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samedi 25 avril 2020

"Le livre ou le film ? n°13" : Le Concile de pierre de Jean-Christophe Grangé

Comme je l'ai déjà évoqué, en matière d'auteurs de best-sellers, j'ai encore quelques trous dans la raquette et je suis bien souvent passée à travers certaines célébrités. C'est le cas de Jean-Christophe Grangé, dont je n'ai découvert le Vol des cigognes que sur le tard, cédant à l'insistance de mon mari, grand amateur de l'auteur. 

Il faut dire que de Grangé, je ne connaissais que les films, et je n'avais jamais vraiment été conquise par le peu que ceux-ci m'avaient donné à voir (dont L'empire des loups, Les rivières pourpres...). 
Surtout que, récemment, j'avais eu l'occasion de le rencontrer  au Salon du livre de Saint Maur en Poche, où j'avais été lui demander un autographe pour mon mari. J'en étais repartie avec une perception en demi-teinte (de Jean-Christophe Grangé, pas de mon mari), voire carrément négative : pas aimable, désabusé, une participation à un Salon qui semblait le "gonfler" pour rester polie... Du coup, j'avais une perception de l'auteur assez mitigée : "je suis célèbre, donc je vous emmerde", en quelques mots... Le genre qui me fait fuir radicalement.

Mais comme je suis tombée sur par hasard sur le Concile de pierre dans la PAL (Pile À Lire) de ma tante, et que je n'aime pas m'arrêter à une première impression, j'ai persévéré. Comme j'avais plutôt bien aimé le Vol des cigognes, bien que très - voire trop - glauque, je me suis dit "pourquoi ne pas retenter ?". 

Entrons donc à nouveau dans l'antre de M. Grangé... mais ne nous y attardons pas trop. 



Titre : Le Concile de pierre

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Date de parution : août 2000

Éditeur : Albin Michel


Quelques infos sur le film :
  • De : Guillaume Nicloux
  • Avec : Monica Bellucci, Sami Bouajila, Moritz Bleibtreu, Elsa Zylberstein et Catherine Deneuve
  • Date de sortie : 2006






De quoi ça parle ?

Diane Thiberge adopte un enfant dans un orphelinat thaïlandais. Le petit Lu-Sian, dit Lucien. Elle ne se doute pas alors que sa vie va profondément changer, mais pas dans le sens où elle aurait pu l'imaginer. Une série de meurtres se produit dans son entourage et qui sont liés au petit garçon. Alors que Lu-Sian est enlevé, sa nouvelle mère se lance à sa recherche. Une recherche qui va la conduire sur les traces des ancêtres de l'enfant, en Mongolie, où une effroyable vérité l'attend. 



Le livre ou le film ?

En ce qui concerne le livre, le style est à la hauteur de l'image que je m'étais faite du bonhomme. Plutôt de bonne facture - tout ce qu'il faut pour faire un best-seller -, mais glauque et suffisant à souhait. Tout ce que le personnage m'avais laissé comme impression malaisante sur le Salon du livre de Saint Maur se retrouve disséminé dans ses écrits. 
Oui, Monsieur Grangé, le style est bon. Mais vous écrivez un peu toujours la même chose de la même manière, et vos histoires alambiquées sont finalement peu crédibles. Sans compter un fond désagréable et qui met mal à l'aise le lecteur, sans savoir vraiment quoi. Il parait que c'est le but... 
Grangé semble adorer l'entre deux : ici, le passage du thrilleur au fantastique. Pas moi. C'est un réel parti pris, mais qui rend l'ensemble un peu grossier et  m'a fait perdre le fil du roman.  

Néanmoins, ne jetons pas le Concile de Pierre à ce pauvre Grangé, car il y a bien pire : le film. Il est vrai que ce dernier partait sur un terrain tellement glissant, que je ne vois pas comment l'adaptation cinématographique aurait pu donner quoi que ce soit. Et inévitablement, ce film n'est vraiment pas une grande réussite, loin de là ! Il pointe du doigt une vérité propre à Jean-Christophe Grangé : ses adaptations sont ratées.  

