samedi 11 avril 2020

Le cas zéro de Sarah Barukh

Le cas zéro est typiquement le cas d'un livre découvert par hasard, sur une plateforme de téléchargement. Intriguée par la couverture, j'ai alors cliqué sur le résumé. On est bien loin ici des polars ou romans d'aventure que j'ai l'habitude de lire et de vous commenter, mais un "je ne sais quoi" m'a convaincue d'acheter ce livre. Le fait qu'il soit inspiré de faits réels, peut-être, même si le sujet, l'apparition du Sida en France, est moins immédiat d'accès que certains best sellers. 

Quoiqu'il en soit, je me lançais dans la lecture du roman, sans savoir qu'au moment d'en rédiger la critique, nous nous trouverions dans une situation très similaire : l'apparition en France d'une pandémie qui s’avérerait internationale, les questions et errances  du corps médical ainsi que la peur face à l'invisible, les erreurs gouvernementales... Un livre qui n'aide pas vraiment à prendre du recul sur la situation actuelle, mais qui analyse, sans fard, un épisode clé de notre histoire médicale, vu de l'intérieur.


Titre : Le cas zéro

Auteur : Sarah Barukh

Date de parution : mai 2018

Éditeur : Albin Michel


Résumé : tout commence par un cas, incompréhensible et inquiétant. Une série de symptômes incohérents, jamais vu ensemble, mais d'une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l'hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner son patient, Ali Benyoussef. Partagé entre sa famille, qui veut le protéger d'une possible contamination, et des responsables déterminés à enterrer l'affaire, il se lance dans une course contre la montre et contre la mort. Il est déterminé à sauver cet homme et à faire éclater la vérité : et si Ali Benyoussef était le patient zéro, en France, de la terrible épidémie qui fait rage aux Etats-Unis et que l'on commence à nommer "le cancer homosexuel" ? Une version romancée mais terriblement crédible de la gestion de l'arrivée du Sida en France...


Mon avis : difficile de faire une critique de ce roman sans faire de parallèle avec la crise sanitaire mondiale en lien avec le Covid-19. On y retrouve de nombreuses similitudes, entre le désarroi du corps médical, les autorités qui veulent minimiser l'impact médiatique d'une telle "épidémie", la souffrance et la peur des patients, la volonté de sauver la vie coûte que coûte de notre protagoniste, des questions qui laissent la place à encore plus de questions, l'ère de la désinformation, la bêtise humaine en réaction à l'inconnu... Plus d'un an après sa sortie, le livre est, plus que jamais, d'actualité. Même si l'histoire ce situe il y a quelques décennies et raconte l'histoire d'une maladie qui, depuis, est connue et commence à être maîtrisée... le roman raconte une vérité immuable ! La gestion humaine face à l'inconnu, ici dans le cadre d'une crise sanitaire d'une ampleur inégalée. Sarah Barukh raconte avec brio, sa vision de l'Histoire, dans un roman qui prend aux tripes et qui nous fait assister, impuissants, à un scénario qui nous échappe totalement. Entre espoir et désillusion, l'auteur nous promène dans une oeuvre qui ne saurait nous laisser indifférents et qu'on n'arrive pas à lâcher. On s'émeut pour le pauvre Ali benyoussef, on espère et on se bat aux côtés du Dr Valensi... J'ai adoré ce bouquin qui m'a transportée loin des sentiers battus, et qui se veut, au-delà des aspects factuels, plein d'humanité et touchant de mille façons...








samedi 4 avril 2020

L'embaumeur d'Isabelle Duquesnoy

En cette période de crise sanitaire, une explication de texte autour de la thématique de l'embaumement n'est peut-être pas du meilleur goût. Néanmoins, pour ceux qui ont du temps pour lire et qui ont le moyen de se procurer ce roman, c'est un très bon passe temps, un poil moins anxiogène que La peste, même si un peu glauque aussi quand même.

