samedi 2 juin 2018

Les dieux voyagent toujours incognito - Laurent Gounelle

Laurent Gounelle fait partie de ces auteurs les plus vendus en France... et que je n'avais jamais lus jusqu'à peu. 

Un jour, alors que je commentais le classement annuel du Figaro avec mon père, en lui citant les auteurs les plus vendus mais que je ne connaissais pas, il s'est arrêté sur Laurent Gounelle. Dans la liste, s'il faut en lire un me dit-il alors, il fallait commencer par celui-là, et en particulier Les dieux voyagent toujours incognito

Comme je privilégie toujours le bouche-à-oreille dans mes choix de lecture, ni une ni deux, me voilà à la Fnac pour acheter le bouquin... dont il ne me reste plus qu'à vous faire la critique.


Titre : Les dieux voyagent toujours incognito

Auteur : Laurent Gounelle

Les dieux voyagent toujours incognito est le deuxième roman de Laurent Gounelle, qui travaille actuellement à son adaptation cinématographique (dont il assurera lui-même la réalisation)

Date de publication : 2010

Résumé : C'est l'histoire d'Alan Greenmore, un homme malheureux. Un soir, il enjambe le parapet d'un des étages de la Tour Eiffel et s'apprête à se jeter dans le vide, lorsqu'un homme l'arrête : Yves Dubreuil. Se jeter dans le vide, lui explique-t-il, ce n'est pas une partie de plaisir. La chute est assez longue. On a le temps de se voir mourir. On a le temps d'avoir mal pendant l'impact. Les propos de l'homme font mouche. Alan Greenmore hésite. Il n'est plus sûr de rien. Yves Dubreuil passe alors un pacte avec Alan : il lui propose de l'aider à repasser de l'autre coté du parapet à une condition non négociable : il devra lui obéir au doigt et à l'oeil... pour son bien. Peu à peu le doute s'installe : quelles sont les véritables motivations de ce mystérieux inconnu ?

Mon avis : quel synopsis ! Rien qu'à la 4ème de couverture, j'étais séduite. Et franchement, je n'ai pas été déçue. Si de base je ne suis pas fan de ce genre de bouquins de développement personnel, souvent surfaits et commerciaux, celui-ci a une jolie sensibilité et mérite d'être lu. On y retrouve un bon pèle-mêle des relations que l'ont peut avoir dans une vie : le collègue tyrannique et profiteur, le patron acariâtre, l'emmerdeur de voisin... on se reconnait dans la vie d'Alan Greenmore comme dans beaucoup de ses réactions. On admet que les réponses qu'il apporte aux situations rencontrées sont un peu à côté, inadaptées... mais  finalement, quand on y pense, lorsqu'on a été confronté aux mêmes problèmes, on se rend compte qu'on a souvent agi exactement pareil que lui. Yves Dubreuil le pousse dans ses retranchements, et on se délecte de voir ce qu'il en ressort. En déplaçant le curseur sur des missions incongrues et cocasses, Laurent Gounelle fait passer les bons messages et l'introspection est efficace. La plume est belle, l'idée est bien pensée. La fin est un peu attendue, mais on passe un bon moment. Je ne sais pas si j'en lirai d'autres, mais j'ai aimé découvrir Laurent Gounelle.   




samedi 19 mai 2018

Balle de match - Harlan Coben

Poursuivons dans le polar et avec Harlan Coben. Il n'est jamais trop tard pour rattraper ses lectures de vieux romans. 
Une nouvelle fois, je me suis lancée dans un livre que ma tante avait promis à un destin tragique : la poubelle

Pour ce polar sauvé des eaux, retour sur les aventures du plus célèbre des agents sportifs d'Harlan Coben. Enfin, à l'époque de ce roman (1996), pas si célèbre, puisque Balle de match n'est que le second opus des romans mettant en scène Myron Bolitar.

