samedi 18 octobre 2014

Demain - Guillaume Musso

Environ 5 jours avant la fin des vacances d'été en Espagne, j'avais déjà atomisé mon stock de bouquins. Normalement, j'avais un plan B, à savoir que j'avais emmené ma tablette avec tous mes e-books. Sauf que mon mari Kévin, qui avait terminé son énorme tome 2 de Game of Thrones, avait préféré commencer le tome 3 sur ma tablette plutôt que de lire l'un des nombreux romans papier que j'avais apportés.

Autant dire que si j'attendais qu'il le termine pour récupérer ma tablette, je n'avais pas fini d'attendre (il fait plus de 1 000 page, le bazar). Du coup, je suis passée au plan C : aller acheter un bouquin pas trop compliqué à la librairie espagnole. Arrivée au magasin, je me suis rendue compte que j'avais été bien optimiste : la librairie du centre commercial ne faisait pas vraiment dans le "pas trop compliqué". La grande majorité des romans faisait en moyenne 600 pages (je parle bien espagnol, mais quand même) et étaient des romans d'auteurs pas franchement de mon niveau (Grabiel Garcia Marquez, Carlos Ruiz Zafon...). J'avais à la base misé sur un Harlan Coben, mais point de Coben dans la boutique. Le bouquin le plus abordable était un nouveau roman de loups-garous écrit par Anne Rice, mais à 35€ le bouquin, j'étais vraiment en train de déchanter.

Du coup, place au plan D : trouver un bouquin jeunesse à Carrefour. Et là, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur un Musso, et en en Français qui plus est ! J'avoue, à ce moment-là, mes bonnes résolutions de lecture en espagnol se sont envolées, j'ai cédé à la facilité. Avec un légère appréhension néanmoins, car mon premier Musso m'avait fort déçu...


Titre : Demain

Auteur : Guillaume Musso

Date de parution : février 2013

Résumé : Mathiew, un trentenaire bostonien, célibataire depuis qu'il a perdu sa femme dans un terrible accident, achète un ordinateur portable dans un vide-grenier New yorkais. Alors que le disque dur de l'ordinateur est censé avoir été vidé, il découvre sur celui-ci des photos d'une jeune femme, Emma. Il lui envoie alors un mail pour lui proposer de récupérer les photos avant qu'il ne les supprime de l'ordinateur. Après de nombreux échanges de mails, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien, histoire de faire plus ample connaissance. Mais si chacun pousse la porte du restaurant et s'installe à la table qu'ils ont réservée, ils ne se croiseront pourtant jamais... Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Emma et Mathiew vont vite lever le voile sur un mystère qu'ils n'auraient jamais pu soupçonner.

Mon avis : si j'étais restée un peu frustrée à la lecture de 7 ans après, à mon sens complètement bâclé sur la fin, pour le coup, j'ai trouvé que Demain était un roman fort sympathique : bien construit, très agréable à lire, et plutôt abouti. L'idée de base est vraiment bonne et, même si on s'attend à la fin, l'ensemble est assez plaisant. 
Après, je l'avoue, j'ai eu le sentiment déroutant de lire un roman de Marc Levy. Un copier-coller de ses romans de jeunesse (ceux que j'aime plutôt bien), tels que Et si c'était vrai ou 7 jours pour une éternité. L'auteur utilise exactement les mêmes ficelles : une note de romantisme chewing gum sur un fond de "paranormal". On m'aurait mis le nom de Marc Levy sur la couverture, je n'aurais pas douté une seconde que ce fut l'un de ses romans. Il ne manquait que l'inspecteur Pilguez pour y croire. En tout cas, les amateurs de Marc Levy devraient savourer ce roman. C'est un livre que l'on pourrait qualifier de "facile" (à écrire, à lire, à vendre...), mais franchement, pour se détendre, il n'y a rien de mieux.  

Ma note : 7,25/10

vendredi 10 octobre 2014

Mémoires d'un perfectionniste - Jonny Wilkinson

En général ce genre de biographie ou d'autobiographie de sportifs, je ne les achète, pas, je me les fais prêter (par ma boss). Après, c'est vrai que le rugby, c'est différent, c'est plus mon terrain.

