dimanche 1 mars 2015

Que sont-ils devenus ? - Charlaine Harris

Le problème des romans à saga, c'est qu'ils ne savent jamais quand s'arrêter. 
Tout au long de ce blog, j'ai analysé pour vous les romans de la série La communauté du Sud de Charlaine Harris (ou True Blood en TV) et, au fur et à mesure de ma lecture, j'avais senti la flamme originelle baisser d'intensité. Le risque que l'on prend, à vouloir sortir un bouquin par an, c'est que les idées s'épuisent et que, in fine, le lecteur aussi.

Messieurs les auteurs, ne pensez pas qu'à l'argent ! Pensez aussi à vous et à vos lecteurs. Si vous n'avez pas l'idée "waou", n'écrivez pas (a fortiori quand vous êtes auteur de romans policiers, mais ça c'est une autre histoire) ! Vous ne vous ferez que du mal, et à nous aussi.

Au bout de plusieurs années à suivre Charlaine Harris, je m'étais donc lassée : plus aucune originalité, des romans pour ne rien raconter (à part les journées longues à mourir de Sookie Stakehouse...)... Bref, on s'ennuyait ferme ! Sans mentionner la série TV qui prenait un méchant coup de plomb dans l'aile... je la regardais plus histoire de dire que je finissais la série, que par envie. C'est dire !

Donc, quand le dernier roman de La communauté du sud, La dernière mort, est sorti, c'était quelque part un soulagement pour moi. On allait passer à autre chose. Sauf qu'elle avait réfléchi à sa sortie, la maligne... et que ce tome était l'un des plus intéressant de la saga, nous attirant même une larmichette et une furieuse envie d'y revenir ! 

Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir récemment, en librairie, un nouveau bouquin sur l'univers de la saga. Forcément, j'ai craqué. Et alors que j'étais restée sur une très belle dernière impression, cet opus, destiné à nous indiquer ce que les personnages de la saga sont devenus, est en fait une immonde daube commerciale... qui nous laisse comme un arrière-goût amer.


Titre : La communauté du sud - Que sont-ils devenus ?

Auteur : Charlaine Harris

Date de parution : octobre 2014

Résumé : de A à Z, Charlaine Harris nous renseigne sur les destins laissés en suspens des personnages de sa saga La communauté du Sud. Eric Northman, Sookie Stakehouse, Bill Compton... ils sont tous là, même ceux dont on ne souvient plus.

Mon avis : totalement bâclé, tant dans le concept que dans l'écriture, je vous déconseille très fortement de lire ce bouquin. Un livre commercial complètement raté. 
  • Le format, "de A à Z", pour commencer : cela nous fait terminer par des personnages totalement secondaires, ce qui est à mon sens absolument débile. On aurait aimé terminer le roman par les personnages qui nous ont fait vibrer tout au long des 13 tomes : Eric Northman, Sookie Stakehouse, Bill Compton, Alcide Herveaux... 
  • Ensuite, le choix des personnages traités : tous les personnages des 13 romans sont là, même ceux croisés 2 secondes. Du coup, 2/3 des personnages (et je suis gentille), ne nous disent rien. Et pourtant, on l'a suivie avec assiduité, cette saga, et on a même regardé la série. On ressent alors une immense gène, voire une honte, à ne pas connaître les personnages dont il est question. Un peu comme si on n'avait pas bien fait ses devoirs... 
  • Enfin, le contenu totalement bâclé. Cela vaut-il la peine de mettre autant de personnes pour indiquer, pour certains : "John Quinn eu encore bien des aventures" ? C'est tout ?? Pour l'un des personnages centraux de la saga ?? Shame on you, Charlaine Harris ! 
Pour conclure, une belle daube (à 8€ la demi-heure de lecture, les salauds), à fuir d'urgence.


Ma note : 2/10

samedi 21 février 2015

Le koala tueur - Kenneth Cook

J'ai une  grande histoire d'amour avec les koalas. Elle me vient très certainement de l'un de mes plus anciens doudous, baptisé Koalou (comme ce koala de dessin animé avec sa salopette rouge), et qui me suit partout depuis mon plus jeune âge. 