Pour cette fois, l'auteur délaisse le basket ball pour explorer l'univers du tennis à l'occasion de l'US Open. Un petit bol d'air frais dans l'univers du polar. 


Titre : Balle de match

Auteur : Harlan Coben

Date de publication : 1996

Résumé : Alors que Valérie Simpson, jeune joueuse de tennis, projette de faire de Myron Bolitar son agent sportif, elle est assassinée pendant le tournois de l'US Open. Myron Bolitar, qui était présent dans l'enceinte à l'occasion de cette manifestation sportive, mène l'enquête, dans une affaire qui semble désigner aux yeux de la police Duane Richwood, jeune espoir du tennis. Pour Myron, ce n'est pas si simple. Et s'il y avait un lien entre ce meurtre et celui, 6 ans plus tôt, d'Alexander Cross, fiancé à l'époque à Valérie Simpson ?

Mon avis : si, sur le papier, cette incursion dans le monde du tennis avait de quoi donner envie, dans les fait ce polar est loin d'être le meilleur de l'auteur. Roman de jeunesse, il est à prendre comme tel. Pas assez abouti, tant au niveau de l'intrigue que des personnages. Harlan Coben nous a habitués à mieux. Néanmoins, on prend toujours autant de plaisir à lire ses romans, l'auteur étant imbattable pour nous faire rentrer dans ses livres et nous donner envie d'y rester. La plume fait l'affaire, dommage que le fond ne suive pas. A mon sens, c'est un bon roman pour débuter Harlan Coben, mais qui peut s'avérer décevant si on en a déjà lu de plus récents.




samedi 20 janvier 2018

Le Figaro : les dix romanciers français qui ont vendu le plus de livres en 2017 sont...


Chaque année, Le Figaro publie son classement exclusif des auteurs français qui ont vendu le plus de romans. Et chaque année, je saute dessus pour en faire un petit billet sur ce blog.

Première impression, première déception... Cette année, les romanciers étrangers sont relégués au second plan. Alors que le classement 2016 avait innové en intégrant les auteurs internationaux pour proposer un Top 20, cette année Le Figaro a décidé de revenir à sa vieille formule et à son traditionnel Top 10, en ne conservant que les romanciers français dans son classement. En regardant bien, un petit encadré est dédié aux auteurs étrangers, mais sans vraiment faire partie de l'analyse globale. Dommage...

Passé cette première lecture rapide de l'article publié ce matin, que retenir de ce palmarès 2017 ?


1/ Que les ventes de romans français sont en baisse. 

Tous les auteurs du Top 10 ont vu leurs ventes baisser depuis l'année dernière. La faute  à qui ? A la crise du livre ? A la lassitude des lecteurs de voir toujours les mêmes têtes ? Au style qui commence à s'épuiser pour des auteurs de best sellers contraints à rythme de publication effréné  d'au minimum un livre par an ? Va savoir... 

2/ A l'inverse, les les auteurs américains cartonnent ! 

Harlan Coben, Elena Ferrante, Stephen King, Mary Higgins Clark, Paula Hawkins, Danielle Steele ont tous vu leurs ventes augmenter en 2017. Autre nouveauté outre Atlantique : Audrey Carlan truste le classement avec ses publications mensuelles de Calendar Girl. Comme quoi, la new romance, c'est de l'industriel, mais ça marche !

3/ Guillaume Musso - le pénible - truste toujours la première place du classement.

Même s'il n'a vendu - le pauvre - qu'1,5 millions de livres en 2017 contre 1,8 l'an dernier... Quoiqu'il en soit, il occupe toujours un siège de leader dans lequel il est bien installé et qu'il ne semble pas vouloir laisser de sitôt à ses confrères.

4/ Après, sur le classement, tout va à vau l'eau... 

Marc Levy - le drame - n'est plus sur le podium, Michel Bussi perd une place et - celle-là on ne l'avait pas vue venir - l'auteur de livres de développement personnel Raphaëlle Giordano arrache la deuxième place, avec plus d'un million de ses oeuvres vendues en 2017.