L'histoire de l'achat de ce livre, curieusement, commence par une histoire de football. 
Pour les 30 ans d'un ami de jeunesse de mon mari, on cherchait une idée de cadeau un peu sympa, qui lui corresponde. Or, ce qui correspond à 300% à cet ami, c'est l'OM (Olympique de Marseille, en foot, pour les néophytes). 
C'est le genre de gars qui a un "bracelet" OM, un jogging OM, des posters OM chez lui... Bref, qui vit et respire OM, vous l'aurez compris ! Quoi qu'il en soit, trouver un cadeau OM qu'il n'ait pas encore en sa possession, à Paris, en 2 jours (donc pas d'internet), c'était un défi balèze. On a alors pensé à un livre. Ils devaient bien avoir ça à la FNAC. J'irai entre midi et 2. 

La FNAC, ça laissait peu de marge : c'était un livre ou rien. Pour un gars qui avait lu 2 livres dans sa vie (à peu près), fallait la jouer "malin", pour éviter le cadeau qui pourrit au font d'une armoire. 
Arrivée devant le rayon sport, ça ne commençait pas trop bien. Bien évidemment, il n'y avait à hauteur d'yeux, que des bouquins sur le PSG... Et finalement, comme quoi il ne faut jamais s'avouer vaincu, dans la position du lumbago, j'ai fini par trouver 4 ou 5 livres sur l'OM...
Dont une collection de livres avec plus d'images que de texte, comprenant un DVD des plus beaux buts du clubs. Idéal pour pallier le manque de pratique de la lecture de l'ami en question. 

Tout ça pour dire quoi ? En cherchant le rayon foot/OM dans la boutique, je suis tombée sur le rayon rugby et sur l'autobiographie de Sir Jonny Wilkinson... en poche, à 7,60€. Genre, l'autobiographie du meilleur joueur du monde dans mon sport fétiche, à seulement 7€ ??!   J'avoue, j'ai craqué et suis repartie avec les 2 bouquins sous le bras : l'un relatif à un club de foot marseillais, l'autre relatif à un joueur évoluant dans un club de rugby toulonnais - et qui plus est un joueur anglais.

Pour ceux qui connaissent mes préférences sportives (géographiquement parlant), passer en caisse avec ces bouquins fut une vraie torture. Wilkinson passait encore, mais le gros bouquin bleu et blanc avec écrit OM en gros, il fallait vraiment que j'aime mon mari ! 


Titre du livre : Mémoires d'un perfectionniste

Auteur : Jonny Wilkinson

Date de parution : septembre 2012

Résumé : Beaucoup se l'accordent à dire, Jonny Wilkinson, mythique joueur du XV de la rose (pour les non connaisseurs, de l'équipe nationale anglaise de rugby), fut le meilleur joueur du monde de rugby à XV.
C'est aussi le joueur qui a traversé 4 coupes du monde, qui détient le record de points marqués et celui du nombre de blessures essuyées pendant sa carrière... c'est aussi et enfin le joueur qui a marqué le drop de la victoire en finale de coupe du monde dans les dernières secondes face à l'Australie... Bref, c'est un as du rugby. Pour nous autres Français, c'était, de son temps, LE joueur à abattre, celui qui nous faisait perdre tous nos moyens... l'ennemi public numéro 1. Au-delà de ce palmarès impressionnant, cette autobiographie revient sur le perfectionnisme maladif de Jonny Wilkinson : les heures de travail sur lui-même pour en arriver au joueur qu'il est devenu. 
Un livre qui débute par l'enfance de Wilkinson et s'achève par la coupe du monde de 2011 et l'entrée du joueur à Toulon.