Ainsi, il dort avec nous la nuit et part en vacances avec nous. De moins en moins, ceci dit : depuis qu'il fuit de la mousse de son entrejambe, je n'ose plus le sortir de trop.
C'est aussi pour ça que la famille s’agrandit, pour assurer la relève. Koalou s'est marié avec Koalette, et ont eu une fille et un garçon : Kalinou et Kalinette. Après, je n'avais plus d'idées de noms, mais j'ai eu plein d'autres koalas, pour le plus grand malheur de Kévin. 

J'ai un Koala très moche qui a un jour été nommé, mais dont j'ai totalement oublié le petit nom. J'ai une bouillotte Koala avec un bébé dans la poche, qui n'ont jamais été baptisés. Et j'ai Kiki, surnommé Raymond pour sa ressemblance avec le personnage de Scènes de ménages, qui dort sur la plage avant de ma voiture et est chargé de la surveiller lorsque je la laisse au parking de la gare. En théorie, parce qu'en pratique, quand on m'a pété les vitres avant pour me voler mes lunettes gratuites Carglass, il n'a pas moufté, le kiki. Je le soupçonne même de leur avoir filé de lui-même les lunettes pour avoir la vie sauve...

En tout cas, voilà, j'aime les koalas. Parce que c'est mignon et pas trop chiant. 
C'est pour ça que ce Noël, Charline m'a offert Le koala tueur. Juste pour le titre. Juste pour le clin d’œil. Et cela m'a beaucoup touchée.


Titre : Le koala tueur et autres histoires du Bush

Auteur : Kenneth Cook

Date de parution : 1986 (2009 en France)

Résumé : Avec ses redoutables crocodiles, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Kenneth Cook a réuni dans ce recueil, peu avant sa disparition, 15 nouvelles inspirées par ses tribulations à travers l'Australie.

Mon avis : que l'Australie ait boudé l'auteur ne me surprend guère. Ce recueil pourrait tout aussi bien s'intituler "comment nous faire détester l'Australie en 15 leçons". Il parait que le livre est hilarant. A moi, il m'a laissé un arrière-goût amer. Je me doute bien que le Bush est bien différent de l'Australie terre de rugby que je connais, mais je préfère l'imaginer comme dans le film Australia que comme vu par cet auteur ! J'avais déjà été heurtée par la vision qui m'en était proposée dans Cul-de-sac, cet horrible roman de Douglas Kennedy. Je ne comprends pas comment on peut autant mettre en avant les horreurs de son propre pays. Parce que si on en  croit ces 2 auteurs, le Bush est rempli de dégénérés et d'animaux tueurs ! Dans le livre de Kenneth Cook, les hommes se font piquer par des scorpions, enlever par des chameaux, attaquer par des chats (ce qui renforce mon amour des chats, au passage), dévorer par des crocodiles... et même attaquer par des koalas tueurs ! De quoi vous donner envie de visiter, non ? Déjà, un auteur qui commence sa nouvelle par "je n'aime pas les koalas" ne peut pas être honnête. Encore moins mon ami, même si cette nouvelle est finalement la plus amusante du recueil. Après, je pense qu'il faut prendre le livre au second degré et aimer l'humour noir pour apprécier le bouquin. Mais je n'ai pas d'humour et le livre ne m'a pas transportée.


Ma note : 3,5/10

samedi 14 février 2015

"Livre ou film ? n°4" : Odette Toulemonde

Il y a des livres comme ça, on les achète en tombant dessus par hasard en librairie... et parce qu'on est tombée amoureuse du film.

Odette Toulemonde, c'est une très belle découverte faite chez ma copine Ally. 
Ally, pour ceux qui la connaissent, adore les films bien franchouillards. Ceux dont, a priori, je ne suis pas friande. Pour moi, rien ne vaut la castagne et le charme ravageur d'un bellâtre américain du type Harrison Ford ou Hugh Jackman (Han Solo et Wolverine, mes héros !) 

Parce que :
  • les mythomanes dépressifs et cocaïnomanes, 
  • et Kad Merad, 
je n'ai vraiment rien contre, mais c'est moins mon délire, surtout à 12€ la place de cinéma.

