samedi 30 avril 2016

Comment devenir un connard (guide à l'usage de tous les abrutis) - Franck Zerbib

Ce livre là, je l'ai acheté dans le cadre de mon travail. Et oui, vous ne rêvez pas, c'est bel est bien vrai ! 
Je me suis même donné pour mission de le lire en moins de 24h pour en faire un compte rendu à l'un de mes clients, qui souhaitait en connaître le contenu. 

A priori, pas trop difficile ! Je trouvais le titre accrocheur et j'avais bien envie de me procurer l'ouvrage pour en savoir un peu plus sur la connardise aigüe. Donc, dans l'équipe, c'est moi qui m'y suis collée. 

En plus, il faut savoir que l'auteur, Franck Zerbib, est l'ancien chanteur du groupe Les Wriggles, qui nous a composé quelques chansons pleines d'humour. 

Donc me voilà avec mon Comment devenir un connard sous le bras, pour en apprendre toujours plus sur la connerie humaine et me former à devenir une belle connasse... 

Finalement, après quelques pages seulement, c'était déjà mal parti car, selon le bouquin, le connard est obligatoirement masculin.... je n'avais pas lu la moitié du livre que ça commençait à se gâter... et dire que le reste était du même acabit !



Titre : Comment devenir un connard (guide à l'usage de tous les abrutis)

Auteur : Franck Zerbib

Date de parution : septembre 2015 

Résumé : "Je suis né dans une famille d'Abrutis. Mes parents étaient fonctionnaires, mon frère était un crétin et mon chien ne ramenait jamais la baballe. Autant dire que j'étais mal parti pour réussir dans la vie... Aujourd'hui, je suis devenu un des plus gros Connards de ma génération. Comment en suis-je arrivé là ? Fais-je partie de ces génies que l'humanité ne produit qu'une fois par siècle ? Ou bien existe-t-il une recette, un chemin, qui puisse ouvrir la voie du bonheur à n'importe quel blaireau de la Terre ? Les Abrutis du monde entier m'ont supplié de livrer mon secret. Évidemment, je ne pouvais rester insensible au potentiel commercial d'une telle détresse. C'est pour cette raison que j'ai écrit ce livre. Vous qui vous faites toujours piquer votre dessert à la cantine. Vous qui admirez notre incroyable facilité à vous aplatir la tronche sans complexe. Ce guide est fait pour vous ! "

Mon avis : un peu dans la même lignée que La femme parfaite est une connasse, dans Comment devenir un connard, tout est dans le titre. Sorti de là, ça fait sourire, parfois un peu rire, mais ce n'est pas le bouquin du siècle. J'attendais plus de Franck Zerbib mais, me direz-vous, si ses chansons me font sourire, elles ne sont par pour autant exceptionnelles non plus. Donc tout est là, dans un entre-deux sympathique, mais aussi vite oublié qu'il est lu ! 


Ma note : 4/10




lundi 4 avril 2016

"Livre ou film ? n°8" : Les apparences - Gillial Flynn / Gone girl

Retour cette semaine sur un livre que j'ai tout particulièrement apprécié : Les apparences. 

Je l'ai retrouvé dans ma bibliothèque (il y en a des choses dans ma bibliothèque !!!), rangé parmi les livres à lire. 
Et là, impossible de me rappeler d'où vient ce livre... M'a-t-il été offert ? M'a-t-il été prêté ? Par qui ? Une chose est sûre, il ne vient pas de moi. Si je dois le rendre, que son propriétaire n'hésite pas à se manifester, je le lui retournerai avec grand plaisir !

En tous cas, merci à celui ou celle qui m'a fait découvrir cet excellent roman, j'ai passé un instant de lecture formidable en sa compagnie !

Et puis, un peu par hasard, peu de temps après la lecture de ce thriller à couper le souffle, j'ai découvert qu'il avait été adapté au cinéma. Il s'agissait du film Gone girl, de David Fincher, avec Ben Affleck, dont on avait tant parlé dans les médias et qui avait été multi-nominé pour de nombreux Prix. 

Ni une ni deux, comme le film passait sur Canal, j'en ai profité pour le visionner en replay.