En conclusion, si vous le souhaitez, vous pouvez lire le livre, qui se lit, mais qui - disons-le franchement -  ne changera pas votre vie !






samedi 21 mars 2020

"Le livre ou le film ? n° 12" : Da Vinci Code de Dan Brown

Pour ce nouveau billet de blog, explorons un livre qui ne date pas vraiment d'hier... le Da Vinci Code. Cela étant dit, de temps en temps, j'aime bien vous faire découvrir un classique de la littérature, soit parce que je l'ai lu sur le tard, soit parce que je l'ai relu après la création de ce blog.

Dans le cas de ce livre, c'est moi qui suis complètement à la ramasse, ne l'ayant lu que plusieurs années après sa parution. Alors, pourquoi un tel retard, me direz-vous ?
La réponse est simple... initialement, ce roman m'avait été offert par un ex, qui me l'avait chaudement recommandé. A l'époque, j'étais novice dans la lecture de ce type de romans initiatiques, ésotériques, ou quelle que soit la catégorie à laquelle on le rattache. 
Aussi, quand notre histoire s'est finie, j'ai rangé le roman dans ma bibliothèque et l'ai repoussé à plus tard, le temps que les choses pas forcément en lien avec le livre mais pouvant en impacter ma perception se tassent. Et comme je ne connaissais ni son auteur ni le style littéraire, je ne savais pas encore que je ratais quelque chose. 

Et puis, doucement, avec le temps, j'ai oublié le roman dans ma bibliothèque, où il a petit à petit pris la poussière... et finalement, je l'y ai retrouvé très tardivement, il y a quelques mois de cela.

Pareil pour le film, que j'ai mis un petit moment à visionner, même après sa sortie, toujours pour les mêmes raisons. J'ai donc découvert l'oeuvre par le cinéma, une fois n'est pas coutume... l'ayant beaucoup appréciée, je me suis alors enfin décidée à lire ce fameux roman qui avait propulsé son auteur au rang de superstar planétaire. 


Titre : Da Vinci Code

Auteur : Dan Brown

Date de parution : 2004

Éditeur : Jean-Claude Lattès


Quelques infos sur le film :

  • De : Ron Howard
  • Avec : Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno, Ian McKellen, Paul Bettany...
  • Date de sortie : mai 2006






De quoi ça parle ?

Da Vinci Code est le second volet des aventures de Robert Langdon, professeur symbologiste découvert dans Anges & Démons
Tout commence quand tout accuse Robert Langdon du meurtre de Jacques Saunière, Conservateur du Louvre. En effet, celui-ci, juste avant de mourir, a tracé sur le sol du célèbre musée "P.S. trouver Robert Langdon". Sophie Neuveu, la petite-fille du Conservateur, croit cependant à l'innocence du professeur et lui propose de l'aider à s'échapper s'il décrypte pour elle les symboles laissés par son grand-père et s'il l'aide à trouver le vrai meurtrier. Ensemble, ils sont pris au milieu d'une conspiration n'ayant pour autre objectif que de garder le plus vieux secret de l'humanité : Jésus aurait eu une descendance...


Le livre ou le film ?

Pas évident. 
Le livre est réellement très bien construit et haletant, et une chose est sûre, il aurait été vraiment dommage de le laisser dormir une seconde de plus dans ma bibliothèque. Ce qui est certain, c'est que sa réputation n'est pas usurpée, malgré le scandale qui a entouré sa sortie en lien avec la théorie qu'il développe (Jésus, une descendance, qu'avez-vous dit là ??? Blasphème !! ). On ne lit pas ce roman, on le dévore ! Moi qui ne suis pas fan des romans conspirationnistes ou même ésotériques, force est de constater que celui-ci m'a vraiment mis le pied à l'étrier. Ce n'est pas pour rien que le Da Vinci Code est le (re)déclencheur de la passion du grand public pour ce genre littéraire et, pour cela, il est difficile de bouder le roman. Si l'on est définitivement, à travers ce roman, dans un registre "best seller", que d'aucuns peuvent regretter, le style et le synopsis sont néanmoins redoutablement efficaces !


