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samedi 24 avril 2021

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R. J. Ellory

Cette semaine, je vais vous parler d'un livre découvert totalement par hasard, sur une étagère. J'ai été tentée pour 2 raisons : son auteur, R. J. Ellory, romancier de talent, et son titre intriguant. Le jour où Kennedy n'est pas mort. 

La promesse d'une uchronie. Une uch... quoi ? En faisant le choix de ce roman, j'ai succombé à un genre particulier, dont je découvrais le terme pour la première fois, l'uchronie. Le récit d'événements fictifs à partir d'un point de départ historique. L'auteur d'une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l'issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. 

Quelques exemples de séries uchroniques récentes : The man in the High Castle, adaptée du roman de Philip K. Dick, qui décrit un monde alternatif dans lequel l'Allemagne nazie, le japon et l'Italie fasciste ont remporté la Seconde guerre mondial. La série For all mankind, quant à elle, imagine le cosmonaute russe Alexeï Leonov marcher sur la lune avant le premier américain... 

Je pense que vous avez saisi le concept. Dans le cadre de ce roman, le postulat de départ était le suivant : et si J. F. Kennedy n'avait pas été assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas ? Le tout sur fond d'enquête policière... la R.J. Ellory's touch !


Titre : Le jour où Kennedy n'est pas mort

Auteur : R.J. Ellory

Date de parution : juin 2020

Editeur : Sonatine

Genre : thriller uchronique


Résumé : le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse, Jackie, saluent la foule, quand soudain... quand soudain rien : le Président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, Jean boyd, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qu'il s'est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s'aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le coeur sombre de la politique américaine. Sexe et manipulations, mensonges et assassinats... dans cette histoire alternative, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

Mon avis : Le jour où Kennedy n'est pas mort est un thriller plutôt correct, facile à lire. On ne décroche pas. Au-delà du mystère sur la mort de Jean Boyd, on découvre les coulisses du pouvoir et la face cachée de Kennedy. On apprend beaucoup en lisant, et notamment sur l'envers de la légende Kennedy, un Président à l'image largement édulcorée par les médias. Et qui, du fait d'un assassinat précoce, est auréolé depuis des décennies d'une image immaculée. Pourtant, drogué aux médicaments du fait de nombreux problèmes de santé, collectionneur de femmes, derrière le charme et l'image de gendre idéal qu'il nous a laissé avec le temps, se cache un autre JFK plus méconnu et plus sombre. Sur ce point, pari réussi pour R. J. Ellory.

Mais le problème d'une uchronie, c'est que si l'on ne maîtrise pas l'histoire de base, on a du mal à en comprendre les subtilités, les écarts, les références historiques... et c'était mon cas. Je suis trop jeune pour avoir vécu la saga Kennedy en "live" et les Etats-Unis sont encore trop éloignés de la France pour qu'on en explore les détails historiques à l'école. De ce fait, j'ai eu du mal à avoir le recul nécessaire pour apprécier le roman, avec une certaine limite à distinguer le vrai du faux, générant une certaine frustration à la lecture. 

Par ailleurs, si l'on se pose deux secondes sur l'intérêt de faire de ce roman une uchronie, je n'y ai pas vu l'intérêt. Le Jour où Kennedy n'est pas mort n'a d'uchronique que le synopsis de base. On aurait tout à fait pu imaginer la même histoire du vivant du Président.  L'uchronie n'apporte ici pas grand chose au roman, et c'est bien dommage. 

Concernant le volet "polar", l'histoire est sympathique, mais on se perd dans les tergiversations amoureuses du protagoniste et la conclusion ne nous fait pas sauter au plafond. Roman sympathique, donc, mais pas exceptionnel. 









samedi 2 mai 2020

Tu tueras l'ange de Sandrone Dazieri

Après Tu tueras le père, thriller classique mais efficace de l'italien Sandrone Dazieri, que j'avais bien aimé mais sans plus, j'ai décidé de lire son second roman.

Une deuxième chance pour un style que j'avais trouvé plutôt bon, mais glauque (en fait, je pense que je n'aime pas trop les thrillers) et sans réelle surprise. Un roman dans la veine de la majorité des thrillers, en somme.

Peut-être que ce second roman, tout autant loué par les libraires, me séduirait-il plus, me disais-je.

Petite anecdote : entre le moment où j'ai lu le roman et où je publie ce billet, j'ai eu la chance de rencontrer Sandrone Dazieri lors du Salon du livre Saint-Maur en Poche (encore et toujours ce merveilleux Salon littéraire). Après Jean-Christophe Grangé, j'en viens à me demander si tous les auteurs de polars sont aussi bizarres et renfermés. Pour Sandrone, cela peut certainement s'expliquer par la barrière de la langue, mais j'ai eu cette impression étrange qu'il n'a semblé s'ouvrir qu'après lui avoir dit que je ferai la chronique de son roman sur mon blog... un brin commercial comme approche, non ?





