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samedi 2 mai 2020

Tu tueras l'ange de Sandrone Dazieri

Après Tu tueras le père, thriller classique mais efficace de l'italien Sandrone Dazieri, que j'avais bien aimé mais sans plus, j'ai décidé de lire son second roman.

Une deuxième chance pour un style que j'avais trouvé plutôt bon, mais glauque (en fait, je pense que je n'aime pas trop les thrillers) et sans réelle surprise. Un roman dans la veine de la majorité des thrillers, en somme.

Peut-être que ce second roman, tout autant loué par les libraires, me séduirait-il plus, me disais-je.

Petite anecdote : entre le moment où j'ai lu le roman et où je publie ce billet, j'ai eu la chance de rencontrer Sandrone Dazieri lors du Salon du livre Saint-Maur en Poche (encore et toujours ce merveilleux Salon littéraire). Après Jean-Christophe Grangé, j'en viens à me demander si tous les auteurs de polars sont aussi bizarres et renfermés. Pour Sandrone, cela peut certainement s'expliquer par la barrière de la langue, mais j'ai eu cette impression étrange qu'il n'a semblé s'ouvrir qu'après lui avoir dit que je ferai la chronique de son roman sur mon blog... un brin commercial comme approche, non ?





Titre : Tu tueras l'ange

Auteur : Sandrone Dazieri

Date de parution : mai 2017

Éditeur : Robert Laffont



Résumé : lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, une macabre découverte est faite par la police : tous les passagers de la classe affaires sont morts. Alors que l'enquête s'oriente vers la piste de l'attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, que nous avons découvert dans Tu tueras le père, est persuadée du contraire. Pour l'aider dans ses investigations, elle fait appel une nouvelle fois au nez fin de son acolyte Dante Torre. Ensemble, ils découvrent que le massacre du train n'est autre que l'énième épisode d'une longue série de meurtres perpétrés par une étrange figure féminine qui ne laisse aucune trace. Giltiné, l'ange des morts...



Mon avis : en préambule à cette critique, un petit conseil : si vous n'avez pas lu Tu tueras le père, commencez par là. Ça vous évitera les spoilers d'une part, et le premier tome est quand même bien meilleur !

Si l'entame de ce second roman est brillante et nous fait entrer dans le livre avec passion, force est de constater qu'au cours du thriller, l'élan s'essouffle. Sur ce point, le personnage de Giltiné n'y est pas pour rien. Antipathique, dérangeant, il n'a pas réussi à me captiver. Le roman tient essentiellement aux 2 protagonistes, Colomba et Dante, que l'on retrouve avec grand plaisir et qui sont encore une fois dépeints avec talent. Seulement cette fois-ci, nous les connaissons déjà et l'auteur n'a d'autre choix que de développer plus ce personnage de Giltiné, ce qui pèse sur l'ensemble. Se livre se laisse lire, j'ai trouvé le scénario un peu tordu et on est vite déçu, même si on ne lâche curieusement rien jusqu'au bout. Heureusement, le final, à la hauteur, donne malgré tout envie de découvrir le 3ème opus de cette trilogie, Tu tueras le roi, qui depuis le salon Saint-Maur en Poche, se trouve dans ma Pile à Lire.
En résumé, un thriller efficace, dans le pur style des thrillers noir que nous connaissons tous, mais un personnage central, Giltiné, auquel on accroche... ou pas...






samedi 20 avril 2019

Tu tueras le père - Sandrone Dazieri


Avec ce nouveau billet, on plonge dans l'univers glauque et angoissant du thriller italien... première exploration pour moi, avec un  genre littéraire que je n'avais jamais lu jusque là. 
Pas le thriller, hein.. ça j'avais déjà lu ! Je vous parle bien entendu du thriller italien. Bon, en même temps, je ne suis même pas certaine d'avoir déjà lu un auteur italien auparavant, à l'exception de Primo Levi et de son Si c'est un homme. Donc j'avais un peu de retard à rattraper sur ce point.


Alors, comment en suis-je arrivée à découvrir ce roman, me demanderez-vous ? En lisant une très bonne critique de ce livre par Gérard Collard (librairie La Griffe Noire) sur facebook. Pourquoi pas, me disais-je alors en lisant son petit texte... et hop, aussitôt pensé, aussitôt acheté. Une bonne occasion d'élargir mes horizons littéraires sans prendre trop de risques.