Concernant l'adaptation cinématographique, elle est plus que fidèle au roman et les amateurs de films à grand spectacle seront ravis. Il résume bien l'ensemble, même si comme souvent il élude certains des meilleurs passages et procède à quelques coupes maladroites, pour une questions de temps principalement (le film dure plus de 2h30). 
Concernant les personnages, certains, comme celui du prête albinos, sont campés à l'écran par des acteurs à l'interprétation magistrale. Paul Bettany, malgré un personnage au rabais par rapport à celui du roman, est exceptionnel et je ne crois pas pouvoir un jour me détacher de son interprétation du personnage de Silas, tellement elle m'a marquée.  
Les autres protagonistes sont nettement moins intéressants. Certes, on aime tous Tom Hanks, mais il n'est pas doté du plus grand charisme dans ce film - à l'image de son personnage toutefois - et quant à Audrey Tautou, on pourrait en regretter le choix. Il leur fallait une figure française : je ne sais pas si elle était la meilleure option pour le rôle. Cela étant dit, vu notre vivier français, je ne sais pas non plus si un autre choix aurait donné un meilleur relief à son personnage...


En conclusion, j'opterais pour le livre cette fois-ci, comme souvent d'ailleurs. Mais pour ceux qui n'ont pas le temps, le film est une bonne adaptation, quoique tronquée, qui a eu le mérite de propulser l'auteur dans une autre dimension en matière de notoriété...




samedi 13 janvier 2018

Ne le dis à personne - Harlan Coben

Ne le dis à personne
Harlan Coben
Cet article, c'est le billet classique de la fille qui découvre qu'un livre qu'elle a lu il y a longtemps a été adapté au cinéma ou qui se décide enfin à lire un roman dont elle a vu l'adaptation cinématographique par le passé.  

Dans mon cas, Ne le dis à personne, fait partie de la seconde catégorie, puisque j'ai vu au moins 3 fois le film ces dernières années en rediffusion à la TV avant de tomber sur le roman dans la caisse de bouquins que ma tante avait prévu de mettre à la benne... Comme j'aime bien Harlan Coben, je me suis dit que ce serait l'occasion de faire un comparatif pour vous, fidèles lecteurs. 


Titre : Ne le dis à personne

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : 2001 aux éditions Belfond


Quelques infos sur le film :
  • De : Guillaume Canet
  • Avec, entre autres : François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussolier, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort, Guillaume Canet...
  • Date de sortie : 1er novembre 2006



Ne le dis à personne 
Bande-annonce du film de Guillaume Canet


De quoi ça parle ?

Alex et sa femme, Margot, passent un week-end dans la maison de famille, au bord d'un lac. A l'occasion d'un bain de minuit, Margot est sauvagement assassinée. Huit ans plus tard, Alex reçoit un mystérieux mail anonyme contenant une vidéo retransmise en temps réel. Dans celle-ci, il aperçoit Margot au milieu d'une foule. Serait-elle vivante ?
Ne le dis à personne est le 3ème Roman d'Harlan Coben à ne pas faire partie de la série  'Miron Bolitar'. 

Mon avis 

Un roman très efficace, sans doute l'un des meilleurs de Harlan Coben. Superbement ficelé, une ligne directrice extrêmement bien construite, un final grandiose (en tout cas la première fois qu'on le découvre)... Quelques composantes de l'intrigue sont un peu tirées par les cheveux, mais comme toujours, le style inimitable d'Harlan Coben fait qu'une fois commencé, on ne lâche pas le roman. Et cette fois-ci, le dénouement est à la hauteur du reste.  

Le livre ou le film ?

J'ai commencé par le film, que je trouve très bon. Guillaume Canet à la réalisation et François Cluzet en protagoniste d'exception arriveraient presque à nous faire oublier que ce film est français, fait assez rare, surtout dans un registre dramatique. C'est en tout cas un film qui donne envie de lire le roman... roman qui, vous l'aurez compris, est tout aussi bon. Alors j'ai envie de dire...  faites selon vos préférences !

Sauf qu'une fois la fin dévoilée, pas de retour en arrière. Posez-vous bien la question, avant de commencer, de savoir si vous préférez être surpris par le dénouement d'un film ou d'un roman. Pour ma part, comme le film ne dure que 2h11, je préconise plutôt de faire durer le plaisir en lisant le roman !





samedi 19 août 2017

"Livre ou film ? n°9" : Les yeux jaunes des crocodiles

Un peu de légèreté... 

Alors que j'avais envie de voir Les yeux jaunes des crocodiles (traduisez : "les beaux yeux de Patrick Bruel") depuis un moment, et alors que Kévin avait réussi (un peu malgré lui) à me le récupérer, je n'avais jamais vraiment pris le temps de le regarder.