Titre : Tu tueras l'ange

Auteur : Sandrone Dazieri

Date de parution : mai 2017

Éditeur : Robert Laffont



Résumé : lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, une macabre découverte est faite par la police : tous les passagers de la classe affaires sont morts. Alors que l'enquête s'oriente vers la piste de l'attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, que nous avons découvert dans Tu tueras le père, est persuadée du contraire. Pour l'aider dans ses investigations, elle fait appel une nouvelle fois au nez fin de son acolyte Dante Torre. Ensemble, ils découvrent que le massacre du train n'est autre que l'énième épisode d'une longue série de meurtres perpétrés par une étrange figure féminine qui ne laisse aucune trace. Giltiné, l'ange des morts...



Mon avis : en préambule à cette critique, un petit conseil : si vous n'avez pas lu Tu tueras le père, commencez par là. Ça vous évitera les spoilers d'une part, et le premier tome est quand même bien meilleur !

Si l'entame de ce second roman est brillante et nous fait entrer dans le livre avec passion, force est de constater qu'au cours du thriller, l'élan s'essouffle. Sur ce point, le personnage de Giltiné n'y est pas pour rien. Antipathique, dérangeant, il n'a pas réussi à me captiver. Le roman tient essentiellement aux 2 protagonistes, Colomba et Dante, que l'on retrouve avec grand plaisir et qui sont encore une fois dépeints avec talent. Seulement cette fois-ci, nous les connaissons déjà et l'auteur n'a d'autre choix que de développer plus ce personnage de Giltiné, ce qui pèse sur l'ensemble. Se livre se laisse lire, j'ai trouvé le scénario un peu tordu et on est vite déçu, même si on ne lâche curieusement rien jusqu'au bout. Heureusement, le final, à la hauteur, donne malgré tout envie de découvrir le 3ème opus de cette trilogie, Tu tueras le roi, qui depuis le salon Saint-Maur en Poche, se trouve dans ma Pile à Lire.
En résumé, un thriller efficace, dans le pur style des thrillers noir que nous connaissons tous, mais un personnage central, Giltiné, auquel on accroche... ou pas...






samedi 21 mars 2020

"Le livre ou le film ? n° 12" : Da Vinci Code de Dan Brown

Pour ce nouveau billet de blog, explorons un livre qui ne date pas vraiment d'hier... le Da Vinci Code. Cela étant dit, de temps en temps, j'aime bien vous faire découvrir un classique de la littérature, soit parce que je l'ai lu sur le tard, soit parce que je l'ai relu après la création de ce blog.

Dans le cas de ce livre, c'est moi qui suis complètement à la ramasse, ne l'ayant lu que plusieurs années après sa parution. Alors, pourquoi un tel retard, me direz-vous ?
La réponse est simple... initialement, ce roman m'avait été offert par un ex, qui me l'avait chaudement recommandé. A l'époque, j'étais novice dans la lecture de ce type de romans initiatiques, ésotériques, ou quelle que soit la catégorie à laquelle on le rattache. 
Aussi, quand notre histoire s'est finie, j'ai rangé le roman dans ma bibliothèque et l'ai repoussé à plus tard, le temps que les choses pas forcément en lien avec le livre mais pouvant en impacter ma perception se tassent. Et comme je ne connaissais ni son auteur ni le style littéraire, je ne savais pas encore que je ratais quelque chose. 

Et puis, doucement, avec le temps, j'ai oublié le roman dans ma bibliothèque, où il a petit à petit pris la poussière... et finalement, je l'y ai retrouvé très tardivement, il y a quelques mois de cela.

Pareil pour le film, que j'ai mis un petit moment à visionner, même après sa sortie, toujours pour les mêmes raisons. J'ai donc découvert l'oeuvre par le cinéma, une fois n'est pas coutume... l'ayant beaucoup appréciée, je me suis alors enfin décidée à lire ce fameux roman qui avait propulsé son auteur au rang de superstar planétaire. 


Titre : Da Vinci Code

Auteur : Dan Brown

Date de parution : 2004

Éditeur : Jean-Claude Lattès


Quelques infos sur le film :

  • De : Ron Howard
  • Avec : Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno, Ian McKellen, Paul Bettany...
  • Date de sortie : mai 2006






De quoi ça parle ?

Da Vinci Code est le second volet des aventures de Robert Langdon, professeur symbologiste découvert dans Anges & Démons
Tout commence quand tout accuse Robert Langdon du meurtre de Jacques Saunière, Conservateur du Louvre. En effet, celui-ci, juste avant de mourir, a tracé sur le sol du célèbre musée "P.S. trouver Robert Langdon". Sophie Neuveu, la petite-fille du Conservateur, croit cependant à l'innocence du professeur et lui propose de l'aider à s'échapper s'il décrypte pour elle les symboles laissés par son grand-père et s'il l'aide à trouver le vrai meurtrier. Ensemble, ils sont pris au milieu d'une conspiration n'ayant pour autre objectif que de garder le plus vieux secret de l'humanité : Jésus aurait eu une descendance...