Titre : Tu tueras le père

Auteur : Sandrone Dazieri

Date de parution : 2015 en France

Éditeur : Robert Laffont

Résumé : Le commissaire Colomba Caselli enquête en sous-marin sur la mort mystérieuse d'une femme retrouvée décapitée dans une clairière. Le mari, errant hagard sur le bord de la route, signale alors aux policiers la disparition de leur fils de 8 ans, qui semble avoir été kidnappé. Si tout le monde croit à la culpabilité du mari, Colomba n'est pas convaincue par cette théorie du drame familial et décide de faire appel à Dante Torre, un misanthrope spécialiste des disparitions d'enfants. Il a lui-même été kidnappé étant enfant et a grandi plusieurs années enfermé dans un silo à grains par un mystérieux geôlier qui se fait appeler "le Père" avant de réussir à s'échapper miraculeusement. Dans cette nouvelle affaire, la signature du kidnappeur ne laisse pour lui aucune place au doute : le Père est de retour...

Mon avis : un thriller plutôt classique mais efficace. Équivalent italien de notre Franck Thilliez national, Sandrone Daizieri sait bien mettre le lecteur mal à l'aise et le plonger dans une atmosphère assez effroyable. L'auteur maîtrise assurément les codes traditionnels du thriller et arrive à nous embarquer dans son univers sordide et malaisant. Croyez-moi, vous n'allez pas bien dormir tant que vous serez plongés dans ce roman glaçant. Surtout que l'auteur sait nous prendre aux tripes avec un rythme extrêmement soutenu, rendant le roman assez difficile à lâcher une fois commencé. Si vous êtes comme moi, vous allez dévorer ce thriller de près de 700 pages en moins d'une semaine... mais cela fait tout de même une semaine durant laquelle vous n'allez pas vraiment dormir sur vos deux oreilles !
Cela étant dit, Sandrone Dazieri ne réinvente pas la poudre et l'ouvrage est assez attendu si on est amateur de thrillers. Le succès de ce best-seller tient avant tout aux personnages, principaux comme secondaires, très intéressants. Le profil de la commissaire Caselli est assez classique mais apporte la traditionnelle figure du flic au roman et le mariage de ce profil classique avec celui plus marginal de Dante, mi traqueur - mi traqué, complètement névrosé, fait mouche. C'est là tout l'intérêt de ce roman qui mérite qu'on le découvre, même s'il ne laisse pas une trace indélébile.


samedi 17 décembre 2016

La chambre des morts - Franck Thilliez

Après avoir découvert et beaucoup apprécié l'an dernier L'anneau de Moebius de Franck Thilliez, j'avais ajouté quelques romans de l'auteur sur ma liste de Noël. Un beau cadeau de la part de ma belle-soeur Audrey, qui m'a offert un double roman contenant, entre autres, La chambre des morts. 

1 an après, je me plonge donc dans ce roman, qui est bien loin de l'univers fantastique et fantasmagorique de L'anneau de Moebius, mais qui conserve cette ambiance si particulière à Franck Thilliez

Si vous cherchez des romans qui vous empêchent de dormir, vos frappez à la bonne porte avec cet auteur ! C'est dérangeant, c'est noir, c'est angoissant... Tous les ingrédients du thriller sont exploités à leur paroxysme. 

Je vous laisse découvrir ma critique de ce polar qui ne laisse pas indifférent.


Titre : La chambre des morts

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : septembre 2005

Prix : Prix des lecteurs Quai du Polar 2006, Prix SNCF du polar français 2007

Adaptation : le roman a été adapté au cinéma en 2007 par Alfred Lot, avec Mélanie Laurent dans le rôle principal. Le film a été interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
Je n'ai pas encore vu le film mais ne manquerai pas de vous donner mon avis dès que ce sera fait ;) En attendant, en voici la bande-annonce :



Résumé : en pleine nuit, dans le Nord de la France, deux informaticiens au chômage renversent un homme surgi de nulle part. A ses côtés, un sac rempli de billets : 2 millions d'euros... et aucun témoin ! Ils décident de se débarrasser du corps et de partir avec les billets... sans se douter qu'il s'agit de la rançon d'un kidnapping d'enfant, dont le corps sans vie est retrouvé quelques heures plus tard. Alors que la police mène l'enquête sur cette mort mystérieuse, une autre enfant, diabétique, est enlevée à son tour. Commence ainsi une course contre la montre pour retrouver la petite fille avant qu'elle ne vienne à manquer d'insuline. La police fera-t-elle le lien entre les 2 histoires ?