Mais comme je suis polie, à l'époque, j'ai dit à Ally : "allons-y pour Odette Toulemonde". Catherine Frot et Albert Dupontel dans un film se déroulant à Charleroi en Belgique, pourquoi pas ?
Le film commençait à peine que je me demandais ce que j'avais été faire dans cette galère... mais à peine 2 minutes plus tard, j'étais déjà absolument conquise et ne lâchai plus le film jusqu'à la fin. 

Alors si Eric-Emmanuel Schmitt écrit et réalise de tels chefs d'oeuvre au cinéma, forcément, j'avais hâte de lire le recueil de nouvelles tiré du film (si si, le recueil est bien tiré du film... comme quoi, quand on ne veut pas faire comme tout le monde...;)


Titre : Odette Toulemonde et autres histoires

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt

Date de parution : 2006


De quoi ça parle ?


Dans le recueil de nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt offre les portraits de huit femmes qui tentent, envers et contre tout, de trouver le bonheur.
Odette Toulemonde est clairement la nouvelle phare du recueil. Odette, c'est une femme simple. Vendeuse au rayon cosmétiques d'un grand magasin le jour et plumassière la nuit, elle vit par procuration, en s'abreuvant des romans de Balthazar Balzan, un auteur populaire à succès. Alors, quand il se rend en Belgique pour une séance de dédicaces, Odette se prépare à cette rencontre avec le plus grand soin, et lui écrit une lettre, pour lui dire tout le bien qu'elle pense de lui. C'est juste après, alors que le nouveau roman de Balthazar est descendu par l'ensemble des critiques, que l'auteur décide de prendre le large. Retrouvant la lettre d'Odette, il se rend à l'improviste chez la plumassière... 
Commence alors une belle thérapie du bonheur.


Alors, le livre ou le film ?

Pour une fois, l'auteur a d'abord écrit le film avant d'en tirer un livre, et cela se ressent.
Il n'y a pas photo, c'est vraiment le film qui sublime l'histoire. Même si le film et la nouvelle sont extrêmement proches, l'ensemble du recueil de nouvelles est assez fade. Schmitt a une très belle plume, mais après avoir vu/lu Odette Toulemonde, on s'attend à plus de poésie, et le reste des nouvelles semble finalement bien terne. La recherche du bonheur est certes le fil rouge du recueil de nouvelles, et si celui-ci reste agréable à lire, il comporte néanmoins trop peu d'envolées lyriques par rapport à ce à quoi on pourrait s'attendre.

Alors que le film, quel art ! Quelle poésie !
Catherine Frot est remarquable et nous donne, à nous aussi, des leçons de bonheur. Quand elle est heureuse, elle vole. Ça m'a rappelé mon livre préféré de Christian Bobin, Tout le monde est occupé. A croire que le "Tout le monde" réussit à faire rêver. 
Balthazar Balzan, incarné par Albert Dupontel, est un très bon écrivain populaire à la Levy ou à la Musso et qui, accablé par la critique, passe du mec hautain à l'homme sensible qui comprend que le bonheur tient à peu de choses. Que l'on peut être plumassière mais heureuse. Que l'on peut être écrivain, vivre dans un très beau duplex à Paris, mais passer à côté de la vie...
Ce que le livre décrit avec des mots, le film le sublime en image et en émotions. Et puis, définitivement, la pétillante, la généreuse, la superbe Catherine Frot nous émeut et nous fascine... tout tient par elle et pour elle.

Mes notes ?

5/10 pour le livre.
9/10 pour le film.






samedi 7 février 2015

Le Zèbre - Alexandre Jardin

Avec mes copines, on est toutes de grandes lectrices, qui aimons partager sur les réseaux sociaux nos dernières lectures.
C'est comme ça que j'ai découvert Alexandre Jardin. 

Ma belle-sœur Audrey remarquait sur Facebook que les livres de l'auteur n'étaient plus ce qu'ils étaient. Moi, comme un âne (ou un zèbre ?), je n'avais même jamais entendu parler de M. Jardin, ce que je ne manquais pas de souligner. Moins d'une semaine après, Charline m'apportait Le Zèbre. 

Curieuse, je l'ai donc tout de suite mis dans mon sac pour le lire lors de mes nombreuses heures de train hebdomadaires...

Titre : Le Zèbre
Le zèbre a obtenu le prix Femina 1988. 