Le livre ou le film ?

Pas évident. 
Le livre est réellement très bien construit et haletant, et une chose est sûre, il aurait été vraiment dommage de le laisser dormir une seconde de plus dans ma bibliothèque. Ce qui est certain, c'est que sa réputation n'est pas usurpée, malgré le scandale qui a entouré sa sortie en lien avec la théorie qu'il développe (Jésus, une descendance, qu'avez-vous dit là ??? Blasphème !! ). On ne lit pas ce roman, on le dévore ! Moi qui ne suis pas fan des romans conspirationnistes ou même ésotériques, force est de constater que celui-ci m'a vraiment mis le pied à l'étrier. Ce n'est pas pour rien que le Da Vinci Code est le (re)déclencheur de la passion du grand public pour ce genre littéraire et, pour cela, il est difficile de bouder le roman. Si l'on est définitivement, à travers ce roman, dans un registre "best seller", que d'aucuns peuvent regretter, le style et le synopsis sont néanmoins redoutablement efficaces !


Concernant l'adaptation cinématographique, elle est plus que fidèle au roman et les amateurs de films à grand spectacle seront ravis. Il résume bien l'ensemble, même si comme souvent il élude certains des meilleurs passages et procède à quelques coupes maladroites, pour une questions de temps principalement (le film dure plus de 2h30). 
Concernant les personnages, certains, comme celui du prête albinos, sont campés à l'écran par des acteurs à l'interprétation magistrale. Paul Bettany, malgré un personnage au rabais par rapport à celui du roman, est exceptionnel et je ne crois pas pouvoir un jour me détacher de son interprétation du personnage de Silas, tellement elle m'a marquée.  
Les autres protagonistes sont nettement moins intéressants. Certes, on aime tous Tom Hanks, mais il n'est pas doté du plus grand charisme dans ce film - à l'image de son personnage toutefois - et quant à Audrey Tautou, on pourrait en regretter le choix. Il leur fallait une figure française : je ne sais pas si elle était la meilleure option pour le rôle. Cela étant dit, vu notre vivier français, je ne sais pas non plus si un autre choix aurait donné un meilleur relief à son personnage...


En conclusion, j'opterais pour le livre cette fois-ci, comme souvent d'ailleurs. Mais pour ceux qui n'ont pas le temps, le film est une bonne adaptation, quoique tronquée, qui a eu le mérite de propulser l'auteur dans une autre dimension en matière de notoriété...




samedi 7 mars 2020

Origine - Dan Brown

Alors que la majorité des Dan Brown ont un fond plutôt ésotérique, à l'instar des célèbre Da Vinci Code, Anges et Démons ou Le symbole perdu, certains - mes préférés - ont un fond plus scientifique, comme par exemple Forteresse Digitale ou encore Deception Point

Origine est à la croisée des deux, sur fond de découverte capitale autour de l'origine de l'Homme. 
Autre facteur de motivation pour plonger dans le livre à coeur et à bras ouverts : une intrigue qui se déroule en Espagne. Bilbao, Madrid, Barcelone... de quoi susciter mon intérêt et me rappeler de si bon souvenirs de mon Erasmus au Pays Basque. 

Alors, on y va ?

Titre : Origine

Auteur : Dan Brown

Date de parution : octobre 2017

Série : Origine est le cinquième roman de la saga dont Robert Langdon est le héros

Éditeur : Jean-Claude Lattès


Résumé : Musée Guggenheim, Bilbao. Une découverte scientifique révolutionnaire est sur le point d'être dévoilée. Robert Langdon fait parti des invités, pressé d'en connaître la teneur. Alors que le génie scientifique Edmond Kirsch, ancien élève de Robert Langdon et hôte de la soirée, est sur le point de révéler les résultats de ses recherches - d'où vient l'Homme ? Où va-t-il ? etc. - il est sauvagement assassiné. Robert Langdon mène l'enquête à travers toute l'Espagne avec Ambra Vidal, la belle et intrépide Directrice du Musée...