Mon avis : un bon thriller. Question ambiance, j'ai été servie : on nage en plein cauchemar ! Le roman est glauque jusqu'à la moelle. Et ce d'autant plus que Franck Thilliez met en scène des personnages auxquels on n'a pas l'habitude de toucher : des enfants. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai mis tant de temps à lire La chambre des morts. J'ai plusieurs fois suspendu ma lecture tant l'atmosphère devenait insoutenable... moi qui viens d'avoir un petit garçon, autant vous dire que ça a été très dur ! Je ne sais pas si ce sont les hormones ou mon coté finalement très humain qui sont entrés en jeu, mais j'ai eu du mal à lire certains chapitres.
Par ailleurs, au-delà de l'ambiance véritablement macabre du roman, la grandeur de cette oeuvre tient dans le fait que l'horreur n'est pas seulement là où on l'imagine. Alors que le roman évoque en toile de fond un tueur en série, c'est finalement les personnages de premier plan qui se sont révélés les plus redoutables. Et c'est aussi cet aspect qui dérange, qui bouscule. Je tremble encore de ce roman dépeint de main de maitre. 
Après, en soi, l'histoire n'est pas mal construite, mais reste sans grande surprise. Tout réside dans l'atmosphère, clairement le point fort de Franck Thilliez. D'ailleurs, j'imagine assez bien que c'est ce qu'il pourrait manquer au film... je me ferai mon avis sur ce point...





samedi 5 décembre 2015

L'anneau de Moebius - Franck Thilliez

Après le léger et le facile (Levy, Musso, Legardinier...), passons à un roman plus noir. 

Grande amatrice de polars et autres thrillers, je ne pouvais pas ne pas en emmener un en vacances cet été. 
Avec l'offre 1 offert pour 2 achetés, j'ai donc opté pour un Franck Thilliez pour l'exemplaire gratuit. 

En plus, rappelez-vous, cet auteur était dans mes bonnes résolutions de lectures 2015, parmi les auteurs à succès que je ne connais que très peu. En effet, je n'avais lu jusque là que 2 nouvelles de cet auteur, qui ne m'avaient d'ailleurs que très moyennement plu, mais je suis coriace et voulais voir ce que donnait Franck Thilliez en format roman
Un peu comme Maxime Chattam, sauf que, dans son cas à lui, j'adorais ses nouvelles et que j'avais été très déçue par le roman que j'avais lu.

Ici, ça a été l'effet totalement l'inverse. Franck Thilliez m'a séduite en format roman : c'est clairement un auteur qui excelle dans l'art de développer ses histoires pour nous en faire apprécier toute l'atmosphère et qui ne tolère que très mal le format nouvelle ! 

J'avais donc pris en magasin l'Anneau de Moebius complètement au pif, et il s'est avéré que le roman est l'un des plus sympas que j'ai lu cet été !


Titre : l'Anneau de Moebius

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : octobre 2008

Résumé : Stéphane est un créateur de monstres pour le cinéma. Depuis toujours, il a des visions et, depuis peu, il fait des cauchemars qui ont tendance à être prémonitoires. Or, ceux-ci le mettent en scène avec les mains en sang, au cœur d'une affaire de meurtre d'une rare violence. L'a-t-il commis ? C'est ce qu'il tente de comprendre... alors qu'en parallèle Victor, jeune policier arrivé récemment à la criminelle, est chargé d'enquêter sur le meurtre d'une actrice porno. Une affaire qui va l’amener à croiser la route de Stéphane, dans les tréfonds de l'horreur et de la monstruosité humaine...

Mon avis : un excellent thriller fantastique ! Tout ce que j'aime. Autant je n'étais pas séduite par les nouvelles que j'avais lues de cet auteur, autant il excelle dans le roman, où il déploie son histoire de façon magistrale. L'atmosphère, d'un glauque assez rare, sert parfaitement une intrigue très bien ficelée, qui mêle l'horreur du regard des gens sur la monstruosité humaine, le fantastique d'une course contre la montre pour tenter de contrer un destin qui semble inévitable, et la complexité d'une enquête policière parfaitement construite. Je ne suis absolument pas déçue par le roman et Franck Thilliez a tout parfaitement travaillé, pour ne rien laisser au hasard : le style, l'histoire, l'ambiance, ses personnages torturés... On en redemande et je pense bien lire très rapidement d'autres thrillers de cet auteur, car la barre est déjà haute ! Je vous recommande ce très bon roman, en particulier si le fantastique vous botte ! Car ici, il est avant tout question de visions prémonitoires et de la capacité - ou non - de pouvoir éviter que le futur inéluctable ne se produise. Fatalité, quand tu nous tiens aux tripes...