Auteur : Alexandre Jardin

Date de parution : août 1988

Résumé : Gaspard Sauvage est, depuis presque toujours, surnommé Le Zèbre. Ce petit grain de folie et son caractère imprévisible lui ont valu cette appellation, qui le rend fier. Mais après 15 années de mariage, ce notaire et père de famille se rend soudain compte que la routine a envahi sa vie. Décidé à redevenir Le Zèbre, il entreprend de séduire de nouveau sa femme, comme à leurs débuts, avec malice et, avouons-le, un grain de folie.

Mon avis : au départ, le pitch est bon. Essayer de raviver la flamme, de déchaîner de nouveau les passions... quel beau programme ! Pour autant, et malgré tous les éloges qu'a pu avoir Alexandre Jardin, je n'ai pas réussi à adhérer à ce roman. Désolée les filles, cela m'est tout personnel, mais Le Zèbre est trop fantaisiste, trop antipathique pour moi. Il ne cesse de vouloir retrouver un passé mort depuis longtemps au lieu de créer de belles choses à venir, et sa femme, de toute façon, ne lui laisse pas la moindre chance d'y arriver. Résultat : on a envie de partir en courant. 
Aucune poésie dans cette amourette, car Le Zèbre cherche avant tout à imposer sa vision très dérangeante des choses au lieu d'écouter et de faire plaisir, ce qui est pour moi la base d'une belle histoire d'amour. Et sa femme, quant à elle, ne fait aucun effort ou bien quand il est trop tard. Du coup, ce livre ne m'a pas fait rire, et m'a même mise profondément mal à l'aise. L'auteur est excessif en tout et, de ce que j'ai lu d'un de ses autres romans qu'on m'a prêté (je n'ai pas encore fini mais je sens que la critique sera proche de celle-ci), je comprends qu'on se lasse très vite...

Ma note : 3/10

samedi 17 janvier 2015

Le palmarès 2014 du Figaro



Comme tous les ans, Le Figaro a publié mercredi son palmarès des auteurs français les plus lus de l'année. 

L'occasion de savoir si on est dans le coup ou si on est totalement à côté de la plaque, l'occasion aussi de trouver quelques idées de lecture, en se disant "si ça marche, c'est que ça doit valoir le coup".

Pour certains, c'est vrai, pour d'autres moins, mais il est certain que c'est toujours intéressant de découvrir ce que tous les autres Français aiment lire. 




Alors, que nous révèle ce classement ?


Tout d'abord, ce top 10, c'est la consécration de Guillaume Musso, pour la seconde année consécutive. 
Ouf, j'ai bien fait d'en lire au moins un en 2014, je me sens moins con !

Ensuite, c'est que Marc Lévy décroche. Il n'est désormais plus que 3ème du classement, derrière Katherine Pancol. Il faut dire qu'elle triche, la mère Pancol : avec 3 romans sortis en 2014 (la trilogie Muchachas), elle avait mathématiquement 3 fois plus de chance de faire "banco" que les 8 auteurs derrière elle.

Juste derrière, Legardinier et ses couvertures de chats, semble tirer son épingle du jeu et pointe à la 4ème place, devant Michel Bussi qui, depuis Un avion sans elle, semble prendre son envol. Le bouche à oreille a porté ses fruits, et c'est amplement mérité.

Je connais beaucoup moins bien les 5 derniers (je n'ai jamais lu de roman de Patrick Modiano, Françoise Bourdin, Pierre Lemaitre et Laurent Gounelle), à part bien sûr David Foenkinos, qui a la particularité d'être le seul à emporter l'adhésion du public à la fois sur le plan littéraire (Prix Renaudot et prix Goncourt des Lycéens pour Charlotte) et populaire.

Et puis il y a ceux qui y étaient presque mais non, finalement, c'était trop juste : Maxime Chattam, Jean-Christophe Ruffin, Joël Dickel, Franck Thillier et Emmanuel Carrère ; 
Et ceux qui quittent le top parce que, bon, ils sont sympas mais on les lit moins : Grégoire Delacourt (la faute à Mathilde Seigner et Marc Lavoine ? Probable...), Eric-Emmanuel Schmitt et Amélie Nothomb.

