inverse d'autres auteurs plus aboutis dans ce genre littéraire, comme Maxime Chattam ou Bernard Werber.

C'est pourquoi j'entamais la lecture de T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles avec défiance et circonspection.


Titre : T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : Janvier 2018

Éditeur : Pocket


Résumé : sur un coup de tête, Ariane a tout quitté pour s'installer avec sa fille Anaïs à Veules-les-Roses, charmant petit village normand, où vivent les parents de son ex-compagnon, le père d'Anaïs. Cette fuite n'est pas sans rappeler celle, plus d'un siècle plus tôt, d'Anaïs Aubert, fameuse actrice de la comédie française, qui, dit-on, vint cacher dans ce havre de paix un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison...
Trois autres nouvelles, plus courtes, complètent le recueil : L'armoire normande, Vie de grenier et Une fugue au paradis. 

Mon avis : la première nouvelle, trop longue (une centaine de pages), ne m'a pas particulièrement happée. Si j'admets qu'elle est bien construite et que l'intrigue est in fine intéressante et bien pensée, je me suis un peu ennuyée. Le texte est trop long pour une nouvelle, trop court pour un roman. Michel Bussi s'y perd un peu et s'y mélange les styles. L'entrée en matière, avec T'en souviens-tu, mon Anaïs ? était donc un peu décevante, même si le dénouement était plutôt bien imaginé et les références à Victor Hugo intéressantes. Des références qui confèrent, d'ailleurs, à cette nouvelle une certaine profondeur.
Les 3 nouvelles suivantes m'ont plutôt bien plues, bien qu'un peu courtes, ce qui a pu donner à celles-ci le sentiment d'un traitement expéditif. J'ai beaucoup aimé l'approche de L'armoire normande et d'Une fugue au paradis, qui nous baignent dans l'univers et le style propres à Bussi, et pour lesquelles l'auteur semble avoir trouvé une partie des clés de construction d'une bonne nouvelle. Toutefois, avec un sentiment de trop peu. 
En conclusion, des nouvelles inégales : certaines savoureuses, d'autres plus fades. Je ne suis pas conquise par ce recueil, qui dessert pour moi l'oeuvre de Michel Bussi.





mercredi 27 mars 2019

13 à table ! 2017 - Recueil de nouvelles au profit des Restos du coeur

C'est devenu une tradition : chaque année, j'achète (ou parfois je me fais offrir) 13 à table !, le recueil de nouvelles édité au profit des Restos du cœur (1 livre acheté = 4 repas distribués). 

Quand on voit ce que devient le spectacle des Enfoirés, trusté par la Star Ac et The Voice, j'ai désormais plus envie de participer au financement de l'association par un bon bouquin que par l'achat d'un CD insipide avec des chanteurs que j’exècre... même si je lis et commente sur ce blog le recueil de nouvelles plus d'un an après.

En 2017, cap sur la troisième édition de cette initiative, avec des auteurs devenus incontournables dans l'exercice, comme Maxime Chattam, présent depuis le premier jour, et de nombreux petits nouveaux, que j'ai découverts - pour beaucoup - via ce nouvel opus de 13 à table !

En 2017, le thème choisi pour le recueil était celui de l'anniversaire, sur lequel nos grands romanciers français se sont essayés, avec plus ou moins de succès, plus ou moins de finesse, plus ou moins d'émotion.


Titre : 13 à table ! (2017)

Auteurs : Françoise Bourdin, Maxime Chattam, François d'Épenoux, Caryl Férey, Karine Giébel, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Marc Levy, Agnès Martin-Lugand, Bernard Minier, Romain Puértolas, Yann Quéffelec et Franck Thilliez.

Date de publication : décembre 2016

Éditeur : Pocket

Résumé : à l'occasion de la troisième initiative annuelle de 13 à table !13 auteurs proposent leur version du thème de l'anniversaire à travers une nouvelle au profit des Restos du cœur. 

Mon avis : après une très bonne première édition, avec des auteurs impliqués et appliqués, l'édition 2016 m'avait un peu déçue. On sentait une approche un peu plus commerciale, un peu plus à la va-vite, moins appliquée, avec des auteurs moins en phase avec le style littéraire imposé : la nouvelle. Cela étant dit, pour la bonne cause et ne refusant jamais une découverte littéraire, encore moins à 5 euros, j'achetai à nouveau ledit recueil pour sa 3ème édition. 2017 est sans conteste un meilleur cru que le précédent, bien que le traitement souvent glaçant, macabre ou encore simplement malaisant des nouvelles qu'il contient dénote totalement avec le thème imposé : celui de l'anniversaire. Mention spéciale, comme tous les ans, pour Maxime Chattam, que je trouve décidément mieux en nouvelle qu'en roman et qui a réussi le pari de m'empêcher de dormir en une dizaine de pages, ainsi que pour Bernard Minier ou encore Marc Levy. Pour les autres, j'ai du mal à me souvenir de ce que j'ai lu... cela n'a pas vraiment dû me marquer et donne le ton d'une édition correcte, mais sans plus. Néanmoins, cela ne m'a pas empêché de me procurer l'édition 2018, que je n'ai pas encore eu le loisir de lire mais que je vous chroniquerai avec grand plaisir dans un prochain billet, le temps d'éponger mon grand retard ;)


samedi 21 mai 2016

13 à table ! (2016) - Recueil de nouvelles pour les Restos du cœur

Après le succès de la première édition en 2014, j'attendais la nouvelle version de 2015 avec impatience. Rappelez-vous, il s'agit d'un recueil de nouvelles en faveur des Restaurants du cœur : pour un livre acheté, 3 repas sont distribués.