Voici donc ma critique du livre, comme du film. 


Titre : Les apparences
Grand Prix des lectrices de Elle - Policier

Auteur : Gillian Flynn

Date de parution : juin 2012

Quelques infos sur le film :

  • De David Fincher
  • Avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Emily Ratajkowski, Neil Patrick Harris...
  • Date de sortie : 8 octobre 2014

De quoi ça parle ?

Amy et Nick forment un couple en apparences idéal. Mais depuis que la crise financière a touché de plein fouet le couple, ils ont quitté leur vie de rêve à Manhattan pour s'installer dans le Missouri, où Nick a grandi, ce qui a laissé quelques cicatrices. Le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, Nick retrouve son domicile sans dessus-dessous, et sa femme a disparu. Très vite, il ne fait plus aucun doute qu'elle a été assassinée, et Nick devient le coupable idéal. Tout tend à prouver qu'il est l'assassin de sa femme, et que leur histoire d'amour modèle n'était faite que d'apparences... Alors que chaque secret va refaire surface pour l'inculper chaque jour un peu plus, Nick tente désespérément de prouver son innocence et de retrouver le vrai coupable...

Mon avis 

Un thriller remarquable ! Ecrit d'une plume de maître, il m'a été impossible de lâcher le roman une fois entrée dans l'intrigue. Le portrait de chaque personnage est d'une efficacité redoutable. On s'attache à certains, on en déteste d'autres, on en prend en pitié... aucun ne nous laisse indifférent, et ce roman est l'un des rares bouquins où je me suis vue pester (j'utilise ici un terme très contenu, la réalité étant bien plus vulgaire) contre un personnage une fois le livre refermé. Impossible de pardonner cet "enfant de s...", même plusieurs jours/mois après !! L'auteur nous fait sortir des émotions très violentes, c'est un réel coup de maître. Sans parler du scénario exceptionnel, avec des retournements d'intrigue savamment orchestrés, que je n'ai absolument pas vu venir. Un grand thriller !


Le livre ou le film ?

Quel que soit celui avec lequel vous commencerez, vous risquez d'être déçu par l'autre. Une fois l'intrigue et les effets de surprise connus, l'adaptation avait perdu de sa saveur. Ainsi, si vous être plus cinéma, optez pour le film (un grand David Fincher), sinon, délectez-vous du livre.
J'ai personnellement préféré le roman, magistralement écrit et qui nous livre un portrait extraordinaire des faux semblants et de la noirceur humaine. 
J'ai trouvé en revanche certains acteurs du film un peu fades pour leur personnage. Si Ben Affleck est vraiment très bon dans son rôle de mari pommé, inconsistant et totalement dépassé par les événements, les autres personnages m'ont semblé un cran en dessous de ce que le roman m'avait fait imaginer...


Ma note pour le livre : 9/10
Ma note pour le film : 7,75/10

samedi 27 février 2016

Un stagiaire presque parfait - Shane Kuhn

Un stagiaire presque parfait fait partie des romans que j'ai acheté sur un coup de tête, pour son titre, en parcourant les allées d'une librairie.

A la base, j'étais venue acheter 1 ou 2 bons polars ésotériques pour l'anniversaire de mon père, quand je suis tombée sur ce roman en tête de gondole.

Déjà, j'ai adoré la couverture. Jaune, comme la collection Masque, au vitriol, avec une grosse tête de mort. Mon regard a été attiré par la couleur et le dessin, dans un premier temps, mais le titre a fini de faire le travail.

En période de stagiaires difficiles au bureau (et oui, sacrées générations Y, et Z... que nous réserve la suite de l'alphabet ?), le titre m'a fait sourire. Il parait qu'à lecteur qui sourit, travail presque accompli (ça marche pour tout, même dans mon travail)... c'est vrai ! 

Pour en savoir plus, j'ai quand même lu la quatrième de couverture : l'histoire d'un tueur à gage qui se fait passer pour un stagiaire dans le but de remplir ses contrats et de supprimer dirigeants et cadres supp'. J'ai trouvé l'idée absolument géniale ! Ainsi, je suis repartie avec le roman sous le bras. Je n'ai pas été déçue !