Mon avis : si le roman diffère des précédents en ce qu'il ne pose pas comme point de départ une énigme, il comporte néanmoins un peu plus d'action. Bien évidemment, Robert Langdon ne se contente pas de chercher qui a tué son ancien élève ni de chercher la teneur de son incroyable découverte, mais il se fait poursuivre à travers toute l'Espagne par d'impitoyables tueurs. Les assassins du scientifique ? 
Quoiqu'il en soit, un rythme trépidant pour un roman qui tient toutes ses promesses. Dans ce style, l'auteur excelle ! Et pour les fans, il n'oublie pas entièrement son goût très prononcé pour les complots et les théories religieuses, puisqu'il confronte dans ce roman deux théories : la théorie créationniste et la théorie évolutionnisteTous les ingrédients d'un bon Dan Brown sont là : Robert Langdon, une jolie femme, des courses poursuite, des vilains méchants, la religion, la science, un lieu fort en symbolique... la recette est toujours la même, mais elle paye !!
Comme à son habitude, Dan Brown tient ses lecteurs en haleine. Le roman se boit comme du petit lait et, comme toujours avec le maître de l'intrigue, une fois happé, impossible de reposer l'ouvrage. Sans compter un superbe voyage dans toute l'Espagne, ce qui ajoute à mon coup de coeur.

Petit bémol pour les amateurs de vérité historique, une adaptation libre de l'histoire espagnole et de la transition Franco / Juan Carlos. La vision fantasmée de l'Espagne n'est pas toujours du meilleur goût. D'ailleurs, la presse espagnole ne l'a pas raté... 
Enfin, le dénouement du roman est un peu bancal, on pourra reprocher que les ficelles sont un peu grosses, même si cela n'enlève en rien au plaisir de lecture. 








mercredi 24 avril 2019

L'ombre du caméléon - Minette Walters

Encore un auteur et un roman découverts par hasard, ma mère et ma tante faisant tourner les polars qu'elles lisent. Une occasion de faire connaissance avec Minette Walters, romancière anglaise multi-primée et adaptée dont je n'avais jamais entendu parler jusque-là. 

A première vue, L'ombre du caméléon semblait un polar assez noir, en lien avec les traumatismes d'un soldat revenu de l'enfer de la guerre... un livre qu'il me tardait de lire, moi qui adore les bons polars et qui suis passée en école militaire : ce roman faisait donc écho à mon univers et m'intriguait. 

Le tout était de trouver le temps de le lire, ce roman étant perdu dans la multitude de livres qui s'accumulent dans ma bibliothèque, entre les auteurs à succès dont je ne peux m'empêcher d'acheter les nouveautés et la tonne de romans que l'on me prête tout au long de l'année et qui commencent à s'entasser dans toute la maison. 


Après Tu tueras le père, j'étais dans une veine romans noirs... autant continuer sur ma lancée avant de reprendre des lectures un peu plus légères. J'attaquais donc L'ombre du caméléon avec grande curiosité.



Titre : L'ombre du caméléon

Auteur : Minette Walters

Date de parution : 2008

Éditeur : Robert Laffont 

Résumé : Charles Acland, jeune soldat britannique tout juste rapatrié d'Irak, se réveille amnésique et défiguré dans un lit d'hôpital. Il apprend qu'il est le seul rescapé de son unité. Lui d'habitude si doux, sociable et communicatif est devenu irritable et violent, ce qui ne manque pas d’inquiéter son psychiatre, et ce encore plus lorsqu'il agresse violemment et sans raison sa fiancée quelques jours avant sa sortie de l'hôpital. Le médecin se demande en effet si ce comportement n'est dû qu'à un syndrome post-traumatique de la guerre en Irak ou bien si les causes sont plus profondes. Une interrogation qui va resurgir lorsque, peu après la sortie de l'hôpital du jeune soldat, des anciens combattants anglais sont retrouvés assassinés à leur domicile, le crâne défoncé. Tous fréquentaient des milieux gays.

Mon avis : un bon polar, correctement amené et construit, plutôt plaisant à lire. Le roman ne révolutionne pas le genre et les éléments de l'intrigue sont déjà vus. Néanmoins, la plume est fluide, on entre bien dans le livre et on ne le lâche pas. Pas de réelle surprise, l'ensemble est assez égal mais sans briller. Certains ressorts de l'histoire sont assez tirés par les cheveux, mais si on se laisse porter, on passe un bon moment. Disons que le suspense n'est pas insoutenable - l'intrigue portant sur l'interrogation autour de la culpabilité de notre soldat étant relativement facile et fade -, mais ici l'auteur entend miser sur les ressorts psychologiques en lien avec la thématique du syndrome poste-traumatique... rien de révolutionnaire cependant, le sujet n'est pas non plus novateur sur ce point là. 
Ce n'est peut-être pas le meilleur roman de Minette Walters, mais je pense que, si j'en ai l'occasion, j'en lirai un autre d'elle pour étoffer mon opinion sur cette auteur, d'autant qu'elle a été primée à plusieurs reprises. Lire l'un de ses polars récompensé pourrait donc me permettre de me faire une juste idée de ce que vaut la romancière. À ce stade, elle me fait l'effet d'un auteur sympathique, sans être exceptionnelle. 




samedi 20 avril 2019

Tu tueras le père - Sandrone Dazieri


Avec ce nouveau billet, on plonge dans l'univers glauque et angoissant du thriller italien... première exploration pour moi, avec un  genre littéraire que je n'avais jamais lu jusque là. 
Pas le thriller, hein.. ça j'avais déjà lu ! Je vous parle bien entendu du thriller italien. Bon, en même temps, je ne suis même pas certaine d'avoir déjà lu un auteur italien auparavant, à l'exception de Primo Levi et de son Si c'est un homme. Donc j'avais un peu de retard à rattraper sur ce point.