En plus, cette nouvelle édition était alléchante !
Maxime Chattam, Douglas Kennedy, Romain Puértolas, Bernard Werber... mais aussi et surtout mon auteur fétiche Michel Bussi, entre autres, ont participé à cet opus 2016 de 13 à table ! Avec pour thème cette année : "frères et sœurs".



Titre : 13 à table !

Auteurs : Françoise Bourdin, Michel Bussi, Maxime Chattam, Stéphane De Groodt, François D'Epenoux, Karine Giebel, Douglas Kennedy, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Nadine Monfils, Romain Puértolas et Bernard Werber.

Date de parution : novembre 2015

Résumé : 12 auteurs dans l'air du temps ont une nouvelle fois pris la plume pour concocter un recueil de nouvelles autour du thème "frère et sœur". Ceux qui s'aiment, ceux qui se détestent... souvenirs d'enfance, de vie commune, de haine larvée ou avouée, à chacun sa recette. 

Mon avis : une version un peu décevante par rapport à la précédente. Si je trouvais que l'an dernier tous les auteurs avaient plus ou moins joué le jeu, cette année je suis plus mitigée sur l'implication de certains auteurs qui ont bénéficié de la visibilité du recueil sans pour autant sembler s'être décarcassés pour écrire leur nouvelle. L'ensemble est relativement inégal, et j'ai été assez déçue du rendu général. D'autant plus que certains auteurs, très bons en format roman, n'ont pas la même puissance dans leurs nouvelles (c'est le cas de Michel Bussi, même si sa nouvelle reste l'une des plus intéressante du recueil). 
Mention spéciale pour la nouvelle de Karine Giebel (du haut vol, même si elle fait carrément froid dans le dos !), ainsi que celles de Michel Bussi, Maxime Chattam et Bernard Werber, qui sont nettement au-dessus du lot ! Force est donc de constater que certains, année après année, excellent toujours plus dans le genre de la nouvelle !


Ma note : 5,5/10

samedi 21 février 2015

Le koala tueur - Kenneth Cook

J'ai une  grande histoire d'amour avec les koalas. Elle me vient très certainement de l'un de mes plus anciens doudous, baptisé Koalou (comme ce koala de dessin animé avec sa salopette rouge), et qui me suit partout depuis mon plus jeune âge. 

Ainsi, il dort avec nous la nuit et part en vacances avec nous. De moins en moins, ceci dit : depuis qu'il fuit de la mousse de son entrejambe, je n'ose plus le sortir de trop.
C'est aussi pour ça que la famille s’agrandit, pour assurer la relève. Koalou s'est marié avec Koalette, et ont eu une fille et un garçon : Kalinou et Kalinette. Après, je n'avais plus d'idées de noms, mais j'ai eu plein d'autres koalas, pour le plus grand malheur de Kévin. 

J'ai un Koala très moche qui a un jour été nommé, mais dont j'ai totalement oublié le petit nom. J'ai une bouillotte Koala avec un bébé dans la poche, qui n'ont jamais été baptisés. Et j'ai Kiki, surnommé Raymond pour sa ressemblance avec le personnage de Scènes de ménages, qui dort sur la plage avant de ma voiture et est chargé de la surveiller lorsque je la laisse au parking de la gare. En théorie, parce qu'en pratique, quand on m'a pété les vitres avant pour me voler mes lunettes gratuites Carglass, il n'a pas moufté, le kiki. Je le soupçonne même de leur avoir filé de lui-même les lunettes pour avoir la vie sauve...

En tout cas, voilà, j'aime les koalas. Parce que c'est mignon et pas trop chiant. 
C'est pour ça que ce Noël, Charline m'a offert Le koala tueur. Juste pour le titre. Juste pour le clin d’œil. Et cela m'a beaucoup touchée.


Titre : Le koala tueur et autres histoires du Bush

Auteur : Kenneth Cook

Date de parution : 1986 (2009 en France)

Résumé : Avec ses redoutables crocodiles, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Kenneth Cook a réuni dans ce recueil, peu avant sa disparition, 15 nouvelles inspirées par ses tribulations à travers l'Australie.

Mon avis : que l'Australie ait boudé l'auteur ne me surprend guère. Ce recueil pourrait tout aussi bien s'intituler "comment nous faire détester l'Australie en 15 leçons". Il parait que le livre est hilarant. A moi, il m'a laissé un arrière-goût amer. Je me doute bien que le Bush est bien différent de l'Australie terre de rugby que je connais, mais je préfère l'imaginer comme dans le film Australia que comme vu par cet auteur ! J'avais déjà été heurtée par la vision qui m'en était proposée dans Cul-de-sac, cet horrible roman de Douglas Kennedy. Je ne comprends pas comment on peut autant mettre en avant les horreurs de son propre pays. Parce que si on en  croit ces 2 auteurs, le Bush est rempli de dégénérés et d'animaux tueurs ! Dans le livre de Kenneth Cook, les hommes se font piquer par des scorpions, enlever par des chameaux, attaquer par des chats (ce qui renforce mon amour des chats, au passage), dévorer par des crocodiles... et même attaquer par des koalas tueurs ! De quoi vous donner envie de visiter, non ? Déjà, un auteur qui commence sa nouvelle par "je n'aime pas les koalas" ne peut pas être honnête. Encore moins mon ami, même si cette nouvelle est finalement la plus amusante du recueil. Après, je pense qu'il faut prendre le livre au second degré et aimer l'humour noir pour apprécier le bouquin. Mais je n'ai pas d'humour et le livre ne m'a pas transportée.