Ma note : 8/10



samedi 15 novembre 2014

Le grand voyage - Franck Thilliez

De bon matin, un jour dans le train, au moment de m'asseoir, j'ai découvert sur mon siège un petit livre de poche intitulé "Les petits polars du Monde : Le grand voyage de Franck Thilliez". 
Surprise, j'allais le tendre à mon voisin d'en face, pensant que le livre lui appartenait, quand j'ai remarqué, sur la couverture, une pastille qui indiquait "SNCF vous offre un moment d'émotion". 

Ça, j'adore !! Moi qui passe mes heures de train à lire, me voir offrir un petit recueil par la SNCF, j'avais l'impression d'être récompensée pour ma fidélité et ma bonne humeur quotidienne (je trouve que mon calme face aux grèves ou face aux jeunes et leurs MP3 trop sonores mérite en effet d'être récompensé ;)

En gros, j'ai trouvé le concept absolument génial : tu trouves une nouvelle sur ton siège, tu la lis, et tu la transmet au voyageur suivant. Cette année, apparemment, l'oppération était rééditée pour la 3ème année consécutive, avec les polars à l'honneur : 13 auteurs pour 13 nouvelles inédites voyageant à travers rails et stations de transilien. 

Je suis donc tombée, pour ma part, sur une nouvelle de Franck Thilliez : Le grand voyage
Une occasion en or de découvrir cet auteur, que je ne connaissais pas.


Titre : Le grand voyage

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : juillet 2012

Résumé : Alors que Gilda et son fils, Jérémy, ont enfin réussi à s'offrir des vacances rêvées à bord d'un paquebot de croisière, ils découvrent un rouge-gorge qui s'est laissé enfermer dans la cale du navire. Quelques heures plus tard, en plein milieu de la nuit, le paquebot s'arrête soudainement et les passagers se retrouvent enfermés dans leurs compartiments. Certains commencent à ressentir de premiers malaises...

Mon avis : cette petite nouvelle a tout d'une nouvelle. Un début d'histoire alléchant, une promesse qui tient la route... mais un goût de trop peu. Je le redis, mais le format "nouvelle", pour moi, ne permet pas de développer correctement une intrigue, ce qui est le cas ici, tout au long des 40 pages du récit. Si l'écriture est plaisante et l'idée de base plutôt bonne, j'ai trouvé la fin complètement abrupte. Il semblerait que la sensation d'angoisse profonde qu'on éprouve en lisant ce livre est propre à l'auteur (j'avoue flipper, du coup, d'en lire quelques 300 pages). Après, les livres et films catastrophes ne sont pas vraiment ma tasse de thé, je leur préfére de loin des happy ending. En bref, je n'ai pas été totalement séduite... si ce n'est pas le concept des Petits polars du Monde, que je trouve remarquable.


Ma note : 5/10

samedi 25 octobre 2014

In tenebris - Maxime Chattam

Figurez-vous que le Guillaume Musso précédent, acheté pour terminer mes vacances en lecture, ne m'a pas duré plus de 2 jours... Étonnant, non ? 

Du coup, me voici sur l'autoroute du retour des vacances, sans un seul livre à lire. Et 1 600 kilomètres sans bouquin, j'ai du mal. Et comme on avait déjà fait tourner tous les CD au moins 2 fois depuis le début des vacances, j'avais vraiment besoin d'autre chose que de la musique pour m'occuper. 
Cela étant dit, Kevin étant au volant, j'avais enfin pu récupérer ma tablette, et je n'avais plus qu'à choisir quel nouveau bouquin j'allais dévorer !

Me voici alors à faire défiler la sélection d'auteurs et, comme d'habitude, je n'ai pas eu besoin d'aller très loin dans l'alphabet pour trouver mon bonheur : je me suis arrêtée à la lettre "C" (Zelazny, te lirai-je un jour, toi dont le nom commence par la lettre "Z" ??). 

Maxime Chattam : encore un auteur à succès dont je n'avais jamais lu un seul roman, même si, vrai dire, j'avais lu une nouvelle de lui, que j'avais d'ailleurs particulièrement bien aimée... Il était temps de passer à la vitesse supérieure !