Alors, comment en suis-je arrivée à découvrir ce roman, me demanderez-vous ? En lisant une très bonne critique de ce livre par Gérard Collard (librairie La Griffe Noire) sur facebook. Pourquoi pas, me disais-je alors en lisant son petit texte... et hop, aussitôt pensé, aussitôt acheté. Une bonne occasion d'élargir mes horizons littéraires sans prendre trop de risques.


Titre : Tu tueras le père

Auteur : Sandrone Dazieri

Date de parution : 2015 en France

Éditeur : Robert Laffont

Résumé : Le commissaire Colomba Caselli enquête en sous-marin sur la mort mystérieuse d'une femme retrouvée décapitée dans une clairière. Le mari, errant hagard sur le bord de la route, signale alors aux policiers la disparition de leur fils de 8 ans, qui semble avoir été kidnappé. Si tout le monde croit à la culpabilité du mari, Colomba n'est pas convaincue par cette théorie du drame familial et décide de faire appel à Dante Torre, un misanthrope spécialiste des disparitions d'enfants. Il a lui-même été kidnappé étant enfant et a grandi plusieurs années enfermé dans un silo à grains par un mystérieux geôlier qui se fait appeler "le Père" avant de réussir à s'échapper miraculeusement. Dans cette nouvelle affaire, la signature du kidnappeur ne laisse pour lui aucune place au doute : le Père est de retour...

Mon avis : un thriller plutôt classique mais efficace. Équivalent italien de notre Franck Thilliez national, Sandrone Daizieri sait bien mettre le lecteur mal à l'aise et le plonger dans une atmosphère assez effroyable. L'auteur maîtrise assurément les codes traditionnels du thriller et arrive à nous embarquer dans son univers sordide et malaisant. Croyez-moi, vous n'allez pas bien dormir tant que vous serez plongés dans ce roman glaçant. Surtout que l'auteur sait nous prendre aux tripes avec un rythme extrêmement soutenu, rendant le roman assez difficile à lâcher une fois commencé. Si vous êtes comme moi, vous allez dévorer ce thriller de près de 700 pages en moins d'une semaine... mais cela fait tout de même une semaine durant laquelle vous n'allez pas vraiment dormir sur vos deux oreilles !
Cela étant dit, Sandrone Dazieri ne réinvente pas la poudre et l'ouvrage est assez attendu si on est amateur de thrillers. Le succès de ce best-seller tient avant tout aux personnages, principaux comme secondaires, très intéressants. Le profil de la commissaire Caselli est assez classique mais apporte la traditionnelle figure du flic au roman et le mariage de ce profil classique avec celui plus marginal de Dante, mi traqueur - mi traqué, complètement névrosé, fait mouche. C'est là tout l'intérêt de ce roman qui mérite qu'on le découvre, même s'il ne laisse pas une trace indélébile.


mercredi 17 avril 2019

Intimidation - Harlan Coben

Autre auteur de best sellers que je prends plaisir à emporter dans mes valises de vacances : Harlan Coben. Des polars plutôt bien construits, faciles à lire et une plume qui nous tient en haleine... des petits bouquins parfaits pour décompresser l'été avant de reprendre le train train quotidien à la rentrée. 

D'une manière générale, les romans d'Harlan Coben, très plaisants, ne sont pas les polars les mieux ficelés que je connaisse (je déteste deviner la fin d'un roman en plein milieu de celui-ci), mais le style est très souvent diablement efficace et l'ensemble fonctionne. De là à ériger l'auteur au rang de Dieu du polar et vendre ses romans une vingtaine d'euros, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, mais télécharger un petit roman de cet auteur au format ebook pour le lire tranquillement en sirotant un bon mojito fait parfaitement l'affaire. 
J'apprécie tout particulièrement ses romans ne mettant pas en scène son protagoniste Myron Bolitar, car l'auteur se permet un peu plus de liberté et sort de son confort (l'univers sportif) pour nous proposer, en général, quelque chose d'autre, qui change, et qui n'est pas déplaisant, à l'image de son très connu Ne le dis à personne.

C'est le cas d'Intimidation, que j'emportais donc sur ma liseuse pour l'été. Après Levy et Musso, il était temps de rattraper mon retard accumulé sur Harlan Coben...