Comme toujours, en ce qui est de trouver des petites perles, ma belle-soeur Audrey est de très bon conseil. Ici, on délaisse les romans policiers - quoi que - que j'affectionne tout particulièrement pour se plonger dans un roman plus historique, qui nous raconte l'histoire d'un embaumeur au XVIIIème siècle, post-révolution française. L'Histoire avec un grand H, histoire (avec un petit h) de sortir de sa zone de confort...


Titre : L'embaumeur ou l'odieuse confession de Victor Renard   

Auteur : Isabelle Duquesnoy

Date de parution : août 2017

Éditions de La Martinière


Résumé : Victor - Victordu ou encore Victorticolis - est difforme. Non content de commencer dans la vie par une difformité, il est élevé par une mère qui lui reproche toute son enfance d'être venu au monde en étranglant son frère jumeau avec son cordon ombilical. Il était bien mal parti, Victor. Mais alors que son père trépasse et qu'il faut nourrir son infâme mère, il échappe miraculeusement à sa condition misérable en devenant embaumeur. Victor va alors passer sa vie au milieu de cadavres. Et en la matière, il excelle. Surtout qu'après la Révolution, ce ne sont pas les morts qui manquent, à Paris. 
Un roman qui commence devant les tribunaux : Victor étant promis à la guillotine, il se raconte. Pendant 11 jours. Ses penchants amoureux, son travail auprès des morts, le commerce des organes et le secret de sa fortune... et comment il est devenu l'homme le plus détesté de Paris. 

Mon avis : une vision riche et intéressante du Paris post-Révolution française, qui nous plonge dans un certain obscurantisme, que l'auteure maitrise à la perfection (elle a mis 10 ans à collecter toute la substantifique moelle nécessaire à la rédaction de cet excellent roman !). On est immédiatement happé dans l'univers glauque des embaumeurs de l'époque. On se divertit tout en apprenant sur un sujet que nous n'aurions jamais imaginé aborder... un sujet cru, mais immensément captivant, contre toute attente. 
Le petit plus : tout ce qui relie l'art de l'embaumement avec la peinture et la recherche de pigments de couleurs à l'époque, les organes des morts étant alors l'objet d'un trafic très lucratif... 
Au-delà de l'aspect historique, Isabelle Duquesnoy réussit le pari de nous faire nous attacher à ce Victor, anti-héros par excellence dont on ignore tout du crime jusqu'à la fin, crime qu'on intuite sans pour autant jamais l'imaginer. 
Toutefois, j'ai trouvé quelques passages vraiment dérangeants, et même s'ils ont le mérite d'être replacés dans un contexte historique, je n'ai pas toujours été à l'aise avec l'entièreté du roman.
En conclusion, L'embaumeur est un très bon roman historique, qui mérite d'être lu... sauf pour les âmes sensibles, qui peuvent s'abstenir. Un genre de Parfum à la Patrick Süskind - en un peu moins bien -, qui devrait en ravir les amateurs !







samedi 28 mars 2020

T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi

D'un côté, mon amour inconditionnel pour Michel Bussi. De l'autre, ma sainte horreur du format "nouvelles"... 

Aussi, quand Michel Bussi a annoncé la sortie d'un recueil de nouvelles, mon coeur balançait. En effet, je trouve ce format court peu propice aux beaux développements, aux histoires construites, à un maintien en haleine... surtout en ce qui concerne les romans policiers, qui nécessitent plus que les autres une construction sans faille, un fil développé petit à petit, sur la durée, pour entretenir le mystère et le suspense propre au genre...

Sans compter que sur ses tentatives de nouvelles dans les recueils des Restos du coeur 13 à Tables, le romancier ne m'avait pas transportée, à l'inverse d'autres auteurs plus aboutis dans ce genre littéraire, comme Maxime Chattam ou Bernard Werber.

C'est pourquoi j'entamais la lecture de T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles avec défiance et circonspection.