Ma note : 3,5/10

samedi 14 février 2015

"Livre ou film ? n°4" : Odette Toulemonde

Il y a des livres comme ça, on les achète en tombant dessus par hasard en librairie... et parce qu'on est tombée amoureuse du film.

Odette Toulemonde, c'est une très belle découverte faite chez ma copine Ally. 
Ally, pour ceux qui la connaissent, adore les films bien franchouillards. Ceux dont, a priori, je ne suis pas friande. Pour moi, rien ne vaut la castagne et le charme ravageur d'un bellâtre américain du type Harrison Ford ou Hugh Jackman (Han Solo et Wolverine, mes héros !) 

Parce que :
  • les mythomanes dépressifs et cocaïnomanes, 
  • et Kad Merad, 
je n'ai vraiment rien contre, mais c'est moins mon délire, surtout à 12€ la place de cinéma.

Mais comme je suis polie, à l'époque, j'ai dit à Ally : "allons-y pour Odette Toulemonde". Catherine Frot et Albert Dupontel dans un film se déroulant à Charleroi en Belgique, pourquoi pas ?
Le film commençait à peine que je me demandais ce que j'avais été faire dans cette galère... mais à peine 2 minutes plus tard, j'étais déjà absolument conquise et ne lâchai plus le film jusqu'à la fin. 

Alors si Eric-Emmanuel Schmitt écrit et réalise de tels chefs d'oeuvre au cinéma, forcément, j'avais hâte de lire le recueil de nouvelles tiré du film (si si, le recueil est bien tiré du film... comme quoi, quand on ne veut pas faire comme tout le monde...;)


Titre : Odette Toulemonde et autres histoires

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt

Date de parution : 2006


De quoi ça parle ?


Dans le recueil de nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt offre les portraits de huit femmes qui tentent, envers et contre tout, de trouver le bonheur.
Odette Toulemonde est clairement la nouvelle phare du recueil. Odette, c'est une femme simple. Vendeuse au rayon cosmétiques d'un grand magasin le jour et plumassière la nuit, elle vit par procuration, en s'abreuvant des romans de Balthazar Balzan, un auteur populaire à succès. Alors, quand il se rend en Belgique pour une séance de dédicaces, Odette se prépare à cette rencontre avec le plus grand soin, et lui écrit une lettre, pour lui dire tout le bien qu'elle pense de lui. C'est juste après, alors que le nouveau roman de Balthazar est descendu par l'ensemble des critiques, que l'auteur décide de prendre le large. Retrouvant la lettre d'Odette, il se rend à l'improviste chez la plumassière... 
Commence alors une belle thérapie du bonheur.


Alors, le livre ou le film ?

Pour une fois, l'auteur a d'abord écrit le film avant d'en tirer un livre, et cela se ressent.
Il n'y a pas photo, c'est vraiment le film qui sublime l'histoire. Même si le film et la nouvelle sont extrêmement proches, l'ensemble du recueil de nouvelles est assez fade. Schmitt a une très belle plume, mais après avoir vu/lu Odette Toulemonde, on s'attend à plus de poésie, et le reste des nouvelles semble finalement bien terne. La recherche du bonheur est certes le fil rouge du recueil de nouvelles, et si celui-ci reste agréable à lire, il comporte néanmoins trop peu d'envolées lyriques par rapport à ce à quoi on pourrait s'attendre.

Alors que le film, quel art ! Quelle poésie !
Catherine Frot est remarquable et nous donne, à nous aussi, des leçons de bonheur. Quand elle est heureuse, elle vole. Ça m'a rappelé mon livre préféré de Christian Bobin, Tout le monde est occupé. A croire que le "Tout le monde" réussit à faire rêver. 
Balthazar Balzan, incarné par Albert Dupontel, est un très bon écrivain populaire à la Levy ou à la Musso et qui, accablé par la critique, passe du mec hautain à l'homme sensible qui comprend que le bonheur tient à peu de choses. Que l'on peut être plumassière mais heureuse. Que l'on peut être écrivain, vivre dans un très beau duplex à Paris, mais passer à côté de la vie...
Ce que le livre décrit avec des mots, le film le sublime en image et en émotions. Et puis, définitivement, la pétillante, la généreuse, la superbe Catherine Frot nous émeut et nous fascine... tout tient par elle et pour elle.

Mes notes ?

5/10 pour le livre.
9/10 pour le film.






samedi 13 décembre 2014

13 à table ! recueil de nouvelles pour les Restos du cœur

Parlons aujourd'hui d'un livre que m'a offert mon amie Séverine : 13 à table !, un recueil de nouvelles en faveur des Restaurants du cœur, puisque pour tout livre acheté, 3 repas seront distribués. Un livre qui promet beaucoup, tant les auteurs y ayant participé sont connus. Ils font tous partie des auteurs français les plus lus. Et puis il faut l'avouer, j'ai trouvé le concept de ce livre absolument génial : assouvir ma passion de la lecture tout en offrant à manger aux personnes qui en ont besoin, c'est vraiment le pied !
J'avais donc hâte de lire le bouquin, même si moi et les nouvelles, vous le savez, ce n'est pas le grand amour. 