C'est désormais chose faite, lors d'une soirée "off" où Kévin était occupé ailleurs. J'avoue que je ne me voyais pas lui imposer ça, même si je lui ai déjà imposé bien pire... (ceux qui ont vu Toy Boy avec nous me comprendront...)
Du coup, petite soirée avec moi-même devant un bon vieux film de filles, pendant que Kévin tuait des "chats" sur son jeu vidéo. Normal !

Bon, Les yeux jaunes des crocodiles, on ne va pas se le cacher, ce n'était pas le livre du siècle. Mais c'était gentillet et ça faisait passer le temps. Alors pourquoi ne pas en prendre encore un peu plus (de temps) pour regarder ce que ça pouvait donner en film, vu que j'adore comparer et que je voyais assez bien quel pouvait en être le rendu, façon comédie romantique à la française... 

Et puis n'oublions pas l'argument majeur de ce film : Patriiiiiiick ! 😍 😍 😍
Voilà, tout ça pour ça. On est incorrigibles, nous autres femelles...


Titre : Les yeux jaunes des crocodiles
Prix Maison de la Presse 2006

Auteur : Katherine Pancol

Date de parution : 2006


Quelques infos sur le film :


  • De : Cécile Telerman
  • Avec : Julie Depardieu, Emmanuelle Béart, Patrick Bruel...
  • Date de sortie : 9 avril 2014



De quoi ça parle ?

Ca parle de Joséphine, historienne et maman de 2 enfants, qui se fait jeter par son mari, qui préfère aller élever des crocodiles avec sa nouvelle poule que de rester chez lui avec sa femme et ses gosses. Ca parle de Joséphine qui a, depuis toujours, un cruel manque de confiance en elle, d'autant plus que ça soeur Iris, a toujours tout eu pour elle : le beau mari (Patriiiick), l'argent, et la belle vie à ne rien faire de ses journées... Et quand on fait remarquer à Iris qu'elle est entretenue, celle-ci se targue alors devant témoins, de ne pas rien faire de ses journées, puisqu'elle est en réalité en train d'écrire un roman historique... ce qui est évidemment faux. Alors, pour donner, le change, elle s'empresse de demander à Joséphine de le faire pour elle... Et la pauvre Joséphine, elle, trouve ça relativement normal d'écrire un roman pour la gloire de sa soeur, qui bien évidemment s'en attribuera tous les mérites.  

Mon avis

Le livre est gentillet, l'écriture est gentillette. On prend plaisir à lire ce roman, qui fait un peu figure d'amourette d'adolescents en termes de genre littéraire, mais on l'oublie aussi assez rapidement. 
Les personnages sont sympathiques mais un peu faciles. Iris est trop méchante, Joséphine est trop candide, Philippe (le mari d'Iris) est trop beau, Hortense (la fille de Joséphine) est trop peste comme sa tante, Antoine (l'ex mari de Joséphine parti élever des crocodiles) est trop con (pas étonnant qu'il finisse bouffé par les crocodiles...).
En bref, le livre, comme son titre, est assez anecdotique. On n'y trouve pas plus de crocodiles que de beurre en broche ou de profondeur. Les personnages sont certes attachants, et c'est pour ça qu'on lit les 3 tomes (La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi), mais assez inconsistants. J'ai l'impression, après avoir lu les 3 romans, que cette saga est celle de la facilité, des bons sentiments et du gnan gnan. 
Ce n'est pas que je ne le recommande pas - c'est un très bon livre d'été pour la plage - mais c'est plus un roman d'ados qu'un roman pour moi. J'ai passé l'âge, je pense. 


Le livre ou le film ?