Titre : T'en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles

Auteur : Michel Bussi

Date de parution : Janvier 2018

Éditeur : Pocket


Résumé : sur un coup de tête, Ariane a tout quitté pour s'installer avec sa fille Anaïs à Veules-les-Roses, charmant petit village normand, où vivent les parents de son ex-compagnon, le père d'Anaïs. Cette fuite n'est pas sans rappeler celle, plus d'un siècle plus tôt, d'Anaïs Aubert, fameuse actrice de la comédie française, qui, dit-on, vint cacher dans ce havre de paix un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison...
Trois autres nouvelles, plus courtes, complètent le recueil : L'armoire normande, Vie de grenier et Une fugue au paradis. 

Mon avis : la première nouvelle, trop longue (une centaine de pages), ne m'a pas particulièrement happée. Si j'admets qu'elle est bien construite et que l'intrigue est in fine intéressante et bien pensée, je me suis un peu ennuyée. Le texte est trop long pour une nouvelle, trop court pour un roman. Michel Bussi s'y perd un peu et s'y mélange les styles. L'entrée en matière, avec T'en souviens-tu, mon Anaïs ? était donc un peu décevante, même si le dénouement était plutôt bien imaginé et les références à Victor Hugo intéressantes. Des références qui confèrent, d'ailleurs, à cette nouvelle une certaine profondeur.
Les 3 nouvelles suivantes m'ont plutôt bien plues, bien qu'un peu courtes, ce qui a pu donner à celles-ci le sentiment d'un traitement expéditif. J'ai beaucoup aimé l'approche de L'armoire normande et d'Une fugue au paradis, qui nous baignent dans l'univers et le style propres à Bussi, et pour lesquelles l'auteur semble avoir trouvé une partie des clés de construction d'une bonne nouvelle. Toutefois, avec un sentiment de trop peu. 
En conclusion, des nouvelles inégales : certaines savoureuses, d'autres plus fades. Je ne suis pas conquise par ce recueil, qui dessert pour moi l'oeuvre de Michel Bussi.





samedi 21 mars 2020

"Le livre ou le film ? n° 12" : Da Vinci Code de Dan Brown

Pour ce nouveau billet de blog, explorons un livre qui ne date pas vraiment d'hier... le Da Vinci Code. Cela étant dit, de temps en temps, j'aime bien vous faire découvrir un classique de la littérature, soit parce que je l'ai lu sur le tard, soit parce que je l'ai relu après la création de ce blog.

Dans le cas de ce livre, c'est moi qui suis complètement à la ramasse, ne l'ayant lu que plusieurs années après sa parution. Alors, pourquoi un tel retard, me direz-vous ?
La réponse est simple... initialement, ce roman m'avait été offert par un ex, qui me l'avait chaudement recommandé. A l'époque, j'étais novice dans la lecture de ce type de romans initiatiques, ésotériques, ou quelle que soit la catégorie à laquelle on le rattache. 
Aussi, quand notre histoire s'est finie, j'ai rangé le roman dans ma bibliothèque et l'ai repoussé à plus tard, le temps que les choses pas forcément en lien avec le livre mais pouvant en impacter ma perception se tassent. Et comme je ne connaissais ni son auteur ni le style littéraire, je ne savais pas encore que je ratais quelque chose. 

Et puis, doucement, avec le temps, j'ai oublié le roman dans ma bibliothèque, où il a petit à petit pris la poussière... et finalement, je l'y ai retrouvé très tardivement, il y a quelques mois de cela.

Pareil pour le film, que j'ai mis un petit moment à visionner, même après sa sortie, toujours pour les mêmes raisons. J'ai donc découvert l'oeuvre par le cinéma, une fois n'est pas coutume... l'ayant beaucoup appréciée, je me suis alors enfin décidée à lire ce fameux roman qui avait propulsé son auteur au rang de superstar planétaire. 


Titre : Da Vinci Code

Auteur : Dan Brown

Date de parution : 2004

Éditeur : Jean-Claude Lattès


Quelques infos sur le film :

  • De : Ron Howard
  • Avec : Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno, Ian McKellen, Paul Bettany...
  • Date de sortie : mai 2006






De quoi ça parle ?