Titre : 13 à table !

Auteurs : Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Périer, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Werber

Date de parution : novembre 2014

Résumé : Chaque nouvelle évoque, de près ou de loin, un repas. 13 auteurs à succès pour 13 nouvelles différentes. Un projet entièrement bénévole qui a pour but, par la vente de l'ouvrage, d'offrir des repas à ceux qui en ont besoin.

Mon avis : tout d'abord, je veux saluer l'initiative, qui est vraiment géniale. Mettre les meilleurs noms de la littérature populaire française dans un recueil au profit des Restos du cœur, j'adhère à 200%. A tel point que j'ai même déjà commencé à offrir ce livre. En plus, c'est un excellent recueil, dans son ensemble. Les nouvelles proposées sont d'une rare qualité, et il n'y en a aucune que je n'ai pas aimée. Bien sûr, elles sont inégales et, si certaines m'ont scotchées, d'autres sont plus neutres. Je trouve incroyable le talent de certains romanciers (comme Maxime Chattam, par exemple, ou Bernard Werber), pour passer du roman au format "nouvelle". Les 13 auteurs ont joué le jeu, pour notre plus grand plaisir.

Je vous en livre une brève critique, nouvelle par nouvelle :
  • Olympe et Tatan - Françoise Bourdin : le traditionnel diner de Noël familial, avec ses tentions et ses guéguerres intestines. Tout y passe : les histoires de famille, le repas immangeable, les cadeaux pourris, l'éloignement des différents membres de la famille... Typiquement la nouvelle sympa à lire, bien écrite, mais assez neutre. Elle n'a pas l'emphase de certaines autres. Pas ma préférée, donc.
  • Maligne - Maxime Chattam : pour moi, une version revisitée du Horla. Patrick Hores vient consulter un psychanalyste. Il souffre d'un mal particulier : depuis quelques mois, il ne peut s'empêcher de manger, à tel point qu'il est devenu obèse. Il est persuadé d'être possédé par sa nourriture. Désespéré, il tente une dernière approche, se laisser mourir de faim. L'une de mes nouvelles préférées de ce recueil, d'une haute intensité. Personnellement, je trouve que Maxime Chattam est un maître dans l'art de la nouvelle. 
  • Nulle, nullissime en cuisine ! - Alexandra Lapierre : Sophie est nulle, mais nulle en cuisine. Alors quand son mari vente ses talents culinaires à son nouveau patron, qui ne rêve plus que de déguster ses petits plats, c'est la panique. Quel stratagème va-t-elle pouvoir inventer pour se sortir de ce mauvais pas ? Une nouvelle sympathique, avec sa petite touche d'émotion finale, mais rien d'extraordinaire non plus. L'une des nouvelles assez neutre du recueil. Pas désagréable, mais pas fantastique.
  • Un petit morceau de pain - Agnès Ledig : Nicolas a terriblement faim mais, chez lui, il est interdit de manger entre les repas. Tandis qu'il attend sa mère devant une boulangerie, quand un inconnu lui propose un morceau de pain, il l'accepte. Cela met sa mère dans tous ses états. Et si cet inconnu avait été mal intentionné ? Mais ça, c'était avant de recroiser à nouveau l'inconnu au parc... Une très belle nouvelle, extrêmement touchante. D'une simplicité étonnante, elle m'a émue, j'ai vraiment beaucoup aimé.
  • Mange le dessert d'abord - Gilles Legardinier : l'auteur nous raconte dans ce texte 2 repas qui l'ont marqué : le dernier repas avec son père, et une veillée funéraire qui ne s'est pas exactement passée comme prévu. J'ai personnellement beaucoup aimé ce texte, à mi-chemin entre l'émotion pure et le cocasse. On passe du rire aux larmes et l'approche est très belle. Ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais, ce n'est pas vraiment une nouvelle, mais ce sont de beaux souvenirs partagés.
  • Une initiative - Pierre Lemaistre : c'est l'histoire d'un papi sans folie, qui un jour prend une initiative : il invite sa famille à manger chez lui. Ce qui au départ s'avérait une bonne idée se transforme en cauchemar pour lui : où est l'argenterie ? Que vais-je préparer ? Où faire mes courses ? Très vite, il est dépassé. Une nouvelle sans grand relief. Sympathique, mais pas "waou".
  • Dissemblance - Marc Levy : l'une des nouvelles fortes du recueil. Loin du Marc Lévy que l'on connaît (sauf si on a lu Les enfants de la liberté), cette nouvelle nous présente une discussion entre 2 enfants, un palestinien et un israélien, qui se demandent pourquoi ils se détestent. Un texte extrêmement fort et juste. Un petit bijou. (ma seule interrogation : quel est le rapport avec le repas ? aucune idée...)
  • Fantôme - Guillaume Musso : Constance est malade. Elle meurt d'un cancer. A l'hôpital, alors qu'elle s’apprête à manger un plateau-repas insipide, elle est arrêtée par le Docteur Montgomery, qui lui propose d'aller lui chercher un hamburger. Mais le jeune homme ne revient jamais. En fait, il est mort il y a quelques années... Du Musso tout craché. C'est plaisant à lire, même si la fin est un peu télescopée. Pas d'une grande originalité, donc, mais pour le coup c'est tout à fait le genre de nouvelle qui me plait. 
  • Jules et Jim - Jean-Marie Périer : Jules et Jim étaient les meilleurs ami du monde. Tous les coups, ils les ont fait ensemble. Mais à cause d'une fille, qu'ils courtisaient tous les 2, ils se sont éloignés. Des années après, Jules a invité Jim au repas de réveillon qui réunira toute la bande des jeunes années. Comment les retrouvailles vont-elles se passer ? Une belle nouvelle, qui m'a bien plu. Simple, mais efficace. J'ai beaucoup aimé la seconde partie de la nouvelle, émouvante et tendre.
  • Le parfait - Tatiana de Rosnay : Monique marie sa fille. Cela devrait être le plus beau jour de sa vie de mère, si Mamie n'avait pas décidé d'y mettre son grain de sel. Et entre toutes ses exigences, Mamie a fait une fixation sur le dessert : ce sera un parfait glacé ou ça ne sera pas ! L'une des nouvelles que j'ai le moins aimée. C'est bien écrit, c'est bien amené, mais c'est une histoire finalement assez ordinaire, qui n'envoute pas.
  • La part de Reine - Eric-Emmanuel Schmitt : c'est l'histoire d'un petit garçon qui se lie d'amitié avec Clovis, un clochard du village. Comme Clovis sait bricoler, il vient donner un coup de main pour réparer la toiture de la maison du petit garçon. Très vite, tout le village veut faire appel à lui. Mais il n'accepte pas d'argent, il veut juste à manger et à boire... Une nouvelle qui ressemble à Eric-Emmanuel Schmitt. De la tendresse, de la beauté de l'être, du don de soi... tous les ingrédients y sont et, il n'y a pas à dire, avec moi, ça marche à tous les coups. J'ai adoré !
  • Gabrielle - Franck Thilliez : Franck Thilliez nous raconte l'histoire d'un couple qui a dédié sa vie à suivre, dans les montagnes, la vie des ours. Mais cette année, les saumons ne remontent pas les rivières et les ours ont faim. S'attaqueront-ils aux hommes pour survivre ? Une belle nouvelle, mais qui ne m'a pas emballée. Je n'ai pas spécialement d'avis sur le texte, qui était bien, mais je n'ai pas été touchée par l'histoire.
  • Langouste blues - Bernard Werber : la langouste Bob s'est fait prendre par les hommes. Elle finit dans un aquarium, où son destin est d'être dégustée, car elle est un met raffiné. Bob nous raconte son aventure à la première personne. Après les fourmis, Bernard Werber écrit les langoustes. C'est juste l'une des nouvelles les plus sympas de ce recueil. J'ai adoré le ton employé par l'auteur, son humour noir, et l'histoire est extraordinaire. C'est totalement décalé et jouissif, et on termine, avec Bernard Werber, le livre sur une excellente note. Bravo l'artiste !