Titre : Intimidation

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : octobre 2016

Éditeur : Belfond

Résumé : Adam Price semble vivre une vie parfaite avec sa femme, Corinne, et ses 2 enfants. Jusqu'au jour où il se fait aborder dans un bar par un inconnu qui lui souffle que Corinne lui cache un secret... elle lui a menti sur sa dernière grossesse. Une révélation suffisamment détaillée pour qu'Adam se mette à douter. De retour chez lui, il questionne sa femme qui lui donne un début d'explication mais lui demande un peu de temps pour tout lui expliquer dans le détail... avant de disparaître mystérieusement. 

Mon avis : pas le meilleur Harlan Coben, et de loin. Encore un auteur qui a cédé aux sirènes du "un roman par an", pour le meilleur et pour le pire. Ici, pour le pire. L'histoire est tirée par les cheveux, grotesque. Les ficelles sont énormes et on voit venir de loin le dénouement, un brin bâclé. Les retournements de situation et les différentes intrigues dans l'intrigue laissent perplexes. Harlan Coben nous livre un scenario conçu à la truelle, loin de ce qu'il a l'habitude de nous proposer. La construction est toujours la même, mais sans le génie de ses autres romans.
On peut néanmoins lui reconnaître sa plume qui reste efficace, l'auteur sait mieux que personne nous faire enchaîner les chapitres les uns après les autres et nous tenir en haleine tout au long du roman, mais nous laisse au final avec un sentiment d'inachevé avec cette Intimidation, tant le scénario est alambiqué. 
En résumé : c'est un roman sympa pour lire vite fait entre 2 gares routières, mais si vous avez le choix, prenez-en un autre de l'auteur. Ce serait dommage de gâcher 22 euros (ou un peu moins de 10 maintenant qu'il est sorti en Poche) pour celui-ci alors qu'Harlan Coben en a écrit des bien meilleurs. Je ne dis pas qu'on passe un mauvais moment en le lisant... juste qu'on peut passer son temps à autre chose.







samedi 30 mars 2019

L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis - Jonas Jonasson

L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis est le troisième roman de Jonas Jonasson, après Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et L’analphabète qui savait compter.
Le premier avait ouvert le bal de mes billets de blog le 23 février 2013 (déjà !) et avait reçu la note maximale, tant le coup de cœur avait été grand.
Le second m'avait beaucoup plu également, avec une très bonne note sur ce blog, même si j'avais trouvé le style - très caractéristique de Jonas Jonasson - et la trame narrative un peu répétitifs en comparaison avec le Vieux et que j'avais peur de vite me lasser de l'auteur (ma critique de l'époque : "ça fonctionne à merveille, mais avec un soupçon de déjà-vu. Dans 2 ou 3 romans, saura-t-il se renouveler ?")

Néanmoins, ne jugeons pas à la hâte : j'achetai vite ce troisième roman de l'auteur suédois, dont la quatrième de couverture était très alléchante. De quoi vérifier si l'auteur tenait la route dans la durée et si ce style caustique au comique par l'absurde si particulier finissait, à la longue, par lasser le lecteur. 
D'autant plus que depuis quelques années, pléthore de romanciers se sont emparés de ce style littéraire, avec plus ou moins de succès, gavant les modestes lecteurs que nous sommes jusqu'à l'indigestion... d'où un risque bien réel d'overdose et un impératif pour Jonas Jonasson de se renouveler tout en conservant la substantifique moelle de son succès. A mon sens, le plus grand risque avec ce type d'auteur est de finir par nous bâcler un roman par an pour faire plaisir à l'éditeur. Or ici, à mon humble avis, le challenge est trop important pour cette poule aux œufs d'or du roman comique nordique et chaque nouveau livre devra donc désormais être mûri et réfléchi pour éviter la déception.


Titre : L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis

Auteur : Jonas Jonasson

Date de parution : 18 février 2016

Éditeur : Presses de la cité

Résumé : Per Persson est réceptionniste dans un hôtel miteux. Parmi les occupants de l'établissement, Dédé le Meurtrier, qui comme son nom l'indique n'est pas un modèle de sainteté. Ensemble, et avec Johanna Kjellander, une femme prêtre qui n'a jamais cru en Dieu, ils montent un business crapuleux de tabassage de mafieux et malfrats en tout genre contre finances. Très vite, ils amassent un joli pactole. Jusqu'au jour ou Dédé, leur tabasseur et principal atout, découvre Dieu et la foi. Alors que les commandes continuent de pleuvoir, Dédé renonce à la violence et refuse de respecter les contrats. L'heure est à la fuite, mais les avides Per et Johanna ne comptent pas en rester là et trouvent une nouvelle combine pour amasser des gros billets, cette fois-ci en accord avec la foi nouvelle de Dédé : ils montent une église d'un nouveau genre...