Mon avis : un très bon livre, qui nous aide vraiment à comprendre comment un champion peut devenir champion, tout en restant humble. 
L'histoire de Jonny Wilkinson est aux antipodes de l'histoire de Zlatan. Ce dernier partait du principe qu'il était le meilleur en tout. Après tout, il était Zlatan ! Jonny lui, partait du principe, et ce dès le plus jeune âge, qu'il était insuffisant en tout. Alors que Zlatant venait d'un milieu défavorisée et s'est convaincu de sa supériorité pour s'en sortir, Jonny venait quant à lui d'une famille anglaise plutôt aisée, mais s'est convaincu de ses faiblesses et de l'importance de son travail pour gagner l'estime des autres mais surtout la sienne
L'aspect plus impressionnant de ce livre, c'est cette espèce de remise en question constante, cette volonté de perfectionnisme inatteignable. Déjà, à 8 ans, il était malade, avant un match, à l'idée de faire perdre son équipe. En grandissant, il s'imposait des séances d'entrainement quotidiennes durant bien 3 heures de plus que celles de ses coéquipiers. Par exemple, il explique que chaque année, il se fixait une liste d'objectifs ambitieux (le mot est faible) à atteindre : être le meilleur du monde, être Capitaine de l'équipe d’Angleterre et gagner un match en tant que Capitaine, gagner la coupe du monde, être sélectionné avec les lions et gagner un match, gagner la coupe d’Angleterre... 
Jonny Wilkinson est un névrosé du travail et un perfectionniste pathologique. Son humilité vient avant tout d'un sentiment d'être toujours un cran en dessous de ce qu'il espère être. C'est ce travail acharné et cette posture qui en auront fait le meilleur joueur du monde. Et qui lui auront fait traverser quelques années de désert sportif et psychologique. Quand, à 25 ans, on a déjà tout remporté, qu'on a atteint tous les objectifs fixés... il ne reste plus qu'à redescendre ! Wilkinson, qui subit alors blessure sur blessure (il a bien trop usé son corps dans ses jeunes années), connait à ce moment-là une méchante dépression dont seul une nouvelle philosophie de vie pourra le sortir.
Bref, ce fut un livre vraiment très intéressant. 

Après, 2 ou 3 petites choses m'ont moins plues. Par exemple, cette phrase en début d'ouvrage : "Jonny Wilkinson a exercé son doit d'être reconnu en tant qu'auteur de cet ouvrage". Donc, monsieur le perfectionniste a fait écrire son livre et a payé très cher son nègre pour avoir le droit de faire reconnaitre le livre comme une autobiographie... pas très "valeurs du rugby", tout ça. 
Et puis, pourquoi sortir un ouvrage sur sa vie si tôt ? Pour finir l'ouvrage sur une coupe du monde, Jonny est passé à côté de ses meilleures années à Toulon, avec une carrière qui se ponctue sur un doublé historique : champion de top 14 et de coup d'Europe...
Ensuite, ce qui est dommage, même si le livre n'est pas fait pour ça, c'est qu'il y a très peu de références "hors rugby". Par exemple sur sa famille, sur sa femme, sur le fait que la Reine d’Angleterre l'ait anobli (excusez du peu)... des anecdotes du domaine du privé oui, mais qui auraient pu nous éclairer sur son caractère, sur son parcours et sur comment il a réussi à relever la tête après quelques années difficiles. Je ne dis pas d'en faire des caisses, mais juste un peu plus. 
Enfin, mais c'est anecdotique, j'ai trouvé un peu frustrant le fait que le livre soit vu sous un prisme anglais et que, du coup, tout le long du livre, l'auteur se félicite d'avoir battu la France à plate couture... ça m'a fait revivre quelques frustrations et mauvais souvenirs...

Enfin, pour finir sur une note plus optimiste, j'ai carrément adoré, en fin de livre, le recueil de témoignages de ses coéquipiers, qui résument parfaitement le livre
Celui qui m'a le plus marqué, c'est celui du joueur argentin Felipe Cantepomi : "je dis toujours qu'il est un des rares, peut-être le seul, Anglais aimé des Français"


Ma note : 8/10

samedi 4 octobre 2014

Complètement cramé - Gilles Legardinier

Après Demain j'arrête, je me suis de nouveau faite avoir par la petite couverture féline des romans de Gilles Legardinier. Franchement, vous arrivez à résister, vous ? Le chat, inspiré de Shrek, qui vous fait des yeux doux et qui semble vous dire : "prends-moi, je suis tout sage, très mignon, et en plus je ne coûte presque rien car je suis au format poche". 