Comme je sais que Chattam a sorti plusieurs trilogies, il n'était pas évident pour moi, juste avec les titres des romans et sans connexion Internet, de ne pas me tromper en choisissant un bouquin pile en plein milieu d'une saga. Au pif, j'en ai pris un dont j'avais l'intuition qu'il ne s'agissait pas d'une suite : In tenebris. J'ai choisi le bouquin sur son titre, qui donnait le ton : l'histoire devait être particulièrement sombre, ce qui me donnait déjà bien envie...

Bon, raté, je viens d'apprendre sur Wikipedia qu'il s'agit en fait du tome 2 de la Trilogie du mal. Mais visiblement, ça n'a pas l'air d'être vraiment dérangeant, vu que je ne m'en étais absolument pas rendu compte en le lisant !!


Titre : In tenebris

Auteur : Maxime Chattam

Date de parution : 2003

Résumé : le roman débute en plein hiver, alors qu'une jeune femme entièrement nue traverse les rue de New York, fuyant ce qui semble être un grand danger. Après examen médical, on apprend alors que la jeune femme a été enlevée et scalpée, avant de réussir à s'enfuir des mains de son ravisseur. Spécialisée dans les disparitions depuis que son compagnon a mystérieusement disparu, l'inspectrice Annabel enquête sur ce qui semble être une inquiêtante série de disparitions. En effet, elle ne tarde pas à découvrir, chez le kindnapeur présumé, une série de plus de 60 clichés de personnes disparues : enfants, jeunes femmes, hommes... Par le biais d'une citation latine gravée sur un mur de l'appartement, elle entrevoit alors qu'un certain Caliban est à l'origine d'un groupe de personnes responsables de dizaines de disparitions inquiétantes...
 
Mon avis : Un excellent polard noir ! Maxime Chattam a vraiment une plume qui glace le sang et qui nous entraine dans la noirceur et les profondeurs de l'âme humaine avec grand brio.  C'est déjà ce style littéraire remarquable qui m'avait convaincue dans la nouvelle de l'auteur que j'avais lue précédemment : un style littéraire et une construction de l'histoire qui déjà m'avaient scotchée sur une dizaine de pages. Si l'auteur avait pu me surprendre sur 10 pages, j'avais hâte de voir ce qu'il donnerait sur 400. Et force est de constater que Maxime Chattam réussit le pari de faire de même sur un roman complet : chapeau l'artiste ! Tout ce roman tient dans l'ambiance, digne du Silence des agneaux
2 petits bémols cela étant dit. Le 1er : les débuts de chapitres sont très descriptifs et cassent complètement l'histoire. Le 2ème : au niveau histoire, il n'y a à mon sens pas de réelle nouveauté : la recette est connue. Mais quoiqu'il en soit, les amateurs de polards noirs vont vraiment apprécier ce roman, facile à lire et vraiment captivant, du début à la fin. A moi, il m'a donné de découvrir d'autres romans de l'auteur.

Ma note : 7/10

samedi 1 février 2014

La communauté du sud - T13 - La dernière mort - Charlaine Harris

Et voilà, on y est. 

Après avoir lu le tome 12, je vous disais que les romans de Charlaine Harris commençaient à se vider de leur contenu et qu'il était temps que la saga se termine. Je ne pensais pas si bien dire : ce livre est donc le dernier de la longue série des True Blood.

Avec un petit pincement au cœur, j'en ai donc attaqué la lecture, en espérant que l'auteur ait mis les petits plats dans les grands et nous ai concocté un dernier tome à la hauteur. 

C'est toujours dur d'en finir avec une saga littéraire ou même une série télévisée qui vous a vraiment plu. Là, c'était a priori sans regret. La série a commencé à partir en cacahuète dès la saison 4, et j'avoue avoir totalement décroché, malgré les beaux gosses de fous qu'elle comporte (c'est pour dire !!). Quant aux romans, on tournait en rond. Après un tome 4 exceptionnel et un tome 5 à peu près correct, on était passé à des tomes sans saveur, dans lesquels près de 200 pages étaient dédiées au quotidien de Sookie : ce qu'elle préparait à manger, ses séances de bronzage dans son jardin, ses doutes émotionnels... rien de grandiose !