Titre : Un stagiaire presque parfait

Auteur : Shane kuhn

Date de parution : mars 2015

Editeur : 10/18

Résumé : John Iago enchaîne les stages en entreprises. C'est pour mieux camoufler sa véritable activité, celle de tueur à gage. Partant du principe qu'un stagiaire est l'élément le plus insignifiant de l'entreprise, il considère qu'il a ainsi toute latitude pour accomplir ses contrats sans se faire prendre. Il s'occupe donc régulièrement des patrons et cadres dirigeants qu'on le charge de supprimer. Alors qu'il est stagiaire au sein d'un cabinet d'avocats New-yorkais pour son tout dernier contrat avant la retraite dorée qu'il attend depuis des années, rien ne va se passer comme prévu...

Mon avis : un très bon bouquin, totalement inattendu ! Très bien écrit, sur une idée de génie. J'ai adoré. On ne s'attend pas aux nombreux rebondissements de l'intrigue et une fois commencé, impossible de lâcher le livre. Les personnages sont tous intéressants avec des caractères qui ont su me séduire : tout dans ce livre est décalé, à l'image du personnage principal, auto-suffisant et tellement cynique. J'ai adoré cette ambiance au vitriol. Si vous aimez l'humour noir, foncez ! Je suis plus que ravie d'avoir acheté le roman sur un coup de tête et m'autoriserai d'autant plus à l'avenir quelques achats compulsifs pour motif de titre ou de couverture plaisants !
Bref, un roman original, bien construit, bien écrit, bourré d'humour noir... j'ai adoré ! Vous pouvez y aller, vous ne devriez pas être déçus !


Ma note : 8,5/10







lundi 15 février 2016

L'homme du lac - Arnaldur Indriason

Retour au polar islandais, avec Arnaldur Indriason. 
Pour le coup, ça change un peu de Matilda ou 50 nuances de Grey : me revoici partie dans mon genre romanesque de prédilection : le policier.

Et dans cette catégorie, les nordiques (suédois, islandais...) ont leur patte bien à eux. Généralement plus sombres que les américains, les anglais ou les français, ils apportent une atmosphère qui n'est pas pour me déplaire, même s'ils sont parfois un peu étouffants. 

Dans les romans islandais, il m'arrive de penser que l'atmosphère prime sur l'histoire, et j'avoue préférer une intrigue minutieusement ficelée à la Agatha Christie à une atmosphère pensante à la Indriason. Question de goûts, je suppose...

Mais comme je ne baisse pas facilement les bras et que j'aime les polars islandais malgré tout, j'ai retenté ma chance avec L'homme du lac. Et je n'ai pas été déçue, c'est l'un des meilleurs que j'ai lus. Finies les éternelles femmes opprimées, ici on opte pour une intrigue haletante en pleine guerre froide !


Titre : L'homme du lac

Auteur : Arnaldur Indriason

Date de parution : mai 2009

Résumé : Suite aux tremblements de terre ayant eu lieu en Islande en 2000, l'eau du lac de Kleifarvatn se vide peu à peu, année après année. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau du lac y découvre alors un squelette, lesté par un émetteur radio russe, qui se cachait là depuis plus de 50 ans. Erlendur est chargé de l'enquête, qui le ramène à la guerre froide...

Mon avis : un très bon roman, certainement celui que j'ai préféré (pour l'instant) de l'auteur ! Si d'habitude je trouve l'ambiance proposée par indriason incroyable mais la trame un peu légère pour une fan de polars comme moi, cette fois-ci, je n'ai pas été déçue. Le roman propose une intrigue policière très bien ficelée, un contexte historique passionnant sur fond de guerre froide et de surveillance réciproque, et une atmosphère pesante comme l'auteur sait si bien les faire. Un combo parfait pour un policier !
Pour une fois, Indriason a laissé tomber ses intrigues de femmes battues pour nous proposer un polar historique palpitant. Comme les personnages, nous sommes perplexes sur les différentes personnalités qui composent le roman. En tant de guerre froide, à qui se fier ? Qui est l'homme du lac ? Pourquoi a-t-il été tué ? Quels secrets vont remonter à la surface, enterrés depuis 50 ans ? J'ai adoré ce roman et le recommande aux amateurs de polars nordiques ! Une petite perle dans laquelle je me suis plongée avec délectation !