Ben, forcément, avec tout ça, j'ai craqué. Et puis c'est vrai que j'avais déjà vraiment bien aimé Demain j'arrête, alors il ne me semblait pas que je prenais de trop grands risques. En plus, ce livre venait compléter ma collection de livres légers et sans prise de tête que je me préparais pour les vacances. Aller hop ! Dans la valise, et on n'en parle plus !




Titre : Complètement cramé
(ps : vous comprenez le rapport des titres avec les romans de Gilles Legardinier vous ? Moi, toujours pas...)

Auteur : Gilles Legardinier

Date de parution : décembre 2012

Résumé : Andrew Blake, homme d'affaires anglais, ne trouve plus sa place dans la vie qu'il mène. Lassé de l'existence, il décide de prendre un virage à 180°. Il quitte sa petite entreprise et part refaire sa vie en France, en tant que Majordonne au domaine de Beauvillier. Là, il fait la rencontre de Nathalie, la patronne discrète qui semble cacher quelques secrets ; d'Odile, la cuisinière explosive au chat mystérieux ; de Manon, la femme de ménage amoureuse mais malheureuse ; et de Philippe le régisseur taciturne qui vit au fond du parc. Après quelques jours de doute sur l'intérêt de son exil, il finit par s'attacher à cette maisonnée étrange, mais qu'il en vient à aimer et à aider. Et en l'aidant, il s'aide et se retrouve lui-même...

Mon avis : Complètement cramé est un roman charmant, qui fait sourire, et qui apporte sa touche de petits bonheurs. Bref, c'est un roman plaisant, à lire quand on a le cafard, mais pas que. Quoi qu'il en soit, il fait du bien. C'est comme ça que l'on peut résumer ce livre qui, s'il fait beaucoup penser à Demain j'arrête dans le ton, est un cran supérieur. L'histoire est mieux construite sur la durée. Autant j'avais trouvé que la fin de Demain j'arrête n'avait pas l'éclat du début du livre, autant ici le livre est bon de bout en bout. Une vraie dose de fraicheur dans ce monde de brute. Les personnages sont attachants, émouvants, et on vit avec eux et pour eux tout au long du roman. La catharsis du personnage principal est communicative. Un vrai moment de pure bonne humeur. 
Cela étant dit, messieurs, vous trouverez certainement que ce roman est un roman de "filles", un peu candide, suintant de bons sentiments et avec sa dose de niaiserie. Ce n'est pas faux, et c'est certainement ce qui fait de ce roman une petite perle, pour nous les femmes.

Ma note : 7/10

samedi 27 septembre 2014

Une autre idée du bonheur - Marc Levy

Nous y voilà... le traditionnel Marc Levy des plages

Fidèle à la tradition, j'ai donc emmené dans ma valise estivale le dernier opus de l'auteur. Une genre littéraire idéal pour décompresser en bullant autour de la piscine. 
Pas de prise de tête, on se laisse bercer par le roman, que l'on dévore par ailleurs en une demi-journée.On pourra dire ce que l'on veut de Marc Levy, il est bien plus aisé de lire ce type de roman en vacances que la Critique de la faculté de juger d'Emmanuel Kant. Ok, j'exagère un peu, mais l'idée est là. 

J'avais à la base entendu, dans une émission de radio (je ne sais absolument plus laquelle), une présentation de l'ouvrage, et j'étais restée sur une idée d'un road trip hippie à travers les Etats-Unis. Un Marc Lévy qui, semble-t-il, aime de plus en plus varier les genres, mais s'éloigne aussi de plus en plus du mien...

C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai entamé la lecture de ce roman, étant persuadée que le thème du livre n'était pas pour moi. Mais, à la vérité, Marc Levy se boit finalement toujours comme du petit lait...