Pas vraiment d'avis là-dessus. Pour ceux qui aiment lire, le livre. Pour les autres, le film. Au moins, en 1h30 c'est plié. Mais attention, c'est français, avec les défauts que ça peut comporter. Budget au rabais, acteurs qui jouent comme au cours Florent, et puis surtout Julie Depardieu, Emmanuelle Béart et Patriiiiiick Bruel. Ca donne le ton. 
Côté niais, on y est, le film a respecté à la lettre l'atmosphère du livre et le style littéraire de Katherine Pancol.
Côté personnages, j'ai préféré le livre. Malgré un peu de survol de la part de l'auteur, ont trouve un peu plus de profondeur chez certains personnages du roman : Joséphine est encore plus naïve dans le livre, Philippe est encore plus séduisant et intouchable (si si, Patrick Bruel est très léger et niais dans son rôle), Hortense est encore plus peste et beaucoup moins fade. Et surtout, Shirley, la pétillante voisine, est inégalable. Aucun souvenir dans le film, elle est passée totalement au second plan, alors que pour moi elle a un rôle assez central. 
Après, certains personnages sont justes exceptionnels dans le film. Un en fait. Iris. Oui elle est méchante et égoïste dans le roman. Mais Emmanuelle Béart - et Dieu sait que je ne l'aime pas - est exceptionnelle. On ne voit tellement qu'elle qu'en fait le film passe totalement à côté du reste.








samedi 12 août 2017

Dune - Frank Herbert

Sur cette critique, c'est certain, je ne vais pas me faire des amis

Dune, ce chef d'oeuvre de science-fiction dont personne ne parle sans des trémolos dans la voix... 
Dune, ce précurseur du genre...
Dune, sans lequel la science-fiction même ne serait pas. ..
Dune, le roman de science-fiction le plus vendu au monde...

Ouai, bof !
Déjà, ça partait mal : j'avais vu le film. Alors, m'a-t-on dit, il ne faut surtout pas se fier au film, même s'il est de David Lynch ! Celui-ci ne rend absolument pas hommage au livre, le trahit complètement, bla bla bla... 
Enfin bon, personnellement, ce film, je n'en avais pas été au bout, tant l'atmosphère était glauque et les personnages hideux, voire repoussants. Je connais peu de films m'ayant fait cet effet répulsif là, à part peut-être Mad Max (et ce malgré le Mel Gibson de l'époque), mais Dune en fait clairement partie. Je vous avais prévenus, vous n'allez décidément pas aimer cette critique !

Il faut dire que le film, c'était ça :

Dune- David Lynch
6 février 1985
Avec Kyle MacLachlan, Francesca Annis, Jürgen Prochnow...


Avouez que vous non plus, vous ne seriez pas séduits... et là, je ne vous parle pas uniquement du vieillissement naturel du film  !

Bon, après, je voulais bien essayer de faire abstraction de l'adaptation, vu que, bien souvent, le film n'a rien à voir avec le roman d'origine. Je me suis donc lancée dans la lecture de Dune, non sans a priori, mais avec une confiance absolue en mon père, pour qui (comme pour beaucoup de monde apparemment) ce livre est l'un des meilleurs romans de science-fiction de tous les temps... 
Je vous la fais courte : je ne suis pas d'accord du tout avec cette analyse !


Titre : Dune

Auteur : Frank Herbert

Date de parution : 1965


Résumé : incapable de vous résumer ce roman, je vous livre ici un quatrième de couverture trouvé sur internet... une fois n'est pas coutume 😉
" Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ? "

Mon avis : vous n'avez rien compris au résumé ? Moi non plus. Et je n'ai pas non plus compris de quoi parlait ce roman. On est propulsé dès les les premiers chapitres dans une telle violence de termes compliqués sortis de nulle part et de personnages aux grades (races ?) tellement tirés par les cheveux qu'il est difficile de résister au choc. On se rapproche ici d'un univers de Fantasy, sauf que là où l'Heroic Fantasy nous détaille sous toutes les coutures un monde et ses personnages sur 900 pages, ce premier tome de Dune en fait timidement 300. Du coup, marche ou crève. Si tu n'entres pas dans le moule, tout t'échappe. Tu tentes vainement de t'accrocher, mais personnellement, j'étais complètement larguée. En plus, ça parle de guerres fratricides, ce dont j'ai horreur. Mon dernier argument ? Je n'ai pas du tout aimé le style d'écriture, qui complique encore plus les choses. J'ai quand même essayé de tenir jusqu'à la fameuse attaque du " ver géant ", parce que " tu verras, c'est extraordinaire "... mouai, personnellement, je me suis ennuyée, je n'ai rien compris et je n'ai clairement pas été transportée. Ce livre, ou ça passe ou ça casse. Pour moi, ça casse. Aucun intérêt. Vous voulez lire de la vraie SF compréhensible et qui vous emporte littéralement sans avoir besoin de décodeur ? Lisez Asimov (Fondation, par exemple) ! Alors là, oui, vous allez connaître la meilleure SF de tous les temps. Dune ? Un ramassis de verbiage pour initiés... désolée, mais je passe mon tour !