Da Vinci Code est le second volet des aventures de Robert Langdon, professeur symbologiste découvert dans Anges & Démons
Tout commence quand tout accuse Robert Langdon du meurtre de Jacques Saunière, Conservateur du Louvre. En effet, celui-ci, juste avant de mourir, a tracé sur le sol du célèbre musée "P.S. trouver Robert Langdon". Sophie Neuveu, la petite-fille du Conservateur, croit cependant à l'innocence du professeur et lui propose de l'aider à s'échapper s'il décrypte pour elle les symboles laissés par son grand-père et s'il l'aide à trouver le vrai meurtrier. Ensemble, ils sont pris au milieu d'une conspiration n'ayant pour autre objectif que de garder le plus vieux secret de l'humanité : Jésus aurait eu une descendance...


Le livre ou le film ?

Pas évident. 
Le livre est réellement très bien construit et haletant, et une chose est sûre, il aurait été vraiment dommage de le laisser dormir une seconde de plus dans ma bibliothèque. Ce qui est certain, c'est que sa réputation n'est pas usurpée, malgré le scandale qui a entouré sa sortie en lien avec la théorie qu'il développe (Jésus, une descendance, qu'avez-vous dit là ??? Blasphème !! ). On ne lit pas ce roman, on le dévore ! Moi qui ne suis pas fan des romans conspirationnistes ou même ésotériques, force est de constater que celui-ci m'a vraiment mis le pied à l'étrier. Ce n'est pas pour rien que le Da Vinci Code est le (re)déclencheur de la passion du grand public pour ce genre littéraire et, pour cela, il est difficile de bouder le roman. Si l'on est définitivement, à travers ce roman, dans un registre "best seller", que d'aucuns peuvent regretter, le style et le synopsis sont néanmoins redoutablement efficaces !


Concernant l'adaptation cinématographique, elle est plus que fidèle au roman et les amateurs de films à grand spectacle seront ravis. Il résume bien l'ensemble, même si comme souvent il élude certains des meilleurs passages et procède à quelques coupes maladroites, pour une questions de temps principalement (le film dure plus de 2h30). 
Concernant les personnages, certains, comme celui du prête albinos, sont campés à l'écran par des acteurs à l'interprétation magistrale. Paul Bettany, malgré un personnage au rabais par rapport à celui du roman, est exceptionnel et je ne crois pas pouvoir un jour me détacher de son interprétation du personnage de Silas, tellement elle m'a marquée.  
Les autres protagonistes sont nettement moins intéressants. Certes, on aime tous Tom Hanks, mais il n'est pas doté du plus grand charisme dans ce film - à l'image de son personnage toutefois - et quant à Audrey Tautou, on pourrait en regretter le choix. Il leur fallait une figure française : je ne sais pas si elle était la meilleure option pour le rôle. Cela étant dit, vu notre vivier français, je ne sais pas non plus si un autre choix aurait donné un meilleur relief à son personnage...


En conclusion, j'opterais pour le livre cette fois-ci, comme souvent d'ailleurs. Mais pour ceux qui n'ont pas le temps, le film est une bonne adaptation, quoique tronquée, qui a eu le mérite de propulser l'auteur dans une autre dimension en matière de notoriété...




samedi 14 mars 2020

Criminal Loft d'Armelle Carbonel

Parce que je ne fais pas que lire mais que je m'intéresse aussi à ce que lisent les autres, j'avais pu voir sur les réseaux sociaux que ma belle-soeur Audrey venait de terminer Criminal Loft. 

Au-delà du nom du roman, qui me plaisait plutôt pas mal, et du bon goût d'Audrey en matière de lectures, c'est la couverture du livre qui m'avait initialement attiré l'oeil sur facebook. 

Petite recherche pour en savoir plus... et je tombe sur la chronique vidéo de Gérard Collard, que je décide de regarder pour me faire un avis. Et là, le synopsis, qui me donne une envie furieuse de lire ce bouquin. Un polar français, en plus, qui a l'air du feu de Dieu... j'achète, comme dirait l'autre !