Ce qui me fait plaisir, finalement, dans ce top, c'est que je suis plutôt "in", avec 7 auteurs de ce top 10 dont j'ai lu un petit quelque chose en 2014 ;)  


Mon avis sur le classement :


  • C'est mérité : Michel Bussi, amplement ! Avec 6 romans de lui lus en 2014, on peut dire que je suis devenue accro. Le problème avec cet auteur, c'est qu'une fois qu'on a commencé, on ne peut plus s'arrêter. Du coup, on achète les autres romans et ça y est, on est pris dans l'engrenage... et le voilà en 5ème position ! David Foenkinos, aussi. Avec Charlotte, il signe mon coup de cœur littéraire de l'année 2014 et, rien que pour cela, il mérite d'être dans le top. A mon humble avis, ces 2 auteurs sont légèrement (voire allègrement) sous-classés. Par ailleurs, avec son côté rafraîchissant, Gilles Legardinier mérite également sa place dans ce top.
  • C'est usurpé : le traditionnel Guillaume Musso en tête des ventes, c'est casse-pied. J'ai beau le trouver sympathique, certains autres auteurs de ce top 10 méritent amplement de prendre sa place dans le fauteuil de numéro 1. C'est aussi le cas de Katherine Pancol, pour laquelle, selon moi, il n'y a pas de quoi se taper le cul par terre...
  • Mes bonnes résolutions 2015 : lire au moins 3 romans au choix parmi les romans de Modiano, Bourdin, Lemaitre, Gounelle, Ruffin, Dickel, Thillier, Nothomb. Réalisable, je pense.
  • Et ils sont où Max Werber, Anna Gavalda, Jean-Christophe Grangé... ? Enfin surtout Werber, oh, c'est quoi ce bordel ??

Et vous, c'est quoi votre top ?

samedi 10 janvier 2015

Le bilan 2014

Pour bien commencer l'année 2015, que je vous souhaite heureuse et belle, je vous propose une rétrospective de l'année écoulée.

Entendons-nous bien, ce n'est pas une rétrospective de l'année littéraire 2014, puisque sur les 38 livres lus l'an dernier, seuls 9 sont parus en 2014 (pas trop à la page, la fille !) : le 13ème tome de la Communauté du Sud - La dernière mort de Charlaine Harris, La tête de l'emploi de David Foenkinos, Muchachas de Katherine Pancol, La fête de l'insignifiance de Milan Kundera, Une autre idée du bonheur de Marc Levy, N'oublier jamais de Michel Bussi, Gravé dans le sable de Michel Bussi également, 13 à  table (recueuil de nouvelles en faveur des Restos du Cœur), et enfin, Charlotte de David Foenkinos.

Mon analyse court donc sur les 38 livres lus en 2014 et dont j'ai fait la critique sur mon blog, qu'ils soient récents ou vieux. L'idée est de revenir sur les livres qui m'ont plu et ceux que j'ai moins aimé. Peut-être que cela vous donnera quelques nouvelles idées de lectures pour 2015 ;-)


Quelques chiffres pour commencer

En 2014, mon blog a compté 4 530 visites, soit une moyenne de 377 visites mensuelles avec un pic de 740 en novembre ! Depuis son ouverture, le blog comptabilise plus de 6 700 visites :)

Voici les pages que vous avez le plus visité en 2014 :

  • Ne lâche pas ma main de Michel Bussi, avec 116 visites
  • La fête de l'insignifiance, de Milan Kundera, avec 102 visites
  • 7 ans après de Guillaume Musso, avec 97 visites
  • Il est de retour de Timur Vermes, avec 96 visites
  • Demain j'arrête de Gilles Legardinier, avec 96 visites

Et depuis l'ouverture du blog, la palme revient à David Foenkinos, avec Entre les oreilles, critique qui a été lue 152 fois !




Ce que j'ai lu en 2014

+ de 70% de littérature française, et donc mécaniquement - de 30% de littérature étrangère. 

76% de mes lectures étaient des romans (on ne se refait pas), 10% des biographies ou autobiographies, 8% des recueils de nouvelles, 5% des BD (chiffre à relativiser, car j'en ai lu bien plus mais ai oublié d'en faire une critique).

31% de mes lectures étaient des romans policiers/polars/thrillers, 17% avaient un public féminin clairement affiché, 10% comprenaient une dimension historique et 8% relevaient de la science-fiction.