Nota bene : je lis sur Wikipedia, en faisant mon article, que dans son édition française, le roman est parfois divisé en 2 tomes, Dune I et Dune II. N'en aurais-je lu que la moitié ? Cela expliquerait-il donc pourquoi j'ai trouvé que le roman était trop brumeux, ne laissant pas le temps de comprendre les rouages de l'univers si particulier de Dune ? Pour autant, laisserais-je le bénéfice du doute à ce roman ? Bof... Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de poursuivre l'aventure en fait... et je n'ai pas le tome 2 dans mes rayonnages. Donc NEXT !

Nota bene 2 : j'ai perdu combien de fidèles lecteurs, après ce ce billet ? 😜







samedi 28 janvier 2017

Le vol des cigognes - Jean-Christophe Grangé

Jean-Christophe Grangé... encore un auteur connu que je n'avais jamais lu jusqu'à maintenant. Et ce n'est certainement pas parce que je n'en avais pas sous la main, vu que c'est l'un des auteurs préférés de mon mari et que notre bibliothèque est pleine de ses romans.

Mais à chaque fois que je voulais en lire un, il me disait : " les derniers, ce ne sont pas les meilleurs. Je te conseille ses premiers, comme par exemple Le vol des cigognes... qui sont plus fidèles à son univers ". 
Ca c'est la théorie. Sauf que dans la pratique, les premiers romans de Jean-Christophe Grangé sont toujours entreposés dans la bibliothèque de ses parents et que je ne les avais pas à disposition pour les lire. 

J'ai donc repoussé, repoussé, repoussé ma découverte de l'auteur... jusqu'au jour où ma tante, qui se débarrassait de vieux bouquins, m'a proposé de jeter un oeil pour voir si je voulais en récupérer quelques uns avant de s'en débarrasser... L'occasion fait le larron... l'heure était enfin venue de mettre mon nez dans un Grangé !


Titre : Le vol des cigognes

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Date de parution : septembre 1994

Adaptation : Le vol des cigognes a été adapté pour la télévision et diffusé sur Canal+ en 2013. Ce téléfilm français en 2 parties de 90 minutes a été réalisé par Jan Kounen, et compte à son casting Harry Treadaway, Perdita Weeks et Rutger Hauer.
Je ne l'ai pas vu, mais voici une idée de téléfillm à regarder si je tombe dessus. Entre vous et moi, mon mari me dit que cette adaptation est réellement très mauvaise... mais pas le choix ! Je vais me faire un devoir de la regarder pour vous, chers lecteurs, afin de vous en faire un compte rendu en bonne et due forme.



Résumé du roman : depuis quelques saisons, les cigognes des pays de l'Est ne sont pas revenues de leur migration. Louis Antioche, jeune docteur en histoire, est alors missionné par un ornithologue ami de ses parents adoptifs pour suivre lesdites cigognes. Alors que l'ornithologue est retrouvé mort, le coeur arraché, dans un nid de cigognes, Louis Antioche décide de mener à bien sa mission malgré tout, en suivant les oiseau  durant leur parcours. De l'Europe à l'Afrique, en passant par Israël, il va tenter de découvrir les raisons de leur mystérieuse disparition. C'est alors que les ennuis commencent... jonché de morts, de coeurs arrachés et de multiples dangers, son périple l'amène à faire la plus incroyable des découvertes... il est au coeur d'un trafic d'une ampleur sans précédent.