Alors bon, on s'était fait à l'idée de tourner la page. La fin d'une ère, quoi. 
C'était sans compter que le tome 13 était, je pense, prévue dans la tête de Charlaine Harris depuis longtemps, et que, du coup, il fait partie des meilleurs tomes de la saga. Un bon point en théorie, sauf que ce tome étant le dernier, on en ressort frustré !


Titre : La communauté du sud - T13 - La dernière mort (le final de la série)

Auteur : Charlaine Harris

Date de sortie : janvier 2014

Synopsis : retour en arrière sur le tome 12 (ATTENTION SPOILER) : Sookie a préféré utiliser son Cluviel d'Or pour sauver Sam de la mort que pour changer le destin d'Eric. Ce dernier se retrouve donc contraint d'épouser la vampire Freida, ce qui, de facto, met fin à son mariage vampiresque avec Sookie. Dans le même temps, Arlene, qui avait tenté de crucifier notre héroïne il y a un certain nombre de tomes de cela (je l'avais complètement zappé, cet épisode là), est libérée de prison par 2 mystérieux hommes qui lui demandent d'avoir une petite conversation avec Sookie. Le lendemain, Arlene est retrouvée morte et Sookie est accusée du meurtre...

Mon avis :
  • Les plus : comme je le disais, c'est l'un des meilleurs tomes de la saga. On retrouve l'esprit des premiers tomes, ceux qui nous ont conquis à l'origine. Il y a de l'action et un vrai rythme dans ce roman. On y retrouve par ailleurs l'ensemble des personnages de la saga, pour notre plus grand plaisir. Selon notre sensibilité par rapport aux hommes de la vie de Sookie, on est ravi ou frustré de la fin. Mais ça,c'est le jeu ma pauvre Lucette !
  • Les moins : c'est dommage d'avoir traversé 7 tomes plutôt moyens pour revenir au top niveau juste pour le dernier numéro. C'est d'autant plus frustrant qu'après ce tome, on aurait vraiment bien aimé une suite. La communauté du sud reste malgré tout l'une des série de vampire les plus intéressantes de ces dernières années !

Note : 7/10

samedi 30 mars 2013

"La communauté du sud - T12 - Mort sans retour" - Charlaine Harris


 
Après Dieu, les vampires. En ce vendredi saint, la transition n’est pas des plus heureuses, mais il se trouve que j’ai dévoré le dernier True Blood en 3 jours. Pile pour un billet en pleine Semaine sainte.


True Blood... ou comment les vampires ont décidé de faire leur « coming out » le jour où les chinois ont inventé le sang de synthèse. 
Un synopsis de base assez sympa pour cette saga vampirique, qui change des vampires romantiques que l'on a l’habitude de croiser à tous les coins de livres, ces derniers temps.





A l’époque où j’ai découvert la saga, la première saison de la série était diffusée aux Etats-Unis sur HBO. Une série qui mêle avec « tact » drogue, violence, sexe… et pour ne rien gâcher, quelques beaux gosses aussi (suivez mon regard).





Rapidement, la série s'est détachée des livres et c’est avec une réelle excitation que j’attends chaque année la sortie du nouveau tome de Charlaine Harris… En 2013, la sortie du tome 12 était prévue fin février.


Titre : La communauté du sud - T12 - Mort sans retour

Auteur : Charlaine Harris

Date de sortie : Février 2013

Synopsis : Felipe de Castro, roi vampire de la Louisiane, de l’Arkansas et du Nevada, est de passage à Bon Temps, pour enquêter sur la mort de son protégé, Viktor, tué dans le tome 11 par Eric, Sookie et toute la clique. C’est d'ailleurs le moment que choisit Kym pour être tuée dans le jardin d’Eric. Sans compter qu’Octavius, le créateur d’Eric, a promis ce dernier à Freida. L’Horizon n’est pas tout rose pour Sookie…

Mon avis :
  • Les plus : Charlaine Harris est un auteur qui se lit vraiment bien. On s’attache aux personnages, et on est toujours en attente des tomes à venir. On devient accro, en quelque sorte.
  • Les moins : On finit par se lasser au fil des tomes, et a priori l’auteur aussi. Pour tenir un rythme d’une sortie par an, elle finit par ne plus savoir quoi raconter. Du coup, on a 100 pages avec le détail du petit-déjeuner de Sookie, des séances de shopping de Sookie, du ménage de Sookie ou encore de l'épilation de Sookie. Finalement, on préférerait attendre un peu plus et avoir une histoire digne de ce nom. Il serait temps que la saga se termine.


Note : 4,5/10