5/ Le grand gagnant du classement, c'est le livre de poche.

Il représente en effet 40 à 90% des ventes des éditeurs. Normal, on n'est plus vraiment prêts à investir une blinde dans des best sellers écrits à la va-vite histoire de débiter du volume... Sinon, et si l'an prochain on analysait aussi les ventes d'e-book ?

6/ Où sont-ils ? 

Exit cette année du Top 10 les romanciers Laurent Gounelle, Maxime Chattam, David Foenkinos et Agnès Ledig... dommage !


Et pour rappel, le classement 2016 est à (re)découvrir ici

samedi 13 janvier 2018

Ne le dis à personne - Harlan Coben

Ne le dis à personne
Harlan Coben
Cet article, c'est le billet classique de la fille qui découvre qu'un livre qu'elle a lu il y a longtemps a été adapté au cinéma ou qui se décide enfin à lire un roman dont elle a vu l'adaptation cinématographique par le passé.  

Dans mon cas, Ne le dis à personne, fait partie de la seconde catégorie, puisque j'ai vu au moins 3 fois le film ces dernières années en rediffusion à la TV avant de tomber sur le roman dans la caisse de bouquins que ma tante avait prévu de mettre à la benne... Comme j'aime bien Harlan Coben, je me suis dit que ce serait l'occasion de faire un comparatif pour vous, fidèles lecteurs. 


Titre : Ne le dis à personne

Auteur : Harlan Coben

Date de parution : 2001 aux éditions Belfond


Quelques infos sur le film :
  • De : Guillaume Canet
  • Avec, entre autres : François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussolier, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort, Guillaume Canet...
  • Date de sortie : 1er novembre 2006



Ne le dis à personne 
Bande-annonce du film de Guillaume Canet


De quoi ça parle ?

Alex et sa femme, Margot, passent un week-end dans la maison de famille, au bord d'un lac. A l'occasion d'un bain de minuit, Margot est sauvagement assassinée. Huit ans plus tard, Alex reçoit un mystérieux mail anonyme contenant une vidéo retransmise en temps réel. Dans celle-ci, il aperçoit Margot au milieu d'une foule. Serait-elle vivante ?
Ne le dis à personne est le 3ème Roman d'Harlan Coben à ne pas faire partie de la série  'Miron Bolitar'. 

Mon avis 

Un roman très efficace, sans doute l'un des meilleurs de Harlan Coben. Superbement ficelé, une ligne directrice extrêmement bien construite, un final grandiose (en tout cas la première fois qu'on le découvre)... Quelques composantes de l'intrigue sont un peu tirées par les cheveux, mais comme toujours, le style inimitable d'Harlan Coben fait qu'une fois commencé, on ne lâche pas le roman. Et cette fois-ci, le dénouement est à la hauteur du reste.  

Le livre ou le film ?

J'ai commencé par le film, que je trouve très bon. Guillaume Canet à la réalisation et François Cluzet en protagoniste d'exception arriveraient presque à nous faire oublier que ce film est français, fait assez rare, surtout dans un registre dramatique. C'est en tout cas un film qui donne envie de lire le roman... roman qui, vous l'aurez compris, est tout aussi bon. Alors j'ai envie de dire...  faites selon vos préférences !

Sauf qu'une fois la fin dévoilée, pas de retour en arrière. Posez-vous bien la question, avant de commencer, de savoir si vous préférez être surpris par le dénouement d'un film ou d'un roman. Pour ma part, comme le film ne dure que 2h11, je préconise plutôt de faire durer le plaisir en lisant le roman !





samedi 6 janvier 2018

L'horizon - Patrick Modiano

Un jour, ma tante a décidé de se mettre à la lecture des auteurs ayant reçu un Prix littéraire. 