Mon avis : mon tout premier Grangé. Pour ma part, je ne connaissais que ses adaptations audiovisuelles (Les Rivières Pourpres, qui m'avait laissé un goût de déjà vu, et le Concile de Pierre, que j'avais trouvé vraiment tarabiscoté), et je n'avais pas été franchement séduite par celles-ci. Il parait que c'est normal... 
Ce que j'avais bien en tête néanmoins, c'est que pour chacune des adaptations, les atmosphères étaient pesantes et glauques. J'imaginais bien retrouver ça dans ses romans. Et chez moi, ça passe ou ça casse. Tout dépend de la plume et de l'intrigue. 
Et pour ce roman, je n'ai pas été déçue. L'intrigue est particulièrement bien ficelée. Si on s'immerge bien tout le long du roman et qu'on arrive bien à comprendre où nous mène l'auteur, on reste néanmoins surpris par les multiples péripéties qui jalonne le livre. Les idées de fonds de l'histoire sont particulièrement bien trouvées. Crédibles ? Je n'en sais rien, mais on se laisse prendre au jeu du scenario machiavélique imaginé par Jean-Christophe Grangé. Les ficelles sont incroyablement bien pensées et impeccablement déroulées. Après, je ne vais pas vous mentir, ce qu'il a mis en scène est macabre et donne la nausée. Il faut avoir le coeur bien accroché (si j'ose dire...) pour accepter de plonger dans l'horreur sans nom et dans les méandres de la cruauté humaine qui font toute la trame du roman. Ames sensibles, s'abstenir !






samedi 17 décembre 2016

La chambre des morts - Franck Thilliez

Après avoir découvert et beaucoup apprécié l'an dernier L'anneau de Moebius de Franck Thilliez, j'avais ajouté quelques romans de l'auteur sur ma liste de Noël. Un beau cadeau de la part de ma belle-soeur Audrey, qui m'a offert un double roman contenant, entre autres, La chambre des morts. 

1 an après, je me plonge donc dans ce roman, qui est bien loin de l'univers fantastique et fantasmagorique de L'anneau de Moebius, mais qui conserve cette ambiance si particulière à Franck Thilliez

Si vous cherchez des romans qui vous empêchent de dormir, vos frappez à la bonne porte avec cet auteur ! C'est dérangeant, c'est noir, c'est angoissant... Tous les ingrédients du thriller sont exploités à leur paroxysme. 

Je vous laisse découvrir ma critique de ce polar qui ne laisse pas indifférent.


Titre : La chambre des morts

Auteur : Franck Thilliez

Date de parution : septembre 2005

Prix : Prix des lecteurs Quai du Polar 2006, Prix SNCF du polar français 2007

Adaptation : le roman a été adapté au cinéma en 2007 par Alfred Lot, avec Mélanie Laurent dans le rôle principal. Le film a été interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
Je n'ai pas encore vu le film mais ne manquerai pas de vous donner mon avis dès que ce sera fait ;) En attendant, en voici la bande-annonce :



Résumé : en pleine nuit, dans le Nord de la France, deux informaticiens au chômage renversent un homme surgi de nulle part. A ses côtés, un sac rempli de billets : 2 millions d'euros... et aucun témoin ! Ils décident de se débarrasser du corps et de partir avec les billets... sans se douter qu'il s'agit de la rançon d'un kidnapping d'enfant, dont le corps sans vie est retrouvé quelques heures plus tard. Alors que la police mène l'enquête sur cette mort mystérieuse, une autre enfant, diabétique, est enlevée à son tour. Commence ainsi une course contre la montre pour retrouver la petite fille avant qu'elle ne vienne à manquer d'insuline. La police fera-t-elle le lien entre les 2 histoires ?

Mon avis : un bon thriller. Question ambiance, j'ai été servie : on nage en plein cauchemar ! Le roman est glauque jusqu'à la moelle. Et ce d'autant plus que Franck Thilliez met en scène des personnages auxquels on n'a pas l'habitude de toucher : des enfants. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai mis tant de temps à lire La chambre des morts. J'ai plusieurs fois suspendu ma lecture tant l'atmosphère devenait insoutenable... moi qui viens d'avoir un petit garçon, autant vous dire que ça a été très dur ! Je ne sais pas si ce sont les hormones ou mon coté finalement très humain qui sont entrés en jeu, mais j'ai eu du mal à lire certains chapitres.
Par ailleurs, au-delà de l'ambiance véritablement macabre du roman, la grandeur de cette oeuvre tient dans le fait que l'horreur n'est pas seulement là où on l'imagine. Alors que le roman évoque en toile de fond un tueur en série, c'est finalement les personnages de premier plan qui se sont révélés les plus redoutables. Et c'est aussi cet aspect qui dérange, qui bouscule. Je tremble encore de ce roman dépeint de main de maitre. 
Après, en soi, l'histoire n'est pas mal construite, mais reste sans grande surprise. Tout réside dans l'atmosphère, clairement le point fort de Franck Thilliez. D'ailleurs, j'imagine assez bien que c'est ce qu'il pourrait manquer au film... je me ferai mon avis sur ce point...





lundi 4 avril 2016

"Livre ou film ? n°8" : Les apparences - Gillial Flynn / Gone girl

Retour cette semaine sur un livre que j'ai tout particulièrement apprécié : Les apparences. 

