L'autre jour (ça commence à dater un peu, je l'avoue), j'étais en train de feuilleter un gratuit (sûrement le 20 Minutes, quoi que je ne me souviens plus très bien), quand je suis tombée sur un article évoquant la rentrée littéraire.
Vous n'avez pas idée (ou peut-être que si, d'ailleurs) du nombre de bouquins déprimants qui sortent à la rentrée de septembre.
Déjà que c'est la rentrée et que, par définition, c'est déprimant, mais en plus c'est le moment que choisissent les éditeurs et libraires pour sortir tous les romans angoissants de la planète.
La mère fauchée qui se prostitue pour élever seule ses 8 enfants malades ; le clandestin qui traverse l'océan indien sur un bateau en bambou pour se rendre compte que la misère est, pour lui, la même partout ; le jeune handicapé qui ne sera jamais accepté par ses camarades et, parce qu'il a fini par voler une poule, sera emprisonné à vie, tout ça le conduisant au suicide... la joie n'est pas de ce monde pour la rentrée littéraire !
On pourra dire ce qu'on veut de Marc Levy mais, au moins, avec ses romans, on n'a pas envie de se jeter par la fenêtre dès le dos de couverture (ou peut-être que si, mais pas pour les mêmes raisons)...
Un peu déprimée, j'allai refermer mon journal quand, soudain, j'avise un encadré au titre un peu atypique : "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea". L'ouvrage est présenté comme le livre original de cette rentrée littéraire. Tu m'étonnes : un livre drôle à cette période de l'année, c'est un OVNI !! Teinté d'humour, mordant, avec des accents du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire... il ne m'en fallait pas plus pour avoir une envie quasi-frénétique de me procurer ce bouquin.
Sitôt pensé, sitôt acheté ! C'était bien la première fois de ma vie que j'achetais un livre uniquement parce que le titre m'interpelait (et qui, surtout, ne comprenait même pas le mot "vampire" !). Bref, me basant sur mon intuition, je décidai de prendre le risque. Un vrai risque, d'autant plus que la dernière de couverture ne comprenait pas de résumé de l’œuvre.
Et je n'ai vraiment pas été déçue. Certes, le roman ne vaut pas encore "le vieux", mais c'est quand même un très beau livre, plein d'humour et de tendresse, que je recommande à tous pour le moral !
Titre : L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea
Auteur : Romain Puertolas
Date de sortie : août 2013
Synopsis : "Le premier mot que prononça l’Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble ! Ikea."
Ce fakir indien - ou plutôt ce grand arnaqueur devant l'éternel Vishnou - débarque à Paris avec une idée en tête : acheter le dernier lit à 15 000 clous à la mode et en promo inscrit au catalogue Ikea. Muni du prospectus dudit lit à clous, d'un faux billet de 100€ imprimé que d'un seul côté, d'une paire de fausses lunettes de soleil démontables, et de son billet d'avion de retour extorqué aux habitants crédules de son village, cette histoire raconte comment Ajatashatru Lavash (prononcer Achète ta charrue, la vache !) finit par se faire embarquer dans un tour du monde uniquement parce qu'il a eu la mauvaise idée de s'enfermer, de nuit, dans une armoire Ikea.
Mon avis :
- Les plus : un récit complètement déjanté mais poignant et plein de tendresse. Là où on attend du croquignolesque - et sur ce point on n'est absolument pas déçu -, on s'attend moins à ce que cette extravagante histoire prenne une tournure plus confidentielle et émouvante. Générosité, honnêteté, amour, fraternité... toutes ces valeurs sont au cœur de ce voyage initiatique où le personnage principal côtoie des stars du cinéma aussi bien que des immigrés clandestins vivant dans la peur du retour au pays. On est transporté par le roman !
- Les moins : pas vraiment de "moins". Peut être une attente très (trop ?) forte au vu du titre, dont le contenu se révèle être (mais alors très légèrement) en dessous. Sûrement parce que le vieux est passé par là avant, et qu'il a élevé nos attentes sur ce genre de livre. Quoi qu'il en soit, lisez-le vite, vous serez subjugués !
Note : 8/10
La cerise sur le gâteau : la dernière de couverture, épatante !!


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