A la fois Prix Nobel de Littérature, Prix Goncourt et Grand Prix du roman de l'Académie Française, Patrick Modiano était donc le choix tout trouvé pour ses prochaines lectures. Elle a donc acheté 2 ou 3 romans de l'auteur, dont L'horizon, roman qu'elle m'a ensuite prêté pour que je m'en fasse mon propre avis.

Voilà à peu près tout ce que j'ai à dire sur ce roman, si ce n'est que le Prix ne fait pas à mon sens le plaisir... postulat une nouvelle fois vérifié.


Titre : L'horizon

Auteur : Patrick Modiano

Date de parution : mars 2010 aux éditions Gallimard

Résumé : Jean Bosmans note sur un carnet de moleskine noir les épisodes de sa jeunesse, "des épisodes sans suite, coupés net, des visages sans nom, des rencontres fugitives". Parmi celles-ci, il se souvient de Margaret Le Coz, poursuivie par un certain Boyaval. Il tente de la retrouver des décennies plus tard... 

Mon avis : on s'ennuie ferme. Si ce n'est une écriture qui a dû valoir tous les honneurs à son auteur, ce roman n'a pour moi ni queue ni tête. L'histoire est inexistante et les scènes hachées, entre passé et présent. On a l'impression de lire un carnet de notes, mais personne n'a réellement envie de lire un carnet de notes, fusse-t-il très bien écrit. L'ensemble laisse une impression d'inachevé. Les personnages ne m'ont pas captivée, je n'ai pas su décrypter la vision d'ensemble, trop entrecoupée de petits souvenirs sans réelle importance... pour tout dire, je n'ai jamais vraiment réussi à me plonger dans cette oeuvre, ce qui renforce une nouvelle fois ma conviction que je ne suis pas faite pour lire les auteurs primés. C'est trop "intello" pour moi, presque bobo. Il faudrait s'extasier sur un style, en oubliant qu'un roman, c'est bien plus qu'un style, même bon. Quand je lis les critiques de L'horizon, j'avoue ne pas comprendre les raisons de son succès. Tout ce qui est magnifié par les critiques est précisément ce qui m'a profondément ennuyé. Le fait que l'histoire soit décousue, par exemple... 
Mais je l'admets volontiers, chers lecteurs, ne prenez pas ma critique au pied de la lettre. Nombre d'entre vous estimeront que je ne sais pas voir la beauté dans ce type d'oeuvre et que je ne suis pas digne de cette littérature... C'est sans doute vrai. Mais alors que je lis  usuellement pour mon plaisir, je suis loin d'y avoir trouvé mon compte dans ce roman-là. Pour moi, il est dans la droite lignée des films primés à Cannes... hors de portée !






samedi 9 décembre 2017

Glacé - Bernard Minier

Cette critique-là, j'aurais mis du temps à l'écrire... 
✓ parce qu'au boulot, on est entré dans un bon grand tunnel de "c'était pour hier", 
✓ car j'aime prendre le temps d'écrire les critiques des livres que j'ai le plus aimés, 
✓ parce qu'entre le moment où j'ai lu le roman et le moment où je me suis décidée à écrire mon billet, France TV en a décliné un téléfilm... et qu'il fallait que je le regarde pour vous en faire un joli comparatif livre versus série. 

Tout cela fait que j'ai pris un sacré retard sur mon article et qu'aujourd'hui, je ne sais plus vraiment par quel bout prendre ce thriller. En effet, au final, j'ai ressenti beaucoup d'émotions contradictoires, entre un livre vraiment génial et une série soporifique, ce qui fait que je n'arrive pas à avoir une vision d'ensemble claire de cette oeuvre...


Titre : Glacé

Auteur : Bernard Minier

Date de parution : 2011 aux éditions Xo


Quelques infos sur le téléfilm : 

  • Série en 6 épisodes de Laurent Herbié
  • Avec : Charles Berling, Julia Piaton, Nina Meurisse, Pascal Greggory...
  • Date de diffusion : 2017




Résumé : Pyrénées profondes... en haut d'un télésiège menant à une centrale hydroélectrique, est retrouvé un corps de cheval sans tête. Le premier d'une longue liste, puisque très vite des corps humains sont retrouvés dans la vallée gelée. Le commandant Servaz mène l'enquête. Une enquête qui le mène tout droit au centre psychiatrique de haute sécurité de la vallée : l'Institut Wargnier. 