Ma note : 7,5/10


samedi 15 novembre 2014

Le grand voyage - Franck Thilliez

De bon matin, un jour dans le train, au moment de m'asseoir, j'ai découvert sur mon siège un petit livre de poche intitulé "Les petits polars du Monde : Le grand voyage de Franck Thilliez". 
Surprise, j'allais le tendre à mon voisin d'en face, pensant que le livre lui appartenait, quand j'ai remarqué, sur la couverture, une pastille qui indiquait "SNCF vous offre un moment d'émotion". 

Ça, j'adore !! Moi qui passe mes heures de train à lire, me voir offrir un petit recueil par la SNCF, j'avais l'impression d'être récompensée pour ma fidélité et ma bonne humeur quotidienne (je trouve que mon calme face aux grèves ou face aux jeunes et leurs MP3 trop sonores mérite en effet d'être récompensé ;)

En gros, j'ai trouvé le concept absolument génial : tu trouves une nouvelle sur ton siège, tu la lis, et tu la transmet au voyageur suivant. Cette année, apparemment, l'oppération était rééditée pour la 3ème année consécutive, avec les polars à l'honneur : 13 auteurs pour 13 nouvelles inédites voyageant à travers rails et stations de transilien. 

Je suis donc tombée, pour ma part, sur une nouvelle de Franck Thilliez : Le grand voyage
Une occasion en or de découvrir cet auteur, que je ne connaissais pas.


Titre : Le grand voyage

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : juillet 2012

Résumé : Alors que Gilda et son fils, Jérémy, ont enfin réussi à s'offrir des vacances rêvées à bord d'un paquebot de croisière, ils découvrent un rouge-gorge qui s'est laissé enfermer dans la cale du navire. Quelques heures plus tard, en plein milieu de la nuit, le paquebot s'arrête soudainement et les passagers se retrouvent enfermés dans leurs compartiments. Certains commencent à ressentir de premiers malaises...

Mon avis : cette petite nouvelle a tout d'une nouvelle. Un début d'histoire alléchant, une promesse qui tient la route... mais un goût de trop peu. Je le redis, mais le format "nouvelle", pour moi, ne permet pas de développer correctement une intrigue, ce qui est le cas ici, tout au long des 40 pages du récit. Si l'écriture est plaisante et l'idée de base plutôt bonne, j'ai trouvé la fin complètement abrupte. Il semblerait que la sensation d'angoisse profonde qu'on éprouve en lisant ce livre est propre à l'auteur (j'avoue flipper, du coup, d'en lire quelques 300 pages). Après, les livres et films catastrophes ne sont pas vraiment ma tasse de thé, je leur préfére de loin des happy ending. En bref, je n'ai pas été totalement séduite... si ce n'est pas le concept des Petits polars du Monde, que je trouve remarquable.