Mon avis : une jolie perle, comme l'ensemble des romans de Jonas Jonasson. On change un peu de décor avec ce troisième livre, en suivant des malfrats qui s'assument (et non des malfrats malgré eux comme dans ses autres romans), même si on reste complètement dans l'épopée burlesque qui a fait la renommée de l'auteur. Les personnages sont attachants et très bien amenés : Jonas Jonasson a décidément un don pour arriver à nous passionner pour ce type de protagonistes à moitié débiles mais tellement touchants. 
Avec L'assassin qui rêvait d'une place au Paradis, il monte encore d'un cran dans l'absurde, il ose tout. Bien sûr, même si ceux qui comme moi on déjà lu les 2 opus précédents profiteront nettement moins de l'effet de surprise propre à ce romancier, il est à souligner que pour un troisième bouquin qu'on attend au tournant et dont on connait déjà le style et le type d'histoire, Jonas Jonasson arrive encore à nous surprendre. Et plus on pense que le roman va loin, plus l'auteur continue dans l'absurdité. A croire qu'il n'y a pas de fond à son imagination fertile. Pour le coup, je dis bravo l'artiste, car peu d'auteurs arrivent à se renouveler et à faire mouche dans un style aussi marqué. 
Après, certains passages sont un peu (voire beaucoup) tirés par les cheveux et un lecteur aguerri pourrait se lasser ou trouver les ficelles un peu (voire très) grosses (on est à la limite de ce qu'on peut craindre sur ce type de roman)... Mais sérieusement, si on se prend au jeu et qu'on oublie la vraisemblance, on jubile !




samedi 19 mai 2018

Balle de match - Harlan Coben

Poursuivons dans le polar et avec Harlan Coben. Il n'est jamais trop tard pour rattraper ses lectures de vieux romans. 
Une nouvelle fois, je me suis lancée dans un livre que ma tante avait promis à un destin tragique : la poubelle

Pour ce polar sauvé des eaux, retour sur les aventures du plus célèbre des agents sportifs d'Harlan Coben. Enfin, à l'époque de ce roman (1996), pas si célèbre, puisque Balle de match n'est que le second opus des romans mettant en scène Myron Bolitar.

Pour cette fois, l'auteur délaisse le basket ball pour explorer l'univers du tennis à l'occasion de l'US Open. Un petit bol d'air frais dans l'univers du polar. 


Titre : Balle de match

Auteur : Harlan Coben

Date de publication : 1996

Résumé : Alors que Valérie Simpson, jeune joueuse de tennis, projette de faire de Myron Bolitar son agent sportif, elle est assassinée pendant le tournois de l'US Open. Myron Bolitar, qui était présent dans l'enceinte à l'occasion de cette manifestation sportive, mène l'enquête, dans une affaire qui semble désigner aux yeux de la police Duane Richwood, jeune espoir du tennis. Pour Myron, ce n'est pas si simple. Et s'il y avait un lien entre ce meurtre et celui, 6 ans plus tôt, d'Alexander Cross, fiancé à l'époque à Valérie Simpson ?

Mon avis : si, sur le papier, cette incursion dans le monde du tennis avait de quoi donner envie, dans les fait ce polar est loin d'être le meilleur de l'auteur. Roman de jeunesse, il est à prendre comme tel. Pas assez abouti, tant au niveau de l'intrigue que des personnages. Harlan Coben nous a habitués à mieux. Néanmoins, on prend toujours autant de plaisir à lire ses romans, l'auteur étant imbattable pour nous faire rentrer dans ses livres et nous donner envie d'y rester. La plume fait l'affaire, dommage que le fond ne suive pas. A mon sens, c'est un bon roman pour débuter Harlan Coben, mais qui peut s'avérer décevant si on en a déjà lu de plus récents.




samedi 13 janvier 2018

Ne le dis à personne - Harlan Coben

Ne le dis à personne
Harlan Coben
Cet article, c'est le billet classique de la fille qui découvre qu'un livre qu'elle a lu il y a longtemps a été adapté au cinéma ou qui se décide enfin à lire un roman dont elle a vu l'adaptation cinématographique par le passé.  

Dans mon cas, Ne le dis à personne, fait partie de la seconde catégorie, puisque j'ai vu au moins 3 fois le film ces dernières années en rediffusion à la TV avant de tomber sur le roman dans la caisse de bouquins que ma tante avait prévu de mettre à la benne... Comme j'aime bien Harlan Coben, je me suis dit que ce serait l'occasion de faire un comparatif pour vous, fidèles lecteurs. 


Titre : Ne le dis à personne

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : 2001 aux éditions Belfond


Quelques infos sur le film :
  • De : Guillaume Canet
  • Avec, entre autres : François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussolier, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort, Guillaume Canet...
  • Date de sortie : 1er novembre 2006



Ne le dis à personne 
Bande-annonce du film de Guillaume Canet


De quoi ça parle ?