Ma note : 7,25/10


samedi 6 février 2016

"Livre ou film ? n°7" : Matilda - Roald Dahl

Cette semaine, retour sur un auteur américain pour enfants que j'affectionne tout particulièrement : Roald Dahl.
En cherchant bien, je suis sûre que vous connaissez : Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche, Matilda... c'est lui. Autant de romans à succès qui ont connu une adaptation cinématographique, ça en dit long sur le bonhomme !

Roald Dahl, c'est un auteur qui a su s'adresser aux enfants en leur donnant le goût de lire, tout en étant génial même pour les parents. Roald Dahl, c'est un univers emprunt d'imagination et de belles histoires qui sait séduire petits et grands. Toujours un grain d’espièglerie pour faire rire les plus jeunes, mais de belles morales et une belle plume pour attendrir les plus grands. 
J'ai découvert l'auteur avec Sacré Sorcières et La potion magique de Georges Bouillon (excellents, soit dit en passant, je vous les recommande), au CDI de mon collège, alors que je commençais tout juste à découvrir le bonheur de lire pour mon plaisir (des vrais livres, d'au moins 200 pages, énormes pour moi à l'époque !).

Ainsi, une fois fini mon dernier roman de vampires, j'ai cherché dans ma bibliothèque un livre facile à lire, pas trop long, histoire de me détendre un peu (la période était relativement chargée et j'étais épuisée... du coup, je cherchais avant tout le livre tranquille pépère).
Après avoir hésité entre Le petit prince et Matilda, j'ai finalement choisi de relire Matilda, que je n'avais pas lu depuis le collège (à peu près !)
Et tant qu'à faire, je me suis maté le film, que je n'avais jamais vu !


Titre : Matilda

Auteur : Roald Dahl

Date de parution : 1988

Quelques infos sur le film : 
  • De Danny DeVito
  • Avec Mara Wilson, Danny DeVito, Rhea Perlman
  • Date de sortie : avril 1997 



De quoi ça parle ?


À 4 ans et demi, Matilda Verdebois vit dans une famille où l’on ne s’occupe pas d’elle. Son père gagne sa vie en revendant des voitures d’occasion aux compteurs trafiqués, son frère est un cancre, et sa mère passe toutes ses journées hors de la maison. Alors, toute seule, elle a appris à lire et écrire. Dès ses premiers jours à l'école, sa maîtresse, Mlle Candy remarque que l’enfant est un prodige. Elle se prend ainsi d’affection pour la fillette, qui doit faire face à la très méchante directrice de l’école, Mlle Legourdin. Une Mlle Legourdin qui va enfin pouvoir voir sa dernière méchanceté arriver, puisque l’enfant se découvre un étrange pouvoir en mesure de la stopper une bonne fois pour toute…



Le livre ou le film ?

Le livre. Laissons place à notre imagination, laissons-nous porter par le talent d'écriture de cet écrivain de génie ! Petits comme grands, vous allez savourer Matilda. Si ce roman n'est pas mon préféré de l'auteur, il reste quand même un régal. Une belle histoire, de beaux sentiments, et une très belle morale pour nos petits enfants, le tout avec beaucoup d'humour. 
La culture et la lecture, ça fait de vous une belle personne. Quant aux mauvaises personnes, elles ne doivent pas rester impunies, notamment lorsque ce qu'elles font est injuste et méchant. C'est par l'intelligence qu'on en vient à bout et toute mauvaise action finit tôt ou tard par se payer. Alors, oui, me direz-vous, c'est très américain. Mais un livre qui fait l'apologie de la lecture auprès des plus jeunes ne peut être que bien ! 
Le roman est drôle et jouissif et nous rappelle à tous un vécu très personnel : tel membre de la famille un peu fainéant, tel professeur vraiment méchant ou au contraire, cette institutrice géniale qui a fait de nous ce que nous sommes car elle a cru en nous... ce livre nous fait revivre de beaux souvenirs de notre vie de petit écolier. Un vrai moment de nostalgie !
Autre petit plus des livres de Roald Dahl pour nos enfants : ils sont illustrés, ce qui agrémente la lecture et la rend plus facile quand il s'agit des premiers romans que découvrent nos chers bambins. Les dessins sont un peu gauches, mais très touchants, un point commun avec le style littéraire que nous offre Roald Dahl.