Titre : Criminal Loft

Auteur : Armelle Carbonel

Date de parution : septembre 2015

Éditeur : Fleur Sauvage


Résumé : 8 criminels dans le couloir de la mort. Ils ont tous commis des horreurs effroyables. Un producteur de télévision. Une idée insensée pour faire de l'audience. Le Loft. Comme Loft Story, mais version " maison de l'angoisse " : un ancien sanatorium rouvre ses portes pour devenir le Criminal Loft. Le gagnant parmi les 8 condamnés à mort, c'est-à-dire celui qui ne sera pas éliminé à la fin du show par les téléspectateurs, aura la vie sauve. Raconté à la première personne, le narrateur sortira-t-il vivant de ce jeu de l'horreur ?

Mon avis : un superbe idée, vraiment originale, et une belle plume. On entre dès la 4ème de couv' dans l'univers de cette auteure bien de chez nous que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam, mais qui a des beaux jours devant elle et qui va sans aucun doute se faire un grand nom dans le polar. Dès le pitch de départ, on est happé et impossible de reposer le bouquin. Un vrai thriller comme on les aime. Mais en plus, avec de la profondeur : à travers ce roman, Armelle Carbonel nous livre une belle critique de la télé réalité et de la société moderne dans tout ce qu'elle fait de moche, en l'exploitant dans son visage le plus sombre. 
Après, très glauque, le roman ne plaira pas à tous tant il est noir et malsain. Le dénouement est un peu tiré par les cheveux, ce qui fait que l'on peut facilement décrocher à un certain stade de lecture. L'ensemble est un peu prévisible aussi, mais cela n'enlève en rien au plaisir global de la lecture de Criminal Loft.

En conclusion, une vraiment belle découverte, dont je recommande la lecture ! 



samedi 7 mars 2020

Origine - Dan Brown

Alors que la majorité des Dan Brown ont un fond plutôt ésotérique, à l'instar des célèbre Da Vinci Code, Anges et Démons ou Le symbole perdu, certains - mes préférés - ont un fond plus scientifique, comme par exemple Forteresse Digitale ou encore Deception Point

Origine est à la croisée des deux, sur fond de découverte capitale autour de l'origine de l'Homme. 
Autre facteur de motivation pour plonger dans le livre à coeur et à bras ouverts : une intrigue qui se déroule en Espagne. Bilbao, Madrid, Barcelone... de quoi susciter mon intérêt et me rappeler de si bon souvenirs de mon Erasmus au Pays Basque. 

Alors, on y va ?

Titre : Origine

Auteur : Dan Brown

Date de parution : octobre 2017

Série : Origine est le cinquième roman de la saga dont Robert Langdon est le héros

Éditeur : Jean-Claude Lattès


Résumé : Musée Guggenheim, Bilbao. Une découverte scientifique révolutionnaire est sur le point d'être dévoilée. Robert Langdon fait parti des invités, pressé d'en connaître la teneur. Alors que le génie scientifique Edmond Kirsch, ancien élève de Robert Langdon et hôte de la soirée, est sur le point de révéler les résultats de ses recherches - d'où vient l'Homme ? Où va-t-il ? etc. - il est sauvagement assassiné. Robert Langdon mène l'enquête à travers toute l'Espagne avec Ambra Vidal, la belle et intrépide Directrice du Musée...

Mon avis : si le roman diffère des précédents en ce qu'il ne pose pas comme point de départ une énigme, il comporte néanmoins un peu plus d'action. Bien évidemment, Robert Langdon ne se contente pas de chercher qui a tué son ancien élève ni de chercher la teneur de son incroyable découverte, mais il se fait poursuivre à travers toute l'Espagne par d'impitoyables tueurs. Les assassins du scientifique ? 
Quoiqu'il en soit, un rythme trépidant pour un roman qui tient toutes ses promesses. Dans ce style, l'auteur excelle ! Et pour les fans, il n'oublie pas entièrement son goût très prononcé pour les complots et les théories religieuses, puisqu'il confronte dans ce roman deux théories : la théorie créationniste et la théorie évolutionnisteTous les ingrédients d'un bon Dan Brown sont là : Robert Langdon, une jolie femme, des courses poursuite, des vilains méchants, la religion, la science, un lieu fort en symbolique... la recette est toujours la même, mais elle paye !!
Comme à son habitude, Dan Brown tient ses lecteurs en haleine. Le roman se boit comme du petit lait et, comme toujours avec le maître de l'intrigue, une fois happé, impossible de reposer l'ouvrage. Sans compter un superbe voyage dans toute l'Espagne, ce qui ajoute à mon coup de coeur.