Ma note : 5/10

samedi 22 février 2014

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part - Anna Gavalda

Anna Gavalda fait partie de ces auteurs commerciaux à succès que je connais très mal. A vrai dire, avant ce livre, je n'en avais lu qu'un seul de l'auteur. Si ma mémoire est bonne, il m'avait été offert par Gwenaëlle et avait une couverture pleine de craies. Une couverture qui à l'époque m'avait interpelée, mais un livre que j'avais mis extrêmement longtemps à sortir de la bibliothèque car, à l'époque du Lycée, il m'avait semblé peser une tonne. 
Il s'appelait Ensemble c'est tout et, une fois ouvert, je l'ai en fait terminé en un après-midi, ravie.
Un beau style littéraire, doux et simple, sur des gens doux simples : le genre d'histoire et d'écriture qui fait les best-seller en France. 

Pourquoi je n'ai jamais lu un autre Anna Gavalda depuis ? Aucune idée. L'occasion ne s'est tout simplement pas présentée... jusqu'à il y a quinze jours, quand Charline m'a prêté le tout premier livre écrit par l'auteur : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. 

Le titre était prometteur. Après L'apothicaire, j'avais envie d'un livre plus léger et j'ai donc tout naturellement sorti de ma bibliothèque ce tout petit livre de 150 pages. Sans savoir que la déception m'attendait au tournant...


Titre : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

Auteur : Anna Gavalda

Date de sortie : 1999

Synopsis : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part est un recueil de 12 nouvelles mettant en scène des personnages du quotidien : leurs espoirs, leurs émotions, leurs rencontres furtives, leurs échecs et surtout, leurs rendez-vous manqués. Des nouvelles censées nous révéler "une part de chacun d'entre nous, ses émotions et pensées profondes", nous dit Wikipedia. Des personnages simplement humains, comme l'auteur semble avoir l'habitude de mettre en avant dans ses romans. Premier ouvrage de l'auteur, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part a été vendu à plus de 200 000 exemplaires. Incroyable, mais vrai !

Mon avis :
  • Les plus : la plume de l'auteur est simple, légère et envoutante. On pourra dire ce qu'on veut d'Anna Gavalda, je trouve qu'elle écrit bien et qu'il est extrêmement facile de lire ses livres. Tout comme pour Ensemble c'est tout, on s'attache ainsi d'autant plus pleinement aux personnages que les mots pour les décrire sont justes et beaux.
  • Les moins : je vous ai déjà dit que j'ai une sainte horreur des nouvelles. Si au moins il y avait eu écrit "recueil de nouvelles" sur la couverture, je me serai méfiée. Ou j'en aurais attendu moins du livre. Dans les nouvelles, en général, on commence à s'attacher aux personnages, à les connaître, à les comprendre, et "boom" : c'est déjà la fin. Il manque tout le développement, les circonvolutions de l'histoire qui font qu'on boit le roman comme un livre ouvert. Dans ces 12 nouvelles, cette impression est exacerbée, les histoires sont plus courtes encore que sur un recueil de nouvelles classiques. Pour chaque nouvelle, Anna Gavalda nous emporte en 2 paragraphes seulement dans son univers et on a l'impression de se voir offrir la lune. Mais d'une dizaine de pages seulement, la fin est brutale. En effet, ses nouvelles, bien trop condensées, ne sont composées que de bribes de vies, d'histoires inachevées. Moi qui aime les développements, je me suis vraiment sentie frustrée. Surtout que la majorité des nouvelles termine sur une désillusion. Comment nous laisser à la fin d'un rendez-vous amoureux sans nous dire si une seconde rencontre est prévue ? Comment rester devant cette femme qui se déshabille devant un homme alors qu'elle sort avec son frère, sans savoir lequel des 2 terminera avec elle ? Pour moi, qui aime avoir le dernier mot, ce fut un supplice !

Note : 3/10

samedi 7 septembre 2013

"Livre ou film ? n°1" : Deuxième variété vs Planète hurlante

Chers lecteurs, comme je lis actuellement un livre qui, je pense, va me durer un certain temps, et que je ne veux pas vous abandonner, j'ai décidé de créer une nouvelle rubrique.

Cette rubrique s'intitule "Battle" et a pour vocation de faire le parallèle entre un livre et son adaptation cinématographique.

Comme je l'ai récemment vu à la télévision, j'ai décidé de consacrer mon premier numéro au film Planète hurlante, adapté de la nouvelle Deuxième variété, de Philip K. Dick.
Pour les grands fans de l'auteur, c'est vrai que Deuxième variété n'est pas forcément la nouvelle à laquelle on pense tout de suite, surtout quand on parle d'adaptation de Philip K.Dick. C'est vrai : les films Blade Runner, Total Recall ou encore Minority report sont bien plus connus. N'en déplaise, je commence par le plus frais dans ma mémoire et, promis, je me pencherai un jour sur les autres.

Philip K. Dick, c'est un auteur de science fiction un peu barré. Ou même beaucoup. On pourra se rappeler que l'auteur était totalement paranoïaque (en attestent ses nouvelles), et ce en partie à cause de sa consommation de drogues. Mais, comme c'est souvent le cas, Philippe K. Dick était aussi un visionnaire, un passionné par la modification et la manipulation de la réalité.