Mon avis : un excellent thriller qui ne saurait mieux porter son nom, tant il nous fait plonger dans une atmosphère... glacée ! Le roman dérange, le roman glace les sangs... il possède tous les ingrédients du bon thriller : de l'ambiance à l'intrigue, en passant par des personnages torturés... à l'extrême. La localisation de l'action, en pleines Pyrénées au sein d'un asile d'aliénés, renforce ce sentiment d'insécurité qui ne nous quitte plus tout le long du roman. L'écriture est merveilleusement mise au service de cette ambiance plombée des plus inquiétantes. Je ne connaissais pas l'auteur, mais cette première découverte me ravit. C'est un excellent roman, qui mérite d'être lu !
De là, pourquoi l'avoir dénaturé en en déclinant une série des plus plates ? Le scénariste a voulu lier tous les personnages, mais ça ne prend pas. Tout est tiré par les cheveux, le scénario fait du sur-place. L'ambiance est loin d'être glacée, sauf si on considère que rester sans bouger 6 épisodes devant un écran de TV enneigé est glaçant... Car il s'agit bien de cela. Il ne se passe rien, tout est lent et on s'ennuie profondément. Je me suis arrêtée au deuxième épisode, malgré ma volonté de vous faire un vrai compte rendu comparatif livre/film... Je n'ai malheureusement pas pu tenir, je m'endormais à chaque épisode. Le seul point positif : les acteurs, plutôt bons. Dommage, car le téléfilm ne leur rend pas hommage.

Le livre ou la série ?

Sans aucun suspense : le livre, et deux fois plutôt qu'une !!



samedi 28 octobre 2017

Autour du polar français : une table-ronde animée par Michel Goujon, avec Michel Bussi et Sandra Alves

Le 18 octobre dernier avait lieu une table-ronde Autour du polar français à l'auditorium de la bibliothèque de Viroflay (78). 

Une table-ronde alléchante, animée par l'éditeur Michel Goujon et en présence des auteurs de polars Michel Bussi, que je ne présente plus sur ce blog, et de Sandra Alves, que je vais vous faire découvrir très prochainement.

L'occasion de faire un point sur les fondamentaux du polar et ses évolutions au fil des siècles. Je vais essayer de vous en faire un bref résumé de mémoire, n'ayant pas réellement pris de notes, plus occupée à écouter qu'à faire le gratte-papier ;)


Le polar, c'est quoi ? Quels en sont les origines et fondamentaux ?


Pour Michel Goujon, le premier fondement du polar, c'est avant tout la police. Créée au XVIIIème siècle, c'est donc là que le polar prend toute sa signification. Le polar, ou roman policier, c'est avant tout un meurtre et des policiers ou détectives qui enquêtent sur ce meurtre. Ce qui distingue ce genre littéraire, entre autre, du thriller...


Le second fondement, c'est une certaine lutte des classes, la mise en avant des bas-fonds. La révolution industrielle, en ce qu'elle a exacerbée la séparation entre élites et couches basses de la population, a encouragé un climat d'ambiance menant à la révolte, au banditisme, au meurtre, etc.

Mais, comme le rappelle Michel Bussi, le polar c'est aussi l'astuce. L'auteur, dans un roman policier, joue avec le lecteur et, par un twist, une pirouette littéraire, une astuce de romancier, l'amène à jouer un jeu commun, vers la résolution d'une énigme. On retrouve cette astuce chez tous les grands auteurs de romans policiers... Agatha Christie, Maurice Leblanc, Gaston Leroux... et Michel Bussi lui-même !


Quelles tendances observe-t-on dans le polar ?