Titre : Une autre idée du bonheur

Auteur : Marc Levy

Date de parution : avril 2014

Résumé : Le roman démarre sur l'évasion de prison d'Agatha, une ancienne hippie qui a en tête de retrouver les membres de son ancienne bande, pour une mission bien particulière. Sur son chemin, elle réquisitionne, dans une station essence, la voiture de Milly, jeune étudiante, qu'elle entraine alors dans son road trip à travers les Etats-Unis. Cette soif de liberté que cultive Agatha va ébranler les certitudes de l'étudiante, qui découvre ainsi une autre idée du bonheur : il n'est jamais trop tard pour construire ses rêves.

Mon avis : comme tous les romans de Marc Levy, celui-ci n'échappe pas à la règle. C'est un charmant livre de plage, comme on les aime. Ne penser à rien, ouvrir ses chakras, et se détendre en plantant ses gros doigts de pieds dans le sable, c'est plus facile avec un roman comme celui-là. Il se lit bien et, telle une frappe chirurgicale, va droit au but. En une demi-journée, c'est plié. Personnellement, j'ai bien accroché à l'histoire, malgré mes premières réticences, et les personnages, un peu candides, sont attachants. Je sais bien que Marc Levy, ou on y adhère ou on le vomit. Moi j'adhère plutôt, il me fait toujours passer un bon moment sans prise de tête. Un peu comme au cinéma, j'y vais pour me détendre et, ici, la mission est remplie. Je n'en demande pas toujours plus à un roman. 
Après, c'est sûr que certains ne verront dans ce livre aucun changement, aucune évolution dans l’œuvre de l'auteur, et donc y verront un énième bis repetita, surtout dans le style. Pour ma part, je trouve que l'auteur se renouvelle quand même un peu dans le contenu. Il évoque de plus en plus de grandes aventures et de moins en moins des petites amourettes fantastiques. Plutôt amatrice de ses romans de jeunesse, ce genre me plait néanmoins aussi, même si j'ai préféré, dans ce genre là, ses livres précédents (Le premier jour, par exemple), plus rythmés et moins mélodramatiques.
Après, en toute honnêteté, au bout de 50 pages, on voit où l'auteur veut en venir. Le roman est galvaudé, un peu mièvre et emprunt de bons sentiments, jusque dans le titre. On s'attend à voir sortir les violons et, sans surprise, la fin est aussi prévisible que le parcours de la route 66. 

Ma note : 6/10

samedi 20 septembre 2014

Code Lupin - Michel Bussi

Après mon coup de cœur pour N'oublier Jamais, j'ai aussitôt sauté sur Code Lupin, un autre roman de Michel Bussi que j'avais emporté en vacances. Bien plus ancien - il date de 2006 - j'ai tenté de me plonger dans les tout premiers romans de l'auteur. Des romans par ailleurs bien plus difficiles à trouver en librairie, certainement du fait de la maison d'édition, qui n'est pas la même. 

Pour le coup, on peut vraiment parler d’œuvre de jeunesse. Si le roman - un polard - se passe également en Normandie, le style et le type d'histoire sont totalement différents de ce que Michel Bussi fait aujourd'hui. Cela étant dit, vous le verrez dans ma critique, pour un livre de jeunesse, c'est une belle prouesse !



Titre : Code Lupin

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : 2006

Résumé : un été, sur une plage normande, un touriste trouve une pièce d'or datée de 1905. Honnête, il la rapporte au syndicat d'initiative. Paloma, la jeune stagiaire qui recueille la pièce, contacte son directeur de mémoire à la faculté de Rouen, Roland Bergton, pour lui faire part de cette découverte. Il lui confie alors son incroyable hypothèse : Maurice Leblanc, l'auteur des aventures d'Arsène Lupin, aurait distillé dans ses romans sur le gentleman cambrioleur, des indices pour accéder à un véritable trésor, qui serait caché dans le triangle cauchois. Paloma et Roland Bergton disposent d'une journée pour percer le vrai mystère de l'aiguille creuse et comprendre le code Lupin.
A noter, pour l'anecdote : inspiré du Da Vinci Code - Code Lupin a pour sous-titre "un Da Vinci Code normand"-, le nom du personnage principal de Code Lupin (Roland Bergton) est un contrepet du nom du personnage principal du Da Vinci Code (Robert Langdon). Inversez les syllabes en gras, vous verrez !