Après, le film est une adaptation fidèle du roman, très américaine (le film est porté par Dany DeVito), mais très proche de l'univers imaginé par Roald Dahl. Mlle Legourdin est plus vraie que nature, et Mlle Candy, la gentille institutrice, nous fait fondre tout comme dans le livre.  
Mon conseil : faites lire le livre à vos enfants et concluez par le film, ça leur fera plaisir de redécouvrir l'univers d'un roman qu'ils ont aimé et réussi à dévorer en entier !

Ma note pour le livre : 7/10
Ma note pour le film : 6/10





samedi 30 janvier 2016

"Livre ou film ? n°6" : 50 nuances de Grey

Alors que je n'ai toujours pas fini à terminer le tome 3 de cette saga pseudo-sulfureuse (ne parlons même pas du tome 4 qui semble être le tome 1 réécrit du point de vue du gars, c'est-à-dire un roman qui paraît encore plus inutile que ce tome 3 nul et inintéressant que je n'arrive pas à finir...), je suis tombée sur le film sur Canal+. 

Je dois être un peu masochiste (ce qui est plutôt cohérent avec cette saga pseudo-sadique -> notez l'emploi du mot "pseudo" tout au long de ce billet de blog, c'est l'essentiel de ce qu'il y a à retenir sur 50 nuances de Grey), car j'ai décidé de le regarder, malgré les railleries de mon mari (qui s'est bizarrement arrêté de se moquer de moi dès le premier bout de téton ou de fesse, soit dit en passant).

Même si le livre ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable (comme en témoigne ma critique sur ce blog à l'époque ==> vous pouvez la (re)lire ici), j'étais curieuse de voir ce que donnerait le film. Allait-il être aussi mièvre  que le roman ou bien assumer son érotisme ? J'avais ma petite idée...


Titre : 50 nuances de Grey

Auteur : E. L. James

Date de parution : octobre 2012

Quelques informations sur le film : 
  • De Sam Taylor-Johnson
  • Avec Jamie Dornan, Dakota Johnson, Jennifer Ehle…
  • Date de sortie : 11 février 2015 


De quoi ça parle ?

Anastasia Steele est missionnée par sa colocataire pour aller interviewer le talentueux chef d'entreprise Christian Grey, dans le but de rédiger un article pour le journal de l'école. Elle s'attend à tout sauf à un séduisant jeune entrepreneur milliardaire de moins de 30 ans, beau comme un dieu. Gauche et à côté de la plaque lors de l'entretien, Anastasia sent néanmoins qu'il se passe un truc bizarre avec Christian Grey. A sa grande surprise, elle le croise de nouveau quelques jours plus tard, quand Christian vient faire quelques courses de bricolage dans le magasin où elle travaille. S'ensuit alors un jeu du chat et de la souris, qui conduit Anastasia dans le monde dominateur de Christian, un maniaque du contrôle qui rêve de faire d'elle sa soumise et de la mener dans sa chambre rouge de la douleur... A Anastasia, jeune vierge effarouchée, de décider si elle est prête ou non à entrer dans ce genre d'univers...


Le livre ou le film ?

Je ne vais pas vous mentir, les 2 sont moyens. Si vous êtes une ado et que vous voulez être un peu émoustillée, vous pouvez sans problème lire le roman ou regarder le film, si vous avez 16 ans, bien entendu ! En deçà, effectivement, vous êtes un peu jeune à mon sens. Mais si vous avez passé 30 ans comme moi, vous n'allez pas vous y retrouver (sauf si vous considérez que d'être attachée à un lit fait de vous une grosse cochonne...). J'ai lu des romans d'Anne Rice bien plus choquants et pourtant pas classés dans le rayon érotique (je n'ose même pas imaginer la teneur des romans érotiques qu'elle a écrit sur la Belle au Bois Dormant !!!). 