Pour ma part, si je trouve en général que la thématique de ses nouvelles frôle le génie, je n'ai jamais été emballée par le style littéraire de Philip K. Dick, auquel je préfère de loin des auteurs comme Asimov, Zelazny, ou Franck Herbert.
Mais Philip K. Dick a été respectivement plus adapté au cinéma. Plus ou moins bien, mais souvent pas si mal, et je dois reconnaître que ça vaut quand même le coup faire un billet dessus.
Ainsi, contrairement à beaucoup d'adaptations cinématographiques, les nouvelles de Philip K. Dick sont plutôt très bien adaptées... même si leur durée, frôlant souvent les 2H30, est souvent excessive compte-tenu du fait que les nouvelles adaptées font, en général, seulement une trentaine de pages. D'où certaines longueurs.

Quand j'ai commencé à visionner le film Planète Hurlante, je ne me faisais pas d'illusion. Deuxième variété n'est pas la nouvelle la plus brillante que j'ai lue de ma vie, et j'avais imaginé en la lisant, un film un peu daté, passé. Un peu à la Total Recall, mais sans la base scénaristique qui va bien.
Et j'avais vu assez juste.

Mais de quoi ça cause ?

Deuxième variété
Dans un futur proche, Américains et Russes se livrent une guerre sans merci. Les Américains ont construit des robots - les griffes - dont le seul objectif est de tuer l'homme (en particulier des Russes), obligeant ces derniers à se terrer dans des bunkers. Face à cette menace, les Russes lèvent le drapeau blanc. Notre héros, un Américain bien sûr, part négocier. Mais il se rend vite compte que les robots qu'ils avaient conçus ont évolué et ont entrepris de créer de nouvelles griffes, redoutables. Celles-ci ont l'apparence humaine et ont pour unique but de tuer tout être humain, quel que soit son camp, considéré désormais comme l'ennemi. Qui est humain ? Qui est robot ? Tout vire à la paranoïa... d'autant plus que les robots eux-mêmes ignorent tout de leur condition.

Planète Hurlante
En gros, l'histoire est la même, sauf que l'action se passe sur la planète Sirius 6B. Suite à une guerre atomique, les habitants sont terrés dans les bunkers. Les Hurleurs remplacent les griffes, mais le résultat est le même, ils tuent tout humain qui bouge. Lorsqu'un soldat, mis en pièce par les Hurleurs, apporte un message de trêve, des émissaires de l'Alliance partent négocier. Le reste, à peu de choses prêts (la fin, par exemple), relève du copier-coller.

Alors, le film ou le livre ? 

L'un ou l'autre... comme les 2 sont extrêmement proches, choisissez-en un. Et ça suffira. 
Le livre, si vous voulez aller vite. 
Le film, si vous êtes plus "cinéma". 
Ensuite, vraiment si vous insistez, vous pourrez switcher, mais vous n'apprendrez rien de plus ou de moins. Pour le coup, l'adaptation est très fidèle dans l'esprit, et je ne suis pas certaine que de vous plonger dans les 2 soit indispensable. 
En plus, ça a quand même pris un sacré coup de vieux !
Le must : les effets-spéciaux, bien sûr ! ^^



mercredi 14 août 2013

Bienvenue en Transylvanie (9 histoires de vampires)

Comme j'ai déjà dû vous le confier, j'adore les histoires de vampires ! Alors quand David Foenkinos, lors du Salon du Livre 2013, a évoqué sa participation à un recueil de nouvelles dédié à cette thématique qui m'est chère, Charline et moi avons sauté dessus.
Enfin presque... il a d'abord fallu trouver l'ouvrage, car il n'y en avait pas un seul exemplaire sur le Salon !!

Enfin voilà, Charline a fini par le trouver, et après quelques semaines dans mon étagère, le recueil a rejoint ma valise direction : les vacances à Adsubia !

Et entre 2 activités estivales, quoi de plus sympatique qu'une petite nouvelle rapide et facile à lire ? En plus, ça faisait une éternité que je n'avais pas replongé dans l'univers vampirique : que demander de plus ?

Note pour moi-même : penser à revisionner Entretien avec un vampire un de ces 4...

Titre : Bienvenue en Transylvanie

Auteurs : 
David Foenkinos
Régis de Sa Moreira
Martin Page
Thomas B. Reverdy
Jean-Michel Guenassia
Jakuta Alikavazovic
Philippe Jaenada
Joël Egloff
François Bégaudeau

Date de sortie : 2013

Synopsis (du Cercle Point) : "Les vampires sont partout : romans, films, séries, c’est l’invasion ! Face à cette déferlante, neuf grands écrivains français ont accepté de relever le défi : réinventer avec originalité et humour le mythe du vampire en faisant la peau aux clichés du genre. Neuf nouvelles comme neuf bonnes raisons de lire ce recueil : parodique, romantique, gothique ou terrifiante, chacune nous plonge dans un univers et un imaginaire singulier… à nos risques et périls !"


Mon avis :
  • Les plus : La nouvelle de David Foenkinos : extraordinaire pour une nouvelle ! J'ai juste adoré le concept, l'écriture, l'inventivité : tout ! Si vous ne deviez en retenir qu'une, il vous faut au moins lire celle-là.
  • Les moins : Le recueil regroupe tout ce que je n'aime pas dans les nouvelles. Des histoires succinctes, peu développées, téléphonées... sans compter une ou deux nouvelles pour lesquelles je suis totalement passée à côté (de mémoire, il y en a une que je n'ai même pas comprise). Les auteurs sont vraiment disparates et dans l'ensemble, leurs nouvelles ne m'ont pas touchée. On est certes loin des clichés habituels sur les vampires, mais peut-être auraient-ils dû s'y tenir... je ne sais pas, mais j'ai finalement été déçue du livre et ne pense pas lire les autres œuvres des auteurs y ayant participé.