Mon avis : le moins que l'on puisse dire, c'est que Code Lupin est un roman de jeunesse plutôt réussi. Michel Bussi nous fait redécouvrir avec un réel brio les aventures d'Arsène Lupin, qu'il arrive à réinventer pour y faire ressortir une énigme carrément dingue. Ainsi, le roman nous fait visiter la Normandie (le fameux triangle cauchois) à travers tous les petits villages évoqués dans les aventures d'Arsène Lupin de Maurice Leblanc. Parfaitement documenté, ce petit bijoux est tout à fait crédible et j'imagine que Michel Bussi a du passer des heures, des jours et des nuits pour bâtir son intrigue. Certes, la plume est moins au rendez-vous que dans ces romans plus récents, mais Code Lupin se tient et nous tient en haleine. Ce qui est absolument incroyable, c'est le décorticage des romans de Maurice Leblanc pour arriver à nous réinventer l'énigme de l'Aiguille Creuse de manière révolutionnaire. Un bon coup de génie parcourt ce roman. 
Après, si vous êtes comme moi et que vous ne maîtrisez pas les romans de Maurice Leblanc, attention ce livre regorge de "spoilers". Peut-être faudrait-il au moins (re)lire quelques classiques de Maurice Leblanc avant de se lancer dans Code Lupin : L'aiguille creuse ou La Comtesse de Cagliostro, par exemple, dont les intrigues sont largement dévoilées dans ce roman de Michel Bussi...


Ma note : 7/10

samedi 13 septembre 2014

N'oublier jamais - Michel Bussi

Et voilà, je renoue avec Michel Bussi. Rien de tel qu'un bon polard pour partir en vacances... L'idéal pour bronzouiller au bord de la piscine ou sur la plage ! 
Du coup, avant de partir, j'ai pris soin d'emprunter à mon père le tout dernier Bussi, que je lui avais offert pour la fête des pères. Échange de bons procédés, je lui avait promis de lui ramener en Espagne Il est de retour, et de le lui prêter dès que je l'aurais fini (pour info : il a beaucoup aimé aussi).

Me voilà donc revenue à mes anciennes amours, Michel Bussi, dont je suis littérairement tombée amoureuse l'an dernier grâce à ma belle-soeur Audrey, que je ne remercierai jamais assez pour m'avoir fait découvrir ce merveilleux auteur !

J'étais un peu stressée néanmoins, car le dernier Bussi que j'avais lu, Ne lâche pas ma main, m'avait un peu moins plu que les précédents. J'entamais donc celui-ci en espérant qu'il soit à la hauteur des romans qui m'avaient fait tomber amoureuse de l'auteur.

Et pour le coup, je n'ai pas été déçue. Il est aussi bon qu'Un avion sans elle et Nymphéas noirs !


Titre : N'oublier jamais

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : 2014

Résumé : Jamal est handicapé. Il a une prothèse à la jambe et a pour ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l'ultra-trail du Mont-Blanc. C'est pourquoi, pendant ses vacances en Normandie (Michel Bussi nous ramène en effet, dans ce roman, dans sa Normandie natale), il court tous les matins en haut des falaises. Un jour, il s'arrête, intrigué par une écharpe rouge accroché à une clôture. C'est alors qu'il la voit, LA femme. Incroyablement belle, mais qui s'apprête à sauter dans le vide. Il lui tend alors l'écharpe pour la retenir, mais la jeune femme bascule. Il redescend alors en courant la falaise et, en bas, il découvre le cadavre de la jeune femme, l'écharpe étrangement nouée à son cou. Ceci est la version de Jamal. La vraie ?