Petit bémol pour les amateurs de vérité historique, une adaptation libre de l'histoire espagnole et de la transition Franco / Juan Carlos. La vision fantasmée de l'Espagne n'est pas toujours du meilleur goût. D'ailleurs, la presse espagnole ne l'a pas raté... 
Enfin, le dénouement du roman est un peu bancal, on pourra reprocher que les ficelles sont un peu grosses, même si cela n'enlève en rien au plaisir de lecture. 








samedi 25 janvier 2020

Le palmarès Figaro Littéraire/GfK des 10 romanciers français qui vendent le plus

Avec une petite semaine de retard, je vous poste mon traditionnel article annuel de décryptage du classement Figaro Littéraire / GfK des romanciers français de fiction les plus vendus dans l'hexagone.


Ce qu'il faut en retenir

Les auteurs populaires vendent moins mais restent portés par les ventes de poches, qui permettent à 9 auteurs de ce classement sur 10 (Houellebecq est l'exception qui confirme la règle) d'y figurer... 

Si Guillaume Musso truste toujours et inlassablement - depuis 2011 - la première place de ce classement (et qu'il s'améliore d'année en année dans sa production littéraire selon mon humble avis), il vend - en 2019 - 200 000 livres de moins qu'en 2018. Quant au cumul des ventes des 10 auteurs les plus vendus en 2019, il baisse de 1,5 millions de romans vendus.

Michel Bussi reste le numéro 2 : la machine est bien lancée, portée par les adaptations TV de ses polars. Avec un nouveau roman - Au soleil redouté - prévu pour le 6 février, il est fort probable que la tendance se confirme en 2020, même si à force de produire, on peut craindre une baisse de qualité au fil du temps... l'avenir nous le dira.

Virginie Grimaldi, qui avait fait son entrée au palmarès l'an dernier, confirme son ascension, puisqu'elle prend déjà la 3ème place du classement. Elle illustre la tendance feel good qui fait recette dans l'hexagone, puisque qu'avec Aurélie Valognes, Raphaëlle Giordano, Agnès Martin-Lugand et Valérie Perrin, elle ne sont pas moins de 5 dans ce classement à préempter ce segment de marché ! Un constat à nuancer cependant, puisque ces auteures on presque toutes perdu des places par rapport à l'an dernier.

Marc Levy regagne une place, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. 

Franck Thilliez est le seul auteur de thriller de ce classement, le genre noir semblant en effet de plus en plus délaissé au profit des bons sentiments.

Michel Houellebecq fait une entrée remarquée dans le top 10, grâce à Sérotonine.


Le top 10 

  1. Guillaume Musso
  2. Michel Bussi
  3. Virginie Grimaldi
  4. Marc Levy
  5. Aurélie Valognes
  6. Raphaëlle Giordano
  7. Agnès Martin-Lugand
  8. Franck Thilliez
  9. Michel Houellebecq
  10. Valérie Perrin

  • Ils sont toujours là : Guillaume Musso (=), Michel Bussi (=), Aurélie Valognes (-2), Marc Levy (+1), Virginie Grimaldi (-3), Raphaëlle Giordano (-2), Franck Thilliez (+2)
  • Ils intègrent le top 10 : Agnès Martin-Lugand, Michel Houellebecq, Valérie Perrin
  • Ils ont quitté le top : Joël Dicker, Pierre Lemaitre et Françoise Bourdin
  • Ils n'y sont pas revenus : Fred Vargas et Gilles Legardinier


Retrouvez mon article sur le classement de l'an dernier ici