Je l'ai retrouvé dans ma bibliothèque (il y en a des choses dans ma bibliothèque !!!), rangé parmi les livres à lire. 
Et là, impossible de me rappeler d'où vient ce livre... M'a-t-il été offert ? M'a-t-il été prêté ? Par qui ? Une chose est sûre, il ne vient pas de moi. Si je dois le rendre, que son propriétaire n'hésite pas à se manifester, je le lui retournerai avec grand plaisir !

En tous cas, merci à celui ou celle qui m'a fait découvrir cet excellent roman, j'ai passé un instant de lecture formidable en sa compagnie !

Et puis, un peu par hasard, peu de temps après la lecture de ce thriller à couper le souffle, j'ai découvert qu'il avait été adapté au cinéma. Il s'agissait du film Gone girl, de David Fincher, avec Ben Affleck, dont on avait tant parlé dans les médias et qui avait été multi-nominé pour de nombreux Prix. 

Ni une ni deux, comme le film passait sur Canal, j'en ai profité pour le visionner en replay.

Voici donc ma critique du livre, comme du film. 


Titre : Les apparences
Grand Prix des lectrices de Elle - Policier

Auteur : Gillian Flynn

Date de parution : juin 2012

Quelques infos sur le film :

  • De David Fincher
  • Avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Emily Ratajkowski, Neil Patrick Harris...
  • Date de sortie : 8 octobre 2014

De quoi ça parle ?

Amy et Nick forment un couple en apparences idéal. Mais depuis que la crise financière a touché de plein fouet le couple, ils ont quitté leur vie de rêve à Manhattan pour s'installer dans le Missouri, où Nick a grandi, ce qui a laissé quelques cicatrices. Le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, Nick retrouve son domicile sans dessus-dessous, et sa femme a disparu. Très vite, il ne fait plus aucun doute qu'elle a été assassinée, et Nick devient le coupable idéal. Tout tend à prouver qu'il est l'assassin de sa femme, et que leur histoire d'amour modèle n'était faite que d'apparences... Alors que chaque secret va refaire surface pour l'inculper chaque jour un peu plus, Nick tente désespérément de prouver son innocence et de retrouver le vrai coupable...

Mon avis 

Un thriller remarquable ! Ecrit d'une plume de maître, il m'a été impossible de lâcher le roman une fois entrée dans l'intrigue. Le portrait de chaque personnage est d'une efficacité redoutable. On s'attache à certains, on en déteste d'autres, on en prend en pitié... aucun ne nous laisse indifférent, et ce roman est l'un des rares bouquins où je me suis vue pester (j'utilise ici un terme très contenu, la réalité étant bien plus vulgaire) contre un personnage une fois le livre refermé. Impossible de pardonner cet "enfant de s...", même plusieurs jours/mois après !! L'auteur nous fait sortir des émotions très violentes, c'est un réel coup de maître. Sans parler du scénario exceptionnel, avec des retournements d'intrigue savamment orchestrés, que je n'ai absolument pas vu venir. Un grand thriller !


Le livre ou le film ?

Quel que soit celui avec lequel vous commencerez, vous risquez d'être déçu par l'autre. Une fois l'intrigue et les effets de surprise connus, l'adaptation avait perdu de sa saveur. Ainsi, si vous être plus cinéma, optez pour le film (un grand David Fincher), sinon, délectez-vous du livre.
J'ai personnellement préféré le roman, magistralement écrit et qui nous livre un portrait extraordinaire des faux semblants et de la noirceur humaine. 
J'ai trouvé en revanche certains acteurs du film un peu fades pour leur personnage. Si Ben Affleck est vraiment très bon dans son rôle de mari pommé, inconsistant et totalement dépassé par les événements, les autres personnages m'ont semblé un cran en dessous de ce que le roman m'avait fait imaginer...


Ma note pour le livre : 9/10
Ma note pour le film : 7,75/10