Mon avis : un polard complètement haletant. Comme toujours, Bussi écrit divinement bien et nous emporte dans une course poursuite trépidante. Bien évidemment, la police ne croit pas Jamal, qui s'enfuit alors et doit prouver son innocence. Comme dans Un avion sans elle, l'auteur arrive à nous prendre aux tripes dès la deuxième page, et on ne lâche plus le roman jusqu'à la fin... Extrêmement bien construit, le roman nous fait douter jusqu'au bout. Qui dit la vérité ? Jamal est-il coupable ? 
Même si la fin est beaucoup moins inattendue que celle de Nymphéas Noirs (quoiqu'elle m'a énormément touchée), ce nouveau roman est un excellent cru. C'est mon second coup de cœur de l'été et je le recommande à tous. A mon avis, impossible de ne pas aimer ce roman de haute voltige !


Ma note : 9/10


samedi 6 septembre 2014

Il est de retour - Timur Vermes

On y est... le compte-rendu des mes lectures de l'été. 
Et cette année, j'ai été carrément prolixe ! Ayant beaucoup bullé autour de la piscine, j'ai descendu pas moins de 6 ou 7 livres en 3 semaines. Et le cru 2014 fut bon
Vous allez donc pouvoir puiser la bonne inspiration dans les billets des semaines à venir.

Le premier roman que j'ai lu cet été fut vraiment un coup de cœur littéraire : Il est de retour, de Timur Vermes.

Vous en avez peut-être entendu parlé, le livre a fait un peu de vagues dans les médias, surtout outre-Rhin. Il est de retour imagine pas moins que le retour d'Hitler, de nos jours... 

Avec une couverture que je trouve excellente et une idée de base qui m'a vraiment intriguée, je n'ai pas pu m'empêcher de l'ajouter à mes derniers achats juste avant le grand départ estival, malgré un prix un peu moins sympa, le livre n'existant toujours pas en poche...


Titre : Il est de retour

Auteur : Timur Vermes

Date de parution : 2012

Résumé :  
2011 : Hitler se réveille dans un terrain vague, à Berlin. Pour lui, on est toujours en 1945. La situation de l'Allemagne est critique, mais il est décidé à se battre jusqu'au bout pour sa cause. Il trouve étrange l’accoutrement des jeunes squatteurs qu'il croise dans ce terrain vague et, plus encore, il est scandalisé qu'ils ne lui rendent pas son salut nazi. Tout se perd... Par ailleurs, Berlin semble en excellent état, malgré la guerre qui fait rage... Hitler est un peu déboussolé, et il n'a aucun moyen de joindre son quartier général, certainement enfermé dans un bunker. 
Voici la trame de base de ce roman : le retour d'Hitler de nos jours, mais avec le regard de l'homme de 1945, créant un décalage narratif très intéressant. 
Repéré par une chaine de télé, Hitler se voit offrir une émission TV et devient le comique numéro 1 en Allemagne. Une Allemagne qui ignore que les idées vantées par son idole sont bien loin d'être des blagues, pour lui... Et si le nazisme pouvait revenir aujourd'hui ?

Mon avis : un excellent roman, très bien écrit, décalé et vraiment très drôle. Avec le recul du lecteur, on s'émerveille de la façon dont l'auteur amène les idées d'Hitler dans notre monde contemporain. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le roman est absolument crédible. Au-delà du côté humoristique du roman, certains passages font absolument froid dans le dos et nous interrogent vraiment sur la montée du nazisme dans les années 30 et leur potentielle réplique aujourd'hui. 
Beaucoup de médias Français se sont posés la question de savoir si l'on peut rire avec Hitler. Pour ma part, à la lecture du roman, je dirais oui. Car l'auteur soulève, au-delà du rire, des questions fondamentales sur le nazisme et sa portée aujourd'hui. Le fond est vraiment là. 
A mon sens, ce livre plaira beaucoup ou ne plaira pas du tout. Pour ma part, c'est l'un des coups de cœur de cette année, et je vous recommande vivement de vous y essayer !
Je suis juste un peu plus réservée sur la fin du roman : 2 partis-pris s'offraient à Timur Vermes pour finir son roman. Je n'aurais pas choisi le sien...


Ma note : 8,25/10