En fait, le film est même carrément plus mièvre que le roman, notamment du fait d'acteurs totalement insipides à peine sortis de la puberté. Il pourrait même être classé comme comédie romantique, si ce n'est les très rapides coups de fouets et fessées donnés à la volée par Christian Grey à sa "soumise" (pas si soumise !). Où sont passées les rares scènes de sexe du roman : les boules de Geisha ? La séance de sexe torride dans l'ascenseur ? Dans la cabane chez les Grey ? Je ne dis pas que je voulais voir du sexe partout, loin de moi. Mais quand on prétend faire l'adaptation d'un roman érotique (même si celui-ci est loin d'être très osé), autant assumer et au moins reprendre les 3 scènes et demi où il y a du cul, bordel ! Là, je préfère autant regarder La revanche d'une blonde, je sais d'avance où je mets les pieds.

Conclusion : Hollywood a réussi à faire d'un navet un gros chou rave bien périmé. Bravo !
En gros, passez votre chemin ou, si vraiment vous insistez, lisez le premier tome des romans, c'est encore le moins pire de toute la saga !


Ma note pour le livre : 5/10
Ma note pour le film : 4/10

samedi 23 janvier 2016

Le prince des ténèbres Tome 1 : la mort dans l’âme - Jeaniene Frost

Retour à mes vieilles amours : les vampires, avec un livre que m’a prêté ma copine Charline. Je vous avoue que celui-là, je l’ai commencé il y a un bail, mais j’ai eu un mal fou à dépasser le premier chapitre, qui laissait présager d’un roman de seconde zone à la Twilight. J’ai dû le relire au moins 3 ou 4 fois, avec plusieurs semaines d’intervalle entre chaque tentative, sans me résoudre à aller plus loin. En fait, une fois commencé, je l’ai lu assez vite et me suis laissée prendre au jeu de ce roman de vampires pour ados en manque de sensations.

Evidemment, cela ne vaut pas un bon vieux Bram Stocker ou un classique Anne Rice, mais avec tout ce qu’on lit comme daubes sur les vampires de nos jours, pas évident de trouver de dignes successeurs à ces grands auteurs du genre.

Cela ne m’empêche en rien d’essayer… et voici ma critique du premier tome de cette nouvelle saga vampirique…


Titre : Le prince des ténèbres Tome 1 : la mort dans l’âme

Auteur : Jeaniene Frost

Date de parution : août 2013

Résumé : depuis toute jeune, Leila possède un pouvoir. Elle peut deviner les plus sombres secrets des personnes qu'elle touche ou dont elle touche un objet leur ayant appartenu. C'est pour cette raison que des créatures de la nuit l'enlèvent : pour qu'elle leur révèle où se trouve le vampire le plus vieux et le plus connu de tous les temps, Dracula. Alors qu'elle tente d'identifier sa location, Dracula sent sa présence. Naît ainsi entre eux une relation télépathique, seule option de sortie des griffes de ses ravisseurs pour la jeune fille. Lorsque enfin elle rencontre Dracula en "chair et en os", une passion dévorante voit le jour entre les 2 protagonistes... mais l'ennemi rôde toujours, bien déterminé à se débarrasser d'eux...

Mon avis : j'ai eu un mal fou à entrer dans le roman. Les premiers chapitres laissent en effet présager un mauvais Twilight bis. Un roman mièvre pour ados boutonneux. Au final, quand on entre dans l'histoire, le livre est assez plaisant. Très "ados", c'est certain, mais pas si mal construit ni écrit. Bon, entre nous, ça ne vaut pas un bon Bram Stocker, et certains auteurs devraient arrêter de nous vendre de la romance draculesque à toutes les sauces, mais ce roman n'est pas le plus mauvais du genre, loin de là. Il faut juste laisser son cerveau au placard et ne pas s'attendre à être surpris par cette lecture. Je ne lirai sans doute pas le tome 2, mais j'ai passé un moment plutôt sympa en compagnie de ce premier tome. 



Ma note : 5/10