Alex et sa femme, Margot, passent un week-end dans la maison de famille, au bord d'un lac. A l'occasion d'un bain de minuit, Margot est sauvagement assassinée. Huit ans plus tard, Alex reçoit un mystérieux mail anonyme contenant une vidéo retransmise en temps réel. Dans celle-ci, il aperçoit Margot au milieu d'une foule. Serait-elle vivante ?
Ne le dis à personne est le 3ème Roman d'Harlan Coben à ne pas faire partie de la série  'Miron Bolitar'. 

Mon avis 

Un roman très efficace, sans doute l'un des meilleurs de Harlan Coben. Superbement ficelé, une ligne directrice extrêmement bien construite, un final grandiose (en tout cas la première fois qu'on le découvre)... Quelques composantes de l'intrigue sont un peu tirées par les cheveux, mais comme toujours, le style inimitable d'Harlan Coben fait qu'une fois commencé, on ne lâche pas le roman. Et cette fois-ci, le dénouement est à la hauteur du reste.  

Le livre ou le film ?

J'ai commencé par le film, que je trouve très bon. Guillaume Canet à la réalisation et François Cluzet en protagoniste d'exception arriveraient presque à nous faire oublier que ce film est français, fait assez rare, surtout dans un registre dramatique. C'est en tout cas un film qui donne envie de lire le roman... roman qui, vous l'aurez compris, est tout aussi bon. Alors j'ai envie de dire...  faites selon vos préférences !

Sauf qu'une fois la fin dévoilée, pas de retour en arrière. Posez-vous bien la question, avant de commencer, de savoir si vous préférez être surpris par le dénouement d'un film ou d'un roman. Pour ma part, comme le film ne dure que 2h11, je préconise plutôt de faire durer le plaisir en lisant le roman !





samedi 26 août 2017

Rupture de contrat - Harlan Coben

Rupture de contrat, c'est le tout premier roman d'Harlan Coben qui met en scène son personnage fétiche, Miron Bolitar. 

Comme je l'ai évoqué dans certains récents billets, je suis tombée sur la poule aux oeufs d'or dans les cartons de vieux livres de ma tante. L'occasion de remettre les pendules à l'heure sur la série des Myron Bolitar, puisque je les ai toujours lus complètement dans le désordre.
Bon, entre nous, je n'avais même pas remarqué que c'était le premier de la saga, c'est dire à quel point l'ordre dans lequel on les lit importe peu.

Dans tous les cas, mes lectures des romans d'Harlan Coben sont toujours un bon moment de passé, donc je n'ai pas tardé à le lire une fois chipé dans le vieux carton de ma tante... et je n'ai pas été déçue !


Titre : Rupture de contrat

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : roman traduit en français en 2003 (paru en 1995 aux Etats-Unis)

Résumé du roman : Myron Bolitar est l'agent sportif de Christian Steele, un footballeur américain dont la petite amie, Kathy Culver, a disparu 18 mois plus tôt dans des circonstances troublantes. Alors que le père de Kathy est retrouvé assassiné, la question se pose de savoir si ce meurtre a un lien avec la disparition de sa fille. Dans le même temps, Christian appelle Myron : il vient de recevoir de manière anonyme une revue coquine dans laquelle Kathy apparait nue. Est-ce un canular ? Kathy est-elle vivante ? Que s'est-il réellement passé il y a 1 an et demi ? L'enquête est officiellement relancée...

Mon avis : un bon Harlan Coben. C'est marrant, mais quand je construis mes critiques pour le blog, une fois rédigée, j'aime bien aller voir ce qu'en ont pensé les autres blogueurs. Histoire de comparer. Et là, ce que j'ai lu m'a amené à repenser ma critique, de manière réactive. Car force est de constater que les autres blogueurs et moi n'avons pas vraiment le même avis sur ce roman. 
Ce que je reproche à Harlan Coben, c'est que c'est souvent un peu téléphoné. Si je plonge à chaque fois extrêmement vite dans ses romans, tant c'est bien écrit, je suis aussi très souvent déçue par leur fin, que je devine extrêmement vite. Or dans celui-ci, j'ai comme toujours très vite accroché avec le style d'écriture, mais j'ai surtout été assez surprise par le dénouement, que je n'ai pas vraiment vu venir. Les dernières pages sont plutôt magistrales dans la façon d'amener le coupable à se dévoiler et, jusqu'au bout, le suspense était bien présent.
En conclusion, beaucoup de lecteurs ont trouvé que ce n'était pas le meilleur Harlan Coben. A mon niveau, au contraire, Rupture de Contrat est l'un des romans de l'auteur que j'ai pris le plus de plaisir à lire. On dit que les romans de jeunesse sont les moins bons, j'ai trouvé à l'inverse que Coben avait pris plus le temps de le peaufiner et que le résultat était à la hauteur de la réputation de l'auteur.