Note : 3/10 
(mais un bon 8/10 pour la nouvelle de David Foenkinos)




vendredi 7 juin 2013

"Edition Originale", une belle opération de communication littéraire par Samsung

L'autre jour, je me suis prise par la main, et j'ai décidé de classer mon énorme stock de pubs de parfums. 

Et oui, à part lire, je suis un peu psychopathe sur les bords : je collectionne les publicités de parfums parues dans les magazines (féminins, people...). Je les découpe, les trie par ordre alphabétique et les range dans 5 énormes classeurs qui trônent glorieusement en bas de ma bibliothèque. De A, comme Armani, à Z, comme Zegna, ça fait 15 ans que les images publicitaires de parfum n'ont plus de secret pour moi, jusqu'à en faire le thème principal de mon mémoire de fin d'études.

C'est en découpant des pubs dans le dernier Cosmo (ou Elle, ou Grazia... va savoir), que je suis tombée sur une publicité qui a attiré mon attention. Une publicité pour le Galaxy Note 8.0. Non pas que je sois passionnée de téléphonie mobile, mais l'annonce évoquait la publication de 5 nouvelles gratuites, uniquement disponibles au format ebook, sur le Galaxy Note 8.0 : Marc Lévy, Maxime Chattam, Françoise Bourdin, Irène Frain et Joël Dicker figuraient au rang des auteurs ayant contribué à l'initiative.

Ni une ni deux, je cherche comment me procurer ces 5 nouvelles. 
Je ne suis pas fan d'ebook, au contraire. J'aime encore trop la sensation du papier sous mes doigts quand je tourne les pages, l'odeur du vieux livre que je ressors de la cave, etc. 
Je ne suis pas non plus fan de nouvelles. En effet, j'aime quand une histoire dure et nous prends aux tripes pendant plusieurs jours, qu'on est pressé d'être au lendemain pour savoir la suite, quand l'intrigue est construite. Une nouvelle va trop vite, j'ai plus de mal à me laisser envahir par elle. 

Mais avec de tels auteurs, j'étais quand même intriguée. Intriguée de voir comment ils avaient embrassé le style. Et surtout, quoi de mieux pour découvrir certain auteurs "archi-connus" que je n'avais jamais lus (et non, je n'ai jamais lu Maxime Chattam) que de commencer avec une nouvelle courte, juste pour se faire une idée ?

Sauf qu'avec mon Samsung S3 Mini, je n'étais pas certaine d'avoir accès à l'application. Mais miracle, j'ai quand même réussi à la trouver et à la télécharger sur le Play Store. 

Et j'ai découvert 5 nouvelles, plus ou moins égales, que j'ai pris plaisir à lire, un matin, lors de mon trajet transilien quotidien.



Marc Levy - Accords nus

Emilie est belle, imprévisible, drôle. L'auteur la rencontre dans le bus. Il tombe sous le charme de cette fille qui lit des livres aux pages blanches, qui joue du piano seins nus et qui débarque toujours chez lui à l'improviste. 

Mon avis : sensible et touchante, cette nouvelle m'a embarquée. En moins de 20 pages, j'ai réussie à être séduite par la poésie de la nouvelle.




Maxime Chattam - Crime parfait : une question de rangement

Liz est retrouvée dans une chambre fermée de l'intérieure, en état de choc, auprès de son mari tailladé. Qui l'a tué ? Liz ? Mais où est l'arme du crime ? Quelqu'un d'autre ? Mais comment est-il sortie de la pièce sans laisser de traces de sang dans la maison ?

Mon avis : une nouvelle très bien construite. Un bon policier, résumé en moins de 20 pages. Redoutablement efficace ! 




Françoise Bourdin - A qui le tour ?

Antonin est un peu limité. Dans la vie, il recueille les chiens errants et prends soin d'eux, pendant que son oncle et tuteur, Jean-Marie, joue au loto et s'occupe de lui. Un soir, un mystérieux visiteur frappe à la porte...

Mon avis : une jolie nouvelle, tout en douceur. Un peu plus "simpliste" que les autres nouvelles proposées. Peut-être qu'elle gagnerait à être développée sous forme de roman, par exemple. Le format est ici un peu court pour entrer pleinement dans l'histoire.



Irène Frain - Coup de chaud

Inès étouffe. Son père vient de mourir, et il fait décidément très chaud dans la maison. Profitant du fait que ses frères et sœurs soient sortis avec sa tante pour prendre l'air, elle se réfugie, comme à son habitude, dans le grenier. Elle découvre alors, laissée à son attention par son père, une série de lettres évoquant le passé. 

Mon avis : l'une des plus jolies nouvelles parmi les 5 proposées. Une histoire parfaitement adaptée pour le format. Touchante et très bien écrite. 



Joël Dicker - Faux espoirs

Jos est un hockeyeur canadien. Il dispute son premier match en pro. Retour sur les espoirs et désillusions de Jos.

Mon avis : bien que plutôt pas mal écrite, c'est la nouvelle avec laquelle j'ai le moins accroché. Peut-être parce que le monde du hockey sur glace ne me parle pas du tout...




Note de l'application : 7/10


Pour lire ces 5 nouvelleshttp://www.samsung.com/fr/galaxynote8/edition-originale.html