Selon Michel Goujon, les grandes tendances actuelles sont au nombre de 3 :


  1. La mondialisation du polar, avec l'émergence ces dernières années d'auteurs suédois, norvégiens, islandais... et même chinois.
  2. La féminisation du polar, tant par ses auteurs (Agatha Christie, Mary Higgins Clark... Sandra Alves ;), que par ses personnages (Miss Marple...), mais aussi ses lecteurs qui sont aujourd'hui trustés par des lectrices !
  3. La diversification des genres littéraires : polars, thrillers, policiers historiques, romans noirs, polars fantastiques, romans d'espionnage, policiers humoristiques... Le genre littéraire est l'un des plus prolifique au monde !


Ensuite, dans une seconde partie de la table-ronde, les 2 auteurs ont été amenés à s'exprimer, non pas sur leur dernier roman (ils n'en ont pas eu le temps), mais sur leur perception du polar. Très percutante, cette intervention changeait des questions qui sont systématiquement posées à ce type d'auteur et dont on connait déjà les réponses.
J'ai vraiment apprécié ce moment, et encore plus l'incroyable découverte que j'y ai faite.


Une incroyable découverte ou comment découvrir un auteur qu'on connaissait sans le savoir



Si en effet, ne nous le cachons pas, je venais avant tout pour voir et surtout entendre Michel Bussi, que j'affectionne tout particulièrement (comme vous le verrez dans mon prochain billet dédié à son dernier roman On la trouvait plutôt jolie), Sandra Alves m'était jusque là inconnue au bataillon... Néanmoins, étant une auteur de polar, elle avait déjà ma sympathie et mon attention.


Lors des présentations, j'apprends que cette dernière est un auteur issu de l'auto édition, ou plutôt une auteur qui a réussi à se faire publier grâce au site Nouvelles Plumes (http://www.nouvellesplumes.com/),  un éditeur qui permet à des lecteurs bénévoles de noter des manuscrits encore non publiés par des éditeurs traditionnels et qui publie chez France Loisirs les mieux notés d'entre eux.


Si vous suivez mon blog, vous savez donc que je suis une lectrice Nouvelles Plumes. Tout de suite, je tendais l'oreille. C'est alors que j'ai compris : j'avais lu et noté son manuscrit !! Sous un autre pseudonyme et sous un autre titre (le titre initial étant déjà déposé, elle avait dû en changer), ce qui fait que je n'avais pas fait le lien... mais je l'avais lu ! J'avais même commencé à lire son second manuscrit, qui est ou qui va bientôt être publié. 

Non seulement je l'avais lu, mais je l'avais extrêmement bien noté (9/10), ce qui fait que si elle a été éditée, j'en suis en partie responsable. Quelle fierté ! Du coup, j'ai été retrouver ma fiche de lecture de l'époque sur son premier roman, Traque Mortelle. En conclusion, j'avais mis " Le meilleur roman téléchargé sur Nouvelles Plumes. Bravo ! "

Le monde est vraiment petit. J'ai donc pu acheter le roman, pour le relire en version non PDF et le faire dédicacer. 

Pour l'anecdote : Sandra Alves m'a indiqué lors de la dédicace que presque rien n'avait changé par rapport au manuscrit initial, à part l'orthographe... Dans ma notation de l'époque j'avais indiqué "Encore quelques pétouilles d'orthographe qui restent." Comme quoi... on a toujours été en phase avec cet auteur géniale !

La bonne nouvelle : maintenant qu'elle est éditée, je vais pouvoir en parler officiellement sur mon blog, ce que je ne pouvais pas faire avant. Cela devrait ravir la charmante personne de Nouvelles Plumes avec qui j'en ai parlé ce soir-là ! Hip hip hip, hourra !!


Une dernière anecdote ? Hier soir, ayant terminé le livre de Michel Bussi, je décide de relire Traque Mortelle de Sandra Alves. 
J'ouvre le livre, et là...