Enfin, quelques auteurs m'ont particulièrement accompagnée en 2014 :
  • Michel Bussi (6 lectures)
  • Gilles Legardinier (3)
  • Guillaume Musso (3, on peut dire que j'ai rattrapé mon retard, non ?)
  • David Foenkinos (2)
  • Dan Brown (2)
  • Maxime Chattam (2)
  • Franck Thilliez (2)

Michel Bussi



Ce que j'ai aimé et moins aimé en 2014

Tout d'abord, l'année dernière fut plutôt un bon cru, avec une note moyenne de 7,24/10 (quoi, moi, trop gentille ?? Ok, ok, je l'admets...)

Michel Bussi et David Foenkinos au top
  1. Charlotte de David Foenkinos, avec une note de 10/10
  2. Nymphéas noirs de Michel Bussi, avec une note de 9,75/10
  3. Gravé dans le sable de Michel Bussi, avec une note de 9,25/10
  4. ex-aecquo : N'oublier jamais de Michel Bussi, Un avion sans elle de Michel Bussi, La tête de l'emploi de David Foenkinos et L'apothicaire de Henri Loenvenbruck, avec chacun une note de 9/10


Mon flop (qui n'engage que moi) :
  1. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda, avec une note de 4/10
  2. 50 nuances plus sombres d'E.L. James, avec une note de 4,5/10 
  3. La fête de l'insignifiance de Milan Kundera, avec une note de 4,75/10
  4. ex-aecquo : Le grand voyage de Franck Thilliez et 1Q84 de Haruki Murakami, avec une note de 5/10

Sur ce, belle année littéraire 2015 à tous !!


samedi 3 janvier 2015

Charlotte - David Foenkinos

Charlotte, de David Foenkinos, c'est le Prix Renaudot 2014 et le Prix Goncourt des lycéens 2014. 

Déjà, ça en jette. 
Ça fait peur aussi. Je n'ai jamais personnellement lu de romans primés par ces 2 Prix mais, avant de lire Charlotte, j'en avais un avis proche de mon avis sur la Palme d'Or à Cannes. C'est-à-dire que j'étais persuadé que ce genre de livre primé était soporifique, dans le meilleurs des cas.

Du coup, lorsque Charline m'a prêté Charlotte, et malgré mon goût très prononcé en faveur du style d'écriture de David Foenkinos, j'appréhendais un peu. 

Mais bien m'en a pris de découvrir ce merveilleux livre, sans équivoque le meilleur de cette année de lectures 2014 !!


Titre : Charlotte

Auteur : David Foenkinos

Date de parution : août 2014

Résumé : Charlotte est une biographie romancée de l'artiste-peintre juive-allemande Charlotte Salomon. A Berlin, Charlotte vit les premières heures du nazisme et doit très vite quitter sa famille et le grand amour de sa vie pour se réfugier en France. C'est là qu'elle peindra l'essentiel de son œuvre, retraçant les épisodes douloureux de sa vie. 

Mon avis : Charlotte est de loin le meilleur roman de David Foenkinos. Moi qui ai souvent tendance à vous dire combien j'aime le style de cet auteur mais que ses personnages "normaux" me laissent un peu sur ma faim, ici, tout est parfait. Le style, fait de phrases très courtes placées à la ligne les unes après les autres, est remarquable et nous fait passer des émotions comme jamais. David Foenkinos réussit ici son pari de nous faire vibrer avec le destin d'une artiste exceptionnelle. Si je ne connaissais pas Charlotte Salomon avant de lire le roman, j'ai été extrêmement touchée par ce destin hors du commun, porté par la justesse des mots de David Foenkinos. 
Enfin, Charlotte est le tout premier roman à m'avoir autant bouleversée. Si j'ai lu un certain nombre de romans sur cette période historique, c'est la toute première fois que je me suis retrouvée à pleurer comme une enfant à la fin du roman, n'arrivant pas à tourner cette dernière page... ne voulant pas quitter le livre.
Je ne sais pas si j'ai su vous séduire par ma critique comme je l'ai été par le roman, mais il est impératif que vous découvriez cette belle œuvre d'art, sans quoi j'aurais l'impression d'avoir volé l'auteur ! 
 
Quelques œuvres de Charlotte Salomon :





Ma note : 10/10